HOLL
nuit exposer sa santé , sa vie même au milieu des maladies épidémiques. 11 n'y aurait donc pas lieu de sôtonner que Dieu ait accordé le don des miracles à ce digne prêtre, qui certainement était selon son cœur. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1» Le Chrétien priant dans l'esprit de l'Eglise catholique; Bamberg, 4819; Leipzig, 1824, 3" édit.; — 2» Le Pèlerinage d'une âme cherchant Dieu dans notre vallée de larmes , ou Le Palais de la science du salut ; Vienne, 1830 ;
— 3» Esquisses de la vie laïque et ecclésiastique; Ratisbonne, 1836; — 4» Sermons pour toute Vannée ecclésiastique; ibid., 1839-1840, 4 vol.; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voij. la Nouv. Biogr. génér. et VEncyclop. cathoL. au Supplém.; on y trouve plusieurs autres écrits de l'auteur indiqués.
HOIUS ou HOY, HOYUS (André), professeur d'histoire et de grec à Douai, né à iJniges, mort après l'an 1625, a laissé , outre une Paraphrase sur Ézéchiel et ia. Vie de Jacques de Vitry : 1» ///*•toire sacrée et profane; Douai , 1629, 2 vol.; — 2" deux Apologies sur saint Grégoire le Grand; ibid.; — 3" Antiquités liturgiques; ibid., 1605;
— 4° trois Oraisons; la première sur la constance de Mardochée; la seconde sur la ligue des Machabées ; la troisième sur les pharisiens ; ibid., 1629.
HOLA , ville épisc. sur la côte septentrionale de l'Islande. L'évèché y fut établi vers l'an 1000, sous la métropole de Ërème, par le roi Olaiis dit le Saint , et fut mis sous la dépendance de l'archevêché de Drontheim vers l'an 1150. Voy. Voy. De Commanville , /" Table alphabétique, p. 123.
HOLBACH (Paul-Henri-Thiry, baron d'), philosophe, né à Heidelsheim, dans le grand-duché de Bade, en 1723, mort à Paris en 1789, professait ouvertement le matérialisme et l'athéisme. C'est pour cela qu'il a surpassé en impiété tous les autres incrédules; mais quand on examine sérieusement ses raisonnements, on les trouve d'une faiblesse extrême ; on est même affecté d'un sentiment pénible en pensant que l'intelligence humaine puisse tomber aussi bas dans le domaine de la raison. Parmi les écrits d'Holbach, nous citerons seulement : 1» Le Christianisme dévoilé, ou Examen des principes et des effets de la religion chrétienne; Amsterdam, 1/67 ; — 2" Esprit du clergé, ou le Christianisme primitif vengé des entreprises et des excès de nos prêtres modernes; Londres, 1767; — 3" De l'Imposture sacerdotale , ou Recueil de pièces sur le clergé; Amsterdam , 1767. Voy. la Nouv. Biogr. génér., où on trouve indiqués plusieurs autres écrits d'Holbach, et Feller, qui en cite un plus grand nombre, et fait de très-justes réflexions tant sur la personne d'Holbach que sur ses principaux écrits. VEncyclop. cathol.
HOLCOT ou HOLKOT (Robert), dominicain, né àNorthampton, mort en 1349, était docteur en théologie. Doué d'un vaste génie, il était infatigable au travail et très-versé dans les lettres divines et humaines. \\ a laissé , entre autres ouvrages : 1" Commentaires sur les quatre livres des Sentences; Lyon, 1497, 1510 et 1518; — ^o Commentaire sur la Sagesse de Salomon; Spire, 1483, souvent réimprimé; — 3» Commentaire sur le Cantique des cantiques et sur les sept premiers chapitres de l' Ecclésiastique; tous ces ouvrages sont écrits en latin; Venise, 1509; — i» Moralisationes hisloriarum ; Bàle, 1586; — 5° De Origine, definitione et remédia peccatorum;Vàris , 1517, in-8°. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I, p. 629 et suiv. Fabricius, Biblioth. Lat. med. œtutis. Richard et Giraud, qui
donnent la liste complète des écrits de l'auteur. La Nouv. Biogr. génér.
HOLDA, prophétesse, femme de Sellum. Josias la consulta sur le livre de la loi qu'on avait trouvé dans le trésor du temple. Les Grecs honorent Holda le 10 avril. Voy. IV Rois, xxii, 14.
I. HOLDAÏ. Le Seigneur ordonna à Zacharie de demander à Holdai et à quelques autres de l'or pour faire des couronnes à .lésus , fils de Josédech. Voy. Zachar., vi , 10.
II. HOLDÀI, un des douze chefs des troupes de David qui servaient chacun à leur tour au palais avec les vingt-quatre mille hommes qu'ils commandaient. Voy. I Paralip., xxvii, 15.
