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VI. HYACINTHE DE L'ASSOMPTION. Voy

MONTARGON.

VII. HYACINTHE , pierre précieuse dont il est question dans l'Écriture. Il y en a de quatre sortes : la première tire sur la couleur du rubis, la seconde est d'un jaune doré, la troisième d'un jaune de citron, et la quatrième a la couleur du grenat. Voy. Cantiq., v, 14. Apocal., XXI, 20.

HYDATOSCOPIE, espèce de divination qui consiste à prédire l'avenir par le moyen de l'eau. Il y a une hydatoscopie naturelle et permise : c'est celle d'après laquelle on connaît les orages et les tempêtes, et certaines choses que l'on remarque sur la mer et sur les rivières.

I. HYDE, ville épisc. de Lycaonie, située au diocèse d'Asie, sous la métropole d'iconium. On en connaît deux évêques, dont le premier. Théodose, assista au premier concile général de Constantinople , et le second, Rufe, à celui de Chalcédoine. Toutes les Notices mentionnent ce siège.

II. HYDE (Thomas), orientaliste anglican, né à Billingsley, dans le comté d'York, en 1636, mort à Oxford en 1703, avait acquis de bonne heure une telle connaissance de la langue persane, qu'il fut choisi pour prendre part à la publication de la Bible polyglotte de Londres. Kommé professeur d'hébreu à Oxford , il fut plus tard appelé à occuper la chaire d'arabe, et les services qu'il rendit comme secrétaire interprète furent récompensés par un canonicat de l'église de Salisbury et par l'archidiaconat de Glocester. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Quatuor Evangelia et Acta apostolorum lingua malaica caracteribus europœis; Oxford , 1677, in-4". Voy. I3r. Walton dans sa préface de la Polyglotte de Londres. La Nouv. Biogr. génér.

HYDRA.ffi , ville épisc. de la Lybie Pentapole, dans le patriarcat d'Alexandrie, à laquelle on joint Palaebisca. Ce ne sont plus que des villages.

HYDROMANTIE (Hydromantia), espèce de divination qui se fait au moyen de l'eau. Compar. Hydatoscopie, et voy. D. Macri, Hierolexi' con , ad voc. Hydrom.\ntia.

HYDROMISTES ou HYDROMITES , et mieux Hydromystes , Hydromytes , anciens officiers de l'Eglise grecque qui étaient chargés de faire la bénédiction et l'aspersion de l'eau bénite. L'antiquité de cette fonction, chez les Grecs, prouve que l'usage de l'eau bénite n'est point une pratique inventée récemment dans l'Église latine , comme l'ont prétendu les protestants. Voy. Synesius, Epist. cxxi. D. Macri, Hierolexicun , ad voc. Hydromysta. Bergier, Diction, de théol.

HYDROPARASTATE ou HYDROPARASTE (Hydroparastata), mot dérivé du grec, et qui signilie celui qui offre de l'eau. On a donné ce nom aux Encratites ou Aquariens , parce qu'ils ne se servaient que d'eau pour leur prétendue consécration de l'Eucharistie, Compur. Aqua- BiENS, et voy. D. Macri, qui, dans son Hierolexicon, ad voc. Hydroparastate, montre que les Arméniens, par une fausse interprétation d'un passage de saint Chrysostome contre les Aquariens, sont tombés dans l'erreur opposée à celle de ces hérétiques, en ne mêlant au vin de la consécration aucune goutt^ cl'eaQ. Macri

fait remarquer en même temps qu'il y avait aussi dans les premiers siècles de l'Église des chrétiens orthodoxes d'ailleurs qui n'offraient que de l'eau à la messe du matin , de crainte que, trahis par l'odeur du vin, ils ne fussent reconnus par les persécuteurs de la foi , tandis qu'au sacrifice du soir ils offraient du vin.

