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Cologne. Il s'opposa avec force aux hérétiques lie son temps , et Luther trouva en lui un adversaire redoutable. Il a laissé : 1» Défense des religieux mendiants; Cologne, 1507, in- 4°; — î!" Colloques avec saint Augustin contre Luther ; Anvers , 4524 ; — 3» D<î /« Vénération et de l'invocation des saints; 1524; — 4" cinq Traités de la liberté chrétienne ; 1526; — 5" De la Foi et des bonnes œuvres ; Cologne , 1525, in-4» ; — 6° Contre les huit blasphèmes des lutliériens; — 7» La Perle de la philosophie morale ; 1521 ; — 8» Traité du pw^gatoire; Amers, 1525, in -S». Vog. Le Mire. Valere- André, Biblioth. Belg. Le P. Echard, Script. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 67 et suiv. Richard et Giraud.
HOCQUARD (Bonaventure), cordeher, ne en Lorraine, vivait au xvii'' siècle; il est auteur de : Perspectivmn lutheranorum et calvinistarum, in duas partes divisum, ad orthodoxorum omnium conjirmationem et nutantium instructionem , hostiumque verœ fidei confusionem, etc.; Vienne, 1648, 2 vol. in -8°. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Richard et Giraud.
HOCSEM, HOXEM (Hocsemius, Hoxemius), (Jean d'), chanoine de l'église Saint -Lambert de Liège, né à Hoxem, dans le diocèse de Liège, en 1278, mort à Liège en 1348, fut chargé de quelques missions importantes auprès du Saint-Siège et des cours de France et de Brabant. Il a laissé : l» Gesta pontificum Leodiensium ab Henrico Gueldrensi usque ad Adulphum; 1248- 1348" ouvrage publié par Chapeauville ; Liège , 1613, in-4o; — 2" Digitus florum utriusque Juris , flores autorum et philosophorum, etc.; inédit. Fo?/. Valère-André, Biblioth. Belg. Swertius, Athenœ Belg. "Vossius, De Histor. Lat. Fabricius, Biblioth. Lat. med. et infim. œtatis. Richard et Giraud.
HOCWART (Laurent), qu'on croit être né à Ratisbonne dans le xvi« siècle , a laissé une Chronique de l'éuéché de Butisbonne. Cet ouvrage, qu'on regarde comme assez exact, et qu'on avait oublié , a été publié par /Efele, bibliothécaire de l'électeur de Bavière en 1763, dans le !«'' tom. des Scriptores rerum Boicarum , en 2 vol. in-fol. Voy. Feller.
HOD , lils de Supha , et un des chefs les plus braves de l'armée de David. Voy. I Paralip., vu, 36,37.. ^ '
HODÊGOS , mot grec qui signifie guide ; c'est le titre d'un ouvrage qu'Anastase le Sinaïte composa vers la lin du v» siècle , et où il expose une méthode de controverse contre les hérétiques , particulièrement contre les eutychiens acéphales. Toland, célèbre incrédule, a publié sous le même titre une dissertation pour prouver que la colonne de nuée qui servait de guide aux Israélites dans le désert n'avait rien de miraculeux. Voy. Colonne , n" II.
HODÈS , femme que Saharaïm prit dans le pays des Moabites. Voy. 1 Paralip., viii, 9.
HODSI, en hébreu Hodschi, paraît être un nom de lieu ; mais on en ignore la situation. L'Écriture dit seulement que Joab étant allé, par ordre de David, pour faire le dénombrement du peuple , vint à Gad et à la montagne de Hodsi. Voy. II Rois, xxiv, 9.
