‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1033 sur 1220 · HEMS · texte numérisé non relu

HEMS

HENI

en Ecosse, traduit en franc, par l'abbé Nagot, sulpicien, mais auquel Hémey a ajouté des Observations et fait des additions sur différents sujets- — 2° les quatre premiers vol. des Œuvres de Bossuet; chez Lebel, à Versailles; — ^Anecdotes sur les décapités; 179C, in-8», anonyme; — 4° des articles dans VAmi de la Religion et du Roi; — 5" Recherches sur h magie; manuscrit conservé à la Biblioth. royale. Voy. y Ami de la Religion et du Roi, t. V, p. 308, et t. VI, p. 49. Le Mémorial religieux, politique et littér., 1816 , no dn 19 octobre. Feller, Biogr. univers.

HÉMIMONT. Voy. H/f.mimont.

HEMIN-LIÉTARD (Henniacum), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située dans l'Artois, au diocèse d'Arras, entre Douai et Lens. Ce n'était d'abord qu'un chapitre de chanoines séculiers fondé en 1040 par Robert, avocat d'Arras, sous l'invocation de saint Martin- mais, en 1094, ces chanoines embrassèrent la règle de Saint-Augustin. Cette abbaye était alors à Hennin, petite ville dont elle avait pris le nom , et, l'an 1109, elle fut transférée à un quart de lieue de cette ville. Voy. la Gallia Christ., tom. III, col. 438. Richard et Giraud.

HÉMITÈRE (saint). Voy. Chélidoine.

HEMMERLIN. Voy. Hammerlein.

HEMMINCIUS (Nicolas), né dans l'île de Lalanden 1513, d'un forgeron, mort en 1000, étudia sous Mélanchthon, devint successivement ministre, professeur d'hébreu et de théologie à Copenhague, enfin chanoine de Rochild. Les luthériens l'accusèrent d'avoir un penchant pour le calvinisme. 11 a laissé plusieurs ouvrages peu estimés, excepté ses Opuscules théologiques ; Genève, 1504, in-fol., dont les calvinistes ont fait cas. Fo?/. Feller, Biogr. univers.

HEMMON. Voy. Haimon, n" I.

HÉMOR, prince de la ville de Sichem et père d'nsi jeune homme nommé Sichem, qui viola Dina , fille de Jacob. Voy. Genèse, xxxiv.

HÉMORRHOÏSSE, nom sous lequel on désigne une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui fut guérie en touchant la frange du vêtement de Jésus. Saint Ambroise croit que cette femme était sainte Marthe. Jean Malala et Codinus rappellent Véronique; mais Eusèbe assure que c'était une femme pa'ienne de la ville de Panéade , et qu'il a vu de ses ]iropres yeux la statue çju'elle avait érigée en l'honneur de Jésus -Christ, comme monument de sa reconnaissance. Voy. Luc, viii, 43. Ambros., De Salomone, c. v. Euseb., Hist. eccles., 1. VII, c. XVII. D. Calmet, Diction, de la Bible.

HEMSEN (Jean-Tychsen), protestant, né à Boldixum, dans le Schleswig, en 1792, mort à Gœttingue en 1830, fut reçu docteur en philosophie et professeur extraordinaire de théologie. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : !<> L'Authenticité des écrits de l'évangéliste Jean; Schleswig, 1823, en allemand; réfutation des Probalnlica (Probabilités) de Bretschneider; — 2° De Christologia Joannis Biiptistœ; Gœttingue, 1824; — 3" L'Apôtre Paul, sa vie, ses actions et ses écrits ; Gœttingue, 1830, in-8o; ouvrage posthume, en allemand. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

HEMSTERHUYS (François), protestant, né à Groingue, mort à La Haye en 1790, philosophe qui avait un grand zèle pour le christianisme et une haine profonde pour les athées et les matérialistes. Il a composé divers ouvrages allemands, qui ont été traduits en français l'an 1773, sous le titre à'Qtiuvi-es philosophiques d'Hemsterhuys; 2' édit., 1808, 2 vol. in-8». Nous citerons parmi ses écrits : 1° Lettre sur les dé-

1779;— 5» Simon ou Des Facultés de l'ûme; Rigga, 1787. Voy. Feller, Biogr. wwiwrs. Artaud, qui, dans la Nouv. Bioqr. génér., donne une analyse des ouvrages de Hemsterhuys.

