‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1080 sur 1220 · XXIX. HUGUES DE SAINT-VICTOR. Voy · texte numérisé non relu

XXIX. HUGUES DE SAINT-VICTOR. Voy

Hugues, n» X.

XXX. HUGUES DE SAINTE-MARIE, moine de Fleury, mort vers Tan 113U, se rendit célèbre par sa science. On a de lui : 1" Chronicon Floriacenseou Historia ccclesiastica; Munster, 1638;

— 2" De Potestate regali et de sacerdotali dignitate, ioxxwé par 'Bâluie, Miscellanca,\om. IV; — 3° Vie de saint Sacerdos ou Sardos, évéqué de Limoges, publiée par le P. Labbe dans sa Biblioth. tiova manuscript., tom. II, p. 661, et par les Bollandistes au 6 mai ; — 4» Liber miraculorum S. Benedicti. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. X, p. 285 et.suiv. Lenglet Du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. III. Ri(;hard et Giraud. La Nouvelle Biographie générale.

XXXI. HUGUES DE SCHELESTADT, écrivain allemand du xvi« siècle, a donné, entre autres ouvrages : Quœsfioman , sentent iaru))i Li/jri quatuor. Voy. Trithème, De Scriptor. eccles.

XXX IL HUGUES DE TRASAN. Voy. HuGUES, n» XXII.

XXXIII. HUGUES ETHERIANUS ou ÊTHÉ- RIEN, théologien toscan, vivait au xii» siècle. 11 demeura quelque temps à la cour de Constantinople, ov'i il obtint l'estime de Manuel Comnène. Il a laissé : 1" De Hœresibus quas Grœci in Lutinos devolvunt, traité qui est connu sous ce titre : De Immortali Deo libri très; — 2" De l'État de rame séparée du corps; ces deux ouvrages ont paru à Bàle en 1543, et ils se trouvent dans la Bibliothèque des Pères, édit. de Lyon, tom. XXII. Voy. Trithème, Z)e Scriptor. eccles. Richard et Giraud.

XXXIV. HUGUES FOUGAUT, abbé de Saint- Denis, mort en 1197, a laissé une chronique très-importantejntitulée : De Tyrannidc Siculorum ; on la trouve dans Muratori , Historiens

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d'Italie, t. VII. Voy. VHùt. httéraire de France, tom. XV. La Nonv. Riogr. qénér.

XXXV. HUGUES HERMAN, jésuite, né à Bruxelles, mort en 1639, a laissé : 1» Trois Livres apologétifjues , pour montrer qu'il faut embrasser la vraie foi. contre le synode de Dordrecht : Anvers , i610; — 1° Désirs pieur ; ibid., 1624.

XXXVI. HUGUES METELLUS , chanoine régulier de l'abbaye de Saint -Léon de Toul en Lorraine, vivait au xii" siècle. 11 nous reste de lui une Letiz-e dans laquelle il prouve la présence réelle de Jésus -Christ au saint Sacrement; on la trouve dans le P. Mabillon, Anulecta, t. III. Voi). Richard et Giraud.

XXXVII. HUGUES PELTRE, chanoine régulier de Prémont'-é, né à Saint-Nicolas en Lorraine selon les uns, ou à Vie, selon dautres , mort en 1724 à .Tuslemont, au diocèse de Metz, fut pendant plusieurs années supérieur du couvent de Sainte -Odile en Alsace. On a de lui : 1" Héfutafinn du système de l'utibé Faydit sur la Trinité; Luxembourg, 1699; — '2" Réplique à lu réponse de Faydit ; ibid., 17U3 ; — 3» Vie de sainte Odile; Strasbourg, 1702. Voy. Richard et Giraud , aux articles HuGL'ES Peltre et Peltre (Hugues).

I. HUILE, dans la Bible, se prend souvent dans un sens (iguré. Gomme elle sert de nou> riture , qu'elle entre dans la composition tfes parfums, qu'elle est employée comme remède, qu'elle se répand aisément , qu'elle pénètre les corps solides, quelle s'allume et donne de la lumière, ces diflërentes propi'iétés ont donné lieu à des métaphores. C'est ainsi qu'elle a été regardée comme un symbole de la fertilité , de l'abondance , de la joie , et surtout de la grâce divine , qui s'insinue doucement dans notre âme, la réjouit et la console, guérit ses inlirmités, la fortifie, l'éclairé, et la fait briller paila vertu. Voy. Isaïe, v, 1; i.xi, 3. Ps. xxii, 5; XLiv, 8; cm, 15; c.\l,5. Répandre des parfums composés d'huile sur quelqu'un , c'était, chez les Hébreux, une marque d'honneur et de respect; on en donnait aux convives que l'on recevait chez soi, on les prodiguait pour les grands; conséquemment une onction d'huile parfumée était censée rendre une personne sacrée. Cette action est donc devenue naturellement un symbole de consécration même pour les choses inanimées. Jacob , pour consacrer une pierre et en faire un autel, y répand de l'huile. (Genèse , xxviii , 18 ; XXXV, 14. ) De là vient que, dans le style de l'Écriture, ime personne ointe est une personne sacrée, et que , par métonymie , huile signifiait non - seulement l'onction même, mais aussi la personne qui l'avait reçue, un roi, un prêtre , un prophète (Isaïe, x, 27. Zacharie, iv, 14). Voy. Bergier, Diction, de théol.

