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IV. HÉNOCH, lils uiiaé de Ruben, et auteur

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de la famille des Hénochites. Voy. XLVi, 9. Nombres, XXVI.

V. HÉNOCH , ville bâtie par Gain en l'honneur d'Hénoch, son lils aîné. Elle était située à l'orient d'Éden; mais le lieu qu'elle occupait est devenu inconnu depuis le déluge. Voj/. Genèse, IV, 17, et Compar. llÉxocii, n" I.

YI. HÉNOCH (LE LIVRE D'). Voy. Jude (saint).

HÉNOCHITES, nom patronymique. Voy. Hé- NOCH , n» IV.

HÉNOTIQUE ou HÉNOTICON (Henoticum), mot dérivé du grec, et qui signifie union; nom donné au v« siècle à un édit de l'empereur Zenon, qui tendait à réunir les Eutychiens et les catholiques. Ce décret d'union est une lettre adressée aux évêques, aux clercs, aux moines et aux peuples de l'Egypte et de la Libye; il fut donné par le conseil d'-Vcace, patiiarclio de Constantinople ; mais il favorisait les Eutychiens et condamnait le concile de Chalcédoine. Aussi Félix 111 condamna-t-il ce décret. Voy. Baronius, Annal., ad ann. 483, n. 19; 484, n. 27; ann. 495, n. 5; 519, n. 2. Tillemont, Mémoires, tom. XVI, p. 327. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Enotius. Le Diction, de la tliéol. cafhol.

I. HENRI II (saint), empereur d'Allemagne, né au château d'Abaude, sur le Danube, en 972, mort le 14 juillet 1024, fut baptisé par saint Wolfgang, évêque de Ratisbonne , qui le forma à la pratique des vertus chrétiennes. Lorsqu'il fut monté sur le Irène, il lit régner dans ses États la justice et la paix. Il établit un nouvel évêché à Bamberg, se rendit à Rome , où il reçut des mains de Benoit VIll la couronne d'empereur des Romains. 11 contribua à la conversion de saint Etienne, roi de Hongrie en lui donnant sa sœur Giselle en mariage. Ce n'est

Bas sans raison qu'il fut surnommé l'apotre des hongrois. Eugène III le canonisa le 14 mars mars 1152, et on célèbre sa fête le 15 juillet. Voy. Canisius, ^w<«7. Lectiones, tom. VI. Surius. Sigebert de Gemblours. Glaber. Le P. Barre, Hisf. d'Allemagne, tom. III. Richard et Giraud. IL HENRI ou ÉRIC (saint), roi de Suède, mort le 18 mai 1151, s'appliqua à étendre la foi dans ses Étals, à y entretenir lapaix et l'union, et à y faire lleurir les lois de l'Évangile. Il rendait lui-même la justice et visitait les provinces de son royaume , où il répandait ses grâces et ses libéralités. Il menait la vie la plus austère, et il y avait dix ans qu'il faisait le bonheur do ses sujets, lorsque Magnus, fils du roi de Danemark, qui prétendait â la couronne de Suède, l'attaqua soudain, et, après lui avoir fait souffrir d'indignes traitements en dérision de sa piété , lui lit couper la tête. L'Église l'honore comme martyr le 18 mai.

III. HENRI , archevêque de Reims , vivait au xii« siècle. Il nous reste de lui deux Lettres, que l'on trouve dans Baluze, Miscellanea, t. II.

IV. HENRI, fondateur de la secte des Henriciens, mort en 1149, avait embrassé en Italie la profession religieuse et vivait en ermite. Vers l'an 1113, il parcourut l'Italie, disant qu'il était inutile de baptiser les enfants. 11 niait le mystère de l'Eucharistie, prétendait abolir le culte, et ne voulait point que l'on priât pour les morts, etc. Chassé de l'Italie, il se rendit à Lausanne, puis en France, où il excita une révolte parmi le peuple. Le pape Eugène III, saint Bernard et plusieurs évêques, s'élevèrent contre cet hérésiarque, dont les doctrines furent condamnées dans le concile tenu à Reims en 1148. Il termina ses jours dans les prisons de l'archevêché de Toulouse. Ses partisans se confondirent avec

les Vaudois et les Albigeois. CruViiViV'èur' plusieurs points Henri avait les luêmes doctrines que Pierre de Bruys, la plupart des auteurs ont cru qu'il avait été son disciple, et l'ont nommé Henri de Bruys. Voy. S. Bernard, Epist. CCXLI, CCXLII. Mabillon, Prœfat. in S. Hernardum, § 6 , et in Anulect., tom. III, p. 312. Pierre le Vénérable, in Petro Brus. Bihlioth. Chmiac, p. 1118, 1123. Dom Vaissette, Hist. génér. du Languedoc, tom. II, p. 443-447. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol., au mot Hen- RiciENS. Ve\\e\\Biogr. univers., diVi. Henri, ermite du xii« siècle. La Nouv. Biogr. génér., et Compar. Bruvs, n» IL