HENAO (Gabriel de), jésuite espagnol, né en 1611, mort en 1704, professa la philosophie et la théologie à Salamanque. Il était regardé comme un des hommes les plus savants de l'Espagne. On a de lui : 1» De sacrosancto Eucharistiœ Sacramento; Lyon, 1655, in-fol.; — 2» De Missœ sacrificio divino atque tremendo Tractatio scholastica, moralis, expositiva et cunonica ; Salamanque, 1658; — 3° Practica moralis et canonica; ibid., 1659 et 1661, in-fol.; — 4" Theologia scientiœ mediœ secta; Lyon; — b" Empyra'ologia sive Philosophia christiana de empyrœo cœlo; ibid., 1652, in-fol. Voy. les Mémoires de Trévoux, aoiit 1704. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hispan., tom. II, p. 506. Moreri, Diction, histor.

HÉNARB (Nicolas), jésuite , né à Toul , mort à Eu en 1618, acquit de la réputation comme prédicateur. Il professa la morale et devint recteur du collège d'Eu. Il a laissé : l» Sermons pour tous les dimanches de l'Avent et pour les fêtes; Paris, 1600, in-8"; — 2» Sermons sur les sacrés mystères des principales solennités de l'année; ibid., 1604, in-12. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

HÉNAULT (Charles- Jean-François), historien, né à Paris en 1685, mort en 1770, était membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences de Berhn. Il fut président honoraire en la première chambre des enquêtes et surintendant des finances de la reine. Outre un grand nombre d'ouvrages historiques et littéraires, il a laissé : 1° un Discours qui a remporté le prix à l'Académie française en 1707, et dont le sujet était : Qu'ilnepeut y avoir de véritable bonheur pour l'homme que dans la pi-atiqiie des vertus chrétiennes; — 2» un Discours qa'i a remporté le prix à l'Académie des Jeux Floraux en 1708, et dont le sujet était : L'Incertitude de l'avenir est un bien qui n'est pas assez connu; — 3» un Discours qui lui valut en 1709 un accessit à l'Académie française, et dont le sujet était : Rien ne rend l'homme véritablement grand que la crainte de Dieu. Voy. le Journ. des Savants, 1744 et 1746. La Nouv. Biogr. génér.

HENEL VON HENNEFELD (Nicolas), jurisc.

et historien, né à Neustadt, en Silésie, en 1582, mort en 1656, fut successivement vice-chancelier de la principauté de Munsterberg et de là seigneurie de Frankenstein, et syndic de Breslau. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Seines episcoporum Vratislaviensium , donné par Sommersberg dans Script, rer. Siles., tom. III, p. 1 ; — 2" Tractatus eucharisticus ; — 3» Christus patiens ; — 4" Psal' morum Paraphrases poeticœ. Voy. la N. Biogr. gén.

HENICHIUS (Jean), luthérien, né en 1616, mort en 1671, professa la théologie à l'académie de Rinthel, au pays de Hesse, puis la métaphysiqrie et la langue hébra'ique à la même académie. Il souhaita vivement la réunion des luthériens avec les calvinistes; mais ses efforts pour cette réunion ne lui attirèrent de la part des deux sectes que des injures et de mauvais procédés. Il a laissé plusieurs ouvrages , entre autres : 1» Compendium sacrœ théologies; Rinthel, 1657, 1671 , in-S"; — 2» Dissertatio de pœnitentia lapsorum; ibid., 1659, in-4°; — 3" De Veritate religionis christianœ; ibid., 1667, in-12;

HENN

BÉMO

— 4" Institutiones theologica; 4G65, in-4°; — 5» Historiœ ecclesiasticœ et ciiilis; 1669-1674, in-4''; — 6° Disputationes aliquot , ex quibus est, de myslerio sanctissinvB Tn'nitatis, de confessiojte Augustini, de fide et operibus, etc. Voy. De "Witte, Memor. theulug. Moreri, édit, de 1759. Richard et Giraud, qui indiquent les autres écrite de Henichius. Feller, Biogr. univers.

