‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 102 sur 1220 · ALLA · texte numérisé non relu

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On conserve à la bibliothèque Royale, à Paris , beaucoup de Sermons manuscrits, ainsi qu'un Commentaire sur les Psaumes; il n"y a eu de publié de lui qu'un Commentaire sur le Cantique des cantiques; Paris, lô^l, in- fol. Voy. Fabricius, Bibîioth. med. et inf. œtatis. Nouv. 1 Biogr. génér.

Ali A (Malien), ville épisc. iV* partibus dans la petite Arménie. L évéché est suffragant de Néocésarée. l'oy. Gaet. Moroni, vol. I*"", p. 263.

ALIAN, premier fils de Sobal, fils de Séir. Voy. I Paralip.. i, 40. C'est le même qu'J/ra/j (Genèse, xxxvi, 23). Une faute de copiste a pu se glisser d'autant plus facilement , que les lettres j' (ou mieux i/,j) et v diffèrent très-peu, surtout dans les manuscrits.

ALIGARN ASSE , que tous les écrivains grecs otlOitmi>écTi\eni Holicarnasse. ville très-célèbre de Carie. ]'oy. I Machab., xv. 23. dans la Vulgate.

ALIÉNATION DES BIENS D'ÉGLISE. Dans les premiers siècles de l'Église , les évèques qui avaient l'administration de ses biens pouvaient vendre même les fonds pour entretenir les ministres des autels , nourrir les pauvres, et pour les autres besoins de leurs églises. Les abus qui se glissèrent dans ces aliénations obligèrent les Papes et les conciles à défendre d'aliéner nonseulement les fonds, mais encore tout ce qui appartient aux églises. Les canonistes citent cependant quatre cas où ces aliénations sont permises : i" la nécessite', lorsque l'Église se trouve obligée de payer ses dettes ou de satisfaire à quelque acte de justice; — 2^ l'utilité, quand 1 aliénation doit procurer un bien plus considérable et plus avantageux; — 3° la piété, s'il s'agit de nourrir les pauvres, de racheter des captifs; — 4» YincommoditK. c'est-à-dire si le bien est plutôt nuisible qu'avantageux à l'Église. Quant aux formalités pour les aliénations, il faut le consentement de l'évèque pour les biens du chapitre , et celui du chapitre pour les biens de l'évèché. Le consentement de l'évèque est encore nécessaire pour aliéner les biens d'une paroisse, soit qu'ils appartiennent à la cure ou à la fabrique ; seulement , dans le premier cas , il faut en outre le consentement du curé, et, dans le second, celui ducuré et des fabriciens; et, si l'église est sujette à patronnage, il faut de plus le consentement du patron, "tous les monastères, soit de religieux, soit de religieuses, soumis à l'Ordinaire, ont besoin de son consentement. Ceux qui sont exempts, et qui ont un titulaire, doivent avoir le consentement de ce titulaire et celui des supérieurs Réguliers. Le titulaire , soit abbé , soit prieur, ne peut également aliéner le bien de la manse sans le consentement de la communauté de son monastère. Grégoire X, dans le concile de Lyon tenu l'an 1274, ordonna que pour les aliénations quelconques des biens d'église il faudrait, outre le consentement du supérieur ordinaire , ime permission particulière du Pape. Paul II renouvela cette loi, et la cour de Rome l'a soigneusement conservée. Fagnan dit que depuis la constitution d'Urbain VIII du 5 juin IGil , le consentement ou l'approbation du Pape ne se présume point par le temps, quelque long qu'il soit : on n'excepte que la prescription de cent ans. {In cap. Coiisnetudines de consuetud., n. 59 et seq.) Voy. F. Lucius Ferraris, Prompta Bibîioth. canonica, etc., et l'abbé André, Cours ulphab. de Droit canon, 3« édit.

ALIFA {Allipha . Allifœ , arum),\i\\e du Samniurn dans la terre de Labour. L'évèque est sulïi'agant de Bénévent et fait sa résidence dans

le bourg de Pede - Monte , qui en est à quatre milles. Aujourd'hui Alifa et Télèse sont réunies, et ne forment qu'un seul diocèse. Voy. Télèse. De Commanville, Z"^* Table alphabet., p. 11. Gaet. Moroni, vol. I", p. 263, 264. Richard et Giraud.

