‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1081 sur 1220 · HUMB · texte numérisé non relu

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ZimmerMiann a donné la Vie d'Huldrich en latin; on la trouve dans un recueil de pièces imprinné à Zurich, 1732, in -4°. Voy. relier, Biogr. univers. La Noui\ Biogr. ge'nér.

HULOT (Henri-Louis), prêtre français, né à Avenay, en Champagne, l'an 1757, mort en 1829, professa la théologie au séminaire de Reims jusqu'en 1791, époque i laquelle il partit pour l'exil , après avoir refusé le serment. Il résida tour à tour dans les Pays-Bas et en Allemagne. Rentré en France, iï devint successivement curé d'Avançon , puis d'Attigny, chanoine , grand vicaire et officiai à Reims. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1" Premih^e Lettre aux catholiques de lieirns. en latin et en français ; 1793, m-S" ; — 2" Lettre aux piètres catholiques de Reims; Utrecht, 1795 ; — 3" Sedis Apostolicœ Triumphus,seu Sedes Apostolica, protectore Deo, semper invicta; Laon , 1836, m-S"; — 4" Gallicanorum episcoporum Dissensus innocuus; 1801, in -8*; — 5" Collection des brefs du pape Pie VI; Augsbonrg, 179C; — 6» État des catholiques anglais; 1798 , in-8" ; — 7" Salisburgensis cujusdem religiosi (lan Ricler, auguslin) délecta Castigatio, seu Vindiciœ cieri gallicani exulis ; 1800, in-8". Voy. VAmi de la Religion et du Roi, 1829. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

HULSEMANN (Jean), luthérien, surintendant des églises de Leipzig, né à Essen, en Frise, l'an 1602, mort en 1661, professa la théologie à Hambourg et à Marbourg. On a de lui : 1" Collegium publicum antipapisticum; — I^Breviarium theologicum ; — 3" Manufde confessionis Augustanœ ; — i° Calvitdsmus irreconciabilis ; — 5" Methodus concionandi ; — 6» De Auxiliis gratiœ; — 7» Extensio breviarii theologici; — 8° De Ministro consecrationis et Ordinationis Sacerdofalls Tractatus. Quoique tous les ouvrages de Jean Hulsemann se trouvent condamnés par la seconde rèj^le générale de l'Index comme traitant de religion , celui-ci a été l'objet d'un décret particulier daté du 13 novembre 1662. Voy. "Viten , Menior. theolog. Caroli, Memorabilia Sœc. decimi-septimi .

I. HULSIUS (Antoine), ministre protestant de Bréda, né à Hilde, dans le duché de Berg, en 1615, mort professeur à Leyde en 1685, a laissé : 1" Iheologia judaicu ; 1653 ; — 2" Opus catecheticum , didaclico - polemicum ; 1676 ; — 3" Est non eus pra'adamiticum ; 1656.

II. HULSIUS (Henri), protestant, docteur en théologie, né en 1654, mort en 1723, était fils du précédent. On a de lui : 1» Sulatnith; 1683; — 2" Summa theologiœ ; 1689; — 3° De Principio credenti; 1688; — 4o De Vallibus prophetarum sacriL; 1683 ; — 5» Commentarius in Israelis prisci prœrogativas ac bo7ia; 1713; — 6» Causa Dei ; 1717 ; — 7° Melchisedecus ; 1706; — 8" Dissertationes varice.

HUMANA-ROVINATA , ancienne ville épisc.

de l'Etat de l'Église; on en voit les ruines entre Ancône et Lorette. Ce siège fut uni à celui d'Ancône en 1422. Il avait eu auparavant vingtneuf évèques , dont le premier, Philippe, assista au concile de Rome en 465. Voy. Ughelli . Ital. Sacr., tom. I, col. 743, et tom. X, col. 269. Richard et Giraud.

