‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1061 sur 1220 · HOCH · texte numérisé non relu

HOCH

la théologie n'est pas une science d'invention , j mais de tradition; elle consiste à savoir ce que Jésus-Christ a enseigné, soit par lui-même, soit par ses apôtres ; comment cette doctrine a été attaquée, et comment elle a été défendue. Les sources de l'histoire ecclésiastique sont les écrits des apôtres, deç évang-élistes, des Pères qui leur ont succédé, les actes des martyrs, ceux des conciles, les mémoires des historiens, tels.qu'Eusèbe , Socrate , Sozomène , Théodoret , Évagre, Philostorgue , et tous les modernes qui, dans les difl'érents pays du monde chrétien, ont couru la même carrière. Voy. Bergier, Diction, de théol.

II. HISTOIRE ÉVANGÉLIQUE. La vérité du christianisme est fondée principalement sur la vérité des faits rapportés dans cette histoire; voilà pourquoi les ennemis de la religion chrétienne de tous les temps se sont etforcés de combattre l'authenticité et la véracité des Évangiles ; mais tous leurs efforts ont complètement échoué toutes les fois que l'histoire et la critique ont montré le caractère des historiens sacrés, la nature des faits qu'ils rapportent, les effets produits par ces faits, les témoignages des païens et des plus anciens hérétiques en faveur de ces mêmes faits. Voy. Bergier, Diction, de théol., et Compar. l'art. Evangile, où nous avons indiqué les divers ouvrages propres à réfuter tout ce qui, jusqu'à ce jour, a été opposé à lauthenticité, la véracité, lintégrité et l'autorité divine des Évangiles.

III. HISTOIRE SAINTE. Cette histoire, écrite par les auteurs de l'Ancien Testament, commence à la création du monde, et finit à la naissance de Jésus-Christ; elle parcourt un espace de 4000 ans, selon le calcul le plus borné. Malgré la multitude des critiques téméraires que les incrédules anciens et modernes en ont faites, et malgré le mépris avec lequel ils en ont parlé, nous soutenons, sans crainte de recevoir un démenti fondé , qu'il n'est au monde aucune histoire plus respectable à tous égards, plus sagement écrite, qui porte avec elle plus de marques d'authenticité et de vérité, et où l'on voie plus clairement la main de Dieu. C'est l'histoire de la religion et du gouvernement de la Providence; la durée des siècles y est partagée en trois grandes époques, savoir : l'état des familles isolées et nomades, uniquement régies par la loi de la nature ; l'état de ces peuplades réduites en société nationale et politique, et soumise a une législation écrite; enfin l'état des peuples poUcés et unis entre eux par une société religieuse universelle. Ajoutons que cette histoire nous montre la révélation toujours relative à ces trois états divers. Or un plan aussi vaste et aussi sublime ne peut être l'ouvrage de l'intelligence humaine. Dieu seul a pu le concevoir et l'exécuter; rien de semblable ne se voit chez aucune autre nation de l'univers. Voi/. Bergier, Diction, de théol ; on y trouvera le développement de toutes ces idées.

HISTONIUM ou ISTONIUM, aujourd'hui Vasto ou Guasto di Amone , ville d'Italie, située dans l'Abruzze citérieure. D'après un bref du pape Gélase, inséré dans le Décret, dist. xxiv , ton. 3, on peut croire que cette ville a été le siège d'un évêché ; mais on n'en connaît aucun évèque. Foy. Ughelli, Ital. Sacr., t. X, col. 116. Ricliard et Giraud.

HISTRIO. Voy. Bateleur.

HITYUS. Voy. Pithussa.

HOADLT (Benjamin), évèque de Bangor, né à Westerhara, dans le comté de Kent, en 1670, mort à Chelsea en 1761 , professa des doctrines

théologiques qui se rapprochaient de ce qu'on appelle aujourd'hui l'unitairianisme. Il a laissé : 1° The Reasonahleness of conformity to the church of England represented to the disserting ministers, etc.; 1703, in -8»; — 2» The Measures of sufimission to the civil magist rate , considered in a defence of the doctrine aelivered in a sermon ; 1705, in-8» ; — 3» Discourse on the terms of acceptance with God ; 1711 , in-8«; — 4» plusieurs autres ouvrages indiqués dans la Nouv. 'Biogr. yénêr. Les œuvres complètes de Hoadly ont été publiées par son fils cadet, le D"" John 'Hoadly; 1773, 1 vol. in -fol. Voy. Feller. qui, dans sa Biogr. univers., fait de justes réflexions sur les doctrines de cet évèque.

HOBA , ville située au septentrion de Damas. Voy. Genèse, xiv, 15.

HOBAB, fils de Raguel. Moïse étant sur le point de partir du mont Sinaï pour aller à la conquête de la Terre promise, pria avec instance Hobab de l'accompagner. Voy. Nombr., X , 29. Juges , IV, 11 .

HOBBÉS ou HOBBS (Thomas), en latin Hobhesius et Hohbius . philosophe anglican , né à Malmesbury en 1388 , mort à Hardwich l'an 1679, était très -versé dans les langues anciennes. Les événements politiques qui signalèrent l'époque où il vécut l'obligèrent à cnercher un refuge en France; mais , ne se croyant pas en sûreté dans ce pays , il retourna" en .\ngleterre. Quant aux principes qu'il a établis dans ses ouvrages, ils sont affreux. Il n'y a, selon lui , point de différence entre le juste et l'injuste dans la nature des choses; l'homme, considéré dans l'état naturel, et antécédemment à ses conventions faites avec les autres hommes, n'est obligé ni à leur vouloir du bien, ni à aucun autre devoir envers eux ; il n'appartient qu'à ceux qui gouvernent de décider si une chose est juste ou injuste ; et la différence du vice et de la vertu dépend absolument de leur autorité et des lois positives. Il a écrit sur la politique, la géométrie, la philosophie et les belles -lettres. Ses ouvrages , dont on trouve la liste dans la Nouv. Biogr. génér., ont tous été mis à V Index, savoir : son Leviatan, par un décret du 12 mars 1703, et tous les autres , par un décret daté du 4 mars 1709. Voy., outre les auteurs anglais qui ont écrit sur Hobbes, Nicéron , Mémoires. Chauffepié , Nouv. Diction. Richard et Giraud. Feller , Biogr. univers.

HOBIA , Juif dont les enfants revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I. Esdr., il, 61.

HOCHSTETTER ^.\ndré-.\dam), luthérien, né à Tubingue en 1668, mort en 1717, devint successivement professeur d'éloquence, de théologie, pasteur, surintendant et recteur de l'académie de cette ville, a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Collegium Puf~ fendorfinum : — 2» De Festo expiationis et hirco Azazel. Tous les écrits de l'auteur sont savants et vraiment utiles dans tous les endroits où il s'est tenu en garde contre les préjugés de sa secte. Vni/. Feller.

HOCHMUTH (Gilles), luthérien, né à Kirchberg , près de Zwickau , mort quelques années après 1725, exerça les fonctions de pasteur à Torgau et à Mûhlberg. Parmi ses ouvrages nous citerons : Manuel des principaux sectaires et hérétiques, en allemand; Dresde, 1710, in -8». Voy. la -Voî/f. Biogr. génér.

HOCHSTRAT ou HOOGSTRATT Jacques d'), dominicain, né à Hoog - Straten , dans le Brabant , mort à Cologne en 1527, professa la théologie dans cette dernière ville, et fut inquisiteur des diocèses de Mayence, de Trêves et de

HODY

Page 1