HODY (Humphred ou Humfroy), anglican, né à Oldcomb en 1659, mort à Oxford l'an 1706, professa la langue grecque , et devint archidiacre. Parmi ses écrits nous citerons : 1" Contra historiam Aristeœ de LXX interpretibus Dissértatio , in qua probatur illam a Judœo aliquo confictarfi fuisse ad conciliandam authoritatem versionis grœcœ, et Isaaci Vossii aliorumque deiensiones ejusdem examini subjiciuntur ; Londres,
1685, in-S"; ouvrage qui est à VIndex (Decr. 21 aprilis 1693) ; — Û'> De Bihliorum Textibus oriyinalibus , etc.; Oxford, 1705, in-fol.; — 3° Anglicani novi schismatis Bedargutio , sive tractatus ex historicis ecclesiasticis , quo ostenditur episcopos injuste licet depositos orthodoxi suC' cessoris comrnunionem numquam refugisse; ibid., 1691. Jebb, Notitia de Vita et Scr{ptis H. Hodil , en tête des Dissert, de Grœcis illustribus linguœ grœcœ, etc. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Binqr. qériér.
HOE DEHÔENEGG (Matthias), luthérien, docteur en droit canon et en droit civil , né à Vienne en 1580, mort Tan 1645, fut conseiller des empereurs Maximilien II et Rodolphe II , premier prédicateur de la cour de Dresde , surintendant de Plauen, directeur de l'église allemande de Prague. Il fut toujours aussi acharné contre les calvinistes que contre les catholiques. Quand l'électeur palatin Frédéric fut élu roi de Bohème, Hoe écrivit au comte de Schlick : « Quel malheur, quel immense malheur, que tant et de si nobles contrées tombent dans la gueule du calvinisme! C'est un maigre avantage que de s'être alfianchi de l'antechrist oc(!i dental pour en prendre un oriental. Votre Seigneurie n'a jamais pu tolérer le joug papiste ; en vérité, le joug calviniste est plus insupportable !» On a de lui , entre autres écrits : 1" un Commentaire sur l'Apocalypse; Leipzig, 1671, in-fol.; — 2» Solida Detestatio Papœ et Calvinistarum; — 3" Calvinistarum vera, viva ac genuina Descriptio; — 4° Preuve évidente de l'accord des calvinistes avec les ariens; — 5» Avertissement cordial adressé à tous les luthériens zélés qui résident à Berlin ou dans la marche électorale de Brandebourg ^ pour les empêcher, au nom de leur salut, de se laisser surprendre par la passion des calvinistes, et d'onbrasser leur confession; cet Avertissement fut publié lorsque Jean Sigismond, électeur de Brandebourg, adopta la confession réformée; — 6" Petit Livre du Julnle évangéiique de la confession d'Augsbourg ; Hoe fit imprimer ce livre à l'occasion du jubilé de la réforme, publié le 31 octobre et le l*' novembre 1677 par l'électeur et les théologiens de Saxe, jubilé annoncé par une lettre qui exaltait la grâce du luthéranisme, et chargeait d'injures l'antechrist et son royaume. Voy. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la. théol. cathol.
HŒPFNER (Jean-Georges-Chrétien), archéologue protestant, né à Leipzig en 1765, mort l'an 1827, fut recteur du collège d'Eisleben , et rédacteur de la revue littéraire Jahrbuch der neuesten Litteratur. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Curarum criticarum et exegeticarum in LXX viralem versionem vaticiniorum Jonœ Spécimen i-iii; Leipzig, 1787-1788, in-4o; — 2»Z)e Origine dogmatis Komanorum Pontificorum de Purgatorio ; Halle, 1792; — 3" Description de l'état domestique, religieux, moral, politique ^ guerrier et scientifique des Grecs, en allemand; Erfurt, 1795-1800. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
HŒSCHELIUS. Voy. H^schelius.
HOFFBAUER, protestant, né à Bielefeld en 1766, mort l'an 1827 à Halle, où il professa la philosophie, a publié un grand nombre d'ouvrages en allemand, parmi lesquels nous citerons : 1" Histoire naturelle de l'âme; Halle, 1796, in-8" ; — 2» Éléments de philosophie morale, suivis d'une histoire universelle de cette science; ibid., 1798, in-S» ; — 3" Becherches sur les objets les plus importants de la philosophie morale ; Dortmund , 1799 , in-8" ; — 4» Recherches sur les maladies de l'âme; Halle, 1802-1807, 3 vol.; —
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5" Le Droit naturel ei lu morale examinés mus le double rapport de leur dépendance réciproque et de leur indépendance; ibid., 1816, in-8». Voy. la Nriuv. Biogr. génér.
