‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1084 sur 1220 · HUNE · texte numérisé non relu

HUNE

HUNN

de suppression, et qu'on trouve encore des monastères de ces religieuses en Italie. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ordres monast., tom. IV, eh. XV, p. 112. Le Diction, de la théol. cathol. II. HUMILIÉS ou HUMBLES, hérétiques du xiip siècle qui furent condamnés par Innocent m. Voy. Sponde, ad ann. 1199, n" 11.

I. HUMILITÉ (sainte), fondatrice des religieuses de Vallombreuse , née à Faënza en 1226, morte le 13 décembre 1319, fut mariée à Ugoiotte , qui appartenait à la famile des Caccia- Nemici. Au bout de neuf ans de mariage elle lui persuada de vivre dans la continence , et elle bâtit près de Faënza un monastère où elle lit adopter la règle de Vallombreuse. Plus tard elle en fonda un autre sous la même règle à Florence. On célèbre sa fête le 22 mai. Voy. Ignace Guiducci , Vita di S, Humilttu. BoUandus , au 22 mai.

II. HUMILITÉ (Humilitas), vertu morale qui nous porte à nous mépriser nous-mêmes , et à souhaiter que les autres nous méprisent dans la vue de nos défauts. Elle est souvent recommandée dans le Nouveau Testament. Plusieurs philosophes ont prétendu que l'humilité était impraticable, et qu'elle ne pouvait servir qu'à dégrader l'homme, et à étouffer en lui toute énergie et tout désir de se rendre utile à la société; mais ils se sont complètement trompés; les saints ont parfaitement pratiqué cette vertu; et c'est leur humilité même qui leur a inspiré le courage de se dévouer tout entiers à l'utilité spirituelle et temporelle de leurs frères ; et cette conduite, loin de les dégrader, leur a concilié le respect et l'admiration de tous les siècles. Voy. Matth., xi, 20; xxiv, 12. Marc, ix, 34. Philip., II, 3. Jacq., iv, 6, etc. Bergier, Diction, de théol.

HUMIUS. Foî/.HoME, n»I.

HUMPHREY (Laurent), en latin Humfmlus, théologien anglais non-conformiste, né à Newport -Pagnel, dans le comté de Buckingham , vers l'an 1527, mort en 1589 ou 151)0, fut successivement professeur de grec et de théologie, doyen de Glocester et de Winchester. Son nom figure dans Ylndex de Clément VIII. Outre ses ouvrages de littérature, il a laissé plusieurs écrits de controverse où l'on trouve bien des calomnies contre l'Église romaine. Les principaux sont : 1« De religionis Consei'vatione et refonnatione, deque primatu regum; Bàle, 1559, in-8o; — 2» Optimcdes, sive de nobiiitate ejusque untiqua origine , natura , officiis , disciplina : ibid., 1561, in-8o; — 3" Joannis Juelli, episcopi Salishuriensis, Vita et mors; Londres, 1573, in-4»; — 4» Jesuitismi Pars prima, sive praxis romance curiœ confina respublicas et principes; ibid., 1582, in-B"; — 5" Jesuitismi Pars secunda ; puritano-papismi seu doctrinœ jesuiticœ aliquot rationibus ab Edm. Campiano comprehensœ et a Johanne Durœo defensœconfutatio; ibid., 1584, in-8». Voy. Wood, Athenœ Oxonienses , tom. I. Clialmers, General biographical Dictionary. Chaulïepié , Diction, histor. La Nouv. Biogr. qénér.

HUNEBERT. Voy. Cunibert.

HUNEGONDE (sainte), religieuse de Homblières , née à Lambaïde , dans le Vermandois , en 641 , morte le 25 août 690, était filleule de saint Eloi, évoque de Noyon. Elle fut liancée contre son gré à un gentilhomme, à qui elle persuada de faire un pèlerinage à Rome avant leur mariage. Dès qu'ils y furent arrivés elle reçut le voile des mains du pape Vitalien. A son retour dans son pays, elle se rendit dans le monastère de Homblières, situé à une lieue de ■Saint-Quentin , où elle termina ses jours dans

la pénitence. On honore sa mémoire le 25 août. Voi/. Surius. D. Mabillon, au n« siècle bénédict.