HOLDEN (Henry), né dans le Lancashire en 1596, mort à Paris en 1665, après avoir enseigné la théologie dans plusieurs universités vint recevoir le bonnet de docteur en Sorbonne. H fut un des théologiens les plus distingués de son temps. On a de lui • l» Analysis fidei; ouvrage qui a été très-vanté, mais qui cependant renferme des assertions peu exactes, surtout dans la manière dont il traite la nature et les motifs de la foi ; — 2» De Schismate ; — 3" De Usura ; Paris, 1652, in-S"; le premier de ces ouvrages a été traduit en anglais; Paris, 1658, in -4»; — i<i Novum Testamentum; ibid., 1660, in -8°; — 5" une Lettre à Arnauld ; — 6» Oratio Henrici Holden quam paratam habebat ad enuntiationem in examine propositionis Arnuldinœ ; Francfort ,
HOLIAS (Jean des), dominicain , né à Clermont en Auvergne, mort à Chartres en 1716, fut profès du couvent de son ordre à Clermont ; il se distingua par son zèle pour le salut des âmes. On lui doit : 1" Octave des moi^ts ou La Pénitence des âmes du purgatoire; Paris, 1697, in-8"; — 2" trois Octaves du saint sacrement de r Eucharistie; Chartres, 1716. Foy. le P. Échard, Sonptor. Ordin. Prœdic. tom. II, p. 791.
HOLKOT. Voy. Holcot.
HOLL (François-Xavier), jésuite , né en 1720 à Schwandorf, dans le haut Palatinat, mort à Heidelberg l'an 1784, après avoir enseigné les belles-lettres se consacra entièrement à l'étude du droit ecclésiastique de l'Allemagne, et fut professeur pendant vingt-six ans dans les plus célèbres universités de l'empire. Il a laissé, entre autres écrits : Statistica Ecclesiœ Germanicœ; Heidelberg, 1779, in-S"; plein de recherches sur la discipline ancienne et moderne de l'Église, et sur ses usages et ses lois. Il était occupé à préparer le deuxième volume quand la mort l'enleva. Voy. Feller, Biogr. univers.
HOLLANDE. L'Église catholique, en Hollande, a été organisée hiérarchiquement par la lettre apostolique de N. S.- P. le pape Pie IX, datée du 4 mars 1853. Jusque-là elle comprenait dans les Pays-Bas : 1° les trois vicariats apostoliques de Bois -le -Duc, de Breda et de Ruremonde, gouvernés par trois vicaires apostoliques revêtus du titre d'évêques in partihus infidelium; 2" ce qu'on appelait proprement la mission de Hollande, divisée en six missions, gouvernées par six archiprètres, sous l'autorité de l'internonce apostolique en résidence à La Haye, lequel avait le titre de président ou vice- supérieur de la mission. Mais ce titre de vice-supérieur ne datait que des dernières années du dernier siècle; car auparavant et depuis l'établissement du jansénisme la mission de Hollande était gouvernée par les nonces en résidence à Bruxelles, avec le titre de supérieurs; et avant le jansénisme et depuis 1583, elle avait été régie par des vicaires apostoliques qui avaient remplacé les évêques d'Utrecht. Aujourd'hui trois évêchés
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ayant des évêques titulaires et non in partibus, ont remplacé les trois vicariats de Bois-le-Duc, de Brada et de Ruremonde; et, quant à la mission , elle a été divisée en deux diocèses, l'archevêché d'Utrecht et l'évêché de Harlem. Utrecht est métropole, ayant pour suffragants les évéchésde Harlem, de Bois-le-Duc, de Breda et de Ruremonde. l'ny. l'abbé André, qui, dans son Cours atphabét. de droit canon, rapporte, et les lettres apostoliques de N. S. -P. le pape Pie IX pour le rétablissement de la hiérarchie épiscopale en Hollande, et l'allocution de Sa Sainteté dans le consistoire secret du 7 mars 1853, sur ce même rétablissement. Toy. aussi le Diction, de la théol. cafhol., qui trace l'histoire ecclésiastique de la Hollande, et Pluquet, qui, dans son Diction, des hérésies, le fait avec plus d'étendue.
HOLLANDUS ou D'HOLLANDER (Henry), missionnaire anglais, né à Worcester, vivait au xvii« siècle. Il fut reçu bachelier en théologie à Douai, prêcha avec succès à Reims, et fut envoyé comme missionnaire dans son pays, où il convertit plusieurs de ses compatriotes. Il a laissé : 1" un Traité sur le sacrifice de la 7nesse, en latin; Douai, 1609; — 2° Arca novi fœderis in snnctœ missœ canone representata ; Anvers, 1615. in-B". V'oy. Mnreri, édit. de 1759.
HOLLEBEEK (Ewald), protestant hollandais, mort en 1796 , professeur de l'université de Leyde. Son principal ouvrage est : De Theologo non vere orthodoxe, nisi vere pio: Leyde, 1763, in-4». Voi/. Paquot, Mémoires pour servir à l'histoire des P(ii/s-Bas. La Souv. Biogr. génér.
\. HOLMES (Nathaniel), théologien anglais non conformiste, mort en 1678, était très-versé dans la connaissance de la langue hébraïque. Il fut dépossédé de la cure de Sainte-Marie-Staining. a Londres, pour ses opinions de non conformiste. On distingue entre ses ouvrages : La Résurrection révélée: 1654, in-fol. Voy. Chaudon et Delandine , Diction, univ. histor., crit. et bibliogr.
