‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1071 sur 1220 · I. HOSIUS, év. deCordoue. Voy. Osius, n · texte numérisé non relu

I. HOSIUS, év. deCordoue. Voy. Osius, n

II. HOSIUS (Stanislas), cardinal, évêque de Warmie , né à Cracovie en 1504, mort à Capra- 1 ola , près de Rome , l'an 1579, se fit recevoir docteur en droit à Bologne. 11 fut successivement chanoine de Cracovie et évêque de Culm, puis de Warmie. Pie IV lui donna le chapeau de cardinal en 1561, et le chargea d'aller en qualité de légat ouvrir le concile de Trente, et Grégoire XIII le nomma grand pénitencier de l'Église de Rome. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Confessio catholicœ fidei christianœ, sive explicafio Confessionis a Patribus factœ in synodo provinciali habita Petricoviœ , anno 1551 ; Mayence , 15.57, in-fol. Ses Œuvres ont paru sous ce titre ; Opcra omnia ; Paris , 1562, in-fbl.; Anvers , 1571 ; inais d'une manière plus complète, Cologne, 158i, 2 vol. in-fol; Les ouvrages d'Hosius ont été traduits en français, en italien, en allemand, en llamand, en polonais, en anglais, en écossais et en arménien. Voij. Rescius, Vie d'Hosius. Génébrard , Chronic. Sponde , Annal. Palavicini, Hist. conc. Trident., 1. XXII, c. IV, n" 6. Eggs , Pontificium seu Purpura Docta, tom. II, p. 666. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nom. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

I. HOSPICE ou SOSPIS (saint), reclus de Provence, mort le 21 mai .581, se renferma dans une tour abandonnée près de Villeiranche, à une lieue delSice, en Provence, lieu qui se nomme aujourd'hui par corruption San-Sospir. Il vécut au milieu des austérités les plus extraordinaires, et prédit en 575 l'invasion des Lombards. Ces barbares l'ayant trouvé dans sa tour, le prirent pour un scélérat, et un d'eux leva son sabre pour lui trancher la tête; mais il éprouva un tel engourdissement dans le bras que le sabre tomba à terre; le saint le guérit et le convertit. On célèbre la fête de saint Hospice le 21 mai. Voy. saint Grég. de Tours, Histoire.

IL HOSPICE (Hospitium), petit couvent que des religieux bâtissent dans une ville pour y recevoir les étrangers du même Ordre qui y viennent passer quelque temps. Comme ces lieux sont contraires à l'esprit et aux règles de l'Église , touchant la forme des monastères , la congrégation des Évèques et des Réguliers a souvent décidé qu'on ne pouvait ériger ces hospices en églises, ni en couvents. Voy, l'abbé

André, Dictionnaire alphabétique de droit canon.

III. HOSPICE. On donne assez généralement aujourd'liui le nom tVIiospices aux hôpitaux.

HOSPINIEN ou HOSPINEAU (Rodolphe), théologien protestant, né à Altorf , dans le canton de Zurich, en 1547, mort l'an 1626, eut divers emplois ecclésiastiques. On a de lui : l» De Templis, hoc est de origine, progressu, usu et abusu templorum, etc.; Zurich, 1587, in-fol.; — 2°, De Monachis, hoc est de origine et progressu monachatus et ordinum monasticorum. equifumque rniliiarium omnium, librisex; ibid., 1588, in-ioL, et 1609, in-fol.; — 3^ De Festis cJiristiunorum, hoc est de origine, progressu , cœremoniis et ritibus festorum dierum christianorum liber unus; ibid., 1593 et 1612, in-fol. ; — 4" /)e Festis Judœorum et Ethnicorum, etc.; ibid., 1592 et 1611in-fol.; — 5" Historia sacramentaria,hoc est libri quinque de Cœnœ dominicœ prima institutione ejusque vero usu et abusu in primitiva Ecclesia, etc.; ibid., 1598, in-fol.; — 6° Concordia discors; de origine et pj'ogressu formulœ Concordice Berqensis liber unus , eic; ibid., 1609, in-fol.; — 7" Historia Jesuilica: \h\à., 1619, in-fol. Outre une condamnation générale portée contre les ouvrages d'Hospinien, il y a mi décret particulier de la Sacrée Congrégation de Vlndex (Decr. 15 febr. 1625) qui frappe YHistoria Jesuitica. Ses Œuvres complètes ont paru à Genève ; 1669- 1681, 7 vol. in-fol. Voy. Fabricius, Historia Biblioth., part. I, p. 349,350; part. II, p. 510-511 ; part. III, p. 8'7, 88. Saxius, Onomast. Liter. Richard et Giraud. La Isouv. Biogr. génér.

HOSPITALIER (Hospitalariùs), se dit : 1" de tous les Ordres religieux, en général, qui se consacrent au service des pauvres, des malades, des pèlerins, etc.; 2" de certains religieux, en particulier, qui suivent la règle de Saint-Augustin, parce qu'autrefois tous les hôpitaux étaient gouvernés par des clercs. La plupart de ces religieux font remonter leur origine jusqu'à .\braham ou jusqu'à sainte Marthe, qui reçut chez elle .Tésus-Christ; 3" des chevaliers des Ordres militaires, tels que les chevaliers de Saint-Lazare et de Saint- Jean -de -Jérusalem. Voy. le P. Hêlyot, tom. I,Préf., p. 23. Bergier, Diction, de théol.

HOSPITALIÈRE , nom donné à plusieurs congrégations de religieuses établies pour le soulagement des pauvres, telles que les hospitalières de la Charité de Notre-Dame, celles de la Miséricorde de Jésus, celles de Saint-Thomasde-Villeneuve, et plusieurs autres qui sont mentionnées dans le Diction, ecclés. et canon, portatif, avec quelques mots sur leur fondation et les privilèges qui leur étaient accordés. Voy. les Mémoires du clergé, p. 1689 et suiv. Bergier, Diction, de théol.

HOSPITALITÉ (Hospitalitas), devoir qui est souvent recommandé par l'Écriture, qui en fournit divers exemples ; Abraham reçoit les trois anges, Sara fait la cuisine, et Loth attend à la porte pour recevoir les hôtes qui pouvaient arriver. Notre-Seigneur a dit que quiconque reçoit ses apôtres le reçoit lui-même, et les premiers chrétiens exerçaient une hospitalité si scrupuleuse, que les païens eux-mêmes en étaient dans l'admiration. Les premiers chrétiens voyageaient toujours avec des lettres de communion, qui suflisaient à les faire recevoir partout où Jésus-Christ était connu, Voy. Genèse, XVIII, 19. Matth., X, 40, 41. Rom., xii, 13. I Pierre, iv, 9. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, où l'on trouve plusieurs anciens arrêts civils qui concernent l'hospitalité, et qui en montrent l'esprit et l'importance. Bergier, qui, dans

HOTT

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