HIER
HIALSA. ro»y. Dalda.
HIBERNALE. Voy. Ivernealx.
HIBERNIE. l'oy. Irlande.
HIBOU ou CHAT- HUANT (Bubo, ulula, nociua, nycticorax), animal mis par Moïse au nombre des animaux impurs. Voy. Lévitiq., XI. 17.
HICKI (Antoine), en latin Anlonius Hiqueeus, de l'Ordre de Saint-François, né dans le comté de Ciare, en Irlande, mort à Rome en 1641, était très-versé dans la philosophie, la théologie scolastique et morale, l'Écriture sainte, les conciles, les saints Pères, le droit canon, l'histoire ecclésiastique et les controverses. Il professa la théologie à Cologne et à Louvain, et il devint supérieur du couvent de Saint-Antoine dans cette dernière ville. Le P. Wading l'appela à Rome pour l'aider dans son ouvrage sur les Annales de son Ordre. Il a laissé : 1° Nitelu Frnnciscanœ religionis, et abstersio sordium, qui- Ims eam conspurcnre f'i-ustra tentavit Abrahamus Bzovius: Lyon, 1627, in-i", sous le nom de Dormitiit-i Thaclœm, nom qu'il portait dans le monde avant d'être religieux; — 2" In Quurtum sententiarum juxta mentem Scott; Lyon, 1639, 3 vol. in-fol.; — 3° plusieurs manuscrits. Voy. Wading. Le P. .leande Saint- Antoine, /ii6/<o//i. univ. Francise, tom. I. p. 108. Richard et Giraud, qui donnent les titres des manuscrits de Hicki.
HIDACIUS. l'oy. lDACE,noI.
HIDULPHE ou HILDULFE (saint), archevêque de Trêves, né en Bavière, mort vers l'an 707, gouvernait son diocèse avec beaucoup de fruit, lorsqu'il résolut d'imiter les solitaires des Vosges, dont il avait entendu parler. 11 obtint des moines d'Estival et de Senones la permission de s'établir dans un lieu qui, depuis, fut appelé Moyen -Moulier, et qui avait à l'orient l'abbaye de Senones, au couchant celle d'Estival, au midi celle de Jointure, qui est aujourd'hui la ville de Saint-Dié, et au nord Bodon- Munster. Il eut près de trois cents moines sous son administration. Voy.les Acta Benedic, t. IV. D. Belhomme, Histoire du monastère de Moyeniloufier.
HIEL, Israélite de la ville de Béthel qui rebâtit Jéricho, malgré l'anathème prononcé par Josué contre celui qui la rétablirait. Voy. Josué, Yi,^:6. III Rois, XVI. 34.
HIÉRACAS ou HIÉRAX, hérésiarque, médecin de profession, né à Leontium ouLéontopole, en Egypte, vivait vers l'an 279. Il enseignait que l'âme seule de l'homme ressusciterait et non pas la chair, et qu'ainsi la résurrection serait seulement spirituelle. Il condamnait le mariage, et refusait le salut aux enfants qui , étant morts avant d'avoir atteint l'à^e de raison, n'avaient
[las eu le mérite du combat. Entin, renouvelant es erreurs des Melchisédéchiens, il disait que Melchisédech était le Saint-Esprit. Voy. S. Épiphane, Hœv. 67. Baronius, Annal., ad ann. 287. Pratéole, Elenchus omnium Hœreiic. Tillemont, Mémoires , tom. IV. Bergier, Diction, de théologie.
flIÉRACIENS ou HIÉRACITES. hérétiques, disciples de Hiéracas. Voy. l'article précédent.
HIÉRA-PÉTRA, appelée aujourd'hui Géra- Pélru, siège épisc. de l'illyrie orientale, situé dans l'ile de Crète, près «iu mont Ida. On en connait sept évéques, dont le premier, Thomas, siégeait du temps de Jean XXII. Voy. Lequien, Ortens Christ., tom. II, p. 266. Richai'd et Giraud.
