HUS
HUNT (Thomas), philologue anglican , né en ' lOyG, inort à Oxford en 1774, se fit recevoir docteur en théoloçîic en 1744; il fut nommé en 1738 I professeur de langue arabe, et en 1747, profes- \ seur royal d'hébreu à Oxford. On lui doit, outre un discours sur lantiquité, l'élégance et l'utilité de la langue arabe • l" De Benedictione patriarchœ Jacobi ; Oxford , 1728, in-4"; — 2o 06servaiions on several jmssages in the book of Proverbs, wifh two sermons; ibid., 1775, in-4»; ouvrage publié après la mort de Hunt par Kennicott; — 3" De i'su dialectorum orientalium, ac prcecipue Arabiœ inhebraico Codice interpretando, Oratio: ibid., 1748,in-4o; — 3° une Édition des Œinres complètes de Hooper , évêque de Bath ; 1757, et avec Costar une Édition annotée de l'ouvrage de Th. Hyde , intitulé : Historia religionis veierum Persarum ; ilQÛ. Il faut dire aussi que Hunt fut d'un grand secojirs à Br. Wallon pour la publication de la Polyglotte de Londres. Voy. yoltv. Biogr. génér.
HUNIER (Henri), prédicateur et traducteur, né à Cubross,dans le Perthshire, en 1741, mort à Bristol en 1802, fut successivement ministre à Dunfermline , à South-Leith et à Londres. Il avait parmi les presbytériens une grande réputation de savoir et depiété. On a de lui, outre des traductions : 1" Sacred Biography, or the chnracters of Scriptitrœ ; 1783-1792, 6 vol. in-S»; — 2» Miscellaneous Sermons; 2 vol. in-S". Vou. Calmers, General biographical Dictionary. La Nouv. Biogr. génér.
HUNTINGFORD (GeoVges-Isaac), anglican, né à "VN^inchester en 1748, mort en 1832, fut nommé en 1801 évêque de Glocester, et transféré en 1815 à Hereford. Outre plusieurs traités de théologie et quelques écrits purement littéraires, il a donné : 1' A Call for union witfi the estabiùhed church, addressed to english protestants; 1800; — 2° A Protestant letter addressed to the H. Hon. D)rd Somers ; 1813, in-8o. Voy. la Nniir. Biogr. génér.
HUPHÂM ou OPHIM , fils de Benjamin , et chef de la famille des Huphamites. Voy. Genèse, XLVi, 21. Nombr., xxxvi, 39.
HUPPE (Vpupa), oiseau que Moïse a mis au nombre des oiseaux impurs. L'hébreu porte doukiphath, que les Septante, la Vulgate et l'arabe ont entendu , en effet, de la huppé , et le chaldéen, le syriaque, les i-abbins et plusieurs autres interprètes, comme Bochart, Rosenmûl- 1er, etc., du coq de montagne ou coq sauvage; mais la huppe peut être mise dans la classe des coqs à cause de sa crête, et parce qu'elle demeijre ordinairement sur la cîme des rochers les plus escarpés et dans les endroits les plus déserts des forêts. Voy. Lévit., xi, 19. Deutérou., XIV, 18. Bochait, Hierozoic., p. ii, 1. H, c. XXXI. Rosenmùller, Biblisch. ^aiurgesch., tom. II, p. 324 et suiv. J.-B. Glaire, Lntrod. hist. et oit., etc., tom. II, p. 82.
I. HUR, fils de Caleb , qui était fils d'Esron, et qu'il ne faut pas confondre avec Caleb, fils de Jéphoné. D'après Joseph, il avait épousé Marie, sœur de Moïse, et selon d'autres il était son fils. Il monta sur la montagne avec Moïse , et lui soutint les bras pendant qu'il les levait au ciel pour prier. Voy. £xode , xvil , 10. D. Galmet, Diction, de la Bible.
II. HUR, prince de Madian, fut tué dans le combat que Phinéès livra aux Madianites. Voy. Nombr., xxxi, 8.
HURâI, un des héros de l'armée de David. Voy. I Paralip., xi, 32; c'est le même que Heddai, II Rois, xxiu,30.
