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III. HÉRACLÉE DE SALBACE, ville épisc

de la province de Carie, au diocèse d'Asie, et sous la métropole d'Aphrodisiade. Les Actes du concile de Chalcédoine la nomment Heradia Lyncestidum. Elle a eu trois évéques, dont le premier, Polychrone, assista au concile d'Éphèse et se joignit aux opposants. Aujourd'hui c'est un siège in partibus. Voij. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 904. Richard et Giraud.

IV. HÉRACLÉE DU'PONT, ville épisc. de la province Honoriade, au diocèse de Pont, sous la métropole de Claudiopolis, et située sur le Lycus. Elle devint métropole quand Claudiopolis, ruinée par les Barbares au xiii« siècle, cessa de l'être. Elle subsiste aujourd'hui sous le nom de Penderachi. Elle a eu douze évéques, dont le

gremier, Eusèbe, assista au concile d'Éphèse. [éraclée est aujourd'hui un évêché in partibus sous la métropole de Claudiopolis , qui est ellemême un siège i« partibus. Voy. Lequien, ibid., tom. I, p. 573. De Commanville, l'" Table alphabet., p. 119. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 19 et suiv.

V. HÉRACLÉE LA GRANDE (HeracleaMayna), ville épisc. d'Arcadie dans le patriarcat d'Alexandrie, dont l'évêché fut fondé au ix' siècle. On en connaît trois évéques, dont le premier, Potamon, assista au concile de Nicée et prit le

Earti de saint Athanase dans celui de Tyr. Voy. equien, Oriens Christ., tom. II, p. 579. De Commanville, /fe Table alphabet., p. 119. Richard et Giraud.

yi. HÉRACLÉE LATMI ou LATHMI, ville épisc. de la province de Carie, au diocèse d'Asie, érigée en évêché au v« siècle, sous la métropole d'Aphrodisiade, et située sur le mont Latmus. On en connaît cinq évéques , dont le premier, Aphtonète, défendit le concile d'Éphèse contre Polychrone, évêque d'une autre Héraclée, qui avait embrassé le parti de Jean d'Antioche et des Orientaux. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 906. La Syria Sucra, p. 260. De Commanville, 1'" Table alphabet., p. 119. Richard et Giraud.

VII. HÉRACLÉE SINTIQUE, appelée aussi Pelagonia, ville épisc. de la province de Macédoine située au diocèse de l'IUyrie orientale, sous la métropole de Thessalonique , est devenue une métropole du diocèse de Bulgarie. On en connaît sept évéques, dont le premier, Evagre, assista au concile de Sardique. Voy. Le- (fuien, Oriens Christ., tom. II, p. 82. Richard et

HÉRACLÉON , gnostique du ii* siècle. Ce sectaire admettait un principe qu'il appelait Seigneur; de ce premier principe, disait-il, en était né un second, qui, avec le premier, en avait engendré plusieurs autres. Il soutenait que le Verbe divin n'était pas le créateur du monde , mais que c'était l'œuvre d'un des Éons. Il repoussait les anciennes prophéties, et ordonnait d'oindre les morts avec une huile particulière et du baume , afin d'adoucir leurs peines. Il a composé un Commentaire sur l'Évangile de saint Jean et sur celui de saint Luc ; on en a des fragments qui se trouvent dispersés dans les écrits d'Origène, et qui ont été insérés par Grabe dans le Spicilegium Patrum et Hœreticorum, tom. II, p. 83. VÔy. TertuUien, de Prœscript..^c. XLix. S. Irénée, Hceres., \. IV, c. iv. S. Ëpiphane, Hœres. xxxvi. Dom Massuet, Première Dissertation sur saint Irénée. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Pluquet, Diction, des hérésies. Le Diction, de la théol. cuthol.

HÉRACLÉONITES (Heracleonitœ), Iiérétiques

qui avaient adopté les erreurs d'Héracléon. Voy. l'arf. précéd.

HERACLÉOPOLIS, ville épiscop. de l'ile de Crète située au diocèse de l'IUyrie orientale, sous la métropole de Gortyne. Un de ses évéques, Théodore, souscrivit au septième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 268. '

HERACLIA LYNCESTIDUM. Foy. Héraclée, n°III.

HERACLIDE (saint), disciple d'Origène, n'était que catéchumène lorsqu'il souffrit le martyre, en 203, à Alexandrie, avec saint Plutarque. Voy. Plutarque.

HÉRACLIOPOLIS , ville épisc. de la première Arménie située au diocèse de Pont, sous la métropole de Sébaste ; les Actes du septième concile général l'appellent Didachthoé , et les notices grecques en font un archevêché. On en connaît trois évéques, dont le premier, Athénogènes, est mentionné par le martyrologe romain au 16 juillet. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 437. Richard et Giraud.

HÉRACLITES, hérétiques qui condamnaient le mariage, et qui niaient que les enfants pussent gagner le ciel par le baptême.

HÉRAIS (sainte), élève d'Origène et catéchumène, souffrit le martyre à Alexandrie avec saint Plutarque. Voy. Plutarque.

