‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 974 sur 1729 · MATELOT · texte numérisé non relu

MATELOT

!c? acini de la glande: quelquefois (abcès à répétition) ils envaiiiiscnt successivement plusieurs lolx^s. — Propreté méticuleuse, lavages boriaués après chaque tetée et onctions à la vaseline boriquee, tels sont les naoyens les plus sûrs d'éviter les abcès. La bouche et les yeux de l'enfaut <levront être surveillés; on devra traiter les aphtes, les conjonciivites purulentes.

MASTODONTE (du gr. paoTÔç, mamelon, et oSoûî, ûSôvxos, dent : c; dents mamelonnées) , Mastodon, nom donné par Cu\".c:r à un genre de Mammifères fossiles voi- •sins des Eléphants, et appartenant, comme eux, à l'ordre •des Proboscidiens. Ce genre se distingue par trois molaires juxtaposées, dépourvues de cément et mamelonnées à leur couroiuic, par des arêtes transversales, plus souvent ^ïncore par d'épais mamelons, et par la direction vers le bas des incisives supérieures qui, sortant de la bouche, constituent de véritables défenses. Quelques-uns avaient des défenses aux deux mâchoires. — Les débris de ces animaux se rencontrent surtout dans le Miocène supérieur et dans le Pliocène ; en Amérique ils s'élèvent jusque dans le Plcistocène. Leur taille était au moins égale à celle de l'Eléphant. Le Grand Mastodonte, primitivement désigné sous la dénomination A'animal de l'Ohio, parce qu'on en a trouvé des débris dans la vallée de ce fleuve, avait d'abord été confondu avec l'éléphant fossile, le Mammouth ■{Voy. ce mot). Ce sont les ossements du M. à dents étroites qui, trouvés en ItilS à Chamnont en Dauphiné, furent regardés par certains savants de cette époque comme le squelette de Teutobochus, le roi des Cimbres défait par Manus, et conservés à Bordeaux sous ce nom jusqu'en 18o2. C'est encore à des os de mastodonte ou de manunouth •qu'on doit rapporter le prétendu corps d'Oreste, long de t coudées, découvert à Tégée et dont parle Pline ; celui ■d'Astérius, fds d'Ajax, long de 10 coudées, d'après Pausanias; le géant de Luceme de 19 pieds découvert par Plater -en 1577, et tous les cyclopes des Gigantologies du moyen •âge.

MASTOÏDE (du gr. (jLaaroEiSVj;], se dit, en Anatomie,dc tout ce qui a la forme d'un mamelon. On appelle : apojJiyse mastoïde, l'apophyse placée à la partie inférieure et postérieure de l'os temporal et qui donne attache au muscle stemo-mastoïdien ; — cellules mastoïdiennes, des cavités placées dans l'apopliyse mastoïde, qui communiquent les unes avec les autres et s'ouvrent dans la caisse du tympan : — gouttière mastoïdienne, im enfoncement situé à la face interne de la portion mastoïdienne du temjwral ; — ■muscle mastoïdien [Voy. sterxum) ; — ouverture mastoïdienne, l'ouverture qui met en conuBunication les cellules susdites avec la caisse du tjinpan; — rainure mastoïdienne ou digastrique, l'enfoncement situé en dedans de l'apophyse mastoïde et qui donne attache au ventre postérieur du muscle digastrioue ; — trou mastoïdien, un petit trou placé derrière 1 apophyse mastoïde et qui donne passage à mie ])etite artère et à une veine.

MASURQUE ou masourqce, danse. Voy. mazurka.

MAT (adjectif), de mater, abattre, tuer (du lat. maciare), et par suite ôter la force, le ressort, l'éclat. On appelle mat tout ce qui n'a point d'éclat, et qui réflécliit peu la lumière. L'or mat est celui qui n'est pas bruni ( Voy. fiORCRE' ; l'argent mat, celui qui est blanchi, mais qui n'est ni bruni ni poli : on rend l'argent mat avec de la pierre ponce, du grès et le blanchiment au feu.

In son mat est, en général, celui qui n'est point aussi marqué qu'il devrait l'être. Les médecins nomment spéciaiemeiit amsi le son que rendent les parties charnues quand on les |>ercute avec le doigt. La matité du son fournit au médecin auscultateur d'utiles indices : la poitrine donne un son mat lors de l'hépatisation du poumon, ou quand il existe un épanchemement considérable ; dans l'anévrisme du cœur ou des gros vaisseaux, dans la phtisie, la vomi- <jue. l'hydropisie de poitrine, le son de la cavité thoracique *st mat. Du reste, entre ces diverses matités il y a bien des nuances, que l'habitude seule peut apprendre à distinguer. Voy. PERCUSSION.

