II. HÉLIA. T'o.v VÉUA
RÊLICITES, hérétiques ou faux dévots du %7i* siècle, qui vivaient dans la solitude, et faisaient consister le service divin dans le chant de cantiques pieux. Ils dansaient avec des femmes, à l'exemple, disaient-ils, de Moïse et de Marie, dapiès ce qui est rapporté dans l'Exode. Le mot Hélicite peut venir du grec étiké , c'est-àdire ce qui tourne, et on le leur avait probablement donné à cause de leurs danses en rond. T'o//. Bergier , Diction, de théol.
HELINAND , historien et poète français , né à Pruneroi dans le Beauvoisis , mort vers 1220, se lit moine cistercien à l'abbaye de Froidmont, dans le diocèse de Beauvais. Il a laissé, outre une Chronique . un Poëuie sur la mort : \° des So-ntons au nombre de vingt-huit, qui ont été publiés dans la Biblioth. Cisterciensis ; — 2« Flores Helinandi ; trois opuscules trèsestimés au xiii« siècle, et également insérés dans la Bihlioth. Cisterciensis : — 3" une Vie de saint Géréon , publiée par les BoUandistes au
10 octobre ; — 4» quelques opuscules restés manuscrits. Voy. YUist. littéraire de la France, tora. XVIII , p. 87. Richard et Giraud. La Nouv. Bioyr. (jénér.
I. HELIODORE, premier ministre de Séleucus Pliilopator. roi de Syrie, fut envoyé par ce prince à Jérusalem pour enlever les trésors que l'on disait être dans le temple. On sait comment Héliodore fut châtié au moment où il allait exécuter les ordres de son maître , et comment Dieu lui lit grâce en faveur de la prière d'Onias, le grand prêtre. Héliodore offrit une hostie au Seigneur et s'en retourna vers son rnaitre , à qui il raconta ce qui était arrivé. Voy.
11 Machab.. m.
II. HÉLIODORE ( saint ), évêque d'Altino en Italie, né en Dalmatie, vivait au iv» siècle. Il rejoignit saint Jérôme à Aquilée, et l'accompagna dans son voyage d'Orient. Après avoir parcouru avec lui la ïhraee,la Bithynie, le Pont, la Galatie el la Syrie , Héliodore repassa en Italie, et fut nommé évêque. L'an 381 il assista au concile d'Aquilée , où il combattit vigoureusement l'arianisme. Le Martyrologe romain moderne a placé sa fête au 3 juillet Voy. saint Jérôme, lettres. Bulteau, Hisf. monastique d'Orient, 1. II. Richard et Giraud.
HÉUOGNOSTIQUE, secte juive, ainsi nom-
mée du grec ëlios , soleil, et guinôskô , je connais, parce que ces Juifs adoraient le soleil, à l'exemple des Perses. C'est une des plus anciennes idolâtries; Dieu l'avait sévèrement défendue. Voy. Deutéron., xvii. Bergier, Diction, de théol.
I. HÉLIOPOLIS , ville d'Égvpte. dont le nom signifie en grec ville du soleil ; elle est appelée On en hébreu. Voy. Genèse, xli, 45; xlvi, 20. Ezéchiel, xxx. 17.
H. HÉLIOPOLIS, ville épisc. de la seconde Phénicie, située au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Damas, et aujourd'hui archevêché in partibuA^ sans suffragant. C'est la même queBalbeck. Voy. Gaet. Moroni,vol.XXI, p. 248, 249, et C')w/<c;c. B.vi.BECK.
III. HÉLIOPOLIS, ville épisc. de la seconde Augustamniquc,dans le patriarcat d'.\lexandrie; c'est la même qu Héliopolis n*» I. On prétend que. Jésus-Christ y demeura lorsqu'on le porta en Egypte, dans son enfance. Cette ville a eu quatre évéques , dont le premier, Hélénus , est mentionné dans les Actes de sainte Eugénie. C'est maintenant un évéché in partibus sous le patiiarcat d'Alexandrie . également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 562. De Commanville, /" Table alphabet., p. 119. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 249.250.
