‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 990 sur 1729 · ORPHÉON · texte numérisé non relu

ORPHÉON

MELPOMÈNE, 18» petite planète, trouvée le 24 juin 1852, par Hind, à l'observatoire de M. Bishop, à Londres. Voy.

PLANÈTES

IMÉLYRE, Melyris, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, type de la tribu des Mélyrides : tète inclinée, mandibules bifides à la pointe, palpes filiformes, antennes plus ou moins en scie, articles des tarses entiers, corps plus ou moins cylindrique, élytres molles. Ces insectes, à l'état parfait, vivent sur les fleurs, les feuilles et sur le bois ; ils sont très agiles. — La tribu des Mélyrides renferme les genres Melyris (g--type), Dasytes, Diglobicerus, Malachius, Pelecophora, Zygia.

MÉMARCHURE (du préfixe me, pour mes, mauvais, et de marche], se dit d'une allure irrégulière d'un cheval, dans laquelle les pieds postérieurs viennent sur la piste se placer en avant des antérieurs.

MEMBRACE (dugr. (jLÉjjiSpaÇ), Membracis, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Cicadaires : antennes insérées sous un rebord du front, ayant leurs deux premiers articles courts; prothorax foliacé, très élevé, comprimé, s'étendant presque jusqu'à l'extrémité du corps; pattes foliacées, les postérieures dentelées sur les arêtes; front allongé, arrondi au bout, détaché de la tète ; corselet foliacé, beaucoup plus élevé que le corps. On distingue la Membrace foliacée, la M. tumulée et la M. lancéolée.

MEMBRANES (du lat. metnbrana), organes minces, souples, dilatables, de structure variée, de couleur blanche, grise ou rougeâtre, destinés à absorber, à exhaler et à sécréter certains fluides, ou à envelopper d'autres organes.

On distingue : 1° les membranes muqueuses, qui versent à lour surface libre des mucosités plus ou moins abondantes ; elles tapissent les conduits, les cavités, les organes <Teux, les voies respiratoires, le tube digestif, les canaux urinaires, etc., et communiquent à l'extérieur par les diverses ouvertures dont la peau est percée; 2° les membi'anes séreuses, qui sont couvertes d'une sérosité destinée à faciliter le glissement des organes les uns sur les autres ; elles sont composées de deux parties distinctes, quoique continues, disposées en forme de sacs sans ouvertures, et qui se divisent à leur tour en M. séreuses proprement dites, telles que les plèvres, le péritoine, l'arachnoïde, et en M. synoviales, qiii revêtent des surfaces articulaires: 3° les membranes fibreuses, qui toutes sont continues entre elles et aboutissent au périoste , leur centre commun : elles constituent, outre le périoste, les aponévroses, les capsules et les gaines fibreuses des articulations et des tendons, la <kirc-mère, la sclérotique.

On appelle membranes accidentelles, fausses membranes, pseudomembranes, certaines productions morbides qui se développent sous l'influence de l'inflammation, soit à la surface des membranes séreuses et muqueuses, soit dans les cavités naturelles ou accidentelles, soit enfin sur les plaies : ces membranes peuvent être quelquefois un moyen d'union et de conservation, p. ex. dans les cicatrices; mais elles peuvent aussi occasionner des accidents funestes, comme dans le croup et l'angine couenneuse.

On appelle encore : M. de Demours, une lame transparente qui tapisse la face postérieure de la cornée; — M. de Jacob, la couche externe de la rétine qui repose sur la choroïde; — M. de Schneider, la pituitaire (Voy. pitiitaire); — M. de Wachendorf, la pupillaire [Voy. pupille), etc.

MEMBRANE CELLULAIRE, nom donué, CH Histologic animale

ou végétale, à l'enveloppe des cellules. Chez les animaux, elle est albuminoïde et semble n'être qu'une modification du protoplasma. Chez les végétaux, outre une membrane albuminoïde analogue, se trouve, enfermant chaque cellule, une membrane cellulosique rigide, parfois imprégnée de substances différant de la cellulose [subérine dans les cellules du liège, lignine dans les cellules du bois, etc.). C'est à Texistence de la membrane cellulaire qu'il faut attribuer l'absence chez les végétaux de tout mouvement d'ensemble analogue à ceux qu'on observe chez les animaux.