1. HIÉRAPOLIS, ville épisc. de la Phrygie Salutaire, sous la métropole de Syimade. On
trouve dans YOriens Christ, (tom. I), sous le titre d'Hiérapolis de la Phrygie Salutaire, dixneuf évêques, dont quelques-uns sont attribués à Hiérapolis de la Phrygie Pacatienne. Le premier de ces évêques fût Héris, qu'on dit avoir été ordonné par l'apôtre saint Philippe, à qui il avait sauvé la vie. Cette ville a eu, en outre, huit évéques latins, dont le premier fut Jean I"; après lui le siège vaqua longtemps, et Nicolas V y nomma en 1449. Voy. Lequien. Oriens Christ., tom. I. p. 832, et tom. III, p. 1123.
II. HIÉRAPOLIS, ville épisc. de la Phrv?ie Pacatienne , et celle dont parle saint Paul dans son Epitre aux Colossiens (iv, 13). Ce n'était d'abord qu'un simple évêché suffragant de Laodicée; mais lorsque la Phrygie Pacatienne fut divisée en deux provinces, Hiérapolis devint la métropole de la seconde Phrygie Pacatienne. Celte ville a eu aussi des évêques latins; nous n'en connaissons que deux ; le premier fut Antoine d'Alexandrie, nommé par Clément VI en 1346. Vers l'an 170, on tint dans cette ville un concile contre Montan et Théodore le Corroyeur. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 978. Richard et Giraud.
III. HIÉRAPOLIS , ville épisc. et métropolitaine de la province Euphratéenne , dans la Syrie, au diocèse d'Antioche. Les Syriens l'appelaient Mabog ou Maboug , et les Grecs, Bombice. Cette ville a eu dix évêques , dont le premier , Philotime , assista au concile de Nicée. Les Latins s'étant rendus maîtres d'Hiérapolis au XI' siècle, y placèrent un archevêque de leur rite , François , qui siégeait vers l'an 1136. Il y a eu aussi à Hiérapolis un évèque arménien, nommé Jean, qui fut envoyé à Grégoire XIII par Azarie, catholique de Sis. L'an 44.5 on a tenu un concile dans cette ville. Voy. Evagr., 1. VI, c. XX. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 920; tom. III, p. 1194; tom. I, p. 1423. Richard et Giraud.
IV. HIÉRAPOLIS, ville épisc. de la province d'Isaurie , au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Séleucie, dont Paul était évèque quand il souscrivit la lettre de sa province à l'empereur Léon. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1026.
HIÉRARCHIE, mot dérivé du grec, et qui signitie sacrée principauté. Il se dit 1° de la subordination qui est entre les divers chœurs des anges; saint Denis lAréopagite en distingue neuf, qu'il divise en trois hiérarchies; 2*' de l'inégalité de pouvoirs qui existe entre les pasteurs et les ministres de l'Église. Sous ce rapport, la hiérarchie est un pouvoir bien ordonné de personnes sacrées qui ont une juste supériorité sur leurs sujets; c'est, suivant la juste remarque de Devoti, un pouvoir que Jésus-Christ a accordé à ses apôtres et à. leurs légitimes successeurs, pour gouverner l'Église et y distribuer les divins mystères. D'après la définition du concile de Trente , la hiérarchie ecclésiastique est composée des évêques, des prêtres et des ministres. Mais le concile n'ayant pas expliqué ce qu'il entendait par ministres, beaucoup de théologiens soutiennent que les sous-diacres et les clercs inférieurs ne font point partie de la hiérarchie, parce qu'ils ne sont pas d'institution divine. La délinition de ce concile a été faite contre les luthériens et les calvinistes, qui soutiennent que la hiérarchie est une institution purement humaine, malgré le témoignage de saint Paul le plus formel, et l'usage établi dans l'Église, depuis le temps des apôtres, de distmguer trois rangs dans la hiérarchie. Voy. Actes, XX, 28. I Corinth., xii, 5, 28. Ephés., iv, 11.