II. HOLMES (Robert), anglican, né au comté de Hamps, mort en 1806, fut reçu docteur à Oxford en 1786, puis nommé successivement professeur de poésie, chanoine des églises de Salisbury et du Christ, et doyen de Winchester. Son ouvrage principal est la' part qu'il prit à la belle édition des Septante publiée à Oxford en 5 voL in-fol. Déjà, en 1795, il publia in-fol., pour i l'évéque de Durham, deux lettres latines contenant un spécimen du travail qu'il préparait, et il fit paraître successivement la Genèse, l'Exode et les autres livres de Moïse, chacun avec une petite piéface et un appendice. En 1805, quelques mois avant sa mort, il publia le livre de Daniel, selon la version de Théodotion et celle des Septante , de la même manière que le Pentateuque. C'est le savant James Parsons qui a continué l'ouvrage de Holmes, en suivant son plan avec une grande exactitude. Voy., dans J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. I, p. 143, une note importante relative à l'édit. des Septante donnée par Holmes et Parsons.
HOLOCAUSTE {Holocaustum), mot dérivé du Çrec, et qui signifie entièrement brûlé; sacrifice dans lequel on brûlait complètement toute la chair des victimes ; c'est ce qui distinguait l'holocauste des sacrifices expiatoires et des hosties salutaires, où Ton réservait quelques parties de la victime qui n'étaient pas consumées sur l'autel. Vou. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. Il, p. 39.'), 394.
HOLOFERNE , lieutenant général des armées de Nabuchodonosor, roi d'Assyrie, fut tué par
Judith devant Béthulie. Voy. Judith, n, 4,7 m, 1, etc.
HOLON.ro.v. HÉLON-jn'II.
HOLSTENIUS (Luc), dont le nom allemand est HOLSTE, érudit, né à Hambourg en 1596, mort a Rome en 1661, embrassa le catholicisme pendant un voyage qu'il fit en France, et s'attacha au cardinal Barberini. qui obtint pour lui plusieurs bénéfices. Innocent X le nomma bibliothécaire du Vatican. Il était très-versé dans l'antiquité sacrée et profane, et il avait acquis une grande réputation dans l'Europe entière. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : l» Christiani Ranzorii ad Georgium Calixtum Epistola, qua sui ad Ecclesiam catholicam accessus rationes exponit: Rome, 1651, in-S»; — 2* Lucœ Holstenii Testitnonium adversus Gersenistas pro Thoma a Kempù, inséré par Naudé dans le Testimonium adversus Gersenistas triplex: Paris, 1652, in-8"; — 3° De Abyssinorum Communione suh unica specie; Rome; — 4» Collectio romana bipartita veterum aliquot Historiœ Ecclesiasticœ monumen torum; ibid . , 1662, in-8»; — ô" Passio SS. Perpétua et Felicitatii et Bonifacii romani, necnon acta SS. Tavachi, Prohi et Andmnici, cum notis et animadversis ad Baronii martyrologium romanum; Rome, 1663; Paris, 1664, in-8°; — 6» Annotationes in Geographiam sacrum Caroli a S. Paiilo, Italiam antiquam Cluverii et Thesaurum geographicum Ortellii; quibus accedit dissertatio duplex de sacramento Confirmationis apud Grœcos; Rome, 1666, in-S"; — 7" Theodoti Ancyrani Expositio in Symbolum Nicœnum, adversus Nestorium, avec une traduct. latine de Holstenius; ibid., 1669, in-8". Vot/. le Journ. des Savants, 1665, 1668, 1675, 1693, 1707, 1709 et 1712, Richard et Giraud, qui donnent la liste complète des écrits d'Holstenius. Feller.
HOLWAN , huitième province du diocèse des Nestoriens, dont la métropole est Holwa, ville épisc. située à l'orient de Babylone; elle est éloignée de cinq à sis journées de Bagdad. On en connaît dix évêques, dont le premier, Surinus, siégeait en 754. Ce siège fut transféré à Hamadana en 1175. l'oy. Lequien, Oriens Christ., loin. II, p. 1248. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 252.
HOLYWOOD. Voi/. Sacrobosco.
HOLZHAUSER (Barthélémy), fondateur de la congrégation des Barthélemites ou Bartholomites, né à Langnau, petit village de Souabe, en 1613, mort à Bingenen 1658, fut ordonné prêtre en 1639, et conçut le projet de rendre aux ecclésiastiques la vie en commun qu'ils goûtaient dans les premiers siècles de l'Église. Il fonda dans ce but une maison à Tittraoningen, et ouvrit à Salzbourg un séminaire préparatoire. Il devint curé àTittmoningen, àLeoggenthal,puis à Bingen. Il a laissé, parmi d'autres ouvrages : 1» Constitutiones cum exeicitiis clericorum sceailarium in communi viventium; Cologne, 1662; cet ouvrage, approuvé par le pape en 1680, fut réimprimé à Wûrtzbourg , Rome, Mayence, Liège, Dillingen, Insolstadt, Prague, etc.; — 2" De Humilitaie: Mayence, 1663, 1784, et en plusieurs autres lieux;" — 3" De l'Amour de Dieu; Mayence, 1663; — 4« Opusculum visionum variarum; — 5» plusieurs autres écrits, parmi lesquels on distingue son Interprétation de l'Apocalypse. Voy. la Biographia venerabilis servi Dei Baitholomœi Holzhauser, vitœ communis clericorum sœcularium restauratoris. Accedunt ejusdem in Apocalypsim Commentarii plane admirabiles ; Bambergse, 1784, in-12. L'abbé J.-P.-L. Gaduel, Vie du vénérable serviteur de Dieu Barthélémy
HOMft
IIOMI
Holzhausey, fondateur de l'Institut des clercs séculiers vivant en communauté ; avec une Étude sur cet Institut; Orléans, 1861, in-12; livre qui fait connaître tous les ouvrages de Holzhauser. La Nouv. Biogr. génér. Compar. Bartholomites, noJI.
