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son neveu, lui fit couper les oreilles. Enfin, s'étant laissé persuader par Alexandra, sa fille, mère de Marianne , femme d'Hérode , de se retirer chez les Arabes, il écrivit à Malchus, qui en était le roi, de lui envoyer des cavaliers pour le mener jusqu'au lac Asphalfite, frontière d'Arabie, afin de le dérober aux embûches et à la mauvaise volonté d'Hérode. Mais Hérode ayant eu connaissance de ce projet et de la réponse affirmative de Malchus, fit mourir Hircan, alors âgé de quatre-vingts ans. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.
HIRCANION, château 1res -fort et bourg de Judée. Voi/. Joseph, De Bello Jud., 1. 1, c. xiv.
HIRME (//îVwîM*), mot dérivé du grec, et qui signifie je tire, j'entraîne; ce terme désigne, dans la liturgie grecque, une antienne sur le ton de laquelle on chante les tropaires qui la suivent, et dont elle fait la première partie. Voy. Léon Allatius. Goar.
HIRMOLOGE. Voy. Hermolaire.
HIRNHEIM ou HIRNHAIM (Jérôme), de l'Ordre de Prémontré, né à Troppau en 1635, mort en 1679, fut le cinquante et unième abbé du monastère de Mont-Sion ou Strachow, à Prague. Il était docteur en théologie, en droit civil et canonique, et très-versé dans la médecine et les belles-lettres. Il fit fleurir les lettres dans les abbayes de son Ordre. On a de lui : 1» Commentaire sur le Discours de suint Norbert il ses frères; — 1° Meditationes pro singulis anni iliebus ex Sacra Scriptura excerptœ, etc.; mis à V Index par un décret du 18 juin 1680 , avec la i.'lause Donec corrigutur; — 3" De Typho generis /iumani, sive scientiarum humanarum inani ac ventoso tumore, difficultate , labilitate , falsitate, jactantia, prœsumptione. incommodis et penculis, Tractatus Arem, etc.; Prague, 1676, in-4o; également mis à Y Index y mais sans la clause (Decr. 14 april. 168*2). Voy. Observationes Hallenses, tom. VII, p. 206 et suiv. Hugo, Annales de l'Ordre des Prémontre's, tom. III, p. 931. Moveri, Diction. /»'s/o?'. Richard et Giraud.
HIRSAU ou HIRSCHAU (Hirsauga, Hirsagua), célèbre abbave de l'ancien diocèse de Spire, située entre les villes de Calw et Liebenzell, doit sa fondation à Erlafried, comte de Calw, qui la bâtit en 830-838, en s'associant à Notting, évèque de Verceil, qui, outre l'argent et les vases précieux qu'il fournit, y apporta le corps de saint Aurélien. Ce couvent a fourni une foule d'hommes savants, qui l'ont illustré par leur enseignement et leurs écrits. Voy. Trithème, Chronicon Hirsaugiense. M.-C.-D. Christmann, hist. du couvent de Hirschau. Héfélé, Hist. de l'introduction du christianisme dans le sud de l'Allemaane. La Vie du saint abbé Guillaume, dans Boïland., au 4 Juil.,et dans D. Mabillon, Acta Sanctor., sxcuh VI, part. II. La Nouv. iiiogr. génér. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 242,243.
HIRSEMES, ville de la tribu de Dan. Voy. Josué, XIX, 41.
HIRT ou HIRTH (Jean-Frédéric), protestant, né à Apolda (Saxe-Weimar) en 1719, mort à Wittemberg en 1784, a été successivement professeur de philosophie et de théologie, et surintendant à léna et à Weimar. 11 avait des connaissances très-étendues dans les langues orientales et dans la critique sacrée. Outre un grand nombre d'ouvrages sur les langues hébraïque, chaldaïque et arabe , il a laissé : 1° De Coroms opud Ebreos nuptialibus; léna, 1748, in -4°; — S» De Imperatorum ante Constantinum Magnum erga Christianos Favore; ibid., 1758, in-4o; — 3° Nouvelle considération sur la première confession de foi de ta personne du Messie; ibid., 1759,
in-S", en allemand; — 4" Explication complète des Proverbes de Salomon ; ibid., 1768, in-4'>. Voy. Feller, Biogr. univers., art. HiRT. La Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Hirt.