Au jeu des Echecs, on appelle faire mat cerner le roi de manière à ce qu'il ne puisse faire un pas sans être

Ïris : de là le proverbe faire échec et mat à quelqu'un. Oy. ÉCHECS.

mAt (de l'allem. Mast), pièce de Itois destinée à supporter la voilure d'un navire. Le nombre, la dimension et la disposition des mâts varient beaucoup. A bord des grandi vaisseaux, on compte 4 mâts principaux ; ce sont,de

l'arrière à l'avant : le mât d^artimon„ le grand mât, le mât de misaine, et enfin le mât de beaupré, qui est couché sur l'éperon à la proue du vaisseau. Ces mâts eux-mêmes sont composés de plusieurs mâts, placés lx)ut à bout : les mâts inférieurs s'appellent bas-mâts ; ils supportent les mâts de hune, sur lesquels s'élèvent les mâts de perroquet, surmontés eux-mêmes des mâts de cacatots. Ces oilîérents mâts ont, en outre, des noms particuliers, selon le màt principal dont ils font partie [Voy. hune, ARTnio\, BEAUPRÉ, MISAINE, ctc). — Lcs bois qu'on emploie de préférence pour les mâts de vaisseaux sont le pin et le sapin. On estime surtout les pins de l'Ukraine, ceux de la Livonie, dits pins de Riga, et ceux de Norvège, ainsi que le; sapins du Canada ; le pin de WejTnoulh (Massachusetts) eci aussi fort en usage.

Dans la Marine marchande, on désigne souvent les bâtiments par le nombre de leurs mâts : ainsi on dit un deuxmâts, et surtout un trois-mâts. Par ce dernier mot, on entend généralement tous les navires à traits carrés (ou à voiles carrées) qui sont matés d'un grand màt, d'un mât de misaine et d'un màt d'artimoïi.

Mât de Cocagne. Voy. cocagne.

matador (du lat. mactator, tueur), mot espagnol par lequel on désigne le plus important des toréadors, celui qui, dans les comljats de taureaux, est chargé de mettre 1 animal à mort. Voy. taureaux (combat de). — Par suite, ce nom a été appliqué, sous Louis Xlll. aux chefs d'une coterie de la cour, et aussi à tout homme riche et puissant.

Au jeu de l'Hombre, on nomme matadors les cartes supérieures, parce qu'elles l'emportent sur toutes les autres; ce sont : espadille ou spadille (l'as de pique), baste [l'as de trèfle), et manille (la dernière carte de la couleur que l'on joue). Voy. hombre

MATAMATA (nom indigène), genre de Reptiles, de l'ordre des Chéloiiiens, famille des Emj'des, créé pour des tortues de la Guyane, caractérisées par une gueule aplatie, arrondie en avant, un nez prolongé en trompe, des pieds courts, des doigts armés d'ongles forts, une carapace étroite ne pouvant recevoir la tète et les pieds, et surtout par une gueule fendue en travers. Cuvier doime à ces animaux les noms de Chélidés et de Tortues à gueule.

MATAMORE, un des noms donnés au capitan (Voy. ce mot) de l'ancienne comédie, et, primitivement, surtout au capitan du théâtre espagnol, comme l'indique son étjTnologie [mata. 7/Joros, tueur de Mores). — Voy. capital.

MATASSE soie en), soie non filée. Voy. matteau.

MATASSINADE (de malassin ; en espagn. matachin], danse armée qui fut en vogue en France au xvi* et au xvii* siècle. Les danseurs, dits matassins, portaient corselet, morion. é|)ée et bouclier avec sonnettes aux jambes et au casque. Dans le 1" acte de Monsieur de Pourceaugnac, Molière avait placé un ballet de matassins.

MATÉ (en portugais yerva do maté, herbe de maté), dit viilg. Thé du Paraguay, arbre du genre Houx, et de la famille des Ilicinécs : il est de la grosseur d'un petit chêne : il a des feuilles larges et dentelées, et des fleurs réunies en grappes au nombre de 50 à 40. Le maté croît en abondance au Brésil et dans le Paraguay. Ses feuilles, grillées légèrement, puis concassées et réduites en poudre, donnent, par leur infusion dans l'eau bouillante, une boisson analogue au thé de la Chine, et dont l'usage est général dans l'Amérique méridionale.

MATELOT (orig. dont.), se dit de tout homme qui fait partie de l'équipage manœuvrier d'un bâtiment de mer; il exécute, sous les ordres des officiers et des maîtres, toutes les opérations de la garniture des mâts et des vergues, du gréement et de la manœuvre. L'inscription marilime range sous la dénomination de matelot tous les marins immatriculés, c.-à-d. ayant fait deux campagnes, non revêtus de grade, et qui ont de 18 à 50 ans. On en compte près de OOOOO en France. Ces matelots sont à la disposition de l'Etat pour le senice de la flotte et forment la noyau des équipages de ligne {Voy. inscription maritime). Ceux qui ne sont pas employés par l'Etat peuvent s'engager pour le service d'un bâtiment de la marine marciiaiide, soit pour un voyage, soit à tant par mois pour un temp.: déterminé. Le Code de commerce (art. 250-'27"2) a réj 1 j les conditions des engagements des matelots avec les aimateurs et les capitaines.

Matelot, se dit, dans la Tactique navale, de chacun des vaisseaux d'une ligne, considéré par rapport à celui qu'il

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