‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 96 sur 1729 · ARC · texte numérisé non relu

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taincj d'années. — Les arbres ne se distinguent des arbrisseaux ot des arbustes que par leur taille et leur durée. Les arbrisseaux ont à peine un tronc, ou leur tronc se divise presque à la racine ; ils ne s'élèvent guère au-dessus de 4 m. : tels sont l'Aubépine, le Cognassier, le Néllier, le Sureau. Les arbustes, plus petits que les arbrisseaux, atl'ectent la forme de buisson : tels sont les Bruyères, certains Rosiers, les Daplmés, plusieurs Saules. Enfui, les sous-arbrisseaux, tels que la Vigne vierge, la Clématite, tiennent le milieu entre les arbustes et les plantes berbacées. — Selon les divers points de vue sous lesquels on peut considérer les arbres, on les groupe en .4. à feuilles caduques et ^. à feuilles persistantes ou .4. verts, en .4. forestiers et A. fruitier», etc. Voy. ces mots et àrbo-

lUClLTlRE.

La loi défend au propriétaire de planter des arbres sur son fonds, si ce n'est à une certaine distance du fonds voisin fixée par l'art. 671 du C. civ. Voy. MiTOVESNErÉ; . La mutilation des arbres est punie par les art. 445-450 du Code pénal.

On appelle ^•ulg. : Arbre d'amour, le Gainier; — A. aux anémones, le Calycantbe; — A. d'argent, le Protée argenté; — A. des Banians, le Figuier du Bengale [Voy. BANrAXs ; — A. de baume, le Bursère gommifère, le Badamier, etc.; — ^. à beurre, la Bassie butyracée; — A. à bourre, l'Arec chevelu; — .4. du Brésil, la Césalpinie épineuse; — A. de castor, le Magnolia glauque; — .4. à cire, le Mvrica cérifère et le Céroxylon andicolo; — A. de corail, ou immortel. l'Erytbrine corail; — A. à cordes, le Figuier de l'île Bourlnju; — A. au coton, le Fromager à 5 feuilles; — A. de Chypre, le Cvprès chauve; — A- de Cythère, le Spondias; — .4. du diable, le Sablier; — A- de Dieu, le Figuier religieux; — A. d'encens, divei"ses espèces d'Amyrides et d'Iciquiers; — .4. de fer, le Bois de 1er; — A. à fraises, l'Arbousier commun ; — A. à franges, le Chionantbe ; — A- à la glu, le Houx; — A. à la gomme. l'Kucalypte, le Métrosidère; — .4. à grives, le Sorbier; — A. de Judée, le Gainier; — A. à lait, plusieurs Apocynées, l'rticées et Euphorbiacées ; — ,4. au lis, le Tulipier; — A. de Mai ou de St-Jean. le Panax; — A. à la migraine, le Premne;

— A. de mille ans, le Baobab; — A. ae Moïse, le Mespile pyracantbe; — .4. de neige, la Yiburne, le Chionanthe; — À- à pain, l'Artocarpe; — .4. « papier, la Broussonétie ;

— .4. à perruques, le Sumac fustet; — A. à la pistache, le Stapbylier; — .4. au poivre, le Scbine: — .4. puant, la Fétidie, le Sterculier; — A. aux quarante écus, le Ginkgo; — A. saint, la Melia azeaarach; — .4. de Ste-Lucie, le bois de Ste-Lucie; — A- de St-Thomas, la Bauhinie; — A. à sang, le Millepertuis; — A. de soie, la Miinosa et plusieurs Apocynées; — A. à suif, le Croton;

— A. à thé, le Symploque; — ^4. triste, le Nyctanlhe;

— A. à la vache, le Galactodendron ; — .4. à velours, la Touniefortic ; — .4. au vermillon, le Chêne coccifère; — A. au vernis, le Terminalier, le Rhus; — A. de vie, le Thuya; — .4. du voyageur, l'I'rania ravenala.'etc.

Les Anatoinistes nomment Arbre de vie certaines ramifications qu'olTre la section du cervelet et qui figurent les branches d'un arbre dépouillé de ses feuilles \ Voy. cervelet . — En Zoologie, on appelle Arbres de mer les Gorgones. Voy. ce mot.

Les Alcbinustes donnaient le nom à' Arbres métalliques à certaines cristallisations métalliques qui atTectent la forme d'arlwrescences. Les principales sont : r.4. de Diane, ou .4. philosophique, amalgame d'argent, cristallisé en petites houppes brillantes, qu'on obtient en abandonnant pendant quelques jours du mercure dans une dissolution un peu concentrée de nitrate d'argent; 1'^. de Saturne, dépôt de plomb métalliaue et cristallisé, qui se produit lorsqu'on abandonne une lame de zinc dans une sol'ition d'acétate de plomb.

En Mécanique, on nomme Arbre une pièce de bois, de 1er, de fonte ou d'acier pouvant tounier dans des coussinets fixés aux supports ou paliers, et portant les roues ou les poulies d'une machine, rhélice d'un navire, etc.

— En Horlogerie, ce mot désigne l'axe d'ime roue.

