ARCHANGÉLIQUE
octtc définition que la définition de la ligne droite comme plus court ciiemin d'un jHjint à un autre implique un cercle vicieux. — Les arcs de cercle, dans les linuiclies élémentaires des matlicniatiques, s'évaluent en degrés, minutes, secondes; dans les branches plus élevées, ils s'évaluent toujours en parties du rayon ( Voy. iBrcosoMÉtrie).
En Physique, on appelle Arc voltaïque la lumière que l'on obtient entre deux pointes de cliarlwn, ou de métal, qui communiquent respectivement avec les pôles de la pile voltaïque. Cette lumière est produite par un jet de particules détachées des pointes, qui remplissent leur intervalle, et que l'électricité rend incandescentes. Voy. lumière ÉI.ECTRIQCE.
ARCS i>E TRIOMPHE, monumcnts formes de grands portiques cintrés, placés le plus souvent à l'entrée des villes, et ornés de ligures, de bas-reliefs et d'inscriptions pour consacrer la gloire d'un vainqueur ou le souvenir de quelque événement mémorable. C est aux Romains qu'on doit la première idée de ces constructions. Les plus célèbres de ces monuments sont : VA. de Rimini, déaié à Auguste, et le plus ancien des arcs élevés par les Romains; Y A. de Siise, au pied du mont Cenis, dédié à Auguste; 1'^. de Titus, érigé à l'occasion de la prise de Jérusalem; 1'^. de liénévcnt, élevé en l'honneur de Trajan : ce n'est qu'une copie de l'arc de Titus; 1'^. d'Ancône, en marbre ulanc, dédié aussi à Trajan; VA. de Septime-Sévère, au pied du Capitole: r.4. de Gallien, élevé vers l'an 260; 1'^. de Constantin, élevé à Rome à l'occasion des victoires que Constantin remporta sur .Maxence; ceux de Carpentras, d'Aix, d'Arles, d'Autun, de Cavaillon, du pont de St-Chamas. de St-Remi (B.-du-Rhône), d'Orange, le plus antique que la France possède ; celui de Reims, celui de Djimilah en Algérie, qui tous sont l'œuvre des Romains. — Paris possède quatre arcs de triomphe : celui de la Porte St-Denis, élevé en 1673, à l'occasion du passage du Rhin par Louis XIV; celui de la Porte St-Martin, dédié à Louis XIV après la conquête de la Franche^Comté ; celui du Carrousel, érigé en 1806; celui de l'Étoile, œuvre de Chalgrin et lluyot, commencé en 1806 et terminé en 1835: c'est le plus colossal de tous les arcs de triomphe (il a 45 m. de hautV — On appelle arc triomphal, dans les églises, celui qui sépare la nef du transept.
ARCACÉES ou arcacidées [d'arca, arche, g.-typc), famille de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales : coquille bivalve, munie sous les crocliels d'une facette ligamentaire ; charnière composée de dents nombreuses, disposées sur une ligne droite ou courlje; ligament extérieur, 2 impressions musculaires à chaque valve. Genres principaux : Arche, JSucule, Pétoncle, etc.
ARCADE (du lat. arcus, arc). En Architecture, c'est une ouverture en forme d'arc dans sa partie haute, quelle que soit la forme de cet arc. Il y a des arcades sur piliers, comme celles de la rue de Rivoli, de la place Royale, du Palais-Royal, etc. Il y en a aussi sur colonnes, pnncipalement en Italie. On en voit à Paris à la gare de l'Est, à riIôtel-Dieu, etc. — Les arcades sont fréquemment employées dans l'architecture arabe, romaine et autres. — Leur réunion constitue les portiques.
En Analomie, on nomme : Arcade alvéolaire ou dentaire l'espèce d'arc formé par la série des alvéoles et (les dents sur les os maxillaires; A. orbitaires, les Iwrds saillants des orbites; A. sourcilières, deux saillies de l'os frontal qui correspondent aux sourcils; A. palmaire, une courbure que forment dans la paume de la main les veines et les artères radiales et cubitales; .4. plantaire, une courbure semblable formée sous la plante des pieds par les veines et les artères plantaires, etc.
ARCANE (du lat. arcanum, secret), nom qu'on donnait autrefois à tout procédé mystérieux, notamment aux opéralions de l'alchimie, et aux remèdes dont on cachait la composition pour en relever aux yeux du public l'efficacité et le prix.
ARCANSON [A' archet], résine qui sert à frotter les archets. Voy. DRAi et COLOPHANE.
ARCASSE, partie extérieure de la poupe d'un navire, se compose de 1 étamlwt et de diverses barres assemblées sur celte pièce transversalement à la direction de la quille. La plus élevée de ces barres est la barre d'arcasse; puis viennent la barre d'honrdi et la barre du pont.