HÉRAN, lils de Suthala, de la tribu d'Éphraim , et chef des Héranites. Voy. Nombres , XXVI , 36.

HÉRARD , archevêque de Tours, mort en 871, monta sur ce siège en 855, consacra en 859 l'église de Cormery, et assista aux conciles de Savonnières , de Tousi , de Pistes , de Verberie, de Soissons, de Troyes et de Kiersy ; il prit une grande part à toutes les affaires de son temps. On a de lui : 1° un Recueil de Statuts synodaux, que l'on trouve parmi les Instrumenta de la Gallia Christ., tom. XIV; — 2" un Monitoire au concile de Soissons; — 3" Vie de saint Chrodegang , évéque de Séez, donnée par les Bollandistes au 3 septembre. Voy. l'Histoire littéraire de lu France, t. V. La Gallia Christ., t. XIV. La Notir. Biogr. gémir.

HÉRAT. Voy. Hara.

HÉRAULD (Didier), en latin Desiderius Heraldus. protestant, philologue et jurisconsulte, né vers l'an 1575 , mort à Paris en 1649 , professa d'abord la langue grecque à l'Académie prolestante de Sedan ; mais son penchant pour l'arminianisme lui attira des inimitiés qui le forcèrent à donner sa démission. Il vint à Paris, se fit recevoir avocat; les discussions qu'il eut avec Saumaise troublèrent les dernières années de sa vie. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Tertulliani Apolog., commentariis illustrât, et adjeclis duobus digressionum libris; Paris, 1613, in-4''; — 1" David Leidhresseri super doctrinœ capitibus inter Academiam Parisiensem et Socielatis Jesu Patres controversis Dissertatio politica; Strasbourg ou Cologne, 1612, in -4°; ouvrage dirigé contre l'autorité du Saint-Siège. C'est pour ce motif sans doute qu'il a voulu déguiser son nom. Voy. la I\ouv. Biogr. génér.

II. HÉRAÛLD' (Louis), fils du précédent, né à Sedan vers 1604, mort vers 1675, fut successivement ministre à Alençon, pasteur de l'église wallonne à Londres, et chanoine de Gantorbery. On a de lui : 1» Le Pacifique royal en deuil, cornpris en douze Seimons; Saumur, 1649, in-8»; — " - - — • ■ • -■• en vingt

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d'Angleterre , et les derniers ont été composés après le rétablissement de Charles il sur le trône. Voy. Feller, Biogr. univers. La Notiv. Biogr. génér.

HERBELOT (Barthélémy d'), orientaliste, né à Paris en 1625, mort en 1695, professa la langue syriaque au collège de France. On a de lui : Bibliothèque orientale, ou Dictionnaire universel contenant tout ce qui fait connaître les peuples de l'Orient, leurs mœurs , leurs arts, leur théologie, etc.; ouvrage posthume publié parGalland; Paris, 1697, in-fol.; réimprimé à Maëstricht, 1776, infol., avec un supplém. publié en 1781; nouvelle édit.; La Haye, 1777-1779, 3 vol.; et, avec ce supplém., des additions et des corrections de Schultens et de Reiske. Desessarts en a donné un abrégé à l'usage des gens du monde ; Paris, 1782, 6 vol. in-8°, et Schultens une traduct. allemande; Halle, 1785, 4 vol. gr. in-S". Vuy. le Journ. des Sava^its, 1696, p. 7, 1" édit.; 1697, p. 181, 1" édit., et p. 160, 2» édit. Ladvocat, Diction, histor. Richard etGiraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. HERBERT, surnommé Losinga, parce qu'il flattait beaucoup les grands, évèque de Norwich, né à Hiesmes (Oximiensis pagus)^ en Normandie, mort en 1119, fut d'abord prieur de l'abbaye de Fécamp; l'an 1(J87, Guillaume II l'appela en Angleterre et lui donna l'abbaye de Ramsey. Il monta à prix d'argent sur le siège de Thetford; mais, touché de repentir, il alla à Rome chercher l'absolution de sa faute; le Pape lui laissa son évéché , et, de retour en Angleterre, il transféra son évèché à Norwich. Il fonda à Thetford un couvent de moines de Cluny, bâtit plusieurs églises, et rétablit partout la discipline ecclésiastique. Il ne nous reste de lui que des Lettres, qui ont paru sous ce titre : Epistolœ Herberti de Losinga, primi episcopi Norwicensis; Bruxelles, 1846, in-S». Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

IL HERBERT (Adèlaide), institutrice, née à Amiens l'an 1794, morte le l»"- janvier 1862, a montré dès sa plus tendre enfance un esprit de foi et de piété qui n'est pas ordinaire à cet âge; et s'il nous était permis de rapporter ici les preuves si nombreuses qu'elle en a données, nous serions sûr d'exciter la plus vive admiration. A sa grande foi se joignait une intelligence remarquable. Nous tenons de M. l'abbé Thibaud, mort à la Sorbonne, inspecteur général des études, et qui lui a donné les premières leçons, lorsqu'il était proviseur du collège royal d'Amiens, qu'à treize ans elle expliquait Tite- Liye avec plus de facilité que ne le font ordinairement les élèves de seconde. Au sortir des mains de ce premier maitre, Adéla'ide fut placée au pensionnat des Religieuses du Sacré-Coetir d Amiens, quelle n'aurait jamais quitté si le