HÉLiOT (Benoit d'), abbé du Perray-Neuf, né à Toulouse en 1695 , mort l'an 1779', devint curé de Colomiers. Il a laissé plusieui-s ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Discoui-s sur la grandeur de Jésus: Toulouse et Paris, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1753, p. 445.
I. HELiiADE ou HELLADIUS, évêque de Césarée en Cappadoce, succéda à saint Basile, son maitre, sur le siège épiscopal de celte ville en 378. Il assista aux deux conciles de Constantinople, en 381 et 394. Damascène cite sa Vie de saint Basile ; cependant l'authenticité de cet ouvrage est contestée. Voy. Sozomène, Hist. ecclés.. 1. VIII, c. VI. Tiliemont, Mémoires, t. YI, p. 589. Fabricius, Biblioth. Grœca, t. IX, p. 293.
II. HELLADE ou HELLADIUS, évêque de Tarse, métropole de la première Cilicie, vivait au v« siècle. Il fut déposé dans le premier concile d'Éphèse à cause de son attachement à Nestorius. Hellade a laissé sept Lettres, qui se trouvent dans la Collection de Lupus.
HELLAS, terme qui désigue quelquefois la Grèce entière; elle n'en est cependant qu'une partie , appelée Acha'ie ; on l'appelle aujourd'hui la Livadie; Corinthe en est la seule métropole, même depuis qu'on lui a uni le Péloponèse. On lui a ajouté depuis de nouvelles métropoles . hors le Péloponèse , comme Athènes au ix« siècle, etc. Voy. Richard et Giraud.
HELLÉNISME, manière de parler particulière à la langue grecque. Le latin du Nouveau Testament est rempli d'héllénismes qu'il est nécessaire de connaître pour le comprendre. L'empereur Julienet quelques autres ontnommé la religion païenne \ hellénisme , parce que c'était la" religion des Grecs. Voy. Bergier, Dic-
HELLÉNISTE (Hellenista) , mot qui se trouve dans le texte grec du Nouveau Testament, et qui signifie les Juifs grecs qui habitaient 1 Egvpte et les autres lieux où l'on parlait la langue grecque , à la différence des Juifs hébreux, qui parlaient la langue hébraïque, et qui habitaient le territoire de .Térusalem. C'est des lie lenistes qu'est venue la version grecque de 1 Ancien Testament appelée la Bible des Septante : ils s'en servaient dans leurs assemblées. Les heJ-
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lénistes sont quelquefois nommés Hellènes-Grecs. Mais , il faut oien le remarquer, dans les Actes des apôtres le mot hellénistes se prend dans trois sens différents. Ainsi il désigne : i° des Juifs qui parlaient grec et qui étaient convertis (VI, i) ; 2° les Juifs grecs non convertis (ix, 29) ; 3° les Grecs gentils ou païens (xi, 20). Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol.
HELLÉNISTIQUE (LANGUE), nom donné à la langue qui était en usage parmi les Juifs grecs, et dans laquelle il y avait beaucoup d'hébraïsmes et de syriacismes. Voy. l'art. Black- WALL , où nous indiquons l'ouvrage de ce savant , qui s'attache à montrer que la plupart des expressions et des phrases critiquées comme barbarismes dans le Nouveau Testament ont été employées par les meilleurs auteurs classiques.
HELLER ( Joseph ) , écrivain allemand , né à Bamberg en 1798, mort l'an 1849, s'est fait connaître par des travaux sur les beaux-arts. Parmi ses principaux ouvrages , nous citerons : 1" Histoire de la ré formation de l'évéché de Bamberg; Bamberg , 1825 ; — 2" Histoire des évéques de Bamberg ; ibid., 1839; — 'd° Histoire de l'architecture sucrée au moyen âge; ibid., 1826; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Bingr. génér.