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I Timoth., IV, 17. Tite, i, 5. Conc.Trid., sess. xxiii, can. 6. D. Macri Hierolexicon. L. Ferraris , Prompfo. liiblioth. Richard et Giraud. Bergier. Mni' Malou, évèque de Bruges, Mandement de Carême pour l'année 1857. Ce mandement , dans lequel Fauteur montre la beauté , la force et l'autorité de la hiérarchie de l'Église , a été reproduit dans VEncydop. cathoL, Supplément , à la suite de l'art, de Bergier, qui y a été également reproduit.
HIÉRARCHIQUE, qui appartient à la hiérarchie ; se dit des personnes et dos choses.
HIÉRARQUE, qui est de la hiérarchie; se dit excUisivement des personnes.
HIÉRAX. Voij. HiÉRACAS.
HIÉRÉMIAS. Voy. Jérémie, n" IX.
HIÉRISSE, autrefois Apollonia , ville épisc. de la province de Macédoine, au diocèse de rillyrie orientale, sous la métropole de Thesgalonique , et située au pied du mont Athos. Elle est appelée Hiérisse ou Montagne sainte,
Earce que les moines y sont en grand nombre, 'évèque gouverne tous ces monastères. On en connaît trois évéques, dont le premier, David, siégeait en 1564. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 100. Richard et Giraud.
HIERIUS. Voy. Pierius. n" I.
HIEROCÉSARÉE , ville épisc. de Lydie , située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Sardes. Dn en connaît trois évéques , dont le premier, Cossinius, assista au concile de Constantinople, tenu sous Flavien. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. 1, p. 889. Richard et Giraud.
HIÉROGLÉS , philosophe néo - platonicien , vivait à Alexandrie au v« siècle. Il a laissé, entre autres écrits : 1" un Commentaire sur les Vers dorés de Pythagore, qui a été traduit et publié en latin ; Padoue , 1474 , in - 4" ; Rome , 1475 , 1793, 1795, in-4o, et ailleurs; en grec avec une traduction latine, par ,1. Courtier; Paris, 1583, in-12, etc.; en français sous ce titre : Institution divine contre les athéistes; Lyon, 1560, in-8", et Paris, 1706, in-12; — 2» Sur la Providence et le destin , et sur la conciliation de la liberté de l'homme avec toute la puissance divine , dont on trouve des extraits dans la Bibliothèque de Photius ; ISloreWi les a publiés séparément; Paris, 4593, 1597, in-S". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
HIÉROGLYPHE, mot dérivé du grec, et qui signilie figure, emblème, symbole mystérieux; signe des choses sacrées. Il y a dans les théologies païenne , juive et chrétienne, des hiéroglyphes qui sont des images des choses divines, surnaturelles et sacrées.
HIÉROGLYPHES ÉGYPTIENS. On entend par cette expression les inscriptions en écriture symbolique dont les anciens monuments de l'Egypte sont couverts. Les incrédules du xviiie siècle prétendaient trouver dans ces inscriptions un argument contre la chronologie biblique. A des assertions purement gratuites les défenseurs de nos Livres saints opposaient la tradition de tous les peuples; mais ce témoignage n'avait pas pour les incrédules une autorité suffisante, parce qu'il n'olï'rait qu'un moyen indirect de démonstration. Ils semblaient oublier que leur prétention ne s'appuyait sur aucun fondement solide ; leurs raisonnements n'avaient pour base que les exphcations les plus arbitraires. Aujourd'hui cette ressource même leur fait défaut , puisque les hiéroglyphes, expliqués d'une manière plus scientiiique, et par conséquent plus sûre, confirment la vérité de la chronoloiïie mosaïqïje. Voy. Champollion.
HIÉROLOGIE (Hierologiu) , mot dérivé du
grec, et qui signifie discours sur les choses saintes, bénédiction ; ce terme désigne plus spécialement la bénédiction nuptiale chez les Grecs.