HOMAM, fils de Lotan et descendant d'Abraham par Cétura. Voy. I Paralip., i, 39.
HOMBELINE (La bienheur.), sœur de saint Bernard, née en 4092, morte le 21 août 1141, fut mariée à un jeune seigneur qui, disait-on, était proche parent de la duchesse de Lorraine. L'an 1122, elle vint à Clairvaux pour voir son frère Bernard ; mais il refusa de la voir, parce qu'elle était venue dans un magnifique équipage. Elle fondit en larmes, et promit de faire tout ce que saint Bernard lui ordonnerait. Il lui interdit toutes les vanités du siècle, et, à partir de ce moment, elle vécut dans le jeûne, les veilles et la prière. Elle se retira ensuite dans le monastère de Billette , au diocèse de Langres, où elle mourut saintement, en présence de saint Bernard. L'Ordre de Cîleaux célèbre sa fête le 21 août. Voij. Guillaume, abbé de Saint-Thierri, Vie de saint Kernard.
I. HOME (David), en latin Uumius , controversiste écossais duxvii' siècle, fut d'abord pasteur à Duras, dans la basse Guienne, puis à Gergeau, dans l'Orléanais. Jacques I'"" le chargea de réunir toutes les sectes protestantes. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels : \° IMtres et traitez ckrestiens ; Berg, 1613, in-12 j — 2» L'Assassinat du roy, ou Maximes du vieil de la montagne vaticane et de ses assassins, practiquées en la personne de deff'unct Henry le Grand; 1617, in-8o; — S^Davidis Humii Apologia basilica, seu Machiavelli irigenium examinaium in libido quem Princeps inscripsit ; Paris, 1626, in-4o; le titre seul de ces libelles suffit pour prouver que c'est le fruit d'une méchanceté grossière et dégoûtante.
II. HOME (Henri), jurisc. et philosophe anglican , né à Kames, en Ecosse , en 1696 , mort en 1782, acquit une certaine réputation, et obtint en 1763 la dignité de lord du justicier^ c'està-dire du suprême tribunal criminel d'Ecosse. Parmi ses principaux écrits nous devons distinguer : Essays on tfie principles of morality and natural religion; 1751, in-8"; cet ouvrage, destiné par l'auteur à combattre les mauvaises doctrines de David Home, son ami, était cependant empreint de fatalisme; ce qui souleva tellement les réclamations du clergé, que l'auteur erut prudent d'adoucir quelques passages dans la 2*^ édition. Voy. Chalmers, General hiographieal Dictionary. La Nouv. Biogr. génér.
III. HOME (Jacques), écrivain anglican du xviii" siècle, a publié dans sa langue maternelle un ouvrage intitulé : llistoi)-e des Juifs et de leur république, tirée de l' Écriture sainte ; 2 vol. in-8". Voy. le Journ. des Savants , 1737, p. 751 et suiv.
HOMÉLIE (Homelia), mot dérivé du grec, et qui signifie un discours familier. En etfet, les homélies se faisaient familièrement dans les églises par les prélats, qui interrogeaient le peuple, et étaient interrogés par lui, tandis que les sermons se faisaient en chaire, à la manière des orateurs. Toutefois, ce terme signifiait originairement une conférence ou une assemblée, et ce n'est que plus tard qu'il s'est dit des exhortations et des sermons qu'on faisait au peuple dans l'église. Il nous est resté de belles homélies de saint Jean Ghrysostome , de saint Grégoire et d'autres pères de TÉgiise. On appelle aussi homélies les leçons du troisième nocturne des matines, qui expliquent l'Évangile du jour,
et qui sont des extraits des homélies des Pères. Voy. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cuthol.
HOMEM (Fr.-Manoël), théologien et historien, né à Lisbonne en 1599, mort en 1662, a laissé parmi plusieurs autres ouvrages : Kalendario quadriennal conforme o estylo da ordem dos pregadores. Resoluçào de alyumas duvidas graves pei^tenentes ao officia divino : conferencia rubrical de ambosos hreviarios velho et novo, etc.; Lisbonne, 1643, in-S». Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II. Barbosa Machado, Bihlioth. Lusitana. La Nouv. Biogr. génér.
HOMER. Voy. Gomor.