BELLES PHALONITE. Voy. Hellés de Phalti.
HELLESPONT, province de l'Asie Mineure, ou plutôt partie de la Mysie sur la Propontide L'évêque d'Éphèse ayant embrassé l'arianisme, fut déposé dans le concile de Sardique, et on donna la ville de Cyzique pour métropole aux provinces d'Asie, de Carie et de Lydie. Vers l'an 869 on érigea en archevêchés , dans cette province , les villes de Préconnèse, de Marmora et de Pare ; cette dernièi'e devint même métropolitaine, aussi bien qu'Abide, mais celle-ci revint à son premier état. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXÏ, p. 253, 254.
HELMODUS ou HELMOLDUS , prêtre de Buzow, village situé près du lac de Plœn , mort de 1170 à 1180, fut intimement lié avec Gérolde , premier évêque de Lubeck, qu'il aida dans la conversion des Wagres. A la demande de ce prélat, Helmodus écrivit Chronicon Slavicum, qui commence par la conversion des Saxons au christianisme sous Charlemagne , et qui finit à l'année 1170. Cette Chronique a été continuée jusqu'à l'an 1449, et plusieurs fois réimprimée avec des notes et des remarques. Reineccius en a donné une édition qui a été mise à l'Index par un décret daté du 4 février 1627. Voy. Richard et Giraud. Ln Nouv. Biogr. génér.
HELMONDEBLATHAÏM , quarantième cam-
Eement des Israélites dans le désert. Voy. Nomres, XXXIII, 46, 47.
HELMONT (François -Mercure VAN), né, selon quelques biographes , à Vilvorde en 1618 , mort à Berlin vers 1699. On lui doit, outre deux cents Questions sur les révolutions de l'âme : i° Alphubeti vere naturalis hehraici hrevissima Delineutio , quœ sirnul methodum suppeditat juxta quam qui surdi nati sunt sic informari possunt . ut non alios saltem loquentes intelliqant , sed et ipsi ad sermonis usum perveniant ; Salzbach,1667, in-12, avec trente-six planches; — 2» Opusculu phïlosophica. ., quibus subjecta suntCC Problernato de revolutione aniinarum humanarum; Amsterdam, 1690, in-12; ouvrage dans lequel l'auteur admet la métempsycose ; — 3» Quœdam Prœmeditationes et considérâtes capitationes super quatuor priera capita libri primi Moisis, Genesis
nominati; Amsterdam , 1697, in-8o; — 4" Seder Olam , sive ordo sœculorum , historica enarratio doctrinœ ; 1693, in-12 ; mais il n'est pas sûr que cet ouvrage soit de lui; — 5° plusieurs opuscules, tels que De Attributis divinis, De Inferno, etc. Voy. Moreri, Diction, histor. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
H£LO (François), avocat au parlement de Paris, vivait au x\W siècle. Il a donné un Traité de juridictioîi romaine, française, séculière et ecclésiastique;'! vol. in-4». Fow.Moréri, édit. de 1759.
HÉLOlSE ou LOUISE , première abbesse du Paraclet, née à Paris l'an 1101, morte en 1164, était nièce de Fulbert, chanoine de Paris. Elle connaissait les langues latine , grecque et hébraïque, et elle s'appliqua à l'étude de la philosophie, des mathématiques et de l'Écriture sainte. Elle a laissé un Recueil de lettres adressées à Abélard, et qui ont été imprimées en 1616 et en 1723, 2 vol. in-12. On lui attribue des Constitutions ou Statuts pour ses religieuses. Voy. Le P. de Fonlenay, Hist. de l'Église gallicane, tom. IX. D. Gervaise, Vie d' Abélard et d'Héldise. D. Ceillier, Hist. des Aid. sacr. et ecclés., tom. XXII, p. 154 et suiv. Compar. l'art. Abailard.
I. HÉLON, père d'Éliab, de la tribu de Zabulon. Voij. Nombres, i, 9.