HENKE ( Henri-Philippe-Conradin ) , théolopiea protestant, né à Hehlen en 1752, mort à Brunswick en 1809, professa la théologie à l'université de Helrnstaedt. On a de lui, en allemand : i." Histoire générale de l' Église chrétienne ; Brunswick, 1788-1804, 6 vol.; — 2» Magasin de philosophie religieuse, d'exégèse et d'histoire ecclésiastique ; Helmslîedt, 1793-180i, 12 vol.; — 3"^»nales de la religion; Brunswick, 1800-1805, 12 livraisons; — 4" Recherches historiques sur la religion chrétienne ;ï{e\ms\xdt, 1802;— ^Histoire ecclésiastique du x\ui^ siècle; Brunswnck, 1802;

— 6" Manuel de l'Histoire générale de l'Église chrétienne; ibid., 1853, 3 vol.; — 7" plusieurs autres ouvrages indiqués dans la îiouv. Biogr. géuér.

HENNEBEL (Libert), docteur de Louvain, né en 1052, mort en 1720, fut envoyé à Rome pour défendre l'université deLouvain. Il se distingua par son éloquence et son érudition. On a de lui : 1° Declaratio qua theologi Belgœ de jansenismo et rigorismo accusati doctrinam suamcirca articulas de quibus accusabantur corarn Sede Apostolica, per doctoretn Hennebellum suum in urbe deputatum professi sunt die\0 septembris 1700;

— 2" Memoriale quo theologi Belgœ de rigore accusati breviter respondent forragini accumtionutn quas in ipsos congesserat desiderantius, etc.; ces deux pièces se trouvent dans Opstraët, Clericus Belga ; Liège, 1706, in-12 ; — 3» Thèses sacrœ ex Epistola B. Pauli Apostoli ad Romanos, quas pro adipiscendo sacrœ Theologiœ Magisterio exposait Lovanii 17 Augusti 1682. Ces thèses ont été mises à l'Index par un décret daté du 14 octobre

HENNEGUIER (Jérôme), dominicain, né à Saint-Omer en 16*^, mort en 1712, professa la théologie à Douai. Il devint successivement prieur de Tournai, définiteur général de la province de Sainte-Rose, et prieur du couvent de Saint-Omer. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons A" Cultus B. V. Mariœ vindicatus, etc.; Saint-Omer, 1674, in-12; trad. en français et en flamand; — 2° hisser tatio theologica de absolutione sacramentali percipienda et impartienda ad sacrosancti concilii Trid., etc.; ibid., 1682, in-S"; — S^ Tractatus theologicus quo demonstratur, uti R. A. D. de la Verdure contra seipsum dimicat in controversia de recidivorum absolutione ; ibid.; — 4° Oratio in laudem angeliciet communis Ecclesiœ doctorisS. Thomœ Aquinatis; Anvers, 1702. V^og. le P. Échard, Script. Ordin. Prœdic, tom. XXIV, p. 781 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent la liste de tous les ouvrages de Henneguier.

I. HENNEQUIN (Airnar), évéque de Rennes, mort eu 1596, fut d'abord abbé dÉpernay ; il se montra un des plus chauds partisans de la Liyue. On lui doit : 1° Les Confessions de saint Augustin, trad. en français;Pari3, 1577 et 1618, in-S"; — 2" Brevis Descriptio et inti'rpretatiocœremoniarum in sacrificio Missœ ; 157y, in-12; — 3" une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ ; Paris, 1582. Voy. Moreri, Diction, histor. La Nouv. Biogr. génér.

II. HENNEQUIN (Claude), théologien, né en i65i, mort à Paris en 1738 , fut vicaire général à Alby, puis chanoine de Notre-Dame de Paris.