HIÉROMNÉMON, mot grec qui signifie sacré avertisseur; c'est ainsi qu'on nommait un officier de l'Église grecque ; c'était un diacre dont la principale fonction , dans les cérémonies, était de se tenir derrière le patriarche, et de lui montrer les oraisons qu'il devait dire ; il le revêtait aussi de ses habits pontificaux. Si l'hiéromnémon était prêtre , il n'habillait point le patriarche. Voy. Codin, De Off., c. i. D. Macri Hierolexicon. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
HIÉRONIMO Voy. François, n» III.
HIÉRONYME, officier de l'armée d'Antiochus Eupator , que Lysias avait laissé dans la Judée après l'accord conclu entre les .luifs et Antiochus, accabla les Juifs de mauvais traitements pour les obliger à rompre le traité. Voy. II Machab., ii , 2.
HIÉRONYMITES et HIÉRONIMITES. Voy.
Jéronimites.
HIÉROPHYLAX. Voy. Jérophylax.
HIÉROSGOPIE, sorte de divination , qui consistait à examiner les victimes et tout ce qui se passait durant le sacrifice pour présager quelque événement,
HIGIOSIDIRE, Voy. Hagiosidère.
I. HILAIRE (saint), pape, que l'on fait originaire de Sardaigne, mort en 467, succéda à saint Léon le Grand en 461. Il condamna de nouveau Nestorius et Eutychès, confirma les conciles de Nicée , d'Éphèse et de Chalcédoine, rétablit le bon ordre parmi le clergé des Gaules Viennoise , Narbonnaise et Lyonnaise , tint à Rome, le 17 novembre 465, un concile dans lequel il fit un grand nombre de bons règlements, et empêcha que les Grecs n'introduisissent à Rome les hérésies qui régnaient en Orient. On célèbre sa fête le 10 septembre. Il nous reste de saint Hilaire : 1» des Lettres, qui se trouvent dans Labbe, Conciles, t. IV, p. 1032- 1047 ; — 2" des Décrets qui ont été publiés dans G. Lupus, Variorum Patrum Epistolœ ; Louvain, 1682,2 vol. in-4°. Voy. Anastase, In Vit. Pontif. Baronius, Annales, ad ann. 461. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XV, p. 1 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol,
IL HILAIRE, diacre de l'Église de Rome, vivait au iv« siècle. Envoyé par le pape Libère au concile de Milan pour défendre l'orthodoxie devant l'empereur Constance , il s'acquitta de sa mission avec tant de vigueur et si peu de ménagements pour ce prince, que Constance le fit battre de verges et le condamna à l'exil. Plus tard Hilaire embrassa le schisme des Lucifériens.On lui attribue ri" Commentarius in Epistolas Pauli , publié avec les Œuvres de saint Ambroise ; — 2» Quœstiones Veteris et Novi Testamenti , insérées parmi les Œuvres de saint Augustin.
