‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1046 sur 1220 · II. HERMAN (Nicolas), religieux couvers des · texte numérisé non relu

II. HERMAN (Nicolas), religieux couvers des

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carmes déchaussés, mort en 1691, a laissé : Maximes spirituelles utiles aux âmes pieuses pour acquérir In pré'^ence de Dieu; Paris, 1G92, in-1'2. III. HERMAN DE SCHILDE, de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, vivait au xiv« siècle. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° un Traité sur le premier livre des Sentences; — 2° deux livres sur la Genèse;

— 3" un Commentaire sur le Cantique des cantiques: — 4" un Iraité des quatre sens de l'Eerituré ; — 5» Le Manuel des Prêtres; — 6° une Explication de la Messe; — 7» De la Conception de la Vierge; — 8° des Heures canoniales, etc. Voy. Trithème , De Scriptorih. eccles.

iV. HERMAN DE STEINFELDT (Joseph), bienheureux, de l'Ordre de Prémontré, né à Cologne, mort le 7 avril, vers l'an 1241, fut élevé dans le monastère de Steinfeldt, où il fut employé au réfectoire et à la sacristie. Il se distingua par une extrême pureté d'esprit et de cœur, et par une humilité extraordinaire. Il a laissé, entre autres ouvrages, un Commentaire sur le Cantique des cantiques. Dieu attesta sa sainteté par des miracles, et on l'honore le 7 avril comme bienheureux dans l'Ordre de Prémontré et dans plusieurs endroits du diocèse de Cologne et des Pays-Bas. Voy. Richard et Giraud.

V. HERMAN PETRI DU STUTDORP, chartreux, né en Allemagne, mort en 1428, appartenait au monastère de Sainte- Anne, près de Bruges. Il a laissé : 1" un Traité du gouvernement des religieuses ; — S» des Sermons; Louvain,

HERMANN ou HERIMAN , bénédictin, vivait au xiP siècle, et était abbé de Saint-Martin de Tournai. On a de lui : 1" Histoire du rétablissement de r abbaye de Suint - Martin de Tournai, dans D.Lucd'Achéry, Spjcj/e^îwm, tom. XII; — 2o un Traité de l'Incarnation ; Leyde, 1692, in-80;

— 3" Miracles de Notre-Dame de Laon, dans V Appendice des Œuvres de Guibert de Nogent; Paris, 1651. Voy. le Journ. des Savants , {OHb. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XXII, p. 307 et suiv. Richard et Giraud.

I. HERMANT (Godefroy;), docteur en théologie, né à Beauvais en 1617, mort à Paris en 1690, professa à Beauvais, où il obtint un canonicat, et devint recteur de l'université de Paris. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1" plusieurs Apologies pour l'université de Paris, contre les Jésuites : Varis , 1643, 1644, in-8°; — '2° Apologie pour M. Arnaula contre un libelle intitulé: Remarques judicieuses sur le livre De la fréquente Communion; ibid., 1644, 1648. in-4o; — 3» Défense des prélats approbateurs du livre De la fréquente Communion de M. Arnauld; 1646; — 4° Défense des disciples de suint Augustin contre un Sermon du P. Bernage, jésuite; 1650, in -4°; — ,5» Défense de la piété et de la foi de la sainte Église catholique, apostolique et romaine , contre les impiétés et les blasphèmes de Jean Labadie; ibid., 1651, in-S"; «— 6" Fraus Culvinistarum retecta, etc.; ibid., 1652, in-4"; — 7" une traduction française du Traité de la Providence, par saint Jean Chrysostome; ibid., 1658, in-12; — 8° Vie de saint Athanase; ibid., 1671; souvent réimprimée; — 9" Entretiens spirituels sur saint Matthieu; ibid., 1690, 3 vol. in-12 ; — 10" Clavis disciplina ecclesiasticœ, seu Index universalis totius juris ecclesiastici; Lille, 1693, in-fol.; — 11° La Conduite canonique de l'Église pour la réception des filles dans les monastères, avec Ant. Arnauld; ibid., 1668, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1665, 1675, 1678, 1690, 1693, 1697 et 1717. Richard et

Giraud, qui donnent la liste complète des écrits dllermant et de ceux qu'on lui a attribués.