ALIGNAN (Benoit d'), savant bénédictin, évèque de Marseille, mort en 1268. Parmi ses ouvrages imprimés on cite surtout : l» Prœfationes Benedicti, episcopi Massiliensis . in cornmentanum suum de Sancta Trinitate . et fide catholica , publié dansBahize; — 2" Sententia latn in Synoao, de decimis , à la suite du précédent; — 3° Epistolu ad Innocentiwn papam IV, dans le Spicilegium de d'Achéry. Voy. Galtia christ.. tojn. VI. D'Achéry. Baluze.

ALIL, ville épisc. du diocèse d'Asie dans la Phrygie Pacatienne , sous la métropole de Laodicee.

ALIMENTS. La loi de la conscience oblige les père et mère à fournir les aliments nécessaires à leurs enfants , même naturels et hicestueux, jusqu'à ce qu'ils puissent se suffire à eux-mêmes. Ils sont dus aux religieux par l'abbé. Dans les cas même de contestations, l'abbé doit, pendetite lite, leur donner non-seulement de quoi s'entretenir, mais aussi de quoi plaider contre lui. L'évèque est également tenu de nourrir les clercs pauvres qu'il a ordonnés. Voy. L. Ferrairifi, Bibîioth. Prompta , etc. L'abbé André. Cours alphabet, de Droit canon.

ALIHIS (in), dans la Vulgate, et en Alemois on en Aluimots, dans les Septante (I Machab., I, 26); expression que les uns rendent par dans Alimis, les autres pai* dans Alimus, et d'autres par dans Alimes. On croit assez généralement que c'est la même ville qu'E/<»j , dans le pays de Moab. et dont parle Isaïe, xv, 8.

ALIMOND. Voy. Elimand.

ALINDA, ville épisc. d'Asie, province de Carie sous la métropole d'Aphrodisie.

ALIPE (Alipius). Voy. Alype.

ALIRE. Voy. Allyre.

ALIX (Pierre), chanoine à Besançon, né en 1632, et mort l'an 1676, essaya de défendre contre le pape .\lexandre VII les" prétentions du chapitre de Besançon sm- l'élection des archevêques. Il composa à ce sujet : 1" Pro capituh imperiali Bisuntino, super jure eligendi suos archiepiscopos ac decanos Commentanus; Besançon, 1672, in -4»; — 2" Refutatio scripti Ronvt nuper transmissi contra jura capituli Bisuntini , in-4". Cet ouvrage est à la suite du précédent. Voy. Le Long. Bibîioth. dp la France.

ÀLEABETS - SCHELOMO - BEN - HOSCHÉ ou SALOMON, lils de Moïse, rabb. de Sapheth, dans la haute Galilée, au commencement du xvi« siècle , a laissé, outre quelques manuscrits : \° Biche aimable , commentaire siu* le Cantiqiu: des cantiques : Venise . 1552 . in-4'> ; — 2» Racine d'Isaî ou de Jessé, commentaire sur le livre de Ruth: Constantinople, 1561, in -4"; — 3° Dons de Lévi , commentaire sur le livre d'Esther; Venise,1585, in-4''. \'oy. Bartolocci, Bibîioth. magna rabb. Wolf, Bibîioth. Hebr. De Rossi , Dizion. ■stor. dpgli Auto ri Ebrei.

ALLÀCCI (Leone), beaucoup plus connu sous le nom latinisé d'Allatius, gardien de la bibliothèque Vaticane , né en 1586 dans l'ile de Chio, d'une famille de Grecs schismatiques , mort en 1669, fut transporté très-jeune en Calabre, puis envoyé à Rome, où il étudia les humanités, la philosophie et l.i théologie, et plus tard la médecine. Alexandre VII lui confia la garde de la bibliothèque du Vatican, dans laquelle il continua ses travaux avec plus de facilité. Il a laissé

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