V. HENRI VIII, roi d'Angleterre, né en 1491, mort l'an 1547, successeur d'Henri VII, son père, nous montre en sa personne les funestes etîets d'une certaine passion, quand on n'a pas le courage de la dompter; car l'histoire même des amours de ce prince, d'ailleurs plein de foi, prouve jusqu'à l'évidence que telle fut la vraie cause du mallieureux schisme religieux de l'Angleterre, ce pays qui avait mérité d'être appelé 1(1 terre des saints. A peine les erreurs de Luther avaient éclaté, que ce monarque entreprit de réfuter l'hérésiarciue dans un livre qu'il présenta et dédia à Léon X, qui l'honora lui et ses successeurs du titre de défenseur de la /bi, titre qu'il sollicitait depuis cinq ans, et qu'il ne mérita pas longtemps, puisque dès 1533 il répudia Catherine d'Aragon, sa femme légitime, pour épouser Anne de Boulen(^nn« Boteyn), sa maîtresse , à qui trois ans après il fit trancher la tête afin de contracter un nouveau mariage avec Jeanne Seymour, dont il était devenu éperdument amoureux. Mais le pape l'ayant excommunié à son premier divorce, il se lit déclarer Protecteur et chef suprême de l'Eglise d'Angleterre, Le parlement lui confirma ce titre, abolit toute l'autorité du Pontife Romain, et lit effacer son nom de tous les livres; on ne l'appela plus que Vévèque de Home. Les peuples prêtèrent au roi son nouveau serment, qui fut appelé serment de suprématie. Le cardinal Jean Fishei', Thomas Morus et plusieurs autres personnages illustres, ennemis de ces nouveautés sacrilèges, perdirent leur tête sur un échafaud. Henri, poussant plus loin ses violences, ouvrit les maisons religieuses, s'appropria leurs biens, et avec les dépouilles des couvents il aclieta des plaisirs qui s'évanouirent avec les trésors qui les avaient payés. Cependant, quoique le malheureux prince se fût déclaré contre le pape, il ne voulut être ni luthérien ni calviniste. La croyance en la transsubstantiation fut maintenue, la nécessité de la confession auriculaire et de la communion sous une seule espèce confirmée. Le célibat des prêtres et les vœux de chasteté furent reconnus irrévocables. L'invocation des saints ne fut point abolie, mais restreinte. 11 déclara qu'il ne prétendait pas s'éloigner des articles de foi reçus par l'Église (catholique. Singulièie déclaration: n'était-ce pas, au contraire, s'en éloigner beaucoup, que de rompre l'unité? Quand on examine avec quelque attention la conduite de Henri VIII, on ne peut que plaindre l'Angleterre d'avoir eu un pareil roi. Voy. l'abbé liaynal, Divorce de Henri VHl; Paris, 1763, in-12. Thomas Philips, Histoire du cardinal Polus ; histoire exacte qui fait connaître particulièrement le mauvais monarque. John Linçard, History of Kngland from the first invasion hy the Romans to the accession of William and Mary in 1688, ou la traduction française; Paris, 1825-1831. William Cobbett, Hist. de la réformation protestante en Angleterre et en Irlande; ouvrage qui a été traduit en fran-

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çais; Paris, 182G, in-8", et dans la Biblioth. cathol.; ibid., 1827, in-S". Audin. //(s^ de Henri VIII et du schisme d'Angleterre; Paris, 1847. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

\'I. HENRI (Matthieu), ministre presbytérien, né en 16G-2, mort à Chester l'an 1714, s'appliqua aux langues savantes pour se livrer à iétude de TÉcriture avec plus de succès. Il a publié plusieurs ouvrages, entre lesquels ceux de sa secte distinguent surtout : 1° Exposition de la Bible: 5 vol. in-fol.; — 2° Discours sur la nature du schisme; 1680; — 3° Vie de Philippe Henri; \6%; c'est la vie de son père, un des fondateurs du presbytérianisme en Angleterre. Voi/. Feller.

"Vil. HENRI (Nicolas), né à Verdun en 1692, mort à Paris en 1752, était très-versé dans les langues, Ihistoire de France et le droit public. Il a donné une nouvelle édition de la Bible de Valable, avec des notes de différents interprètes et deux versions : l'ancienne, qui est la Vulgate, et la nouvelle , qui est celle de Pagnin ; Paris, 1729-1745, 2 vol. in-fol. loy. le Journal de Verdun, mois de mars 1752. Goujet, Mém. hist. et littér. sur le Collège Royal, tom. I, p. 279 et suiv.

VIII. HENRI (Pierre-Joseph), curé de Surice pendant quarante -six ans , né à Châtelet, dans le pays de Liège, en 1711, mort en 1791 à Namur.'fut un modèle de zèle et surtout de charité ; car dans les dernières années de sa vie il fut réduit à vivre d'aumônes , tant il s'était dépouillé pour nourrir les pauvres de sa paroisse. On lui doit : 1" De Doctrina sacra; Louvain, 1771, petit in-12; — 2" Explications sur le Catéchisme des diocèses de Liège, Cambrai et Namur : Liège, 1780, 4 vol. in-12, 2« édit.; — '6° Instruction familière, dogmatique et\morale sur les quatre doctrines de la religion chrétienne; Rouen, 1785, et Liège, 1786, 4 vol. in-12; — 4" Discours familiers sur divers sujets de morale ; Liège , 1786; Rouen, 1787, in-12. Ce dernier volume se joint aux quatre précédents pour former un recueil de discours et d'instructions sur toutes les vérités de la foi , très-bien appropriés à l'intelligence du peuple. Il en a paru une édition où quelques expressions vieillies ont été changées: Lille, 1822,5 vol. Vo>i. Feller.

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