I. HUMANITÉ {humanitus). L'humanité ou amour des hommes , considérée comme vertu , n'est autre chose dans le ibnd que la charité universelle étroitement commandée par Jésus- Christ. Lorsqu'il nous a dit d'aimer notre prochain comme nous-mêmes, de faire aux autres ce que nous voulons qu'ils nous fassent, de taire du bien à tous, etc., il ne nous a ordonné que

les devoirs de l'humanité ; mais il les a mieux développés que ne l'ont fait les philosophes même les plus philanthropes; il en a mieux fait sentir l'étendue, l'importance, les avantages; il a fondé ces devoirs sur des motifs plus relevés et plus puissants que ceux qu'ils nous proposent. Voilà pourquoi ses leçons ont été plus efficaces que les leurs. Voilà pourquoi l'humanité chrétienne opère tous les jours des merveilles, pour lesquelles la philanthropie purement philosophique est obligée d'avouer son impuissance. Voy. Rer;,Mer, Diction, de tlienl.

II. HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST; c'est la nature humaine que le Fils de Dieu a prise en s'incarnant, et avec laquelle il s'est uni substantiellement ou hypostatiquement , pour parler le langage de la théologie. Or la nature humaine se compose d'un corps et d'une âme. Nestorius a nié cette union substantielle ou hypostatique en Jésus-Christ, d'où il concluait que le Verbe divin et Jésus-Christ formaient deux personnes différentes, et que Jésus-Christ n'était pas Dieu dans le sens propre et rigoureux. En voulant combattre celte erreur , Eutychès tomba dans l'excès opposé , il soutint l'unité do nature en Jésus-Christ. L'Église catholique réprouve également ces deux erreurs; elle croit et enseigne que, par l'incarnation, le Verbe divin, seconde personne de la Trinité, s'est uni substantiellement à l'humanité, c'est-à-dire à la nature humaine, a pris un corps et une âme semblables aux nôtres; qu'il n'y a donc en lui qu'une seule personne , qui est le Verbe , et deux natures, savoir, la divinité et l'humanité; d'où il suit évidemment que Jésus -Christ est Homme-Dieu et Dieu-Homme ; qu'on doit lui attribuer toutes les qualités de la divinité et toutes celles de l'humanité, excepté toutefois celles qui sont incompatibles avec la majesté et la sainteté divines, telles que le péché et ce qui peut y porter, l'ignorance, la concupiscence, les passions, etc., et qu'ainsi Marie est véritablement Mère de Dieu. Il suit encore , et c'est une vérité de foi , que le Verbe divin a communiqué à cette humanité, dès le moment de sa conception dans le sein de la Vierge Marie , une elï'usion abondante de ses divines propriétés, mais autant qu'une nature créée est capable d'en recevoir. Ces propriétés sont, selon les Pères, l'immortalité, la science, la puissance, la sainteté, la majesté, l'empire et la domination sur toutes choses; c'est ce que les théologiens entendent lorsqu'ils disent qu'il y a entre le Verbe et fhumanité de Jésus -Christ une communication d'idiomes. Mais il faut remarquer, et c'est une autre vérité de foi , que l'humanité de Jésus -Christ était libre de sa nature, et qu'elle avait l'usage de cette liberté pour pouvoir mériter et pour satisfaire. Voy. Bergier, Diction, de theol. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, et Compar. Communication d'idiomes. Eutychès, Incarnation, Mérites de Jésus-Chiîist. Nestorius.

I. HUMBERT ou HUMBERT DE MAROLLES (saint), né à Mézicrcs (Champagne), mort le 23 mars 682, était fils du bienheureux Evrard. Élevé dans un monastère de Laon , il y fut ordonné prêtre, et y édifia tous les religieux par sa rare vertu. Il se rendit deux fois à Rome, puis il se retira dans le monastère de Maiolles ou Maroilles, situé dans le Hainaut, au diocèse de Cambrai , et dont on croit qu'il fut abbé ou supérieur. Il donna la plus grande partie de ses biens à ce monastère , et termina ses jours dans la retraite et la pénitence. On célèbre sa fête le 23 mars. Voy. Richard et Giraud.

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