HEUR
HEUS
ibid,, 1750-1763, trad. en hollandais; — 5" De Prudent ia christ iana; 1761-1763, 12 part, in-8";
— 6° Preuve que renseignement de l'Eglise re' formée sur ta Cène est la vraie; Eisleben,l764, in-i" ;
— 7" Lactantii Opéra, cum notis; léna, 1736, in-8o. On doit reconnaître que les travaux bibliques d'Heumann n'ont pas une grande valeur exégétique ; à coté de quelques explications assez heureuses on rencontre beaucoup d'erreurs et de paradoxes. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
HEDNISCHIUS (Gaspard), écrivain allemand du xvii« siècle , a donné : ^Etales Patrum et <?hronologia concilioi um : in-S"; ouvrage tiré de l'Histoire des conciles du P. Labbe. Voy. le Journ. rfeySar</«^%1678,p.l35,l"édit.,etp.74,2eédit.
HEURE. Il n'y a dans les livres saints aucun mot , ni hébreu , ni chaldéen , qui désigue les heures comme nous les entendons. Pour compter les parties du temps qui ont quelque analogie avec nos heures, on se servit dabord des gnomons, qui ne donnaient que le midi , et ensuite d'horloçes solaires. C'est au IV« livre des Rois (xx, 9-11) quil est question pour la première fois d'une horloge solaire. Mais, comme ni les uns ni les autres n'étaient d'aucun secours quand le soleil se trouvait caché par les nuages, on inventa les clepsydres, qu'on voit encore en usage dans la Perse au xvii* siècle. Plus tard les Juifs divisèrent en quatre portions le temps de la présence du soleil sur l'horizon ; chacune de ces divisions était de 3 heures. Et, comme en été le soleil est sur l'horizon plus longtemps qu'en hiver, les heures étaient plus longues dans la première saison que dans la seconde. Ces divisions du jour, qu'Ausone ap-
Eelle trihories . se nommaient I", III« VI^ et IX« eure. La I" commençait au lever du soleil, et durait environ 3 de nos heures ; la IIP, qui commençait 3 heures après le soleil levé , finissait à midi; la VI* commençait à midi, et se terminait à peu près au moment où il est pour nous 3 heures après midi ; enfin la IX« heure s'étendait depuis 3 heures après midi jusqu'au coucher du soleil; de sorte que la dernière heure de la quatrième division est la douzième du jour. Il est question de la III«, de la VI« et de la IX* heure dans les Actes des apôtres (n, 15; ni, 1 ; X, 3, 9), comme destinées à la prière. C'est aussi de cette manière que saint Marc compte les heures (xv, 33). Les Juifs divisaient encore le jour en 12 heures , comprises dans les quatre trihories dont nous venons de parler; de manière que la I" heure commençait au lever du soleil; la VI* répondait à midi, et la XII* finissait au soleil couchant. C'est d'après cette division que saint Jean compte les heures ( xi , 9; XIX, 14). Nous n'ignorons pas que presque tous les hébraïsants et la plupart des interprètes rendent le tenne chaldéen scluihta par hora; mais c'est à tort , selon nous , ce mot venant du verbe scheha , c'est-à-dire je fer un regard, et signifiant simplement coup d'œil, clin d'œil ( en allemand Augenb/ick), et de là moment, instant, sens qui convient parfaitement aux divers passages où il se rencontre (Daniel, m, 6, 15; rv, 16. 50; V, 5), comme nous lavons dit dans notre lutrod. hist. et crit., etc., tom. II, p. 173.
