‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1003 sur 1220 · HAIT · texte numérisé non relu

HAIT

de cette ville. Voy. Genèse, xii, 8. Josué , vil, 2. II Esdras, xi, 31, etc.

II. HAÏ ou HAYA, le dernier et le plus célèbre des Gaons, né en 969, mort en 1038, était fils du rabbin Scherira Gaon, qui lui confia la direction de l'école de Firouz Schabour (Babylonie), connue sous le nom d'Académie Pombedithane. 11 enseigna les diverses parties de la jurisprudence rabbinique. Il a écrit, en arabe, plusieurs ouvrages qui ont été traduits en hébreu, entre autres : l» Instruction de l'intelligence; Paris, 1562; Venise, 1579; Constantinople, 1533; Hambourg, 1638, in-4», avec une trad. latme par Ébert; — 2» Interprétation des songes; Ferrare, 1552 , réimprimé plusieurs fois et en divers lieux; — 3° Commentaires bibliques, dont Schnurrer a donné un extrait dans B. Tanchum Hierosolymitani ad lihros Vet. Test. Comment, arabici spécimen ; Tubingue, 1791, in-4». Voy. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I, III , IV, n" 541. De Rossi , Dizionario storico degli autori Ebrei, vol. I, p. 152, 153. La Nouv. Biogr. génér.

HAICARD. Foy. EcCARD.

HAIDEN (Jean), jésuite, né à Hradischt, en Moravie, l'an 1716, et qui vivait encore en 1786, était un des hommes les plus érudits de son siècle , comme ses ouvrages le prouvent. On a de lui : 1» Dissertationes de Therapeutis Philonis Judœi; Prague, 1756, in-4°; — 2» De Instituto Ecclesiœ infantibus mox cum buptismo conferendi Sacramenta Confiimationis et Eucharistiœ Dissertatio; 1758, in-4°; — 3" De Eugeni IV Decreto pro Armeniis : num tanquam pars Synodi œcumenicœ Florentinœ sit respiciendum? ïlb9 , m-i°;

— 4" De Prudentii Maroni opinione, Uomousion Ântiochiœ sœculo IIP proscriptum negantis; 1760, in-4o; — 5" Animadversiones criticœ in chronologiam ; 1760, in-4''; — 6° ExercitatioJies chronologicœ de tribus prœcipuis annis Chrisii, nati , baptisati et morientis, ad calculum Joannis Kepleri olim apud Pragenses, astronorni acconnnodatœ; 1761, in-8"; — 7» Appendix ad exercitntiones chronologicas de profectione Bomanœ Sedis, et obitus Principis apostolorum Pétri annis; 1761, in-S". 1^0?/. Feller, Biogr. univers.

I. HAIMON ou AIMON, HEMMON , disciple d'Alcuin, né dans la France orientale ou dans la Bretagne insulaire, fut d'abord moine de Fulde,

Îviis abbé de Hirschfeld, dans le diocèse de layence, enfin évèque d'Halberstadt,en Saxe ; il mourut en 853. Il avait assisté en 847 au concile de.Mayence. On ade lui '.^^ Glossœ continuœ super Psalterium; Cologne, 1523, in-8", et 1561; — 2° In Cantica canticorum ; Cologne, 1519, in-fol.; Worms, 1631, in-8»; — 3° In duodecim Prophetas minores; Cologne, 1519, 1529, 1533 et 1573;

— 4° Homiliœ super Evangelia totius anni: Cologne , 1531 ; Paris , 1533 ; — 5° Super Apocalypsim Exp/anatio; Cologne et Paris, 1531; — 6° Breviarimn histoi-iœ ecclesiasticœ ; ibid.,1531; trad. en français par Claude d'Espence; Paris, 1573, in-8''; — 7° De Corpore et sanguine Christi, dans D. Luc d'Achéry, Spicilegium. Voy. D. Ceillier^ Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. /12 et suiv. Le Long, Biblioth. Sacra. Sixte de Sienne, Biblioth. Sancta, tom. IV. Trithème, De Scriptor. eccles. D. Rivet, Hist. littér. de lu France, tom. V, p. 111-126. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

II. HAIMCJN ou AIMON, religieux de Saint- Denis, vivait au xii* siècle; sa vie est complètement inconnue ; on le regarde comme l'auteur d'une Belation de la découverte des corps des saints Denis, Éleuthère et Rustique; on trouve cet ouvrage tout entier dans Félibien, Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, et Duchesne

en a donné un extrait dans Scriptores Rerum Gallicarum, tom. IV. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XV, p. 303. La Nouv. Biogr. génér.

