III. HARAN, siège épisc. jacobite. Voy. Harran, n
HARBARD (Burchard), protestant, professeur de théologie à Leipzig, né en 1546 d'une famille distinguée de Prusse, mort en 1614, a laissé : 1" Doctrina de conjugio; de confessione ; de magistratu politico; — 2» Thèses de Smalkadinœ confessionis articutis ; de Lege divina, etc.; ouvrages imbus des préjugés de sa secte. Voy. feller, Biogr. univers,
HARBONA, eunuque d'Assuérusqui fit mourir Aman. Fo!/. Esther, 1 , 10.
HARCANUM , siège épisc. de l'Arménie Majeure sous le catholique de Sis. Un de ses évêques, André, assista et souscrivit au concile de Sis.
HARDASCIR , ville épisc. du diocèse des Chaldéens dont la province est inconnue. On en connaît deux évéques, Mares, natif de cette ville, et auquel Ibas d'Édesse adressa la fameuse lettre qui fit tant de bruit au cinquième concile général;, et Maanès, nestorien, qui, chassé de l'école d'Édesse, fut élu catholique XVIII^. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1316. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 226.
HARDEBI (Geofroi), de l'Ordre de Saint-Augustin , né en Angleterre , mort à Londres en 1360, fut confesseur et conseiller d'Edouard III, roi d'Angleterre. Il était docteur, et il professa à Oxfoi'd. On lui doit plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Lecturœ in Vêtus et Novum Testat7ietitum ; — 2° Postillœ; — 3" Sermones: — 4" De lu Perfection de la pauvreté évangélique, contre Armachanus ; — 5° une Histoire de son Ordre. Voy. Joseph Pamphile, in Chron. Pitseus, De illustribus Angliœ Scriptoribus.
HARDEN. Voy. H.awarden.
HARDEWICK (Gérard), né dans la Gueldre, mort l'an 1503, curé de Sainte-Colombe à Cologne, où il avait professé la philosophie. 11 a donné des Commentaires sur Aristote, sur quelques ouvrages d'Albert le Grand, et sur les livres de philosophie du pape Jean XXI, imprimés en 1486-1504, en plusieurs vol. in-fol. Voy. Feller, Bioqr. univers.
liARDINGUE (Etienne), abbé de Cîteaux, mort en 1134, a laissé, entre autres écrits : 1° Chartre de la Charité, dans les Annales de Citeaux; — 2° Le Petit Commencement de l'Ordre de Citeaux; — 3» Discours adressé à saint Bernard ; il se trouve dans la Bibliothèque de Citeaux.
HARDION (Jacques), de l'Académie française et de l'Académie des inscriptions, né à Tours en 1686, mort à Versailles en 1766, a laissé un assez grand nombre d'ouvrages historiques, parmi lesquels nous citerons : Histoire universelle sucrée et profane; Paris, 1754-1769, 20 vol. in-12; les deux derniers volumes sont de Linguel. Voy. le Journ. des Savants, 1724, 1730, 1734, 1737, 1738, 1741 et 1743. Le Journal chrétien, 1759, mois d'avril et de mai. Feller, qui dit que l'ouvrage d'Hardion est estimé et utile, quoique le jugement et la saine critique n'y aient pas toujours présidé ; mais que dans les 2 vol. de Linguet tous les faits sont intervertis et les caractères défigurés; que les grands hommes sont peints comme des monstres , et les monstres comme des grands hommes;. que des vérités de tous les genres sont sacrifiées à des saillies; que des faussetés palpables sont données pour des maximes; que la haine contre la religion et ses ministres est montée au même point que dans son Essai sur le monachisme.