‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 108 sur 1220 · ALTE · texte numérisé non relu

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la souveraine félicite, l'oy. Apocal.. i, S, etc., et compar. Isaie, XLi, i; xmv, 6; xLViii,42.

ALPHABET GREC ET LATIN, lettres des Grecs et des Latins que l'évêque, lorsqu'il sacre une église, écrit de son doigt sur la cendre dont on a couvert le pavé. Cet alphabet s'écrit en forme de cmix, pendant qu'on chante le cantique Benedictws.

ALPHAN , Italien , mort en 1087, fut dabord moine du Mont-Cassin,puis archevêque de Salerne. Il a composé quelques ouvrages en vers sur divers saints et des hymnes. Voi/. Ughelli, qui les donne presque tous dans Ital. sacr.. t. II.

I. ALPHEE, père de saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem. On croit que c'est le même que Cléophas dont parle saint Luc. Dans cette hypothèse, Alphée serait son nom grec , et Cléophas son nom hébreu ou syriaque. Voij. Matth., X, 3. Luc, vi. 45; xxiv,i8.

II. ALPHÉE, père de Lévi, c'est-à-dire de saint Matthieu l'Évangéliste. Voy. Marc, ii, 14.

I. ALPHEN (Jérôme van), poète hollandais, protestant, né à Gouda en 1746, et mort à la Haye l'an 1803. Outre des Poésies édifiantes, ses poèmes et méditations, il a composé : 1° le Spectateur chrétien ; — 2" Moïse considéré smis le rapport de sa législation comme supérieur à Solon et à Lycurgue . ouvrage inséré dans les Mémoires de la société Teylérienne de Harlem.

II. ALPHEN ("Jérôme van'), théologien hollandais, protestant, né en 1700, mort en 1758, a laissé : !« de Terra Chaldrach et Damaso opu.^ ; Utrecht , 1723 , in-i2 , réimprimé dans Ugolini , Thés, antiquitatum sacrarum ; — 2° un Commentaire sur les chapitres xxiv et xxv de saint Matthieu; Leeuwarden, 1734, in-S".

ALPHITOMANCIE, terme grec qui signifie divination par ta farine. On ne sait pas précisément en quoi consistait cette divination. On croit cependant que lorsqu'une personne était soupçonnée de quelque crime on lui faisait manger un morceau de pain ou de gâteau de farine d'orge; si elle avalait sans peine, elle était déclarée innocente ; sinon, on la tenait pour coupable. Toy. Delrio, Disquisit. magie, 1. IV, c. xi, quaest. 7, sect.2.

ALPHONSE. Voy. Alfonse.

ALPINIEN (saint), disciple de saint Martial, premier évéque de Limoges. Voy. Martial.

ALRËDE (le bienheureux), abbé de Riedval , mort en 1166, a écrit : 1* la vie de quelques saints, entre autres celle de saijit Edouard , Toi et confesseur ; — 2" trente et un sermons , dans lesquels il explique ce que dit Isaïe (xiii-xvi) touchant les malheurs de Babylone , des Philistins et des Moabites; — 3" le Miroir de la charité, divisé en trois chapitres, dans lesquels il traite à fond de la charité et des autres vertus chrétiennes. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecctés., tom. XXIII, p. 135 et suiv. Bollandus. Richard et Giraud.

ALSCHECH (Moïse), natif de Saphet, ville de la haute Galilée, fut un des prédicateurs les

{»lus célèbres et un des interprètes de l'Ecritui-e es plus habiles de sa nation à la fin du xvi« siècle. Il a composé : 1» des commentah-es sur presque toute la Bible hébraïque; — 2» plusieurs ouvrages sm* d'autres sujets; parmi ces derniers on distingue : Questions et Réponses, qui roulent sur des matières légales. Dans tous ces commentaires Alschech, outre le sens littéral, donne le sens allégorique, mvstique et cabaUstique. Voy. Bartolocci, Biblioih. magna rabbin. Wolf , Bïblioth. Hebr. Rossi, Dizion. stor. Ëncyclop. cathol.