I. HAINE; HAÏR. Ces termes, souvent répétés dans l'Écriture sainte, ont donné lieu à quelques difficultés. Ainsi, on lit au livre de la Sagesse, xiv, 9, que Dieu hait Vimpie et son impiété; et , xi , 25 , l'auteur dit à Dieu : Vous aimez tout ce qui existe, et vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait. Il n'y a cependant là aucune contradiction. Haïr, dans le premier passage comme dans plusieurs autres de l'Écriture,signifie Tproprement punir, châtier, quand il s'agit de Dieu. Mais, quand Dieu punit, ce n'est ni par haine ni par un sentiment de vengeance tel que nous l'entendons ordinairement. C'est, ou pour corriger le pécheur, ou pour inspirer aux autres, par cet exemple de sévérité, la crainte de péclier. L'auteur de la Sagesse lui-même nous le fait remarquer (xii,l et suiv.). Il a donc raison de conclure que Dieu n'a de haine ou d'aversion pour aucune de ses créatures. Qui l'empêcherait, en effet, de les anéantir? La haine, qui dans l'homme est une passion déréglée, et qui dans le fond vient de son impuissance, ne peut pas se trouver en Dieu. Il faut remarquer aussi que le mot haïr veut dire quelquefois aimer moins, dans l'Ancien Testament comme dans le Nouveau ; par exemple', dans Malachie (i, 2), dans saint Luc (xiv, 26), qui est expliqué en ce sens par saint Matthieu (X, 37). Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théoL, et les interprètes sur les divers passages bibliques que nous venons de citer.

IL HAINE, HAÏR, en termes de morale est une passion de l'âme qui nous donne de l'éloignement pour quelqu'un. Haïr une personne pour elle-même est toujours un péché mortel ou véniel, selon la nature de la haine et la grandeur du mal que l'on souhaite à la personne haïe. Haïr une personne qui nous a fait du tort est aussi un péché plus ou moins grave ; car il n'est pas permis de haïr une personne qui nous est nuisible, quoiqu'on puisse haïr le tort qu'elle nous a fait. On peut haïr les défauts et les vices d'une personne, mais non la personne en qui ces choses se trouvent. Voy. saint Thomas , in 3 dist. 30, et 2. 2., q. 34, art. 3, in corp. Pontas, au mot Haine. Richard et Giraud, qui rapportent plusieurs propositions sur la haine condamnées par le pape Innocent XI.

HAINEUFVE (Julien), jésuite, né à Laval, mort à Paris en 1663, a donné : i" Philosophie chrétienne, en latin; Rouen; — 2° De la Conduite de la vie et des mœurs qui mènent au salut; 1639; — 3° Méditations pour tous les jours de l'année.

H AIRE, petit vêtement tissu de crin en forme de corps de chemise, et qu'on porte sur la peau dans un esprit de pénitence et de mortification, semblable à celui qui faisait dire à saint Paul qu'il châtiait son corps et le réduisait en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres il ne fût lui-même réprouvé. Voy. I Corinth., IX, 27, et Compar, Mortification.

HAITZE (Joseph-Pierre de), littérateur, né à Cavailion vers l'an 1648, mort à Tretz, près d'Aix, en 1736, a laissé, outre des ouvrages d'histoire et de littérature : 1° Esprit du Cérémonial d'Aix en la célébration de la Fête-Dieu; Aix, 1708, in-12 ; — 2° Histoire de soin t Benezet. . ., contenant celle des religieux pontifes ; ibid. , 1708 ; — 3° Histoire de sainte Rossoline de Villeneuve, de l'Ordre des Chartreux; ibid., 1720, in-12; —

HALÈ

Page 1