HOFFEE (Paul), en latin Ho/fœus , jésuiie, né à Binghen , au diocèse de Mayence , mort à Ingolstadt en 1608, a laissé : un' Traité de la communion sous une espèce, et la Défense de ce livre contre Smideliu et Spingeberge ; 4565. Voy. Richard et Giraud. Feller.
I. HOFFMANN ou HOFMANN (Daniel), ministre luthérien , professeur de théologie à Helmstadt, né en lo3i), mort à Wolfenbuttel en 1611 , fut chef d'une secte qui prit le nom de Hoffmanistes , et qui soutenait qu'il y avait des choses véritables en théologie qui sont fausses en philosophie. L'erreur de Hoffmann excita des disputes, et causa des troubles dans les écoles protestantes d'Allemagne. Pour les assoupir, le duc de Brunswick , après avoir consulté l'université de Rostorck, obligea Hoffmann de se rétracter publiquement , et d'enseigner que la vraie philosophie n'est pas opposée à la vraie théologie. On accuse encore Hoffmann ou ses disciples d'avoir enseigné, comme les anciens gnostiques , que le Fils de Dieu s'est fait homme sans prendre naissance dans le sein d'une femme, et d'avoir imité les novatiens, qui soutenaient que ceux qui retombent dans le péché ne doivent pas être pardonnes. Le nom de Daniel Hoffmann se trouve dans VIndex de Clément VIII. Voy. Bergier, Diction, de théol. Feller, Bioiir. univers.
IL HOFFMANN ou HOFMANN (Jean -Jacques), philologue protestant, né à Bàle en 1635, mort dans la même ville, l'an 1706, a laissé : 1» Lexicon universale historico-geographico-poetico-philologicujn ; Bâle , 1667, 2 vol. in-fol.; ouvrage mis à Y Index, ainsi que sa continuation , avec la clause Donec expurgetur (decr. 10 sept. 1688); — 2» Historia Paparum; ibid., 1687, 2 vol. in-12 , où tous les faits sont altérés ; — 3" plusieurs autres ouvrages indiqués dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. Feller. Biogr. univers.
III. HOFFMANN ou HOFMANN (Melchior), fanatique du xvi« siècle qui mourut en prison à Strasbourg, après avoir fait beaucoup de bruit par les erreurs qu'il enseignait. Le nom de ce sectaire flgure dans VIndex de Clément VIII. Voij. Feller, ibid.
HOFFMANNISTES ou HOFMANNISTES. Voy.
Hoffmann, n" I.
HOFMEISTER (Jean), de l'Ordre de Saint- Augustin , né en Souabe au xvF siècle , fut vicaire général de son Ordre en Allemagne et dans les Pays-Bas. Il a laissé : 1° Commentaires sur Tobie, sur les Évangiles de saint Marc et de saint Luc , sur les douze premiers chapitres des Actes des apôtres et sur les Épitres de saint Paul aux Corinthiens ; Paris , 1558 ; — 2° Sermons sur les évangiles de l'année et sur les fêtes des saints; ibid., 1555; — 3° La Clef de l'Ecriture, ou Rè-
fles pour Vinterpréter ; Mayence , l»i5 ; — " Lieux communs de théologie et autres traités de controverse; Paris , 1568 et 1573 ; 7- 5" Dmlogues sur la vérité des dogmes de l'Église; Ingolstadt; — 6» Jugement sur les arlictes de la confession d'Augsbourg ; Cologne, 1559 ; — 7» Explication des prières et des cérénwnies de la messe : Anvers , 1552.