HYGIN (saint), pape, né, à ce qu'on croit, en Grèce, mort le S janvier 142, succéda à saint Télesphore l'an 138. 11 rétablit le bon ordre et la distinction des rangs dans le clergé de Rome, et déploya beaucoup de zèle contre les hérésies de son temps. Il usa cependant d'indulgence à l'égard de Gerdon et de Valentin, qui n'en surent pas profiter. On célèbre sa fête le 11 janvier ; les modernes lui donnent la qualité de martvr, quoique les anciens n'en parlent pas. Fo,y."le P. Pagi. Tillemont. Richard et Giraud.

HYLANDER (Sven), protestant suédois, né en 1797, mort en 1825, enseigna l'histoire littéraire à l'université de Lund. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Catalogus reliquiarum sanctorum in ecclesia Lundensi : Lund, 1820. Voy. la Nouv: Biogr. génér.

HYLARET ou HILÀRET (Maurice), cordelier, né à Angoulême en 1539, mort à Orléans l'an 1591, se fit recevoir docteur a la Sorbonne, professa la philosophie et la théologie , puis se livra à la prédication. Il fut un des promoteurs de la ligue. On a de lui : l» Sacrœ Décades quinque partitœ . concioncs quadragesimales atque pnschales , numéro quinquuginta , etc.; Lyon, 1591, 2 vol. in-8«; ouvrage traduit en français sous ce titre : Sermons catholiques pour tous les jours du carême et fêtes de Pâques , etc.; Paris, 1689, 2 vol. in-8'' ; — 2» Concionum per adventum Enneades sacrœ quatuor, homilias trigintn sex complectetUes. etc.; Paris, 1591, in-8»;" — 3<^ Homiliie in Evangelia dominicalia per totum annum; ibid., 1004, 2 vol. in-S»; — 4» De non conveniendo cuni ho'reticis et de non ineundo cum hœretica a viro catholico conjugio ; Orléans, 1587. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XVIII. Wadding, Scriptor. Ordinis S. Francisci. Feller, Biogr. ufiiros. La^Nour. Biogr. oênér.

HYMÉNÉE, habitant d'Éphèse qui fut converti par saint Paul , mais qui tomba plus tard dans l'hérésie de ceux qui niaient la résurrection de la chair, et que l'apôtre excommunia. Voy. 1 Timoth., I, 20. II Timoth., ii, 17.

HYMNAIRE (Hymnarium), et par corruption Imnarium. On a donné ce nom à une collection d'hymnes qu'on chante à l'Église. Le cardinal Thomasi a fait imprimer à Rome , en 1683, un recueil il'hymnes sous le titre d'Hymnarium. Voy. le Diction, ecclês. et canon, portatif. D. Macri , Hierolexicon, ad voc. Hymkarium.

H'Ï^MNE (Hymnus), petit poëme, cantique en vers composé à la louange de Dieu ou des saints, et destiné à exposer les mystères de notre religion , et à être chanté dans l'église. Dès le commencement du christianisme on avait coutume de composer des hymnes et des cantiques en l'honneur de Jésus-Christ, ainsi que le prouve le traité composé par un anonvme contre Artémon , hérésiarque du Hi'= siècîe. Dans la liturgie grecque on distingue quatre sortes d'hymnes, quoiqu'elles ne soient pas en vers : Yhymne any clique ou le Gloria in excelsis , le trisagion, Yhymne chêrubique et Vhymne de victoire et de triomphe. Voy. Eusèbe , Hist. ecclês., 1. V, c. XXXVIII. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclês., tom. II, p. 209, 255 et 256. Le P. Claire, Becueil d'hymnes ecclêsiast.;'Pa.ns, 1676. Richard etGiraud, Le Diction, ecclês, et canon, portatif.

mTo

HYPS

Berpier, Diction, de théol. D. Macri Hiemlexicon.. o'I. voc. HvMîsrs.

HYMNISTE {Hymnista), celui qui fait ou qui chante des hymnes. Voy. D. Macri, Hierolexiron . ad voc. Hymmsta.

HYMNOLOGIE (Hymnologin), récitation ou cliaiit des hymnes. Vo>/. D. Macri , Hiero/extcon,

ad voc. HYMNOtOGTA.

