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les monastères du diocèse de Milan, afin d'y rétablir l'observance régulière. On lui attribue un Commentaire sur lu Règle de Saint-Benoit , dont on trouve quantité de fragments dansTouvrai'e de B. Marteime sur la môme Règle. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XVIII, p. 488.

HILDEPHONSE. Voy. Ildefonse, n» I.

I. HILDESHEIM , ancienne ville épisc. de la Basse -Saxe, sous la métropole de Mayence. Charleraagne établit d'abord ce siège au bourg d'Ëtiz ou Koningsaal, situé au confluent des rivières de Leyne et de Sabe. Louis le Débonnaire le transféra, en 814, au bourg dHildenrehée, appelé plus tard Hideseum ou Hildeshemium. En 1543, la plupart des habitants de cette ville embrassèrent la confession d'Augsbourg. Le premier évèque de HildesheimfutGonthier, nommé en 814 par Louis le Débonnaire.

II. HILDESHEIM (Charles d), capucin allemand de la province de Cologne, vivait au xvii* siècle. Il déploya toujours le plus grand zèle

Eour le salut des âmes , et il ne cessa de comattre les hérétiques. On a de lui, en ajlemand : 1° Traité contre les calomniateurs de "Église; — 2» Traité de la retraite de huit jours; — Z" Le Nouvel homme, ou Exercices spirituels pour les religieux; Cologne, 1686, en latin et en allemand ; — 4" Réfutation de la Dissertation de Simon d'Hœnolies, hollandais ; ibid.,1684; — 5" Valérien ressuscité, ou Explication de la règle de Vaiérien Magni; ibid., 1683; — 6» Sermons et Discours de piété: — 7" Anriales ephemerici pivvirtcite Coloniœ. Voy. le P. Jean de Saint-. \ntoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 253.

HILDEVERT. Voy. Hildebert, n'I.

HILDUIN, abbé de Saint -Denis, mort en 840, fut nommé par Louis le Débonnaire archichapelain du palais; plus tard il reçut les abbayes de Saint-Germain-des-Prés et de Saint- Médard de Soissons, et réussit à rétablir l'ancienne discipline à l'abbaye de Saint -Denis Hilduin ayant favorisé la révolte de Lothaire contre son père , ce dernier lui enleva ses abbayes et le relégua à Corbie, en Saxe; il les recouvra cependant, grâce à l'intervention de Hiiicmar. Il a laissé un ouvrage dans lequel il lâche de prouver que saint Denis, apôtre de la France, est r.\réopagite; ce livre est intitulé : Areopagitica ; Cologne, 1563, in-8"; Paris, 1565, in-8"; il se trouve dansSurius, Vitœ Sanctorum, au y octobre. Voy. Sigebert de Gembloux, De Scriptor. eccles., c. Lxxxii. VHist. littér. de la France, tom. IV. D. Ceillier, tom. XVIII, p. 625 et suiv. Richard et Giraud. La îsouv. Biogr. génér.

HILDULPHE. Voy. Hidulphe.

HILIER (saint). Voy. Hilaire, noV.

HILL (Richard), controversiste anglican, né en 1733, mort en i8<J8, se lit remarquer par son zèle pour le méthodisme. Il a laissé plusieurs ouvrages de controverse, dont le plus remar- (fuable est une Défense du calvinisme, contre l'ouvrage de Daubeney intitulé : Guide to the church; 1798, in 8». VÔy. la Aouy. Biogr. pénér.

I. HILLEL, dit l'ancien, juif célèbre, ne dans la Babylonie vers l'an 112 avant J.-C, mort à Jérusalem huit ans après la naissance de Jésus- Christ, fut président du Sanhédrin de Jérusalem, forma une école fameuse, et eut un grand nombre de disciples. Il soutint avec vin grand zèle les traditions orales des Juifs contre Schammaï, son ancien disciple, qui était devenu son antagoniste , et qui voulait qu'on s'en tint littéralement au texte de l'Écriture, sans s'embarrasser de ce qui n'était transmis que verbale-

ment. Hillel est un des docteurs de la Mùchna. Il peut même en être regardé comme le premier auteur, puisque, selon les Juifs, il rangea le premier les traditions judaïques en six sedarini ou ordres (classes, sections). Il travailla beaucoup à donner une édition correcte du texte sacré, édition que cependant beaucoup d'auteurs attribuent à Hillel le Jeune. Voy. Barto- \occ,\, Magna Biblioth. Rabbin. WoU, Biblioth. Hebrœa, tom. II, p. 824. La Nouv. Biogr. génér.. et Compar. l'art, suiv.