II. HERMANT (Jean), curé de Maltot, au diocèse de Buyeux, né à Caen en 1650, mort en 1725. On lui doit : 1° des Homélies sur les Évunniles de tous les dimanches de l'année; Rouen, 1705, 2 vol. in-12; — 2» Sermons et Panégy^ riques des saints; 1706, 2 vol. in-12; — 3" Histoire des Conciles; Rouen, 1695 et 1704; — ^"Histoire de l'établissement des Ordres religieux ^et des congrégations régulières et séculières de l'Église, avec l'éloge et la vie de leurs saints patriarches et de ceux qui y ont mis la réforme; Rouen, 1()97, in-12 ; — 5" Histoire des religions ou Ordres militaires de l'Église et des Ordres de chevalerie; Rouen, 1698, in-12; ^- 6" Histoire des hérésies; Rouen, 1717, 4 vol. in-12, 3« édit.; — 7" Histoire du diocèse de Bayeux; Caen , 1705 , in - 4"; — 8" plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud et dans la Noitv. Biogr. génér. Voy. \e Journ. des Savaiits , 1705, 1710,1711, 1712 et 1725. Moréri, Diction, histor.

HERMAPHRODITE. Une personne hermaphrodite est réputée appartenir au sexe qui prévaut en elle. Selon le droit romain, elle peut se marier avec une autre personne d'un sexe différent de celui qui prévaut en elle : Etir/endum sexum qui in iis prœvalet (1. x ff.de Stat. hominum); ce qui serait suivi dans l'usage {Glos. in can. Si testes 4, qu. 2). Mais, comme le remarque judicieusement Collet, un curé ne doit jamais marier des hermaphrodites, priusquam eccl.judex, ex expertorum inspectione, dijudicaverit quis sexus prœvalet; et declarationem juramento firmatam exegerit qua spondeant androgyni se nunquam usuros altero sexu, etiamsi œqualiter, utriusque compotes essent ,quod raro aut nunquatn contingere docent peritiores medici. Quant à la capacité de recevoir les ordres , les canonistes disent : Hermophroditus , si virilis in eo sexus prœvaleat , ordinari valide potest, sed non sine scelere; est enim etiam tum irregularis utpote qucedam species monstri.Si, quod rarissimum est, sexum utrumque pari gradu participet , ne valide quidem ordinabitur, cum fœmina sit œque ac vir. Ainsi, quoique les hermaphrodites aient la capacité radicale pour la réception des ordres, les lois de l'Église leur en interdisent absolument l'accès : Illitteralos aut aliqua parte corporis vitiatos, vel imminutos, nullus prœsumat ad clericatus ordinem promovere (Cap. i, dist.36). Voy. Collet, Traité des dispenses, 1. II, c. xiv, n. 230; I. V, c. Il, n. 2, 138, in fine. Barbosa, de Officio et potest episc, part. H, alleg. 2, n. 28. Schamalzgrueber. Jus Eccles. universum, etc.

HERMAS, un des Pères apostoliques, vivait dans le i" siècle de l'ère chrétienne. Les Grecs le mettent au nombre des apôtres et des disciples, et ils ajoutent qu'il était évêque de Philippes, en Macédoine, ou de Philippopolis, en Thrace; mais on pense généralement qu'Hermas était un simple laïque. Suivant Origène, Eusèbe, saint Jérôme, et le commun des interprètes, cet Hermas est le même qui est mentionné dans l'Épître de saint Paul aux Romains (xvi, 14); et on ne voit rien qui oblige à s'écarter de ce sentiment. On attribue à Hermas le livre du Pasteur, divisé en trois parties, et où l'on trouve des choses remarquables sur l'état et la discipline de l'Église. Quoiqu'on ne voie pas dans cet ouvrage des passages précis des Epitres de saint Paul textuellement rapportés, l'auteur y fait beaucoup d'allusions manifestes , et il y dit un grand nombre de choses qui en sont clairement tirées ; ce qui n'est pas un faible argument en laveur de l'authenticité