HYPACE ou HYPAS (saint), évêque de Gantrres en Paphlagonie, et martyr, vivait au iv» siècle. Les Novatiens le lapidèrent au moment où il revenait du concile général de Nicée, tenu l'an 3!25. Les Grecs honorent sa mémoire le 14 novembre.

HYPAÎPA. Voy. IlYPÉPA.

HYPANTE ou HYPOPANTE , mot dérivé du grec, et qui signifie rencontre. Nom donné par les Grecs à la Purification de la sainte Vierge, pour rappeler la rencontre du vieillard Siméon et dWnne la prophétesse, qui se trouvèrent dans le temple lorsque l'enfant Jésus y fut présenté. D'autres donnent une explication un peu différente de cette rencontre. Voy. D. Macri, Hierolej-icnn , ad voc. Hypante.

HYPAS. Voy. Hypace.

HYPATE. ville épisc. deThessalie, située au diocèse de rillyrie orientale, sous la métropole Larisse, au pied du monl Œta, sur le golfe Maliacum. On n'en connaît qu'un évêque, Pausanias, qui assista au premier concile d'Éphèse, où il embrassa, ainsi que son métropolitain , le parti dp Nestorius.

HYPÉPA ou HIP.ffiPA, ville épisc. de la province d'Asie, au diocèse d'.\sie, érigée en évêché au Y* siècle, sous la métropole d'Éphèse, et en métropole au temps de l'empereur Isaac Comnène, vers 1190. Hypépa n'existe plus, mais l'endroit qu'elle occupait s'appelle aujourd'hui Ipépa, près d'Éphèse. Hypépa a eu six évoques connus ; le premier. Mithes, assista au 1*' concile de Nicée. Voy. de Commanville , /"* Table alpliahét.. p. 125. Richard et Giraud.

HYPERDULIE (Hyperrlulia), mot dérivé du grec, et qui si^n'iHe culte au-dessm. C'est le nom donné au culte que l'on rend à la sainte Vierge; on l'appelle ainsi pour montrer que ce culte est au-dessus de celui que l'on rend aux saints. Voy. Bersier, Diction, de théol., et Compar. DuuE.

HYPERIUS (Gérard-.\ndré), théologien protestant , né à Ypres en 1511 , mort à Marbourg l'an 1564, professa la théologie dans cette dernière ville. Il abandonna le catholicisme pour embrasser la réforme; et depuis ce moment il ne manqua pas une occasion d'injurier les catholiques. On a de lui les ouvrages suivants , qui sont tous à l'Index de Clément VIII : l» De formandis Concionibus sacris , s^eii de interpretatione Scriptururum populari libri II; Dortmund, 1555, in-8»; Halle , 1781 , in-8»- — 2° De Théologo, seu de ratione studii theologici; libri IV; Bàle , 1556, in-8» ; — 3» Elementa christianœ religionit; Bâle , 1563, in-8»; — 4° Topica theologica; Wittemberg, 1565 , in-8o ; Bâle, 1573, in-S» ;

— 5° Methodi theologiœ, site prœcipuorum christianœ religionh locorum communium, Libri III; Bàle, 1566 et 1568, in-S" ; — 6» Opuscula theologica varia; ibid., 1570, 2 vol. in -8"; — 7» De Sacra Scripturœ Lectionc et meditntione ; ibid., 1581 , in-8" ; — 8» Comment, in Epistolas ad Timot/i., Titum et Philem.; Zurich, 1582, in-foL;

— 9° Comment, in Pauli Epistolas; ibid., 1583, in-fol.; — 10° Comment, in Epistol.ad Hebrœos; ibid., 1585, in-fol. Voy. Valère-André , Biblioth. Belg. La Souv. Biogr. génér.

