‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1045 sur 1220 · HERI · texte numérisé non relu

HERI

HERM

des Aut. sacr. et ecdés., tom. XIX, p. 283 et suiv. Richard el Giiaud.

HÉRICODRT DU VATIER (Louis de), jurisc , no à Soissons tn !ti87, mort à Thiais, près de Paris, en 1752, entra successivement dans l'Ordre de Saint - Benoit , puis dans celui de l'Oratoire, qu'il quitta pour étudier le droit. Reçu en 1712 avocat au parlement de Paris, il se lit remarquer par sa connaissance approfondie du droit canonique. Il a laissé, outre ses ouvrages de droit civil : 1" Ancienne et nouvelle Discipline de l'Eglise touchant les bénéfices et les bénéficiers , extraite de la Discipline du P. Thomassin. etc.; Paris, 1717, in -4°; — 2" Les Lois ecclésiastiques de France dans leur ordre naturel, et une Analyse des livres du droit canonique, conférés avec les usages de l'Église gallicane; ibid., 1719, in-fol., et 1771 , souvent réimprimé ; mais qui, selon la juste remarque de Feller, est en général peu favorable à la puissance ecclésiastique, et qui renferme quelques principes propres a jeter le trouble dans l'administration des choses spirituelles ; — 3" Œuvres posthumes ; ibid., 1759, 4 vol. in-i", contenant des consultations et des mémoires sur le droit civil et canonique. Voi/. le Journ. des Savants , 1718, 1719, 1721, 1730, 1743 et 1750. Moreri , Z)<c^jon. histor. Lelong, Riblioth. histor. de la France. Feller, Biogr. univers.

HÉRIGER , abbé de Lobbes , né dans le Brabaut vers l'an 940, mort en odeur de sainteté l'an 1007, était très -versé dans la littérature sacrée et profane. Il nous reste de lui : 1» Historia et gesta episcoporum Leodicensium , publiée par Chapeauville ; Liège , 1612, in-4»; — 2» De Vita S. Ursmari , poëme héroïque qui a été inséré dans les Monumenta monasteni Lauhiensis; 1628; on en trouve des extraits dans Mabillon, Acta sanctoruni Ordinis S. Benedicti; tom. IV, — 3» Epistola ad Hugonem de quibusdam quœstionibus , insérée dans D. Martenne , Anecdolu, tom. I; — 4° Vita S. Berlendis Virginis, dans les BoUandistes, au 3 février, et dans Mabillon, Acta Sanctorum , etc., tom. VII; — 5° Vita S. Landoaldi, dans Surius , Vitœ Sanctorum , au 19 mars; — 6° Vita S. Laudelini, dans Mabillon, Acta Sanctorum, etc., tom. IV. Sigebert de Gembloux, De Scriptorib. ecclesiast., cap. cxxxvii. Foppens, Biblioth. Belg. L'Histoire littér. de la France, tom. VII. Richard et Giraud. Feller, Bioqr. univers. La Xouv. Biogr. génér.

HERIMAN. Voy. Herm.\nn.

HÉRISSON {Herinacius); c'est par ce mot que la Vulgate a rendu le terme hébreu schùphàn dans le psaume cm (Hebr., civ), 18, qu'elle a traduit par choerogryllus (Lévit., xi, 5. Deutéron., XIV, 7), et par /e/>uw«/i« (Prov., xxx, 26). Les Septante ont constamment rendu l'hébreu par choirogrullios , qui est le mus jaculus de Linné, et peut-être \e jerbouh des ."^jabes , c'est-à-dire une espèce de rat gros comme le lapin, qui va par grandes troupes, habite dans les rochers, el que l'on mange dans r.4.rabie. Bochart croit que c'est \e jerbôa femelle; mais le voyageur Shaw combat celte opinion , comme Bochart lui-même combat la signification de lapin ordinaire donnée par les rabbins. 11 faut remarquer que les Septante et la Vulgate ont rendu aussi par hérisson (Isaie, xxxiv, 15) l'hébreu kippôz, qui parait être le serpent acontias ou jaculus des anciens. Tout ce qu'on sait par l'Écriture du schâphûn c'est qu'il est une bète impure , qu'il demeure dans les rochers , et que son espèce est appelée peuple faible et impuissant (Proverb., xxx, 26). Voy. Bochart, Hieroz., tom. I, p. lOO^l et suiv. Shaw, Voyages, tom. I ,

p. 322; tom. II, p. 75. Œdmann. F«7w. Sammlungen, IV, p. 48. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. II, p. 69,70, 85.