III. HILAIRE (saint), évèque de Poitiers, docteur de l'Église, mort vers l'an 367, fut d'abord marié , et eut une fille. La lecture des livres saints le détermina à se convertir , et il se lit baptiser avec sa femme et sa fille. L'an 353 il fut élu évèque de Poitiers, et dès lors il se montra un des plus ardents défenseurs de la foi. Il assista en 335 au concile de Milan , puis à celui de Béziers , d'où il fut exilé en Phrygie par les artifices de Saturnin d'Arles. L'an ;tô9 il parut an concile de Séleucie, où il justifia les évéques des Gaules , que les ariens avaient accusés de
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sabellianisme. L'an 360 il revint à Poitiers , assembla divers conciles dans les Gaules, où il éclaira plusieurs évêques qui s'étaient laissé induire en erreur, et l'an Së'i il alla en Italie, où il dénonça à l'empereur Valentinien les fourberies d'Auxence, évêque de Milan. Saint Hilaire était déjà honoré comme docteur dans quelques églises particulières, lorsque Pie IX, à la demande du concile de Bordeaux, Ta déclaré docteur de l'Église universelle , et a prescrit
f»our le jour de sa fête, qui est le 14 janvier, a messe et l'office des docteurs. Les Œuvres de saint Hilaire ont été réunies et publiées par D. Coustant, de la congrégation de Saint-Maur; 1693, in-fol.. et par le marquis Scipion MalTei; Vérone, 1730, avec des additions. Voy. saint Jérôme, Prœf. in lib. VIII , comment, in Isaiam. Episf. XLIX ad Paulin, et CA'A'I7 ad Marcellam. Saint Augustin, De Doctr. christ.. 1. II, ch. xl. De Tnnit., n" 11. Sozomène, Hisi. ecclés., 1. Ill, c. XIV, et 1. V, c. XIII. D. Ceilller, tom. V. La Défense de saint Hilaire, par D. Petit - Didier , bénédictin do la congrégation de Saint-Vannes, contre Ellies Dupin , qui se trouve dans le t. Il des Remarques de ce bénédictin sur la Bihlioth. des Aut. ecclés. de Dupin. Richard et Giraud, qui donnent une analyse des ouvrages de saint Hilaire, citent les endroits remarquables de la doctrine du grand évêque sur le dogme, la morale et la discipline , ses sentences spirituelles, et le jugement qui a été porté sur ses œuvres par les Pères qui sont venus après lui, et par saint Jérôme en particulier. Bergier, Diction, de théol.
IV. HILAIRE (saint), archevêque d'Arles, né sur les confins de la Lorraine et de la Bourgogne vers l'an 401, mort le 5 mai 449, fut arraché au siècle par saint Honorât, alors abbé de Lérins. Il entra dans ce monastère , d'où on l'arracha pour l'obliger de succéder à saint Honorât sur le siège d'Arles vers l'an 429. Il pratiqua les mêmes austérités que dans le cloître, montra la plus grande charité envers tous, établit à Arles une communauté de personnes pieuses , et présida aux conciles de Riez en 439, et à ceux dOrange en 441 et en 444. Chéli- 4oine, qui, dit-on, était évêque de Besançon, ayantété déposé dans cette assemblée pour cause d'irrégularité , en appela au pape saint Léon I"; ce souverain pontife , circonvenu par les ruses de Chélidoine, censura les actes de saint Hilaire, qui, sans céder, mit cependant tout en œuvre pour calmer l'esprit de saint Léon. Saint Hilaire, dont on célèbre la fête le 5 mai, a laissé plusieurs ouvrages, dont le plus authentique est la Vie de saint Honorât, évêque d'Arles; on la trouve dans Bollandus, au 16 janvier. Lé P. Quesnel a réuni toutes les œuvres qui portent le nom de saint Hilaire dans son Appendice aux œuvres de saint Léon ; mais nous devons faire observer que cette édition de saint Léon a été mise à l'Index par un décret du 22 juin 1676. Voy. Tillemont , Mémoires pour servir à l'Hist. ecclés., tom. XV. D. Rivet, Hist. lifter, de kl France, tom, II, p. 262 et suiv. D. Ceillier, tom. XIII, p. 523 et suivantes. Richard et Giraud.
V. HILAIRE ou HILIER (saint), compagnon <ie saint Florentin, souHrit le martyre en Bourgogne. Voy. Florentin.
VI. HILAIRE ou HILAR, ILAR (saint), abbé de Galliata, en Italie, né en Toscane en 476, mort le 15 mai 558, se retira à l'âge de douze ans dans une solitude du mont Apennin , pour y vivre dans les exercices de la vie monastique. Le bruit de sa réputation lui attira un grand
nombre de disciples, parmi lesquels on cite Olybre, riche seigneur de Ravenne, qui lui donna des terres qu'il possédait dans le voisinage de cette solitude. Saint Hilaire v bâtit un monastère, qu'il appela Galliata, du nom d'un village voisin; mais plus tard on changea ce nom en celui de Samt-Ilar, son fondateur. Théodoric, roi des Goths, protégea également Hilaire, qui gouverna sa communauté avec sagesse pendant près de cinquante ans. Foy. Bollandus. Richard et Giraud.