HUNERIG II, roi des Vandales en Afrique, 111s et successeur de Genseric, régna de 477 à 484. Ce prince était infecté des erreurs de l'arianisme. Il bannit 4,966 ecclésiastiques, publia divers édits contre eux , et fit mourir jusqu'à 40,000 catholiques par des tourments inouïs , à la persuasion des évèques ariens. Sa cruauté ne connaissait pas de bornes ; Théodoric , son frère, ses enfants , le patriarche des ariens , et tous ceux contre lesquels il avait conçu quelques soupçons en furent les victimes; il employait indifféremment le fer et le feu pour la satisfaire. Les différents récits qu'on a faits de sa mort horrible n'ont entre eux aucun genre d'opposition, ils s'accordent, au contraire, très -naturellement. Voy. Victor de Vite , Hist. Persecutionis Vandalicœ , édit. de Ruinart. Gibbon, Historyof Décline and Fall of Roman Empire. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioijr. génér.

HUNGER (Albert), docteur "en droit et en théologie, sur la lin du xvi« siècle , devint vicechancelier de l'université d'Ingolstadt et chanoine de Passaw. Il se distingua par son zèle pour la défense de la foi catholique , et combattit vigoureusement le protestantisme. Parmi ses Oraisons, imprimées à Ingolsladt, nous en avons une publiée l'an 1582 sous ce titre : De Homologia sive consensu Lutheri cum philosophia Epicuri. Voy. Le Mire, De Script, sœc. decimisexti.

HUNNÉÈ ou HUNN.ffiUS (Augustin), né à Malines en 1522, mort à Louvain l'an 1577, fut professeur en théologie, chanoine de Saint- Pierre , docteur et recteur de l'université de Louvain. On lui doit : 1" un petit Catéchisme ; Anvers, 1567 et 1570; — 2" un Traité des Sacrements de l'Église ; 1570 ; — 3" quelques éditions de la Somme de saint Thomas, revues sur des manuscrits fort anciens , et dont la meilleure est celle d'Anvers, 1575, 4 vol. in -fol. Hunnée a aussi pris part à l'édition de la Polyglotte d'Anvers. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers., au mot HuNN/EUS.

HUNNIUS (Gilles), luthérien, né à Winnenden, dans le Wurtemberg, en 1550, mort en 1603, devint professeur de théologie à Marbourg et à Wittemberg. Pendant toute sa vie il soutint les polémiques les plus ardentes contre les catholiques, les calvinistes , et tous ceux qui s'étaient , pour peu que ce fût , séparés de la confession d'Augsbourg; il s'efforçait même constamment de faire persécuter par son gouvernement tous ceux qui ne lui paraissaient pas bons luthériens. Son nom se trouve dans V Index de Clément VIll. Ses principaux ouvrages sont : 1" Calvinus judaizans ; Wittemberg , 1593, in-8»; — 2» Anti-Gi-etzerus ; ibid., 1602; — 3» Anti-l'amerus. Hunnius a publié encore beaucoup de Sermons, des ouvrages de piété, ainsi que divers traités de controverse. Ses Œuvres latines ont été recueillies à Wittemberg, 1607-1609, 5 vol. infol. Voy. \diNouv. Biogr. "génér^ Le Diction, delà théol. cathol

HONNOCURTUM. Voy. Honnecourt.

HUNNOLD ou HUNOLT (François), jésuite, né dans le pays de Nassau , mort à Trêves en 1746, se distingua comme prédicateur, a laissé des Se)~mons ; Cologne et Augsbourg, 6 vol. infol. Ils ont eu une si grande vogue, qu'on en a multiplié les éditions dans dilférentes provinces de l'Allemagne. On reproche cependant au P. Hunnold de s'écarter quelquefois des plans qu'il annonce, et de ne pas toujours bien choisir les exemples qu'il apporte en preuve des vérités qu'il avance. Voy. Feller, Biogr. univers.

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