HEURES CANONIALES, nom donné à des prières vocales que toutes les personnes qui sont engagées dams les ordres sacrés doivent réciter tous Tes jours au temps marqué. On les appelle Heures, parce qu'on doit les réciter à certaines heures du jour ou de la nuit , selon l'usage des lieux, et canoniales, parce qu'elles ont été instituées par les canons et qu'elles doivent être dites par des persomaes ecclésiastiques vivant
canoniquement ou régulièrement. Ces heures sont au nombre de sept : Matines et Laudes, qui n'en font qu'une, puisqu'elles n'ont qu'une seule collecte; Prime, Tierce, Sexte, Noue, Vêpres et Complies. Ces sept heures représentent les sept dons du Saint-Esprit, les sept principaux bienfaits de Dieu et les sept mystères de la Passion de Notre -Seigneur, renfermés dans ces vers :
Hsec sunt septennis propter quae psallimus bons : Matutina ligat Christum , qui crimina puraat; Prima replet sputis ; dat causam Tertia mortis ; Sexta cruci nectit; latus ejus N'ona bipartit; Vespera deponit ; tuniulo Compléta reponit.
C'est au XIII* siècle que les Heures canoniales ont été réduites à leur forme actuelle; mais, quant à la substance, elles sont aussi anciennes que l'Église, puisque du temps des apôtres les premiers fidèles chantaient et récitaient des prières, des hymnes et des cantiques spirituels dans leurs assembk^es (.\ctes, ii. Ephes., v). Voy. TertuU., De Je/un., n° X, etc. Cvpr., Lio. de Orat. domin. Origen., deOrat., n.}^II. Cler.':. Alex., Strom., 1. VU, c. vi. D. Mabillon, De Cursu gallicano, à la suite de son ouvrage De Liturgia galHcana. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud, qui, en sept paragiaphes, traitent de la nature, du nombre et du temps de l'institution des Heures canoniales; de ceux qui sont obligés à les réciter ; de la forme de la récitation ; de la récitation particulière; de la récitation publique; de la manière de réciter ces Heures; des causes qui dispensent de les réciter, et des obligations de ceux qui manquent de les réciter. Compar. OFFICE Divis, Matines, Laudes, Prime, etc.
HEURT AULT (Claude-Robert), capucin, né à Issoudun en 1717 ; l'époque de sa mort n'est pas connue. Il a travaillé avec plusieurs religieux de son Ordre aux ouvrages suivants : 1" Principes discutés pour faciliter rintelliyence des livres prophétiques : Paris, 1755 et suiv., 15 vol. in-12; — 2® une traduction latine et française des Prophéties d'Hubacuc : ibid., 1775, 2 vol. in-12; — 3° une traduction latine et française de V Ecclésiaste ; ibid., 1771, in-12; — i° Nouvelle Version des Psaumes faite sur le texte hébreu: ibid., 1762, in-12. Voy. la Nouvelle Biographie générale.
HEUSET ou HEUZET, HEUTZEL (Jean), professeur du collège de Beauvais,né à Saint-(juentin vers l'an 1660, mort en 1728, a laissé paimi plusieurs ouvrages littéraires : 1» Selectœe Veteri lestamento Historiée ad usu7n eorum qui linguœ latinœ rudi mentis imbuuntur: Paris, 1726, 2 part. in-12, et 1818, in-18; trad. en franc, par un anonyme ; Bruxelles, 1751, in-12; Paris, 1764, in-12; — 2° Selectœ e profanis scnptoribus Historiée, quitus udmixta sunt varia honeste vivendi prœcepta, ex Scnptoribus iisdem deprompta, etc.; Paris, 1727, in-12; cet ouvrage est précédé d'un court traité sur la religion. Voy. le Journ. des Savants, 1727, p. 275 et suiv. Rollin, Traité des études, 1. I, c. III. Feller, Biogr. univers., art. Heutzel. Richard et Giraud. La Aomi;. Biogr. génér., art. Heuzet.