HERITAGE DE JOSEPH, champ situé près de Sichem, et que .lacob avait acheté des enfants d'Hémor et donné à son fils Joseph. Voy. Genèse, xxxiii, 19; XLViii, 22. Jean, iv, 5.

HERITES. Voy. Her.

HÉRITIER, celui qui a droit de succéder à un autre dans la possession de quelques biens. Les héritiers sont obligés, sous peine de péché mortel, d'exécuter la volonté du testateur, de garder ses contrats léi^itimes. de paver ses dettes selon l'étendue de l'hérédité, et d'accomplir les vœux réels, comme les olfrandes, etc. Autrefois, suivant le droit commun, ceux qui ne pouvaient être institués héritiers étaient : l» les hérétiques et les païens; 2° les fauteurs et les receleurs des hérétiques ; 3" les apostats ; i'> les compagnies défendues; 5° les exilés; 6° ceux qui étaient flétris par une sentence infamante; 7" les excommuniés dénoncés; 8» les bâtards; 9" ceux qui étaient coupables d'inceste avec des personnes religieuses; 10" les criminels de lèsemajesté; 11» les simoniaques. Voy. Silvestre, Summa, dict. hereditus, 3, q. 2. Richard et Giraud.

HERLINDE et RENELLE (saintes), vierges et abbesses, nées au pays de Tongres, vivaient au viu' siècle. Elles furent élevées dans un moi nastère de Valenciennes, et leurs parents leur firent bâtir l'abbaye d'Eike , située au diocèse de Maëstricht. Elles gouvernèrent toutes deux ce monastère, donnant à toutes leurs religieuses les plus beaux exemples de piété et de vertu. Sainte Herlinde mourut la première, le 12 octobre , et sainte Renelle le 6 février. Outre leurs fêtes particulières, on les honore ensemble le 22 mars. Voy. BoUandus, au 22 mars. D. Mabillon, \n^ siècle bénédict. ,^Art. I. Bulteau, Htst. hénédict., tom. II. Richard et Giraud.

HERLUISON (Pierre -Grégoire), ecclésiastique, né àXroyesen 1759, mort à Saint-Martinles-Vignes en "1811 , professa à l'école militaire de Brienne, et fut bibliothécaire de l'école centrale de l'Aube, puis de la ville de Troyes. Ses principaux ouvrages sont : 1" La Théologie réconciliée avec le patriotisme , ou Lettres théologiques sur la puissance royale et sur l'origine de cette puissance; Troyes, 1790, in-12 ; Paris, 1791 ; l'auteur y cherche à établir la souveraineté du peuple par le témoignage des Pères; — 2" Le Fanatisme du libertinage confondu, ou Lettres sur le célibat des 7ninistres de l'Église; Paris, 1792, in-8"; — 3" Traité sur la religion; ouvrage posthume publié par M. Boulage, sous ce titre : De la Religion révélée, ou De la ISJcessité des caractères et de l'authenticité de la révélation ; Varis, 1813, in-8°. Voy. Feller, Biogr. univers. La i\(iuv. Biogr. génér.

HERMÀ. Voy. Harma.

I. HERMAN, moine de Reichenau, né en Allemagne ranl013, mort à Aleshusenen 1054, reçut le surnom de Contractus, parce que dès sou enfance il avait eu les membres rétrécis. Il fut élevé dans le monastère de Saint-Gall ; il était très -versé dans l'astronomie, la mécanique , etc. Il a laissé une Chronique qui finit à l'aimée 105i, et qui a été souvent imprimée; les meilleures éditions sont celle d'Ussermann; 1790-1792. 2 vol. in-4», et celle que l'on trouve dans Pertz, Monumenta Germaniœ, tom. VII. On lui attribue les hymnes Salve Regina et Almu Redemptoris mater. Voy. Honoré d'Autun, 1. IV, c. XII. Trithéme. Bellaimin. Feller.

Page 1