‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1052 sur 1220 · II. HESSELS (William). Voy. EsTiis · texte numérisé non relu

II. HESSELS (William). Voy. EsTiis

HÉSYCHASTE, tiré du grec ésuchastés ou

mieux hèsuchastés , c'est- à -aire tranquille, qui est en repos, et qui répond au mot français QUIÉTISTE. Ce nom fut donné d'abord à des moines grecs du xi** siècle qui, sous la conduite de Siméon le Jeune, abbé de Xérocace, s'adonnaient à la contemplation d'une manière particulière, et qui, dans la ferveur de leurs méditations, croyaient voir sortir de leur nombril une lumière qu'ils disaient être céleste, et semblable à la gloire du Thabor. Au commencement du xiv« siècle, Grégoire Palamas, moine du mont Athos, adopta les règles que Simon le Jeune avait prescrites pour la contemplation, et les accrédita. Dès lors Constantinople fut rempli d'Hésychastes ou Palamites. Cette, démence y causa des disputes, et donna lieu à des assemblées d'évèques, à des censures, à des livres qui furent écrits pour et contre. L'abbé Rarlaam, moine de Saint-Basile, visitant les monastères du mont Athos, condamna cette folie des moines ; mais Grégoire Palamas prit lu défense de ses moines, et Ht condamner Barlaam dans un concile de Constantinople l'an 1341. De cette dispute absurde les protestants ont pris occasion de déclamer contre les mystiques en général, et contre la vie contemplative. Mais un

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