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de ces Épitres. Plusieurs écrivains ayant regardé le Pasteur comme un livre canonique, le pape Gélase déclara qu'il ne faisait point partie de l'Ecriture. Ce livre, souvent réimprimé, se trouve dans la Bibliothèque des Pères; la dernière édition est celle de M. Dressel; Leipzig, 1857. Les Grecs honorent la mémoire d'Hermas le 8 mars et le 5 octobre, et les Latins le 9 mah Voy. Origen., in Rom., xvi, 44. Euseb., Hist. eccles., 1. III, c. m. Hieron., De Viris illusir.. c. X. Bollaiidus. Tillemont, Mémoires, tom. il, 9 mai. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. I, p. 582 et suiv. Richard et Giraud. Ber-ier, Diction, de théol. La Nouv. Biogr. ge'ne'r. Le Dicfion.de ta tftéoL crifhoU .-B.Glaite, Introd lie lion, etc.. tom. V, p. 6^ 7.

HERMELANDUS. Voy. ErBLANd.

HERMÉLINDE {Hennelendis). Voy. Ermé-

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HERMÉNÉGILDE (saint), martyr d'Espagne, mort le 13 avril 586, était lijs de Leuvigilde, roi des Goths, en Espagne, et de Théodore, qui, dit-on, était sœur de saint Léandre et de saint Isidore , évéque de Séville. Élevé dans l'arianisme, il épousa en 579 Ingonde, fille de Sigebert, roi d'Austrasie; cette princesse, aidée par saint Léandre, parvint à faire abjurer Terreur à son mari ; mais Leuvigilde fit mettre à mort son lils, parce qu il n'avait pas voulu recevoir la communion des mains d'un évéque arien. On honore la mémoire de saint Herménégilde le 13 avril. Voy. Bollandus. Wariana, Histoire, 1. V. Richard et Giraud.

HERMÉNEUTIQUE SACRÉE. L'herméneutique, en général, est l'art d'interpréter le sens dunlivre;lorsqu'onrapplique à l'Écriture sainte, elle prend le nom d'herméneutique sacrée. Dans le langage ordinaire on la confond très-souvent 'd\ecïexégèse oaVexégétique, qui est proprement Vexplication même des textes, c'est-à-dire que Y herméneutique donne les règles à suivre pour interpréter un livre, et Vexégèse fait l'application de ces mêmes règles en l'interprétant. L'herméneutique étant l'art d'interpréter le sens d'un livre , il faut connaître le sens de ce livre et en expliquer, en démontrer le sens. Ainsi il y a deux parties bien distinctes dans l'herméneutique : l'une qui donne les moyens de saisir le véritable sens, l'au tre qui fournit à l'interprète les moyens de faire connaître auxautres le sens qu'il a découvert lui-même. l°Les moyens que donne l'herméneutique pour connaître le vrai sens de l'Écriture sont ou intrinsèques, c'est-à-dire qui tiennent en quelque sorte à l'herméneutique même, comme la connaissance de la langue et des notions particulières que l'usage attachait aux mots chez les Hébreux; car toutes les significations des mots et toutes les notions particulières (ju'on y attachait se connaissent par l'usage qui avait lieu au temps où écrivait l'auteur sacré, puisque, parlant pour être entendu de ses contemporains, il a dû nécessairement se conformer à l'usage communément reçu; ou extrinsèques, c'est-à-dire en dehors de l'herméneutique, mais dont elle ne peut se passer. Ces moyens sont les sciences que doit posséder celui qui veut pénétrer dans le vrai sens des Écritures. Or ces sciences sont la grammaire de la langue dans laquelle ont été écrits les livres îaints;la critique, qui découvre la vraie leçon d'un passage quand elle est douteuse ; la rhétorique et la poésie sacrées, qui font saisir toutes les beautés du style des écrivains sacrés ; la dialectique, qui apprend à faire l'analyse d'un livre; la philosophie, mais surtout la théologie, qui est absolument indispensable dans l'élude des