II. HILLEL dit le Jeune , Espagnol , arrièrepetit-tils de Juda Haqquadosch, c'est-à-dire le Saint, et descendant de Hillel l'.^ncien, mort vers le milieu du iv* siècle , était un Nasci ou prince de sa nation, et il fut aussi un des auteurs de la Mischna. Ce qui l'a rendu surtout célèbre, c'est l'invention d'un cycle de 19 ans, qui, au moyen de 7 intercalations, conciliait le cours du soleil avec celui de la lune , et qui fut en usage jusqu'au règne d'Alphonse , roi de Castille. Hillel introduisit parmi les Juifs l'usage de compter les années depuis la création du monde ; car avant lui ils les comptaient de l'entrée d'.\lexandre le Macédonien à Jérusalem; et, dans, les temps anciens, de l'époque de la sortie d'Egypte. On prétend qu'il est le même personnage qu'Ellel, dont parle saint Épiphane. et qui , s'étant converti au christianisme , fut baptisé au lit de mort par l'évêque de Tibériade. Le plus grand nombre des écrivains israélites lui attribuent l'édition du texte hébreu qui porte le nom de Hillel , et qu'on dit s'être conservée jusqu'à la lin du xii* siècle. On peut lire ce qu'a dit de Rossi sur cette copie , que d'autres attribuent, plus probablement peut-être, à Hillel l'Ancien. Voy. Êpiphan., Contra hœres., i.l. Bartolocci , Magna Biblioth. Rabbinica. tom. II, p. 415, 459, 545. Wolf, Biblioth. Hebrœa, t. II, p. 829. De Rossi , Dizionario storico degli Autori Ebrei, vol. I, p. 170, 171. La Nouv. Biogr. génér.

HILLER (Matthieu), protestant, né à Stuttgard en lt>46, mort à Kœnigsberg en 1725, professa le grec, les langues orientales et la théologie. On a de lui : 1» Sciographia Grammaticœ Hebrœa:; — 2» Lexicon latino-hebraicum, 1685; — 3» De Arcanokeri et Kethib; Tubingue, 16'.^2; ouvrage dans lequel il examine la valeur des leçons marginales ( Keri ) et de celles du texte (Kethib); — 4" Institutiones linguœ sanctœ; la dernière édition est de Tubingue ; 1760, in -8»; — 5" Onomasticon sacrum; ibid., 1706, in-4'> ; trad. en allemand par l'auteur; — 6» Syntagma hermerieutica quibus loca S. Scripturœ plurima ex hebraico textu nove explicantur ; ibid., 1711, in-4°; — 7° Hierophyticon , sive commentarius in loca Sacrœ Scripturœ quœ plantarum faciunt mentionem ; Utrecht. 1725 ; — 8" plusieurs autres ouvrages qui sont indiqués dans \2t.So}tv. Biogr. génér. et dans Richard et Giraud. Voy. Moréri, édit. de 1759.

I. HILLERIN (Charles), janséniste , curé de Saint-Méry, mort à Paris en 1669, eut successivement pour directeurs deux autres fameux jansénistes, Jean Verger de Ilaurane, abbé de Saint- Cyran, et Singlin. Ayant résigné sa cure d'après leur conseil , il se relira dans un petit prieuré qu'il avait en Poitou. Plus tard il alla résider quelque temps à Port -Royal. On a attribue a Charles Hillerin quelques-uns des ouvrages dont le véritable auteur est Jacques Hillerin, dont nous parlons dans l'art, suivant. Voy. le Sécrologe de Port-Roval. Moreri, Diction, histor.

II. HILLERIII (Jacques de^, né à Morlagne vers 1573, mort à Paris vers 1663, reçut du curé mérne de Mortagne les premiers enseignements

IIIMÉ

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