HOMÉRITES, peuples qui habitent la côte méridionale de l'Arabie Heureuse; les anciens géographes les ont désignés sous le nom de Sabéens; les Grecs et les Romains sous celui dindiens. Ce pays est nommé aujourd'hui la principauté d'Aden. L'apôtre saint Barthélémy annonça l'Évangile à ces peuples, et on prétend que Pantaenus, prêtre et préfet de l'école d'Alexandrie, y rétablit la foi, que la persécution avait sans doute affaiblie. La religion prospéra parmi ces peuples jusqu'à l'époque où, d'après le conseil des Juifs, le roi Dunaam s'efforça de la détruire. Ce prince prit Nagra, et fit périr Aréthas, qui en était le prince; et tous les habitants de cette, ville subirent le même sort. Elesbaam, roi d'Ethiopie, ayant résolu de venger ces martyrs, détrôna Dunaam, et le remplaça par un pnnce chrétien, puis demanda à Alexandrie un évêque. On envoya un nommé Jean, qui étabfit son siège à Thaphar. Plus tard, les Nestoriens s'emparèrent de cette église, et ces peuples se soumirent au cathohque de leur secte qui résidait à Séleucie. On connaît cinq évêques qui ont gouverné les Homérites; le premier, Paul, mourut deux ans avant la prise de Nagra. Voy. VHist. patriarch. Alex. Lequien, Orier\s Christ., tom. I, p. 663. Richard et Giraud.
I. HOMICIDE ou MEURTRE ( Homicidium), crime également contraire à la loi naturelle , divine et humaine, soit qu'on le commette sur soimême ou sur un autre , parce que l'homme n'a pas plus droit sur sa propre vie que sur celle du procham, et qu'en se tuant soi-même on fait injure à Dieu, dont on usurpe les droits. C'est un des trois crimes pour lesquels on refusait l'absolution dans quelques églises, même à l'article de la mort. D'après les Épitres canoniques de saint Basile, la pénitence de l'homicide volontaire était de vingt ans, et de l'involontaire dix ans. On se rend coupable d'homicide en y coopérant, soit directement, soit indirectetnent. Or on coopère directement k l'homicide : l" quand on le commande, qu'on le conseille, qu'on persuade à quelqu'un de le commettre ; 2« lorsqu'on y consent, comme ferait un juge qui opinerait pour la condamnation d'un innocent qu'il croit tel; 3" quand on loue ou approuve le dessein de tuer quelqu'un, ou qu'on blâme celui qui n'ose pas en venir à cet excès; 4° quand on retire ou qu'on protège un homicide pour le favoriser et l'appuyer dans son crime ; 5" enfin lorsqu'on aide à commettre ce crime. On coopère indirectement à l'homicide : 1" quand on ne met point en œuvre tous les moyens dont on est capable pour l'empêcher; 2" quand on garde le silence sur un meurtre commis, qu'on est obligé de découvrir; 3" lorsqu'on ne le punit pas, quoiqu'on soit obligé par état de le faire. Conformément au concile de Trente, quiconque aura volontairement commis un homicide, bien que le crime ne soit pas prouvé par la voie ordinaire de la justice, ni publié en aucune manière, mais qu'il
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soit secret, ne pourra jamais être promu aux ordres sacrés, et il ne sera pas permis de lui conférer aucun bénéfice, même de ceux qui n'ont pas charge dames; mais il demeurera à perpétuité exclu et privé de tout ordre , bénélice et office ecclésiastique. Si l'homicide a été commis, non de propos délibéré, mais par accident, ou en repoussant la force par la force et pour se défendre soi-même de la mort, de manière que de droit il y ait lieu en quelque façon d'accorder la dispense pour être promu aux ordres sacrés et aux ministères des autels, et à toute sorte de bénéfices et dignités, la cause sera commise à l'Ordinaire, ou, s'il y a raison pour le renvoi, au métropolitain ou bien au plus prochain évoque, qui ne pourra donner la dispense qu'après avoir
?ris connaissance de la chose. Voj/. Exode, xxi, 4. Conc. Trident., sess. XIV, de Reform., c. vii. Les Mémoires du clergé, tom. I , p. 72 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction ecdés. et canon, portatif. Labbé André . Ber^ier.
ILHOMICIDE ou MEURTRIER. r.MEURTRlER.
HOMILIAIRE et HOMILIER (//o>ni7ù»e, Aomiliarius liber ) , livre qui contient les homélies des Pères qu'on lit à l'office.
HOMILIASTE (Homiliastes, Homilites), faiseur dliomélies.
HUMILIER. Voy. HOMILIAIRE.
HOMINICOLES (Hominicolœ) , nom donné par les apoUinaristes anx catholiques, parce qu'ils adoraient Jésus - Christ Dieu et homme. Voy. Facundus Herminianensis, Epistola fidei cathnlicœ , 1. xix, c. m.
HOMMAGE - FIDÉLITÉ ou FOI, serment que les prélats ecclésiastiques devaient au roi pour le temporel de leurs bénéfices, mais sans hommaoe-vasselage. Compnr. Fidélité, n» I.