livres sacrés; de pliis l'histoire et les antiquités du peuple juif, à ses différentes époques ; la chronologie , la géographie , ettfin l'histoire naturelle de la Palestine. 2» Les moyeiis que l'hei*méneutique fournit à un interprèie de faire connaître aux autres le vrai sens de l'Écriture quand il l'a découvert lui-même, sont une traduction, des scolies , une paraphrase, un commentaire ; moyens auxquels on peut ajouter la lecture des commentateurs comme une sorte de complément nécessaire. Ce serait sans doute ici le cas d'exposer et de réfuter les erreurs des protestants modernes par rapport à l'herméneutique sacrée, mais nous l'avons déjà fait à l'article Exégèse.

HERMENRIC. Voy. ErmeNric.

HERMERICS. Voy. Hermières.

I. HERMÈS (saint), mentionné par saint Paul dans son Épitre aux Romains (xvi, 14), était , selon les Grecs, un des soixante -dix disciples, et devint évéque de Dalmatie. On l'honore le 8 avril.

II. HERMÈS (saint), martyr de Rotne, était, dit- on, un préfet de cette ville converti par Alexandre I*', et martyrisé sous le règne de l'empereur Adrien. On célèbre sa fête le '28 août. Voij. Richard et Giraud.

III. HERMÈS (saint), diacre et martyr, fut le compagnon de saint Philippe, évéque d'Héraclée, en Thrace. Vny. Philippe, n»

IV. HERMÈS (Georges), théologien catholique, né à Dreyerwald, près de Munster, en 1775, mort à Bonn en 1831, fonda une école philosophico-doi^matique. (Voy. Hermésianis.me.)I1 devint professeur de dogmatique à l'université de Munster, puis professeur de théologie à l'université de Bonn. On a de lui , en allemand : 1" Introduction à la théologie catholique; Munster, 1819 et 1829; éditions qui ont été condamnées par un bref de Grégoire XVI en date du 26 septembre 1835, et par un décret de la Sacrée Congrégation de YIndex daté du 7 janvier 1836;

— 2» Recherches sur la vérité inférieure du christianisme ; ibid., 18(fâ; — 8" Plans d'études de théologie; ibid., 1819; — 4" Dogmatique chrétienne catholique; ibid., 1834-183o, 3 vol.; ouvrage condamné par le même bref du pape Grégoire et le même décret de la Sacrée Congrégation de V Index que Ylnirod. ii la théol. cuthol.

V. HERMÈS (.lean-.\uguste), théologien protestant, né à Ma.Lîdebourg en 1736, mort à Quedlimbourg en 1822, exerça d'abord les fonctions de pasteur; plus tard il se fixa à Quedlimbour^, où il fut successivement prédicateur en chef, conseiller du consistoire et premier conseiller ecclésiastique. Il a laissé : 1" Manuel de la religion: Berlin, 1779 et 1791, 4« édit.; traduit en fiançais, Berlin, 1784; en hollandais, Hameln, 1788'-1789, et en suédois, 1790; — 2» Sermons sur les textes de l'Évangile; Berlin, 1782 et 1788;

— 3" Livre de communion; ibid., 1783 et 1798;

— 4" Bibliothèque théologique universelle ; Quedlimbourg, 1784-1787 ; — 5» Des Réfoimesàinjroduire dans le culte public; Leipzig, 1785-1788, 2 vol.;— 6° Traité de la religion de Jésus; Quedliuibourg, 1799 et 1822, 3" édit.; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

HERMÉSIANISME. C'est la doctrine qu'a répandue dans ces derniers temps, en Allemagne, Georges Hermès, dont nous avons parlé ci-dessus ; doctrine qui a exercé dans ce pays une uiiluence fâcheuse pour la pureté de la foi. Eh voulant combattre le système philosophique de Kant, Hermès entreprit de donner une démonstration rationnelle du catholicisme, dans la-

