ACCLIMATATION
MÉNALE (le mont), constellation boréale placée sous les pieds du Bouvier par 14'' d'ascension droite et 10» de déclinaison ; compte 2 étoiles de 5" grandeur.
MENDIANT, celui qui demande l'aumône. Voy. mendicité. I
Ordres mendiants, ordres composés de religieux qui font vœu de pauvreté et qui vivent d'aumônes. Les Jacobins, les Franciscains, les Augustins et les Carmes étaient spécialement connus sous le nom des quatre ordres mendiants.
En termes d'Oflice, on appelle quatre mendiants quatre sortes de fruits secs que les épiciers mêlent ordinairement ensemble : ce sont les figues de Provence, les raisins de Malaga, les amandes et les noisettes ou avelines. Ils ont été ainsi nommés par allusion soit aux quatre ordres mendiants, qui étaient supposés ne se nourrir en carême que de fruits secs, soit à la couleur de la robe de ces quatre ordres qu'on prétendait retrouver dans les raisins, les figues, les amandes sèches et les noisettes.
MENDICITÉ (du lat. mendicitas, de mendicare, mendier] . La mendicité n'est pas toujours la conséquence de la pauvreté ou de l'impuissance de trouver du travail : elle est trop souvent 1 effet d'une paresse volontaire et invincible, ou d'une coupable spéculation sur la charité publique. Le nombre des mendiants, qui est loin d'être celui des vrais pauvres [Voy. paupérisme), varie selon les pays et les temps. M. de Villeneuve, dans son Economie politique chrétienne (1834), l'avait fixé approximativement ainsi qu'il suit : Pays-Bas, 1 sur 102 ; Angleterre, 1 sur 117 ; Portugal, 1 sur 121 ; Italie, 1 sur 126 ; Espagne, 1 sur 154; France, 1 sur 166; Allemagne, 1 sur 200; Suède et Danemark, 1 sur 250; Russie, 1 sur 1 000. Ce nombre peut doubler dans les temps de calamité. — Les gouvernements ont, de tout temps, cherché les moyens d'éteindre la mendicité. Des lois d'une rigueur excessive ont été rendues au moyen âge, surtout en Angleterre, contre les mendiants : on les condamnait à la prison, au carcan, à la mort. En France, le roi Jean défendit la mendicité sous peine du fouet et du pilori (1350) ; à la seconde récidive, le mendiant était marqué au front et banni ; en 1547, Henri II prononça contre les mendiants la peine des
fjalères, et cet état de choses subsista, dans le texte de la oi du moins, jusqu'à la Révolution. Depuis, la législation devint moins sévère ; avant de réprimer la mendicité comme délit, on voulut lui offrir du travail comme secours : un décret du 30 mai 1790 ouvrit des ateliers pour les mendiants valides ; la loi du 24 brumaire an II organisa à la fois des travaux de secours et des maisons de répression ; elle condamna les récidivistes à la transportation. Un décret impérial du 5 juillet 1808 ordonna
3u'un dépôt de mendicité serait ouvert dans chaque épartement ; mais ces établissements, qui entraînaient des dépenses énormes et faisaient à l'industrie une concurrence ruineuse, ont été, pour la plus grande partie, abandonnés, et il n'en existe aujourd'hui qu'un petit nombre. Pour arriver au même but, l'Angleterre a sa taxe des pauvres et ses maisons de travail, l'Allemagne ses maisons d'industrie, l'Italie ses refuges. — D'après les statistiques officielles, la mendicité est aujourd'hui interdite, en France, dans 59 départements.
D'après notre législation actuelle -. « Toute personne
qui mendie dans un lieu pour lequel il existe un dépôt de mendicité est punie de 3 à 6 mois d'emprisonnement, et conduite au dépôt à l'expiration de sa peine. Dans les lieux où il n'existe pas de dépôt, les mendiants valides sont punis de 1 mois à 5 mois d'emprisonnement. — Tout mendiant qui use de menaces, qui entre sans permission dans une habitation, ou feint des plaies et infirmités, est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans » (C. pén., art. 274 et suiv.).