HOMME (L) est une créature raisonnable composée d'un corps corruptible de sa nature, et d'une substance spirituelle et immortelle qu'on appelle âme. La foi nous enseigne sur l'homme : i" qu'il est l'ouvrage de Dieu, qui forma son corps de terre, et l'anima en lui inspirant un souffle de vie , c'est-à-dire en l'unissant à une âme raisonnable ; 2° qu'il a été formé à l'image et à la ressemblance de Dieu, en ce qu'il a reçu du Créateur une âme capable de connaissance et d'amour; 3» qu'il a été créé pour connaître et aimer Dieu , procurer sa gloire, et jouir de lui pendant toute l'éternité; ifi qu'il fut créé libre, juste, heureux et immortel, et placé dans un lieu de délices appelé Paradis terrettre . où il devait vivre exempt de tous maux s'il eût persévéré dans la justice ; mais qu'il a péché , et que ce péché s'est transmis à toute sa postérité. Voy. Genèse , i-iii. Le Diction, ecdés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathnl. L'Encyrlop. cnt/iol.
HOMME VIVANT ET MOURANT ,nom donné autrefois à une personne sur la tête de laquelle résidaient par fiction les propriétés qui appartenaient réellement aux chapitres, aux hôpitaux et autres gens de mainmorte formant des communautés ; cette personne satisfaisait aux devoirs de vassal pour les gens de mainmorte; dans quelques endroits on lui donnait le nom de vicaire. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecdés. et cninn. portatif.
HOMMEBON. Voy. Homobon.
HOMMEY (Jacques), de l'Ordre des Augustins , né à Séez, en Normandie , l'an 1643, mort à .\ngers en 1713, savait le latin, le grec et l'hébreu. Ses principaux ouvrages sont : 1" 8. Greyorii pajiœ Milleloquium morale; Lyon, 1683 , in-fol.; — 2° Supplementum Patrum ; Paris,
1684, in-i"; — 3o Fasti annui, in quibus res poli ticœ insigniores, ecdesiasticœ , litferoriœqv; per universam orbem primo sœculi 18 anno breviter et dictim narrantur; — 4» un Fragment de Gerson sur la théologie mystique et la vie contemplative. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Les Mém. de Trévoux , jum 1708. Le Jnum. des Savants, 1683, 1684, 1603, 1694 et 1696. Richard et Giraud , qui donnent la liste complète des écrit de Hommev. La Nonv. Biogr. génér.
HOMOBON ou HOMMEBON (saint), marchand de Crémone, mort le 13 novembre 1197, fut élevé dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Il exerça le commerce de la manière la plus droite , distribuant aux pauvres avec une sainte profusion l'aumône matérielle et spirituelle, et convertissant par ses exemples les hérétiques et les chrétiens relâchés. Innocent III le canonisa un an après sa mort. On célèbre sa fête le 13 novembre. Foy. Surius.
HOMOIOUSIEN. Voy. HomoousiÈn.
HOMOLOGÈTE ( Homologetes , Homoloqeta); terme qui vient du grec, et qui signifie confesseur. Il est quelquefois employé dans les Martyrologes.
HOMONA ou HOMONADA, MANADA, ONO- MADA, ville épisc. de Lycaonie , au diocèse d'Asie, qui fut érigée en évêché au iv« siècle, sous la métropole d'Iconie. On en connaît quatre évêques, dont le premier, Cyrille, assista au
Êremier concile général de Constantinople. Voy. le Commanville, /■"« Table alphabet., p. 147, au mot Manada. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. '2.52.
HOMONCIONISTES ou HOMONCIONITES, KOMUNCIONISTES (Homwmnnista-), nom donné aux photiniens ou disciples de Photin, parce qu'ils soutenaient que Jésus -Christ était un pur homme. Voy. Baronius, Annal, ad ann.
HOMONÉE, nom de lieu dans la Galilée, à trente stades de Tibériade. Voy. Joseph, De Vifa sua. p. 1020.
HOMOOUSIEN ou HOMOUSIEN, HOMOIOU- SIEN .HOMOUSIONISTE , HOMOUSIASTE , mot dérivé du grec, et qui signifie cousubstantielf nom donné par les ariens aux catholiques, parce qu'ils soutenaient que le Fils de Dieu est consubstantiel à son Père. Voy. le Diction, de la thé>l. ciithol.. art. HoMOOrsiENS.
HOMUNCIONATES , nom donné par les ariens aux orthodoxes, parce qu'ils admettaient deux natures en Jésus-Christ.
HOMUNGIONISTES. Voy. Homoncionistes.
HON, fils de Phéleth, appartenait à la tribu de Ruben. Il fut le compagnon de la révolte et du châtiment de Coré , Dathan et d'Abiron. Voy. Nombres, XM, i.
HONAERT. Voy. Honert.
HONGALA (Antoine), écrivain espagnol du xvi» siècle , a donné : 1" Le Pentaple de la piété chrétienne; 1546; — 2" Conmientaires sur la Genèse: Alcala , 1551 ; Salamanque , 1553.
HONCE (LA), en latin Leunsium, abbaye de l'Ordre de Prémontré, située au diocèse et à trois lieues de Bayonne. Elle fut fondée par Bertrand , vicomte de Bayonne , mentionné au 30 octobre dans le nécrologe de la Case-Dieu, du même Ordre.