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quelle il finit par accorder trop à la raison humaine, et fut conduit à un doute positif qui entraîna ses disciples dans un véritable scepticisme. Ce système excita tout d'abord des réclamations ; l'archevêque de Cologne le condamna, et le Saint-Siège confirma plus tard celte condamnation, en mettant les livres d'Hermès à Y Index, comme nous l'avons indiqué. Un certain nombre de ses partisans se soumirent; beaucoup d'autres résistèrent, et ainsi l'hermésianisme continua de séduire une partie du clergé catholique allemand. Voy. le Diction, de théoL de Bergier. Le Diction, des hérésies de Pluquet. Le Diction, de la théol. cathol. On trouve dans ces trois diction, l'exposé, la réfutation des fausses doctrines d'Hermès.

HERMÉTHES. Voy. Hermonthis.

HERMIANITES. Voy. Hermias , n» IIL \. HERMIAS ou HERMIE (saint), martyr de Cappadoce, mort vers l'au 466, servait dans l'armée romaine. Il se retira à Comanes , ville de Cappadoce, afin de mener une vie toute chrétienne; mais un officier étant venu dans cette ville pour rechercher les chrétiens, se fit amener Hermias, à qui il fit couper la tète. On célèbre sa fête le Si mai, que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. ïillemont , Notes sur la persécution de Marc-Aurèle.

II. HERMIAS, pliilosophe chrétien, vivait au n« siècle. 11 a écrit, en grec, un petit ouvrage intitulé Dérision des philosophes , où, après avoir passé en revue les opinions des philosophes sur la divinité, il conclut à la nécessité de la révélation. Le style rappelle, moins le cynisme, la causticité de Lucien; on en a donné de nombreuses éditions; Zurich, 1553, in-8"; 15(30, infol.; il a été inséré dans les collections des écrivains ecclésiastiques. L'abbé Guillon l'a traduit en français et l'a donné dans sa liiblioth. des Pères. Voy. le Journal des Sava7its , 1686, 1722 et 1743. Bergier, Diction, de théol.

III. HERMIAS, philosophe de Galatie, hérétique dont les disciples ont pris le nom d'Hermianites, d'Hermiatifes et d'Herminiens, Hermionites, Hermiotites , enseignait, comme Hermogène, que la matière est éternelle, que Dieu est corporel, comme le soutenaient les stoïciens; que Jésus-Christ, en montant au ciel, avait laissé son corps dans le soleil, où il l'avait pris. Ces hérétiques étaient aussi nommés Séleuciens , à cause de Séleucus, compagnon d'Hermias. Voy. Ski.euciens. Philastre, de Hœr., c. LV, lvi.

HERMIE. Voy. Hermias, n«I.

HERMIÉRES' (Hennericœ), abbaye de l'Ordre de Prémoutré située dans la Brie, entre Crécy et Lagny. D'après une charte donnée en 1202 par Adèle, fille de Thibaut, comte de Biois et de Champagne, et femme de Louis \"II, on est porté à croire que cette abbaye fut fondée par les ancêtres de cette princesse. Voy. la Gallin Christ., tom. VIL

HERMINE (Ordo Velleris pontici), Ordre de chevalerie institué l'an 1381 par Jean IV, duc de Bretagne ; les dames y étaient reçues et s'appeldiient chevaleresses. L'an 1464, Ferdinand, roi de Naples, institua un autre Ordre de l'Hermine. Voy. le P. Lobineau, Hist. de Bretngiie, tom. I, p. 442. Le P. Hélyot, Hist. des Ordres monast., tom. IV, p. 460. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 274 et suiv.

HERMINIENS. Voy. Hermias, n" III.