VII. HILAIRE (saint), en latin Sanctus Hilarius, abbaye de TOrdre de Saint-Benoit située dans le Languedoc, au diocèse et à deux lieues de Carcassonne. Placée d'abord sous linvocation de Saint -Saturnin, martyr, elle prit plus tard le nom de Saint -Hilaire, évêque de Carcassonne, qui y fut inhumé, et qui passait pour son fondateur. Charlemagne donna de grands biens à ce monastère. Voy. VHist. ecclés. et civile de la ville et du diocèse de Carcassonne, p. 32, 33, 59 et 60. La Gall. Christ., tom. VI, p. 1009.
VHI. HILAIRE - LE - GRAND (SAINT-), en latin Sanctus Hilarius Maynus, ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin située dans la ville de Poitiers. Saint Grégoire de Tours en parle comme de la plus noble et de la plus ancienne abbaye de cette ville. Cette abbaye fut sécularisée, et devint église collégiale. Voy. la Gall. Christ., tom. II, col. 1223, nouv. édit. Richard et Giraud.
HILAR (saint). Voy. Hilaire, n» VI.
HILARET. Voy. Hvlaret.
HILARIANUS ou HILARIO (Julius), écrivain ecclésiastique du iv« siècle, a laissé : 1" Expositum de die Paschœ et mensis . inséré dans l'édition de Lactance ; Paris, 1712, et dans Galland, Bzô/ioMecaPa/rum, tom. VIII, Append. H, p. 745; Venise, 1772, in-fol.; — 2" De mundi Duratione, ou De Cursu temporum, dans la Hibliothecn Patrum, Append.; Paris, 1579, et dans Galland, Biblioth. Patrum, tom. VIII, p. 235. Voy. Fabricius, Biblioth. Latina mediœ et infimœ œtatis. Richard et Giraud.
HILARIE (sainte), martyre et mère de sainte Afre. Voy. Afre.
HILARIN (saint), solitaire et martyr, fut le compagnon de saint Donat, évêque d'Arezzo. On célèbre sa fête le 16 juillet. Voy. Donat, n» I.
HILARIO. Voy. Hilarianus.
I. HILARION (saint), instituteur de la vie monastique en Palestine, né à Thébathe ou Tabathe , vers l'an 291 , mort vers l'an 371 , était issu de parents païens. Il se convertit vers l'an 306, et demeura pendant deux mois auprès de saint Antoine, qui l'instruisit des pratiques de la vie solitaire. Après la mort de ses parents, il partagea son bien entre ses frères et les pauvres , et se retira dans un désert à deux lieues et demie du bourg de Magume. Il vécut dès lors dans d'incroyables austérités, opéra un grand nombre de miracles, établit plusieurs monastères dans. la Palestine et dans la Syrie, et se rendit en Egypte pour assister à l'anniversaire de la mort de saint Antoine. Il mourut dans l'ile de Chypre, où il s'était réfugié pour échapper à tous les reaiards. On célèbre sa fête le 21 octobre. Voy. saint Jérôme, Vit. Hikirion. Sozomène, Hist. ecclés., 1. III, c. xiv, et 1. V, c. IX. Richard et Giraud.
II. HILARION, moine grec du xv« siècle, a fait, selon le sentiment des Latins, un Trotte du pain azyme dans l' eucharistie, inséré par Allalius dans sa Foi orthodoxe, tom. I.
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III. HILARION, capucin, né à Milan, vivait au xvip siècle. On a de lui : Elogia et icônes plurium virorum illustrium, qui in ordine minoritano ante reassumptam a capucinis habitus formam, eodem induti floruerimt; Milan, 1664, infol. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise. ,iom. II, p. 82.