HONERT ou HONAERT (Jean VAN DEN), calviniste, né en 1693, dans un village près de Dordrecht, mort à Leyde l'an 1758, devint pasteur et professeur de "théologie , d'histoire ecclésiastique et d'éloquence sacrée dans cette dernière ville. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, la plupart polémiques , remplis des
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préjugés de sa secte. Ce qu'il a écrit contre la présence réelle de Jésus - Christ dans l'Eucharistie a été parfaitement réfuté par Philippe Verhulst, sous le nom de Zeelander, dans un ouvrage en flamand intitulé : Les vrais Principes de la foi catholique touchant le saint Sacrement de l'autel; Gand, 1746, 6 vol. in -fol. Il y a eu un 7« vol. en réponse aux subterfuges de Honert ; ibid., 1762. Vny. Feller, Biogr. univers.
HONESTE ou HONÊT (saint), en latin //onestus, prêtre de Toulouse, né à Nimes, vivait au m» siècle. Disciple de saint Saturnin, qui l'envoya prêcher dans la Navarre et la Biscaye, Honeste fut maître de saint Firmin, premier évêque d'Amiens. Les uns le regardent comme martyr, les autres, comme confesseur. On célèbre sa fête le 16 février. Voy. Richard et Giraud.
HONESTUS ou DE HONESTIS (Pierre), abbé de Sainte -Marie -du -Port, près de Ravenne , vivait au xu^ siècle. Il a laissé les règles dites Constitutiones Portuenses, qui avaient été attribuées au cardinal Pierre Damien. Voy. Le Mire, De Scriptor. eccles. in Auct.
HONÈT. Voy. Honeste.
HONGNANT (Claude-René), jésuite, né à Paris en 1671, mort en 1745, professa la philosophie et la théologie , et fut préfet des études au collège de Paris. Il a laissé : 1" Examen du Poème de M. Racine sur la grâce ; Paris, 1723, in-8»; c'est un exposé et une censure de la doctrine de ce poëme ; — 2» Apologie des anciens docteurs de la faculté de théologie de Paris, Claude de Saintes et Nicolas Isambert, contre une lettre du P. Le Brun, de l'Oratoire, insérée dans les Mémoires de Trévoux, juillet 1728; Paris, 1727, in -12; — 3° vingt Lettres à M. l'abbé Houtteville au sujet du livre de la Religion chrétienne prouvée j)ar les faits , ibid., 1722, in-12. Voy. Moreri , édit. de 1759. Richard et Giraud.
HONGRE (Jacques LE), dominicain et grand vicaire de Rouen, docteur en théologie de Paris, né à Argentan, en basse Normandie , l'an 1500, mort à Rouen en 1575, travailla avec zèle à la répression des hérésies, se distingua par son zèle et son éloquence , et fut un des plus célèbres prédicateurs de son temps. Il prononça l'éloge funèbre du duc de Guise , assassiné devant Orléans, et il publia sa Vie en 1563. On a encore de lui : 1» quatre Homélies au sujet des saintes images ; — 2» Déclaration des trois points contenus au sacré mystère de la messe , savoir : De la Consécration, de l'oblation et de la communion de Notre-Seigneur. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 233. Richard et Giraud.
HONGRIE, ancien royaume d'Europe, situé le long du Danube, et formé d'une partie de l'ancienne Pannonie et de l'ancienne Dacie. Attila y établit les Huns , qui ont donné leur nom à ce pays. Geisa , qui en fut le premier prince chrétien , dut sa conversion à saint Adalbert ; et son lils , saint Etienne , reçut du Pape, outre le titre de roi, celui d'apôtre et de légat du Saint-Siège. Ce prince établit les deux métropoles de Gran et de Colocza, avec la plupart des évêchés qui subsistent encore. Voy. les Scriptores rerum hungaric. veteres et genutni ; Vienne , 1746. Wittinger, Abrégé de l'Hist. littér. de Hongrie , avec la liste de tous les auteurs qui ont écrit sur l'Hist. de Hongrie. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol., art. Hongrois (Conversion des).
HONITA, ville épisc. d'Assyrie, de la province d'Adiabène , située dans le diocèse des
Chaldéens, sous la métropole de Hazza et d'Arbéia ; elle est peu éloignée de Nuhadra et de Maelta. Ces trois villes ne formaient autrefois qu'un seul évéché. Honita a eu cinq évêques, dont le premier, Acepsime , souffrit le martyre sous le roi Sapor. On célèbre la fête de ce saint martyr le 22 avril. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 1234. Richard et Giraud.
HONNÉCOURT (Hunnocurtum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située à quatre lieues de Cambrai, près de Saint -Quentin. Elle fut fondée au vu* siècle par Amalfride, seigneur du Cambrésis, et Childebertine, sa femme; et Auriane, leur lille, fut la première et unique abbesse de ce monastère : car après sa mort on remplaça les religieuses qui y demeuraient par des moines de Saint-Bertm. Plus tard cette abbaye fut possédée par des chanoines, auxquels succédèrent des bénédictins. Voy. la Gailia Christ., tom. IIî , col. 112. Richard et Giraud.