HIRTANAAMANIS , siège épisc. jacobite de l'Assyrie, située à trois milles de Cupha. Elle tire son nom de Naaman , fils de Monder, qui y demeurait, et qui, après sa conversion, y fit élever des églises magnifiques. Les Jacobites soumis aumaphrien y ont eu un siège épisc. qui a été rempli par quatre évêques , dont le premier, Théodore, siégeait en 551. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1586. Richard et Giraud.
I. HIRTZ ou HERTZ (Naphthali), BEN-JA- HACOB-ELCHANAN , rabbin, né à Francfortsur-le-Mein, mort en Palestine, qui vivait au xvi» siècle, a laissé : 1» La Vallée du Roi; Amsterdam, 1648; c'est une clé et une introduction à la Cabhaîe, et une explication du Zohar et de plusieurs autres livres très -estimés des Juifs. Rosenroth a inséré beaucoup de choses de cet ouvrage de Hirtzdans sa Cabulla denudata. Dans sa préface, Hirtz fait mention de plusieurs autres écrits de sa composition, parmi lesquels se trouvent un Commentaire sur l'Écriture et un autre sur le Zohar, intitulé Ij^ Jardin du lioi; mais ils n'ont jamais été publiés. Voy. Wolf, Biblioth. Hebrœa, tom. III, p. 844, n. 1712. De Rossi, Dizionario storico degli Autori Ebrei, 1. 1, p. 154.
IL HIRTZ ou HERTZ (Naphthali), BEN- MENACHEM , rabbin de Limbourg, a publié un Commentaire des termes les ulus obscurs et les plus difficiles du Medrasch Raoboth sur le Pentateuque, et un autre Comment, sur les cinq Meghilloth; Cracovie, 1569, in-4'run et l'autre. Toy. Wolf, Biblioth. Hebrœa, tom. III, n. 1711. De Rossi, Dizion. storico, etc. tom. I, p. 154.
III. HIRTZ ou HERTZ (Napht.hali), BEN- SCHIMHON , rabbin de Hambourg, a fait imprimer : 1" un Commentaire du Pentateuque et des cinq Meghilloth: — S» des Sermons sur le Pentateuque: Venise, 17i2.
HISPAHAN-JULFA ou HISPAHAN-GIULFA, siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous Eumiasin; il est situé dans un faubourg nommé Julfa. Autrefois les Géorgiens occupaient un autre faubourg et y avaient aussi un évèque. Etienne, évêque arménien, briguait en 16iK) le catholicat ou dignité de catholique, qu'il finit par obtenir. Aujourd'hui, dans le diocèse d'Hispahan, il ne se trouve que quelques familles latines qui sont secourues par les missionnaires lazaristes. 11 y a encore des familles arménieniics catholiques qui sont assistées par les religieux arméniens de Saint- Antoine. Voy. De Commanville , i" Table alphabet., p. 122, 123. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 244 et suiv.
HISPELLUM, aujourd'hui Spello, ancienne ville épisc. d'Italie située dans l'Oinbrie, à trois milles de Foligno', du côté de Pérouse. On en connaît trois évéques, dont le premier, Félix, fut martyrisé sous les empereurs Dioclétien et Maximieii. Au vi« siècle, cet évèché fut uni à celui de Spolète. Voy. Vital, socr., tom. X, col. 114. De Commanville, /'* Table alphabet., p. 123. Richard et Giraud.
I. HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE. C'est l'histoire de l'établissement, des progrès, des révolutions du christianisme , depuis le commencement de la prédication de lÉvangile jusqu'à nos jours, pendant une période de plus de dix-huit siècles. La connaissance de cette histoire est une partie essentielle de la théologie. En effet ,
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