MENDIPITE, oxychlorure de plomb naturel (Pb^O*CI*|, en cristaux orthorhombiques jaunâtres, de Mendip Hills (Somerset).
M EN DOLE, Mœna, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes et type de la famille des Ménides, établi aux dépens des vrais Spares, dont les Mendoles se distinguent par leurs dents en velours ras, leurs mâchoires extensibles en une sorte de tube, et garnies chacune d'une rangée de fines dents. Ce sont des poissons semblables au hareng, et dont la chair est assez bonne à manger. Ce genre renferme 4 espèces, vivant toutes dans la Méditerranée; la plus remarquable est la M. commune {M. vulgaris) ou Spare mène, de 0 m. 20 de long, blanchâtre et rayée de bleu, avec une grande tache noire de chaque côté des flancs. Les autres espèces sont la M, juscle, la M. d'Osbeck et la M. vomérine.
MENEAUX (orig. inc), montants et traverses delx)is, de fer ou de pierre, qui, dans les croisées, servent à séparer les ouvertures.
MÉNESTREL, hénétrieb. Au moyen âge, on nommait ménestrels ceux qui composaient les mélodies des chants des troubadours {Voy. ce mot) et qui allaient de château en château, chantant ou récitant des vers. Dans le nord, les ménesti-els furent longtemps en grande estime et ils paraissent avoir remplacé en partie les bardes ( Voy. ce mot), à partir du ix° siècle. Ils marchaient souvent à la tête des armées, entonnant le chant de guerre, comme le Normand Taillefer, qui accompagnait Guillaume le Conquérant en 1066. Non contents de chanter ou de réciter les vers des trouvères, les ménestrels composaient euxmêmes des poésies et chantaient leurs propres œu\Tes, comme Rutebeuf, dont on a plusieurs fabliaux en rimes, mais alors on leur donnait plutôt le nom de chantaires ou chanterres, et ils se faisaient accompagner de jongleurs ou joueurs d'instruments [Voy. jongleur). On cite comme ménestrels renommés J. Bretel et J. Bodel d'Arras au xiii« siècle, et le Bourguignon Vignot, auteur de noêls longtemps populaires. En Angleterre, la considération attachée au titre de ménestrel se maintint assez longtemps, ils remplissaient même une sorte de fonction publique; mais vers la fin du xvi' siècle ils l'avaient complètement perdue, et en 1597 la reine Elisabeth ordonna de les traiter vomme vagabonds. En France, les ménestrels musiciens ou ménétriers formèrent de bonne heure une corporation, connue sous le nom de ménestrandie : ses statuts remontent à 1330 ; ils avaient pour patrons St Julien et St Genest, et leur chef portait le titre de roi des ménétriers. Cette corporation subsista jusqu'à la lin du XVIII» siècle ; supprimée officiellement en 1773, elle se maintint cependant sous le nom de confrérie des ménétriers jusqu'en 1789. Aujourd'hui on donne encore le nom de ménétriers aux joueurs de violon qui font danser dans les villages. — M. Bernhardt a écrit V Histoire de la corporation des ménétriers. On a du poète anglais Beattie un poème intitulé le Ménestrel.
MENHIR (du bas-breton men hir, pierre longue], nom donné à d'antiques monuments appelés aussi pierres levées,
{lierres de minuit. Ce sont des blocs de pierre d'une lauteur quelquefois considérable (jusqu'à 25 mètres), élevés dans le sons de leur longueur et isolés les uns des autres, que l'on trouve dans plusieurs provinces de la France, surtout dans la Bretagne.
Pendant longtemps on a cru que ces monuments étaient d'origine gauloise ou celtique et qu'ils servaient au culte des Druides ; on pense aujourd'hui qu'ils appartiennent à une antiquité plus reculée. Lorsque les menhirs sont groupés en avenues, comme à Carnac et à Erdeven (Morbihan), ces groupes prennent le nom d'alignements.
MÉNIDES (du g.-typë Ma?wa, Mendole), famille de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, détachés des Sparoïdos, dont ils ditl'èrent })ar leur màclioire rétractilc et protactilc. Leur corps est couvert d'écaillés
MÉNILITE