IV. HILARION , capucin , prédicateur, né à Nolay, qui vivait au xvii« siècle , a laissé : La Gloire du Tiers-Ordre de Saint - François , ou l'Histoire de son établissement et de ses progrès; Lyon, 1694, in-4». Voy. le Journ. des Savants,
I. HILDEBERT ou HILDEVERT, DATLE- VERT (saint), en latin Hildeiertus , lldevertus, Datlevertus , évèque de Meaux, mort le 27 mai , vers l'an 680, fut mis sous la discipline de samt Faron, vers l'an 632. Il donna tant d'exemples de douceur, d'humilité, de charité et de pénitence, qu'après la mort de saint Faron il fut appelé à lui succéder sur le siège de Meaux. La ville de Gournai, en Normandie, le reconnaît pour son patron , et on célèbre sa fête princi-
Ëale le 27 mai. Voy. BoUandus, tom. VI de mai. I. Mabillon, Prélimin. sur le ll« et le iii« siècle bénédict., et Notes sur la Vie de saint Faron. D. Toussaint Duplessis, Histoire de l'Eglise de Meaux, tom. I, p. 62 et 63. Richard et Giraud.
IL HILDEBERT, archevêque de Tours, né au château deLavardin, dans le Vendomois, vers l'an 1057, mort vers l'an 1133, fut nommé évêque du Mans en 1097, puis archevêque de Tours en 1125. Il gouverna ces deux diocèses avec sagesse et fermeté. Il assista aux conciles d'Angoulême, de Reims, de Chartres, de Latran et d'Étampes. Dans la Bibliothèque des Pères et dans quelques martyrologes, on lui donne le titre de saint; mais l'éditeur de ses Œuvres ne lui donne que celui de vénérable. Il a laissé : 1" quelques Opuscules théologiques ; — 2° des Lettres; — 3» une Paraphrase du Canon de la messe; — 40 deux Proses sur la Nativité de Noti^e- Seigneur. Ses Œuvres complètes ont été publiées par Beaugendre en 1708, in-fol. Voy. Bellarmin, De Scriptor. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XXII, p. 12 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Corvaisier, Hist. des évéques du Mans. B. Hauréau, Histoire littéraire du Maine ^ tom. IL La Nouvelle Biographie qénérale.
l. ÏIILDEBRAND. Voy. Grégoire, n» VIL IL HILDEBRAND ou HILDEBRANDT (Joachim), protestant, né à Walkenried, dans le comté de Hohenstein, en 1623, mort à Zell en 4681 , professa la théologie à l'université de Helmstœdt. On lui doit un très-grand nombre d'ouvrages, dontljes plus connus sont : i°EncMridion de primitivœ Ecclesiœ sacris publicis, templis et diebus festis ; Helmstœdt, 1652,1702,1718, in-4''; — 2° Sacra publica veteris Ecclesiœ in cornpendium redacta ; ibid., 1702 , in-i»; — 3» De Diebus festis Libellus; ibid., 1706, in-4o; — 4" De veterum Concionibus ; ibid., 1661, in-4''; — 5° Sacranim^ antiqidtatum de precibus veterum christianorum Libellus: ibid., 1701, in-4»; — 6° Rituale orantium; ibid., 1656, in-4o; — 7» Rituale baptismi veteris; ibid., 16t)9, in-4"; — 8" Rituale eucharistiœ veteris Ecclesiœ: ibid., 1712, in-i»; — 9» Primitivœ Ecclesiœ OffertoiHum pro defunctis; ibid., 1707, in-4'>; — lU" De I\uptiis veterum christianorum Libellus; ibid., 1714, in-4"; — 11» Historia conciliorum; ibid., 1707, in-4''; — 12» Libellus de hœresibus; ibid., 1710, in-4»; — 13» Veteris Ecclesiœ martynim, imprimis et S. Patrum, Ars b^ne moriendi, etc.; ibid., 1719,
in-4»; en allemand; 1744, in-4''; — 14» Institutiones sacrœ; ibid., 1660; réimpr. sous ce titre : Theologia dogmatica; ibid., 1692, in-8». Voy. Ladvocat, Dict. hist. portât.