HONNÊTETÉ PUBLIQUE. Voy. Empêchements, n» 11,10.
HONNEUR (Honor), terme qui se prend ou pour les témoignages extérieurs d'estime, de respect, de soumission que l'on a pour quelqu'un, ou pour les charges et les dignités qui attirent le respect et la soumission , ou pour la vertu en général, ou pour une vertu particulière. On doit honorer Dieu , les saints, les personnes vertueuses et, en outre, les supérieurs, même vicieux, soit laïques, soit ecclésiastiques, non point à cause de leurs dérèglements, mais à cause du pouvoir dont ils sont revêtus; « car, dit saint Paul , il n'y a pas de puissance qui ne vienne de Dieu, et celles qui sont ont été établies de Dieu. » Voy. Rom., xiii, 1. Saint Thomas, 2. 2., quœst. 103, art. 2, et Quodlibet, 8, art. 7, in corp.
HONOPHRE. Voy. Onuphre.
HONORAIRE, terme qui désigne ce que l'on donne aux ecclésiastiques pour les offices spirituels , tels que la messe, les funérailles, etc. Les évêques doivent fixer ce qui est dû aux ecclésiastiques pour la célébration des messes et du service divin. On ne doit rien exiger pour l'administration des sacrements , quoiqu'on
fuisse recevoir ce qui est librement offert. Voy. abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, qui rapporte le règlement de l'archevêque de Paris du 30 mai 1693, homologué par arrêt rendu le
10 juin suivant , qui fixe les droits que les curés et les ecclésiastiques de la ville de Paris peuvent exiger pour leurs honoraires. Compar. Ca- SUEL, Messe, Simonie.
I. HONORAT (saint), évêque d'Arles, né sur les confins de la Champagne et de la Lorraine , mort, selon l'opinion la plus commune, le 16 janvier 429, reçut le baptême malgré ses parents. Il quitta son pays, et se rendit en Grèce avec son frère Venance , qui y mourut. Cet événement ramena Honorât dans les Gaules , et l'an 391 il s'établit avec son directeur , saint Capraise, et quelques autres compagnons dans l'ile de Lérins. 11 se distingua par sa foi , sa sagesse, sa pureté, son humilité, et une ardente charité qui lui gagnait tous les cœurs.
11 gouvernait le monastère de Lérins depuis trente-cinq ans lorsqu'il fut obligé de monter sur siège épiscopal d'Arles, où ses grandes vertus le rendirent l'objet de la vénération publique. Il avait donné à ses religieux une excellente règle, qui s'est perdue, de même que des lettres et des homélies qu'il avait composées. Ses reUques ont été déposées dans l'ile de Lérins, qui a pris le nom de Saint-Honorat. On
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célèbre sa fête le 16 janvier. Voy. Baronius. BoUandus. vSponde. Vincent Barrai, Chronologie de Lérins. D. Rivet, Hist. littër. de la France, tom. II. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIII, p. 535 et suiv. Richard et Giraud. II. HONORAT (saint), évéqiie et originaire de Marseille, vivait vers l'an 420. Doué d'une grande éloquence , il possédait un savoir aussi varié que protond. Il fut nommé évêque vers l'an 475. II a laissé : 1<» des Homélies , — '2» une Vie de saint Hilaire , qui a été insérée par Vincent Barrai dans sa Chronologie de Lérins , et par le P. Quesnel dans sa Dissert, sur les Œuvres de saint Léon, ouvrage mis à l'Index (Decr. 22 junii 1776) avec le Saint Prosper, imprimé à Rome, 1752, in -S». Voij. Vossius, His. lat., 1. II, ch. XVIII. Feller, Biogr. univers. La.Nouv. Biogr. génér.
lil. HONORAT ( saint), abbé de Fondi , TÏvait du v«auvj« siècle. Il était lils d'un pauvre paysan; le Saint-Esprit fut son seul maitre ; et il se condamna de bonne heure au silence et à une abstinence perpétuelle de chair. Il éleva un monastère sur le territoire de Fondi, entre Rome et Naples , et il y réunit près de deux cents religieux , qu'il conduisit, tant par ses discours que par ses exemples , dans le chemin de kl perfection. On honore sa mémoire le 16 janvier. Voy. saint Grég. pape, Dial., l.I, c. 1. Richard et Giraud.
HONORATUS ANTONINUS, évêque de Constantia en Afrique, a adressé vers l'an 437, à un Espagnol nommé Arcadius, qui avait été banni pour la foi , une lettre fort touchante intitulée : Epistola ad lahores pro Christo ferendos exhortatoria ; elle a été insérée dans Sichardus, Antidot. contra omnes hœreses ; Bàle, 1528, in- fol., dans la Magna Biblioth. Patrum; Cologne, 1618, in-fol., tom. V, p. 111 ; dans la Biblioth. Patrum; Paris, 1644 et 1654, tom. III, et dans la Biblioth. Max. Patr.; Lyon, 1677, in-fol., tom. III, p. 665. Voy. Ruinart, Hist. persecutionis Vandalicœ . part. II, c. iv, p. 433. La Nouv. Biogr. génér.