ARCATURE (d'arc), série d'arcades décoratives, figurées
en relief ou peintes sur le mur d'un édifice jwur en masquer les parties nues : soit à l'extérieur, par exemple sous les roses des églises gothiques, à la base des tours et des clochers, dans les soubassements des jK)rtails,elc., soit à l'intérieur, par exemple, au rez-de-chaussée, sous les appuis des fenêtres. Quelquefois elles se détachent du mur, devant lequel elles forment une décoration à claire-voie.
ARC-EN-CIEL ou iris, météore que l'on observe quand, tournant le dos au soleil, on regarde un nuage qui se résout en pluie, et que cet astre éclaire l'ortenient. On aperçoit ordinairement deux arcs concentriques avec la même suite de couleurs que dans le spectre solaire ; dans l'arc intérieur, beaucoup plus vif que l'autre, le rouge est en haut et le violet en bas; c'est l'inverse dans l'arc extérieur, qui est souvent trop pâle pour être distingue. Ces deux arcs sont produits par les rayons lumineux provenant du soleil, et par conséquent parallèles, qui, pénétrant dans les gouttes de pluie, subissent intérieurement une ou plusieurs réflexions, et sortent après avoir é|)rouvé une certaine déviation. Cette déviation a un minimum, et dans cette direction on aura un maximum de lumière ; ainsi, pour les rayons violets et une seule réllexion, toute la lumière
a ni sort d'une goutte est comprise dans un cône dont le emi-angle au sommet est de 40^22'; cet angle serait de 42^10' pour les rayons rouges. Il y a plus de lumière sur le bord de ce cône que partout ailleurs. L'observateur apercevra, dans ces directions, de la lumière violette, puis verte, puis rouge. Avec deux réflexions, la lumière est renvoyée partout, excepté dans l'intérieur d'un cône de 54" 12' (rayons violets) et 50" 40' (rayons rouges). Entre 42' 10' et 50" 40' il n'y a pas de lumière renvoyée ; aussi l'intervalle entre les deux arcs paraît-il plus sombre que le reste du ciel.
On peut imiter l'arc-en-ciel en projetant de l'eau dans l'air en gouttelettes ténues comme dans les jets d'eau, les cascades. — On observe quelquefois des arcs-en-cici lunaires. Antonio de Dominis, évêquc de Spalalro, démontra le premier la véritable nature de l'arc-cn-ciel ; mais c'est surtout à Descartes et à Newton que nous sommes redevables d'une théorie exacte de ce phénomène.
ARCH/EOPTERYX (du gr. àpyaïo;, ancien , et TTÉp'jÇ, aile), oiseau fossile trouvé dans les calcaires lithograplii-
2UC3 du jurassique supérieur de Solenhofen, en liavièrc. 'est le plus ancien oiseau connu ; il se dislingue des oiseaux actuels par la présence des dents coniques, par ses vertèbres biconcaves, par sa longue queue munie de fortes plumes composée d'une vingtaine oc vertèbres non soudées et par ses extrémités antérieures à phalanges distinctes, terminées par des serres semblables à celles des extrémités postérieures. On a souvent considéré VArc hseop ter y. r comme une forme de passage entre les Reptiles et les Oiseaux, mais la plupart des auteurs le rangent maintenant parmi les véritables Oiseaux, tout en concédant que, Ear certains caractères, tels que les vertèbres, les côtes, le assin, il se rapproche des Reptiles. La présence do plumes et d'ailes vigoureuses indique qu'il était capable de voler et que par conséquent ce devait être un animal à sang chaud. Des deux seuls exemplaires connus de V Archéoptéryx, l'un se trouve au British Muséum à Londres, l'autre au Musée d'histoire naturelle à Berlin.
ARCHAÏSME (du gr. àpyaîoç, ancien), expression, tournure vieillie, que l'on emploie soit par négligence, soit, le plus souvent, à dessein; on l'oppose à néologisme. On trouve de nombreux archaïsmes : parmi les anciens, chez Sallustc et Lucrèce ; parmi nos poètes, chez La Fontaine, au xvii° siècle, J.-B. Rousseau au xviii' siècle, P.-L. Courier, dans ses traductions grecques. Balzac, dans ses Contes drolatiques, P. Lacroix, Th. Gautier, etc., ont imité avec succès notre vieux langage.
ARCHAL (fil d'). Voy. fil d'arciial.
ARCHANGE (du gr. àpyiyyeXoî), ange d'un ordre supérieur; le chœur des archanges est l'avant-dernier dans la hiérarchie des esprits célestes. L'Ecriture ne nomme que trois archanges : Gabriel, Raphaël et Michel , le vainqueur de Satan. Voy.* ange.
ARCHANGÉLIQUE, Archangelica, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Angélieées, créé pour Y A. officinale, vulg. Angélique, plante bisannuelle originaire de Syrie et qui croît en Europe sur le bord des ruisseaux, dans les pays de montagnes. Toutes les parties de la plante sont odorantes, stomachiques et cordiales. Confites dans du sucre, ses tiges donnent des conserves d'un parfum délicieux. Sa