HILDEFONSE. Voy. Ildefonse, n» I.
HILDEGAIRE, évèque de Meaux, mort vers l'an 874, fut d'abord moine de l'abbaye de Saint- Denis. Il assista en 855 au concile de Bonneuil, en 858 au concile de Kiersy, en 859 au concile de Savonnières, en 860 aux conciles d'Aix-la- Chapelle et de Tousi, en 862 aux conciles de Piste et de Soissons , et en 866 aux conciles de Soissons et de Verberie. Il a laissé une Vie de saint Faron, évêque de Meaux, donnée par Mabillon, ^c/a SS. Ord. Benedict., iom. IL Voy. la Gallia Christ., tom. VIII, col. 1604. VHist. littér. de la France, tom. V, p. 474. La Nouv. Biogr. génér.
HILDEGARDE (sainte), vierge, abbesse du Mont-Saint-Rupert ou Robert, née à Spanheim, dans le diocèse de Mayence, en 1098, morte le 17 septembre 1178, se retira sur la montagne de Saint- Disibode, où elle vécut en recluse, puis dans un lieu appelé Bingue. Elle bâtit, non loin de là et près de Mayence, un monastère appelé Mont-Saint-Rupert , dont elle fut supérieure. Elle fut favorisée dès sa jeunesse de visions célestes, et sa réputation s'étendit jusqu'à Rome. Elle écrivit ces visions, qui , ayant été examinées, furent déclarées par Eugène III Conformes à la foi de l'Église. On célèbre sa fête le 17 septembre. Elle a laissé : 1» trois livres de révélations, sous ce titre : Scite vius : Cologne, 1566, in-4"; — 2» Libtn quatuor elcmentorum ; Strasbourg, 1533, in-fol.;— 3» Commentaire sur la Vie de saint Benoit; — 4» Vies de saint Disibode et de saint Rupert; — 5» des Lettres, qui se trouvent dans la Biblioth. des Peines et dans D. Martenne. Ses Œuvres complètes ont paru à Cologne en 1566, in-4». Voy. les Bollandistes. Richard et Giraud.
HILDEGONDE (sainte), vierge, née à Nuilz, au diocèse de Cologne, morte à Schonange le 20 avril 1188, appartenait à une famille noble et riche. Son père l'emmena avec lui dans la Palestine , lui fit prendre des habits d'homme, et lui donna le nom de Joseph. C'est sous ce nom qu'à son retour de Jérusalem elle entra dans l'abbaye de Schonauge, située près d'Heidelberg, et qui appartenait à l'Ordre deCiteaux. Elle y vécut d'une manière si sainte et si prudente, que ce fut seulement après sa mort que l'on découvrit son sexe. Les martyrologes d'.Ulemagne, des Pays-Bas, de l'Ordre de Citeaux et de Saint-Benoit, marquent sa fête au 20 avril; mais son culte ne parait autorisé par aucun décret du Saint-Siège. On a sa Vie par Caesarius, moine d'Heisterbach, et par un anonyme, son confrère à l'abbaye de Schonauge; celle de Roderus est la plus estimée. Voy. les Bollandistes.
HILDEMAN (saint), évèque de Beauvais, mort vers l'an 845, entra d'abord dans l'abbaye de Corbie, située au diocèse d'Amiens. Élu évèque vers l'an 822, il assista au concile de Paris, tenu l'an 829; mais ayant été soupçonné d'avoir voulu favoriser la révolte de Lothaire contre son père, il fut retenu dans l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras , et contraint de se justifier dans le concile assemblé à Thionville en 835. Il se joignit aux prélats qui rendirent la couronne à Louis le Débonnaire, et assista à quelques conciles. Sa fête est placée au 8 décembre. Voy. D. Mabillon, iv« siècle bénédict. Richard et Giraud.
HILOEMAR , religieux bénédictin du ix^ siècle, fut envoyé avec l'abbé Lutgar, l'an 822, dons
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