HEUSSEN (Hugues -François VAN), oratorien, né à La Haye en 1654, mort en 1729, se fixa à Levde, où il bâtit une église et un presbytère. 11 donna asile à Neercassel, évêque de Castorie, patriarche de la petite Eglise, et qui en mourant le désigna pour son successeur^ mais cette nomination ne fut pas confirmée, a cause des opinions jansénistes que professait Heussen. Le chapitre d'Utrecht lui donna pour-
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tant, en 1700, le titre de provicaire. Il a laissé : 1° Batavia Sacra, sive res gestœ apostoHcovum virot'um qui fidem Bataviœ intulerunt; Bruxelles, 1714, in-fol.; — 2" Historia episcoporum fœderati Belgii; Leyde, 1719, in-fol.; ces deux ouvrages ont été traduits en hollandais par Van Rhyn. Voy. Sax, Onomasticon, tom. VI , p. 673. Feller, Bioqr. univers. La NoMi'. Biogr.génér.
HEUTZEL. Voy. Heuset.
HEUZET. Voy. Heuset.
HEVjEUS, un des lils de Chanaan et le fondateur des Hévéens. Voy. Genèse, x, 15, 17, et l'art, suiv.
HÉVÉENS , peuple issu d'Hevseus, fils de Chanaan. Ce peuple occupa d'abord le pays que les Caphtorins ou Philistins possédèrent dans la suite. Il y avait aussi des Hévéens à Sichem, a Gabaon et au delà du .lourdain, au pied du mont Hermon. Voy. Josué, xi, 19; xili, 4, etc.
I. HÉVILÀ, fils de Chus, peupla, selon Bochart, la partie de l'Arabie Heureuse où l'Euphrate et le Tigre se réunissent pour se décharger dans le golfe Persique. Voy. Genèse , X 7.
'il. HEVILA, fils de Jectan, dont les descendants se répandirent dans le pays d'Hévilath. , Voy. Genèse, x,29, et Hévilath.
HÉVILATH, pays qui produisait de l'or excellent et autour duquel coulait le Phison ou Phasis. On croit que ce pays est la Colchide. Voy. Genèse, ii, 11, 12, et les commentateurs sur ce pa.ssa?re.
HEXAMÉRON, mot dérÏTé du grec, et qui signifie six jours. On a donné ce nom aux commentaires ou traités, tant anciens que modernes, faits sur les premiers chapitres de la Genèse et l'histoire de la création du monde, qui se lit en six jours ; mais on l'a consacré plus particulièrement à désigner les ouvrages de saint Basile et de saint Ambroise dans lesquels il est traité de l'ouvrage des six jours du divin Créateur. Voy. D. Macri, Uicrolexicon.
HEXAPLES. Voy. Exaples.
HEY (Jean), anglican , né en 1734, mort à Londres en 1815 , professa la théologie au collège Sydney, et occupa successivement les rectorats de Passenham, dans le comté de Northampton, et de Calverton, dans le comté de Buckingbara. Ses ouvrages sont, outre nnPoëmc mir la Bédemption : l" lectures on Divinity;'\ld6- 1798, 4 vol. in-S"; — 2» Discourses on the makvolent Sentiments ; 1801, in-S"; — 3° Observations on the WritingsofS. Paul; 1811, in-S". Voy. la Nouv. Biofjr. ge'ne'r.
HEYDËNREICH (Charles-Henri), philosophe protestant, né à Stolpen, en Saxe, en 1764, mort en 1801, professa à l'université de Leipzig. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1 » AV;ture et Dieu d'après Spinosa ; Leipzig , 1788 ; — 2" Observations sur la pJiilosophie de la religion naturelle; ibid., 1790-1791, 2 vol.; — 3« Manuel philosophique à l'usage des croyants intelligents : ibid., 1796-1799, 4 vol.; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Btogr. ge'nér., qui indique plusieurs autres écrits de cet auteur.
HEYENDAL (Nicolas), religieux augustin, né à Walhorn, au duché de Limbourg, en 1658, mort l'an 1733, enseigna la théologie et l'Écriture sainte à l'abbaye de Rolduc, dont il fut fait abbé en 1711. On lui doit : l» Lettres ecclésiastiques sur la vie et les devoirs des ministres de l'Église, en latin; Liège, 1703, in-12;— 2» Orthodoxie de la foi et de la doctrine de l'abbé et des chanoines réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de Rolduc, etc.; en latin et en français; —
3» quelques autres Écrits en latin sur les matières de la qrdce, suivant les principes de l'université de Lo'uvain, 1710, 1712, 1714; — 4» quelques Mémoires sur des afftnres de politique; et de juridiction : 1728. Voy. Feller, litogr. univei^s. HEYLA. Foy. Velia.