Îtrecepte divin : Tes père et mère honoreras, ne ui eut fait comprendre qu'elle devait chercher a satisfaire moins ses goûts personnels que les besoins de ceux qui lui avaient donné le jour. Ce fut uniquement pour ce motif qu'en s'éloignant d'une maison qui lui était chère à plus d un titre , elle accepta la place d'institutrice dans une des grandes et nobles familles françaises, qui lui fournirent l'occasion de montrer en Angleterre ce que peut la vertu d'une jeune fille vraiment chrétienne. A son retour en France, vers 1814, elle se voua à l'éducation publique, et elle continua jusqu'en 1850 cette noble tâche avec une habileté, une sollicitude et un dévouement qui a fait dire et répéter souvent à Mgr Mioland, évêque d'Amiens, qu'il ne concevait rien de vlus pur/ait en éduadion que

la maison de 3/'^' Herbert. C'est ce qu'attestent aujourd'hui un millier de ses anciennes élèves, qui, répandues surtout dans les départements de la Somme, du Nord, de l'Oise et du Pas-de- Calais, font l'édification de toutes les personnes qui les connaissent. Pour nous , il nous semble entendre encore cette quantité de pères de familles, qui, le 3 janvier 1862, accompagnant à leur dernière demeure les tristes restes de la vertueuse Amiénoise, disaient hautement : Jamais on ne trouvera une institutrice qui sache aussi bien foiimer d'excellentes mères de familles comme le sont nos femmes. Il faut dire que M"" Herbert a été puissamment secondée par M. l'abbé Correur, vicaire général, ancien prémontré, aussi vertueux que profondément instruit. Ce qui le distinguait surtout, c'était une habileté extraordinaire pour la conduite des âmes. Aussi n'est-il pas étonnant qu'il ait donné et à la maîtresse et aux élèves la direction la plus sage et la plus éclairée. Mais quarante années de dévouement à l'éducation des jeunes personnes n'est pas le seul mérite d'Adélaïde Herbert. Comprenant tout ce qu'a de pénible et de cruel la séparation de deux vieillards unis depuis longues années par les liens du mariage, quand la maladie oblige l'un d'eux à aller finir ses jours dans un hospice, sa charité compatissante lui a inspiré une œuvre admirable, qui, sous le nom A' Œuvre des vieux ménages, fournit à de vieux époux le moyen de rester ensemble jusqu'à la mort, sous "le toit qui a vu se former leur union. Or cette œuvre est entretenue surtout par ses anciennes élèves, qui, non contentes de leur porter le pain matériel qui doit nourrir leur corps, et de confectionner de leurs propres mains les vêtements destinés à les couvrir, préparent leurs âmes à recevoir les secours spirituels qui leur assurent le bonheur éternel. Le digne évêque actuel d'Amiens prouve suffisamment l'importance et l'utilité de cette belle œuvre par la protection signalée c^u'il y accorde et par les encouragements qu'il ne cesse de donner aux personnes Îui l'entretiennent. On a d'Adélaïde Herbert : " L'Ange du sanctuaire , ou Réflexions et Prières pour aider à entendre la messe; Paris, 1850, in-48 ; ouvrage que le titre ne fait pas suffisamment connaître ; car les Prières ou Réflexions sont précédées de quelques considérations importantes sur le Culte public , sur le Sacrifice en général, le Sacrifice de la Croix, le Sacrifice de la Messe, sur les Objets servant à la célébration du Sacrifice, comme V autel, les vêtements sacerdotaux, les vuses sacrés, etc.; sur quelques pratiques pieuses qui précèdent ou accompagnent la Messe, telles que Yeau bénite, Vasperston ; sur les cérémonies et les différentes parties de la messe; ce qui , joint aux vêpres, aux hymnes, aux cantiques liturgiques, en latin et en français , placés a la fin du livre, forment un excellent Eucologe, d'une nature toute particulière; — 2" Espérance ou Livre du jeune âge; Instructions et Prières pour les enfants de six à douze ans; Amiens, 1851, in-32 ; — 3° Souvenirs ou Lectures religieuses pour tous les âges; Amiens, 2 vol. in-12; livre où toutes les vérités fondamentales de la religion sont exposées et prouvées avec une certaine érudition, mais mise d'une manière habile à la portée des intelligences les plus ordinaires; — 4» Vie de 3/°»« Corbie, religieuse du Sacré-Cœur; ibid.,1856, 2 vol. in-48; — 5» Notice sur la mnrt édifiante de A/"« Eudoxic Morgan; ibid., 1858, in -18; — 6» Le Bon Ange des jeunes communiants ou Suite d'entretiens pour disposer les enfants à la première communion; ibid., 1859, in-18;--

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