HOFSTEDE, calviniste, né à Rotterdam en 1720, mort en 1803, professa la théologie à Rotterdam ; il attaqua les philosophes sceptiques de son temps, surtout ceux qui s'écartaient du calvinisme. Il a publié en hollandais : 1" contre l'établissement d'une église luthérienne au cap
de Bonne-Espérance , Affaires ecclésiastiques des Indes; La. Haye, 1779-1780, 2 vol. in-8»; — 2" contre le Bélisaire de Marmontel, un ouvrage traduit en allemand sous le titre de : Le Bélisaire de M. Marmontel jugé , et les vices des célèbres païens démontrés; Leipzig, 1769, in-8^< Voy. la Souv. Biogr. génér.
HOGUE ( Louis - Gilles de LA), prêtre, né à Paris en 1740, mort en Irlande l'an 1827, lit ses études ecclésiastiques à Laon sous les Sulpiciens, et son cours de licence en Sorbonne. Il enseigna l'Écriture sainte à la Sorbonne pendant plus de vingt ans. Nommé censeur royal en 1772, il s'acquitta de ces fonctions difficiles avec zèle. Toutefois on lui a reproché d'avoir approuvé de confiance des livres qu il n'avait pas bien examinés , ou pour lesquels l'amitié sollicitait son indulgence. Dans ses travaux sur la Genèse, il s'était proposé de répondre aux difticultés que les incrédules opposaient à l'histoire sacrée. Il combattit aussi la révolution par ses écrits, et réclama avec ses collègues, le 16 novembre 1791, contre la décision en vertu de laquelle la Sorbonne fut fermée. Obligé de quitter la France au moment de la Terreur, il passa en Angleterre , où l'évèque de Saiiit-Polde-Léon le nomma son grand vicaire, et le chargea de la distribution des secours aux Français que la révolution avail proscrits. Appelé en 1798 à la chaire de dogme dans le collège de Maynooth , près de Dublin , il reprit ses tratravaux de prédilection, et acquit une certaine influence sur le clergé, à qui il faisait part de ses lumières. On lui doit : 1° Entietiens entre un curé et ses paroissiens ; 1791, in-S"; brochure pleine de réflexions solides; — 2° Exposé des motifs qui ont déterminé le clergé de France à se retirer en pays étrangers, qu'il publia peu après son arrivée à Londres ; — 3» S. Cy priant ad martyres et confessores . ndusum confessorum Ecclesiœ Gallicana;: Londres, 1794, in-12, dont il donna une traduction fiançaise sous ce titre : Saint Cyprien consolant les fidèles persécutés de l'Église de France, convainquant de schisme l'Église constitutionnelle , et traçant à ceux qui sont tombés des règles de pénitence; Londres, 1797, 2« édit., augmentée; — 4» une édition française revue et corrigée de Y Imitation, connue sous le nom de Beuil , mais qui est de le Maistre de Sacy; — 5° une édition de la Journée du chrétien avec un abrégé de la Doctrine chrétienne, qui est de lui , souvent réimprimé ; — 6" Introductio ad Sacram Scripturam et Compendium Historiœ ecclesiasticœ ; ilâO, avec des additions ; 1811, in-12, et avec de nouvelles additions, lî^20 ; — 7° une suite de Traités de théologie, rédigés en Irlande pour l'usage de ses élèves, qui ont paru imprimés, 18u8-1813, et qui ont été adoptés dans plusieurs séminaires , même hors de l'Irlande; — 8" Traités de la religion et de l'Église; Paris, 1815 et 1816. Voy. Feller, Biogr. unicers.
HOHENAW , lieu d'Allemagne où l'on a tentt un concile en 1178. Voy. Labbe , tom. X. Hardouin, tom. IX.
HOHENLOHE-WALDENBURG-SCHILLINGS- FÛRST (Alexandre-Léopold -François- Einmerich. prince de), prélat hongrois, né à Kupferzelle, près de Waldenbourg , en 1794, mort en 1850. fut grand prévôt du chapitre de Grossvardein, évéque in purtibus de Sai-dique, et abbé du couvent de Saint -Michel de Gabojan. Les sentiments de piété dans lesquels sa mère l'avait élevé se fortifièrent avec l'âge. A peine ordonné prêtre , Hohenlohe donna 1 exemple de toutes les vertus sacerdotales. On la vu jour et
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