HURAM . fils d'Ahod , appartenait à la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., viii, v.
HURD (Richard), théologien et philologue anglican , né en 1720. mort en 1808, fut successivement recteur de Thurcaston . prédicateur de Lincoln's Inn , archidiacre de Glocester, évêque de Lichfield et Coventry, puis évêque de "Worcester. Parmi ses ouvrages nous citerons : Remarks on Hume's Essay on the natural History of religion ; Mol. Voy. Chalmers, General biographical Dictionary.
HURÉ (Charles), principal du collège de Boncourt, né à Champigny-sur-"Yonne en 1639, mort à Paris en 1717, a laissé : 1" une édition du Nouveau Testament, avec des notes; Rouen, 1692, 2 vol. in -12; ouvrage qui a été mis à V Index (Decr. 20 Julii 1722); — 2° Novum Testamentum regidis illustratum , seu canones Sacrœ Scriptural certa methodo digesti: Paris, 1696, in -12; — 3» Dictionnaire universel de l'Écriture sainte; Reims, 1715, 2 vol. in-fol. Vot/. le P. Le Long, Biblioth. sacrée, p. 3M), 343, 562, 787. Le Joum. des Savants, 1703 et 1707. Quérard, La France littéraire. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.
I. HURI, père de Saphat, de la tribu de Siraéon. Voif. Nombres, xiil, 6.
II. HURI , fils de Jara, de la tribu de Gad. Voy. I Paralip., V, 14.
HURTADO (Thomas), clerc régulier mineur, né à Tolède, mort en 16o9, professa à Rome, à Alcala et à Salamanque; ses ouvrages lui acquirent une grande réputation. Il a laissé : 1» une Philosophie et une Théologie, selon la doctrine de saint Thomas; — 2» Besolutionum moralium de congrua Substantiatione ecclesiasticorum Lib. VI; — "3» Besolutionum moralium de Residentia sacra Lib. XII; — 4*> Resolutiones de unico martyrio; traité contre celui De Martyrio per pestem du P. Théophile Raynand, jésuite, qui lui répondit que si la charité a ses martyrs , comme la foi . celui qui prodigue sa vie au service des pestiférés mérite également le nom de martyr. Voy. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp. Le Mire, De Script, sœc. decimiseptimi. Feller, Biogr. univers.
I. HUS ou US , premier-né d'Aram. Voy. Us, dans Genèse, X, 23. I Paralip., i, 17.
II. HUS, premier-né de Nachor, qui descendait d'Arphaxad, troisième fils de Sem. Voy. Genèse, xxii, 21.
III. HUS , fils de Disan , de la race d'Esaù. Voy. Genèse , xxvi , 28.
IV. HUS, nom du pays oix demeurait Job. Ce mot signifie probablement, en hébreu comme en arabe , une terre molle et fertile, et désigne un pays et un peuple , au nord de l'Arabie déserte, entre la Palestine, l'Idumée et l'Euphrate. Voy. Job, I, 1. Jérém., xxv, 20. Lamentât., iv, 21, et les interprèles, entre autres Bochart, Phaleg., 1. H, c. vill. J.-D. Michaelis, Spicileg. Geognipltiœ Hebrœorum exterœ, part. II, p. 126 et seq. Ilgen, De Jobi Natura et indole, p. 95, 96.
V. HUS ou HUSS (Jean), hérésiarque, né à Hus. en Bohême, en 1373, brûlé à Constance Tan 1415, était recteur de l'université de Prague eu 1407, lorsqu'il commença à dogmatiser; il renouvela les erreurs des Vaudois et des Wiclefisles.il prétendait, entre autres choses, que le pape n'est pas le chef de l'Eglise, que l'obéissance ecclésiastique est une invention humaine, que l'excommunication ne peut empêcher les prêtres de prêcher, et qu'il fallait communier sous les deux espèces. H fut condamné par le concile de Constance, et brûlé vif avec Jérôme de Prague. Les ouvrages de Hus , qui tous ont