HERMINIER (Nicolas L'), théologien scolastique, né dans le Perche en 1657, fut reçu docteur en théologie à Paris en 1689, et devint théologal, puis archidiacre du Mans. Il professa longtemps la théologie. On a de lui : l^un Cours

de théologie; 7 vol. in-S"; — 2" Des Sacrements; 3 vol. in-12; ces deux ouvrages sont en latin; — 3» Traité sur la distinction formelle des attributs divins; en fiançais; — 4" Traité de la grâce; 1709, nouv. édit., qui contient dans la préface une réponse à l'accusation de jansénisme portée contre ce traité. Voy. Richard et Giraud.

HERMIONITES , HERMIOTITES. Voy. Hermias , n<> 111.

HERMIPPE. Voy. Hermolaus.

HERMITE. Voy. Ermite.

HERMOCAPELIA , ville épisc. de Lydie , située au diocèse d'.\sie , et érigée au ix« siècle, sous la métropole de Sardes; on en connaît deux évêques , dont le premier, Théopiste, assista au VII* concile général, et le second, Nicéphore, au concile de Photius. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 890. De Commanville, I'" Table alphabet., p. 120. Richard et Giraud.

L HERMOGÈNE ou HERMOGÈNES, dont parle saint Paul à Timothée, était, selon quelques auteurs peu sûrs d'ailleurs, un magicien converti par saint .Jacques le Majeur avec Phigelle. Mais , après avoir suivi l'Apôtre pendant quelque temps, ils le quittèrent lorsqu'ils le virent en prison pour la foi. TertuUien dit qu'Hermogène renonça à la foi , et qu'il est différent d'un autre Hermogène, contre lequel il écrit. Il est certain que saint Paul dit à Timothée que tous ceux qui étaient en Asie se sont éloignés de lui, ajoutant que Phigelle et Hermogène étaient de ce nombre. Voy. IITimoth., I, 15. Abdias, Apostol. histor., 1. IV, De Jucobo Majore. TertuU., contra Hermogen. D. Calmet, Dict.de la Bible, et Comment, sur // Timoth.,l, 15.

II. HERMOGÈNE ou HERMOGÈNES, philosophe stoïcien qui embrassa le christianisme, et devint hérésiarque. 11 naquit dans la province d'Afrique, et il vivait sur la fin du ir siècle. Il eut pour principaux disciples Hermias et Séleucus. 11 prétendait que Dieu n'ayant créé aucune chose de rien , avait tout fait avec une matière incréée qui lui était coéternelle, et c'est à cette matière première qu'Hermogène attribuait le mal. Il soutenait , entre autres choses, que les démons se dissoudraient un jour pour retourner à la matière première; que le Père, le Fils et le Saint-Esprit n'étaient point des personnes, mais seulement des noms et des vertus, etc. Voy. TertuUien, contr. Hermogen. Eusèbe, Liber de Prœparat. Evang., 1. VII, c. VIII et IX. Saint Jérôme , De Script, eccles. et Epist. XV, 5. Théodoret, Hœret. Fabul., 1. I, c. XIX. Pluquet , Diction, des hérésies. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, le DiC' tion. de la théol. cathol. Richard et Giraud, art. Hermogéniens.

HERMOGÊNIENS, hérétiques qui avaient adopté les opinions d'Hermogène. Voy. l'art. précédent.

HERMOLAIRE ou HERMOLOGE {Hirmologium) , nom donné , chez les Grecs , à un livre d'église qui contient les hymnes.

HERMOLAUS (saint), catéchiste de Pantaléon , fut décollé , par ordre de. Maximien , avec deux autres chrétiens : Hermippe et Hermocrate. Voy. Pantaléon.

HERMON ; c'est proprement le sommet le plus élevé de l' Anti-Liban; mais ce mot se prend ordinairement dans un sens plus étendu ; il signifie la chaîne de montagnes qui est à l'extrémité septentrionale du pays occupé par la demi-tribu de Manassé au delà du Jourdain, Voilà pourquoi ce mot se met au pluriel, Hermoniim (Ps. XLii; Vulg., XLi , 7). Hermon

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