Il a laissé : 1© Biblia sacra Vtilgai» editionis Sixti V et démentis VIII, pont, max., auctnri" tate recognita, una cum setectis annotationibus ex opiimis quibusque interpretibus excerptis , tabulis chronologicis , historicis et geographicis illustrata, indiceque epistolarum et evangelio)^um aucta; Paris, 1731, 2 vM. in-fol.;— 2» Mémoires sur les libertés de l'Église gallicane ; 1714, in-12. Vo>/. le Journ. des Savants. 1731, p. 500.

HENNEZON (D. Henri), bénédictin, né à Saint- Mihiel, en Lorraine, mort en 1681. devint abbé du monastère de Saint- Avold, puis de Saint- Mihiel ; sous sa direction, cette dernière abbaye devint plus florissante que jamais. On a de lui : 1° Histoire de l'abbaye de Saint -Mihiei depuis sa fondation; Toul, 1684; elle se trouve dans les Chroniques de Saint-Benoit, tom. II ; — 2» De rÉtat et qualité de l'abbaye de Saint-Mihiel; ibid., 1684, in-12; — 3" divers manuscrits, dont plusieurs sont indiqués dans Richard et Giraud. Vov. D. Calmet, BiMioth. Lorraine.

HENNIACUM. ¥01/. Hémix-Liétard.

HENNIER (Pierre), théologien, né à Laval, mort en 1510, fut chanoine de l'église du Mans et curé de Saint-Pierre-la-Cour. On lui doit : 1<* Manuale ad usum Ecclesiœ Cenornanensis ; Rouen , 1501 ; — 2° la première édition du Missale Cenomanense ; ibid., 1489, in-fol.; — 3" la Révision du Rituel et du Bréviaire du même diocèse. Voy. Hauréau, Hist. littér. du Maine, t. IV, p. 48. La Nouv. Biogr. génér.

HENNIEER (Sir Frederick), vovageur anglais, né à Londres en 1793, mort l'an 1825, a publié : Noies during a visit to mount Sina; Londres, 1823, in-8*, avec figures; une 2« édit. augmentée a paru en 1824; eUe contient des détails intéressants sur l'Egypte , la Palestine , la Syrie et la Nubie. Voy. la Nouvelle Biographie générale.

HENNON. Voy. Annon.

I. HÉNOCH ou ENOCH, fils de Gain, qui a donné son nom à la plus, ancienne ville dont il soit fait mention dans l'Écriture. Voy. Genèse, IV, 17, et Cowpar. HÉNOCH , n» V.

II. HÉNOCH, septième patriarche, était fils de Jared. En récompense de la sainteté de sa vie, il ne mourut pas; mais il fut enlevé vivant du milieu des hommes par Dieu lui-même. Les paroles de Moïse sont formelles à cet égard; celles de l'auteur de l'Ecclésiastique et de saint Paul ne le sont pas moins. Les Pères sont unanimes sur ce point. Les rationalistes ne veulent voir dans cet enlèvement qu'une mort prématurée , qui a pu arriver d'une manière plus ou moins insolite; mais où il n'y a rien eu de surnaturel. Cependant, quoique rationaliste, Kuinoel, dans son Commentaire sur l'Epitre aux Hébreux, expose cette opinion et la réfute en déclarant qu'il est de l'avis des interprètes qui soutiennent que le passage de la Genèse et celui de saint Paul établissent que Hénoch n'est pas mort, mais qu'il a été transporté dans le ciel: He?'iochum non mortuum.sed livum in cœlum iranslotum esse. Quelques calendriers mettent la fête de l'enlèvement d'Hénoch au 3 janvier. Les chrétiens d'Ethiopie célèbrent aussi une fête en Ihonneur du patriarche Hénoch, qu ils appellent le Sabbat d'Hénoch. Voy. Genèse, v, 18, 19. Ecclésiastique, xu,16; XLix, 16. Hébreux, XI, 5. Iren., 1. IV, c. xxxviii. August., Opus impei'fect. contra Julian., 1. VI, c. xxx. Hieron., in Amos viil. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. .

III. HÉNOCH, fils de Madian et petit-fils d'Abraham et de Céthura, Voy. Genèse, xxv, 4.

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