MEMBRANEUSES, Membranacese, tribu d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Longilabres ou des Géocorises. Cette division, établie par Latreille, comprenait, dans sa classification, une partie des Punaises les plus nuisibles et les plus incommodes, les Tingis et la Punaise des lits, qui est auj. le type de la famille des Cimicides. La gaine du suçoir des Membraneuses n'offre que deux ou trois articles ; leur labre est court ; toutes les pattes sont attachées sur la ligne médiane du corps; les crochets des tarses, au nombre de deux, sont insérés au milieu du dernier article. Ces insectes doivent leur nom à la forme de leur corps, généralement mince et aplati en manière de membrane.

MEMBRES (du lat. membra], nom donné, dans les animaux, aux appendices plus ou moins longs et apparents, toujours mobiles, qui sont disposés par paires sur les parties latérales du tronc, et qui servent à l'exercice des grands mouvements. Chez tous les Mammifères, les membres sont au nombre de quatre, à l'exception toutefois des Cétacés et des Sirénides qui n'en ont que deux. On les a divisés chez l'homme en membres supérieurs ou thoraciques [membres antérieurs chez les animaux) et en membres inférieurs, dits aussi pelviens ou abdominaux [membre» postérieurs chez les animaux). Les membres supérieurs sont formés de 4 parties principales : l'épaule, le bras, l'avant-bras et la main ; les inférieurs de o : la cuisse, la jambe et le pied. Tous les Articulés offrent 5, 4 ou 5 paires de membres, quelquefois un beaucoup plus grand nombre, comme dans les Mvriapodes. Les Mollusques et les Rayonnes n'ont point de véritables membres.

En Architecture, on appelle membre chacune des parties, grandes ou petites, du système selon lequel l'édifice est construit. La frise est un membre de l'entablement. Le larmier est le principal membre de la corniche.

En Mathématiques, on appelle membre d'une équation chacune des deux parties qui sont séparées par le signe d'égalité (=]•

En Rhétorique, on nomme membre d'une période chaque phrase d'une certaine étendue qui forme un sens partiel dans le corps de la période. Voy. période.

MEMBRINE ou chèvre de juida. Voy. chèvre.

MEMBRURE (de membre). On nomme ainsi, dans la Menuiserie, une pièce de bois épaisse, servant de principal point d'appui à une charpente, ou à d'autres objets dont la construction résulte du travail et de l'ajustement de plusieurs pièces entre elles, comme portes cochères, panneaux à rainures, etc.

Dans la Marine, c'est l'assemblage des pièces de bois qui forment les côtés des bâtiments.

Dans le Commerce des bois, la membrure est une sorte de mesure en usage pour mesurer le Iwis de chauffage; elle se compose de deux montants entre lesquels on place le bois qu'il s'agit de mesurer. Ses dimensions et la distance laissée entre les montants varient selon l'unité adoptée pour le mesurage.

MEMENTO, en Liturgie. Voy. commémobaison. — Ce mot désigne aussi des livres abrégés à l'usage des candidats à divers examens.

MEMOIRE (du lat. memoria), faculté de conserver et de reproduire la notion d'une chose absente ou d'un fait passé. Chacun de ses actes comprend, quand il est complet : 1» la reproduction spontanée [souvenir] ou la reproduction volontaire [rappel] d'une notion précédemment acquise ; 2"^ la notion du temps où l'objet du souvenir a été perçu; 3° la croyance à la continuité de notre existence depuis le moment où nous avons perçu cet objet [Voy. durée, temps, identité personnelle). C'est par là que la mémoire se distingue de la perception externe et de l'imagination.

L'exercice de la mémoire suppose trois choses, apprendre, retenir et se rappeler, auxquelles répondent trois qualités, la facilité, la ténacité, la promptitude. Les condi-

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