II. HUILE DES CATÉCHUMÈNES; c'est l'huile consacrée par l'évéque le jeudi saint, et de laquelle on fait une onction sur la poitrine et les épaules de ceux qui reçoivent le baptême. Voy. saint Cyrille de Jérusalem, Catécft. mystag., II, n. 3. Bergier, qui, dans son Diction, de tliéot., réfute l'objection des protestants contre l'antiquité de cette onction.

III. HUILE DES MALADES , huile consacrée par l'évéque pour administrer aux malades le sacrement de l'extrême -onction. Voy. Extrême* Onction.

ly. HUILE D'ONCTION, parfum que Moïse avait composé pour sacrer les rois et les pontifes, et pour consacrer les vases et les instruments du culte divin dont les Juifs se servirent dans le tabernacle, et ensuite dans le temple.

Ce parfum était composé de mvrrhe , de cinnamome, de roseau aromatique et d'huile d'olive, le tout mélangé selon l'art des parfumeurs. Tout ce qui avait été oint de cette huile était sacré, et quiconque le touchait était sanctifié. 11 fut ordonné aux Israélites de garder précieusement cette huile pour les siècles futurs : conséquemment elle fut déposée dans le sanctuaire ; mais il était défendu à tout particulier . sous peine de mort, de faire un parfum semblable, et de l'employer à aucun usage profane. Tous les rois ne recevaient pas cette onction , mais seulement le premier d'une famille qui montait sur le trône, et il était ainsi sacré tant pour lui que pour tous les successeurs de sa race, qui n'en étaient pas moins appelés oints du Seigneur. Mais chaque souverain sacrificateur recevait l'onction avant d'entrer dans l'exercice de ses fonctions, et il en était de môme du prêtre qui allait tenir sa place à la guerre. Cette onction périt dans la destruction du premier temple bâti par Salomon, et manqua dans le second, construit par Zorobabel. L Église chrétienne a jugé très-sage de conserver ce rit ancien et universel, auquel les peuples étaient accoutumés, et dont ils ne pouvaient méconnaître la signification ; c'est pourquoi elle s'en sert encore dans le baptême, dans la confirmation, dans l'extrême-onction, dans l'ordination, de même que dans plusieurs consécrations de choses inanimées. Voy. Exode, xxx, 23 et suiv. Bergier, Diction, de théol.

HUILES (LES SAINTES) sont celles dont l'Église se sert dans l'administration des sacrements de baptême, de confirmation, de l'ordre et de rextrèine-onction. Les simples prêtres ne peuvent pas consacrer les saintes huiles. Pie VI refusa d'accorder ce pouvoir pendant la révolution française de 89; mais, par un bref daté du 10 mai 1791 , il permit aux évoques de France de bénir les saintes huiles en d'autres temps que le jour du jeudi saint tant que durerait la persécution. Voy. André, Cours alphabet, de droit canon , où l'on trouve tout ce qui doit s'observer par rapport aux saintes huiles.

HUIRON , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint-Vannes, située au diocèse de Ctiàlons-sur-Marne ; on croit quelle fut fondée, vers l'an 1080, par un gentilhomme nommé Guy Barba ou Barbet. Vuy. la Gallia Christ., tom. IX.

HUISSEAU (Jacques d'), grand prieur de l'abbaye de Marmoutier, né en Touraine, mort à Marmoutier en 1626, se fit recevoir docteur en droit canon. Il devint plus tard provincial de la congrégation bénédictine des Exempts en France. Il a laissé : 1° Enchiridion precum ; Toui's , 1607 ; — 2" Supplément à la Chronique des abbés de Marmoutiers ; — 3° Chronique des prieurs du même monastère. Voy. D. Martenne , Hist. de Marmoutiers , manuscr. de la Biblioth. impér. de Paris. Salmon, Chron. de Touraine, p. 136. La Nouv. Biogr. génér.

HUL , second fils oAram. Voy. Genèse, x , 23. I Paralip.. i, 17.

HULDRICH (Jean -Jacques), protestant, né à Zurich en 1683, mort en 1731 . fut pasteur de la maison des Orphelins, et professa la morale au gvmnase de Zurich. On a de lui : 1° Historia Jeschua Nazareni , a Judœis blasphème corrupta , ex manuscripto hactenus inedito, hebratce et latine, cum notis; Leyde, 1705, m-S»; — 2° Gentilix Obtrectator,sivede calumniis gentthum in Judœos Commentarius ; Zurich, 1741, m-4». 11 a édité divers opuscules réunis sous ce titre : Miscellanea Tigurina; ibid., 4722, 3 vol. m-8».

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