En termes de Marine, on nomme Arbres les mâts qui portent des anteimes et des voiles latines. Le mât de lavant se nommée, de trinquet; celui du milieu, A. de mestre. h' A. de touret est 1 a:.o sur lequel tournent plusieurs espèces de dévidoirs.

On nouune A. généalogique une table en forme d'arbre,

où l'auteur de la famille forme la souche, et d'où l'on voit sortir comme d'un tronc diverses branches de consanguinité, de parenté; les arbres généalogiques furent jadis un grand objet de luxe ; dans ceux des familles nobles, les écus de la famille et des alliances étaient représentés à chaque nom de chef de branche; — ,4. encyclopédique, un tableau systématique des sciences et des arts (hsposé de manière à faire voir leur enchaînement et leurs rapports mutuels : on connaît surtout les arbres encyclopédiques dressés dans ce but par Bacon, par d'Alemberl en tête de l'Encyclopédie], par A.-M. Ampère, etc.

ARBRISSEAU, arbuste. Voy. arbre.

ARC du lat. arcus). L'Arc est certainement une des armes les plus anciennes : il en est fait mention dans l'Ecriture, et la Fable en attribue l'invention à Apollon. C'est encore auj. le principal moven d'attaque et de défense des sauvages. Chez les anciens, les Scvthes, les Cretois, les Parthes, les Thraces passaient pour d'excellents archers : chez les modernes, les archers anglais et génois étaient renommés par leur adresse. L'emploi de l'arc a persisté longtemps dans les armées modernes, même après ["invention de la poudre de guerre; il v a encore auj. dans quelques localités, surtout en Picardie, des Compagnies d'archers, ayant leurs statuts et leur costume. Voy. archer

et FLÈCHE.

En Numismatique, r.4rc est un attribut ou un emblème qui se voit^ sur beaucoup de médailles représentant Diane, Apollon. Éros ou l'Amour; dans celles des rois de Perse ou des Parthes, l'arc se voit comme arme de guerre.

En Architecture, on nomme Arc, d'une façon générale, toute construction dont le profil a la forme d'une courbe. L'arc, peu employé, ou seulement de façon irrégulière et accessoire, chez les peuples des plus anciennes civilisations, fut méthodiquement employé par les Romains. Pour définir les différentes espèces d arcs, il faut distinguer entre la forme qu'ils ont et les fonctions qu'ils remplissent. Pour ce qui concerne la forme, les principaux noms particuliers à citer sont : 1° l'arc plein-cintre, qui n'est autre chose qu'une portion de cercle. Si la flèche de cet arc est moindre que le rayon du cercle, on le dit surbaissé ou bombé; dans le cas contraire il prend le nom d'arc surhaussé ou en fer à cheval. Cette dernière forme est d'un emploi fréquent dans l'architecture musulmane. La première domma dans l'architecture romaine et l'architecture bvzantine ; 2° Varc aigu ou en ogive, arc qui caractérise l'architecture arabe et gothique, formé par deux portions de cercle semblables qui se rejoignent en faisant un angle cu^^■iligne ; 3° Varc à plusieurs lobes, formé de plusieurs parties de cercle ; 4° l'arc elliptique, fait d'une demiellipse; 5° enfin, Varc en chatnette, Varc rampant, Varc déprimé, etc. Pour ce qui concerne la fonction des arcs, il faut citer : Varc-boutant. sorte d'étai extérieur, à une ou deux volées, venant se relier à des piliers de contreforts, et qui permit la réalisation des monuments grandioses du moven âge; l'arc doubleau, qui fait saillie au-dessous d'uîie voûte pour la consolider, en lui donnant ainsi un nouveau point d'appui. Cet arc fut employé par les Romains; au moyen âge il se développa pour recevoir mille ornements ;' auj . il est toujours employé, mais il a des formes plus simples. L'arc de décharge a ord. la forme d'un arc plein-cintre et a pour but de reporter sur des colonnes ou piliers une partie du poids des ccnstructions supérieures.

En Géométrie, on appelle Arc toute portion de ligne courbe. On nomme corde dé l'arc la ligne qui en joint les extrémités, flèche la perpendiculaire menée au milieu de la corde et qui se termine à l'arc même. L'arc de cercle est une partie de la circonférence de cercle. Les arcs égaux contiennent le même nombre de degrés et appartiennent à un même cercle ou à des cercles égaux ; les arcs semblables contiemient le même nombre de degrés, mais appartiennent à des cercles dilfénMits. — Itf lonoTieur d'un arc de ;i dejrés dans im cercle de ravon

CJ D„

R est donnée par la formule "—■• Trouver la longueur d'un

arc de courbe, c'est rectifier cette courbe. La longueur d'un arc de courbe se définit d'une façon précise comme li limite de la longueur d'une ligne |)olygonale inscrite dans l'arc, lorsque le nombre des côtés de cette ligne augmente indéfiniment, que chacun d'eux décroît infiniment et tend il faire avec le côté précédent et le côté suivant un angle infiuiment voisin de deux droits. On observera à pro|;o>.ce

ARCACÉES

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