ALSTED (Jean-Henri), en latin Alstedius, né

en 1588, et mort en 1638, est auteur d'un grand nombre d'ouvrages dans lesquels on remarque beaucoup d'éi-udition , mais peu de génie; Richard et Giraud en donnent une longue liste; pour nous, nous ferons seulement deux observations : la première c'est que dans un livre intitulé Diatribe de mille annts Apocalypticû, il soutient l'erreur des millénaires dans cet écrit, et il y annonce que le règne de mille ans des saints avec Jésus-Christ sur la terre doit commencer en 1694. Il n'a pas vu ce commencement, et nous ne l'avons pas encore vu nousmêmes, bien que nous soyons en plein xix« siècle. La seconde observation, c'est que son Systema Monemonicum duplex a été mis à Y Index le 10 mai 1613, son Encyclopœdia omnium scientiarum le 18 juin 1651 , et tous ses autres ouvrages qui traitent de la religion le 10 mai 1757.

AIiTAMURA (Ambroise d'), dominicain, ainsi nommé du lieu de sa naissance , était de la famille del Giudice. Il a publié quelques écrits, entre autres : // Melchisedech , traité a la louange du saint Sacrement, 1653. Il travailla aussi â une nouvelle bibliothèque dominicaine, en 1667. Voy. Echard, Script. Ord. Prœdic, tom. II,

ALTENSTEIG ou ALTENSTAÏG (Jean), théologien allemand catholique, professeur à Tubingue, a publié, outre plusieurs autres ouvrages, Vocabutarium theologicum: Hagenau, 1517, in-fol.

ALTER (François-Charles), savant philologue allemand, jésuite, né à Engelsberg en Silésie, l'an 1749, et mort l'an 1804 à Vienne en Autriche, où il était professem*, a publié deux cent cinquante écrits, mémoires ou dissertations, dont J.-G. Meuzel donne la liste dans son Allemagne savante, et de plus un Nouveau Testament, 1786, 1787, 2 vol. in-8«, enrichi des variantes des manuscrits conservés à Vienne , ce qui a fait donner à son édition le titre de Novum Testamentum Vindobonense. Mais, outre les variantes de ces manuscrits , Alter a ajouté les leçons de la version copte imprimée , de la version slavonne, et des anciennes latines. Voy. les reproches qu'on a adressés à ce Nouveau Testament dans J.-B. Glaire, Introd. histor. et '■rit., etc., tom. I", p. 297, 3« édit.

ALTERI , est auteur d'im ouvrage fort estimé : de Censuris ecclesiust... cum explicatione bullœ Cœnœ Domini: Rom8e,1618;2 vol. in-fol.

ALTERNATIVE. C'est une permission de conférer les bénéfices alternativement avec le Saint- Siège, accordée par les Papes dans les pays d'obédience aux évêques , en faveur de leur résidence dans leurs diocèses; en sorte que le Pape confère les bénéfices vacants au mois de janvier, l'évêque ceux qui viennent à vaquer au mois de février, et ainsi de suite. (Voy. Mois DU Pape et de l'Ordinaire.) La résidence de l'évêque dans son diocèse pendant le mois de la vacance est absolument nécessaire pour qu'il puisse user de l'alternative. Cette condition a fait naître bien des contestations parmi les canonistes , et a donné lieu à différentes explications. Pour jouir de l'alternative, il faut encore la faire renouveler à chaque changement de Pape, parce que les règles de la chancellerie sur lesquelles elle est fondée s'éteignent à la mort du Pape ; mais le parlement de Bretagne en a autrement jugé par arrêt du 20 juillet 1633. Enfin il ne faut point s'opposer à la collation du Pape pendant ses mois, autrement on perd la faveur de l'alternative ipso facto. ( Voy. Règle huitième de la chancellerie.) Voy.. pour plus de détails sur celte matière, L. Ferraris,

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