HEYLIN ou HEYLLEN (Pierre), théologien anglican, néàBurford, dans le corhté d'Oxford, en 1600, mort à Londres en 1662 , fut successivement chapelain du roi , recteur d'Hemmingford, chanoine de "Westminster et curé d'Houghton. La guerre civile lui lit perdre ses places; mais il les recouvra au rétablissement de Charles IL 11 a laissé plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : i" History of tluit rnost famous saint and soldier of Jesus-Christ , S. Georoe of Cnppadoce; 1631 ; — 2" History of the Saboath; 1636, in-4»; — 3" Theologia veterum, the sum of the Christian theology contained in the creed, according to the Grecks and Latins ; Londres, 1654, in-fol.; — 4" Ecclesia vindicata, or the church of England ju^tified ; ibid., 1658, in-8"; — S" History of the reformntion of the church of Ënglo.nd from t/ie first préparations to it made by king Henri VUl until the légal settling and establishing of it under the queen Elisabeth; Londres, 1661, in-fol. Voy. "Wood, Athenœ Oxonienses, tom. IL Moreri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller, Btogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
HEYTO. Voy. H.atton, n»II.
HEYWOOD (Olivier), théologien non-conformiste, né à Little-Lever, dans le comté de Lancastre, en 1629, mort en 1702, a laissé plusieurs traités de piété, dont les principaux sont : 1" Heart's treasure; 1667; — 2" Israël' s Lamentations; 1681. Voy. Chalmers, General Biographical Dictionary. La Nouvelle Biographie générale.
HÉZECHIEL, une des vingt- quatre familles sacerdotales; elle occupait le vingtième rang dans le service du temple. Voy. I Paralip., xxiv, 16.
HEZSCI, fils d'Elphaad, un des descendants de Benjamin. Voy. I Paralip., Vlll, 17.
HÉZECIAS, Israélite dont la famille, au nombre de quatre-vingt-dix-huit personnes, revint de la captivité de Babylone avec Zorobabel. Voy. II Esdras, vu, 21.
HÉZECQUES (Raymond de), dominicain , né à Valenciennes , vers l'an 1584, mort en 1670, fut aumônier particulier de Marie de Médicis, qui le nomma prédicateur de la cour. On a de lui : 1" Doctes et rares sermons pour tous les jours de Carême, prononcés en Portugal par B. P. F. Antoine Feo, de l'Ordre de Saint - Dominique ; nouvelle traduct. française, Paris, 1618, in-S"; — 2» Isaïas, inter majores prophetas prirnus, A. B. P. Hieronymo Oleaslro Lusitano, quondani inquisitore, commentariis illustratus; ibid., 1622, in-fol.; — 3° L'Homme de douleurs, son art de pleurer et son salaire; ibid., 16'i6, in-fol. Voy. le p. Écliard, Biblioth. Ordin. Prœdic, tom. II. Paquot, Mémoires pour servir à l'hist. des dixsept provinces des Pays-Bas, tom. XII. La Nouv. HEZEL. Voy. Eetzel.
HÉZION , père de Tabremon , roi de Syrie. Fo//. III Rois, XV, 18.
HÉZIR, un des chefs des vingt-quatre classes des l^évites. Fo»/. I Paralip., xxiv, 15.
HHADET, ancienne ville épisc, aujourd'hui déserte, mais célèbre dans l'histoire des Maronites par la résistance qu'elle opposa aux attaques des Sarrasins, qui la tinrent assiégée pendant sept ans. Les noms de sesévéques ne sont pas parvenus jusqu'à nous.