HYPOCRISIE (L*) est un péché mortel quand l'hypocrite méprise intérieurement la samteté

qu il affecte extérieurement, lorsqu'il cause un dommage considérable à quelqu'un, quand il nuit a la religion par la confiance qu'il inspire, ou lorsqu'il tend à obtenir par ce moven quelque bénéfice, quelque dignité ou quelque charge. L hypocrisie est un péché véniel , lorsqu'on affecte de paraître plus parfait qu'on ne l'est réellement, sans mauvaise intention. L'hvpocrisie est exempte de tout péché lorsqu'elle" a pour but de cacher quelque vice qui pourrait scandaliser. Fo?/. saint Thomas, jn 4, dist.i6,guœst.i, art. 1, quœstiunc. 3, in corp., et 2. 2., 7. 3, art. 4, in corp. Pontas, au mot Hypocrisie. Bero^ier' Diction, de the'oL, où on trouve des réflex'ions très-justes sur la fausse application que les ennemis de la religion font tous les jours de ce mot, en supposant injustement et malicieusement que tous les dévots sont hypocrites, et qu'aucun d'eux n'est franchement' et sincèrement pieux.

HYPOGNOSTIQUE ou HYPOMNISTIQUE (Coiitmonitorium), mot dérivé du grec, et qui signifie ce gin fait ressouvenir: nom donné à un ouvrage qui se trouve parmi ceux de saint .Augustin , et qui est un abrégé de tout ce que ce samt a écrit contre les Pélagiens.

HYPOPANTE. Voy. Hypante.

HYPOSTASE (Hypostusis), mot grec qui signifie proprement ce tfui est au-dessous de la substance essence, et, en théologie, personne. C'est un article de la foi catholique qu'il y a en Dieu une seule substance ou nature, et trois hypostases ou trois personnes. Ce mot a excité autrefois des discussions parmi les Grecs, et ensuite entre les Grecs et les Latins. Dans le langage de quelques Pères grecs, il semble que hypostase soit la même chose que substance; dans celte signification, c'était une hérésie de dire que Jésus -Christ est une autre hypostase que Dieu le Père; mais tous les Grecs ne l'ont pas entendu de même. De leur côté, les Latins, qui par hypostase entendaient substance ou essence, nature, furent scandalisés, croyant que les Grecs admettaient en Dieu trois substances ou trois natures, comme les trithéistes. Dans un synode d'.\lexandrie, auquel saint Athanase présida vers l'an 362, on s'expliqua de part et d'autre, et l'on parvint à s'entendre; on vit que sous des termes différents on rendait précisément la même idée. Cependant tous les esprits ne furent pas calmés d'abord, puisque vers l'an 376 saint Jérôme, passant par l'Orient , et sollicité de professer comme les Grecs trois hypostases dans la sainte Trinité, consulta le pape Damase pour savoir ce quil devait faire et de quelle manière il devait s'expliquer. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. II, p. 43 et suiv. Bergier, Diction, de théol.

H'YPOTHÈQDE (Hyf)otheca, pignus, onpigneratus fundus), obligation par laquelle' le bien du débiteur est obligé et affecté au créancier pour l'assurance de sa dette, .-autrefois les biens des bénéficiers étaient tacitement affectés et hypothéqués à la conservation et aux réparations des bâtiments de leurs bénéfices, du jour de leur prise de possession. Voy. Richard et Giraud.

HYPSËLE, ville épisc. de la première Thébaïde,dans le patriarcat d'.\lexandrie , dont les ruines sont à l'endroit appelé Sciotb, dans le Saïd, où les Coptes ont eu aussi unévêché. Elle fut érigée au iv* siècle, sous la métropole d'Antlnoé. On n'en connaît qu'un évêque, Arsène,

3ui vivait au rv« siècle, et qui assista au concile e Sardique et rendit toujours justice à saint Athanase. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom, II,

IBER

ICAM

p. 600. De Commanville, I^^ Table alphabet., p. 424. Richard et Giraud.

HYPSISTARIENS ou HIPSISTARIENS.HIP- SISTAIRES , hérétiques du iv» siècle, ainsi nommés parce qu'ils faisaient profession d'adorer le Dieu Très-Haut, en grec Hypsistos, Hypsistaritis, comme les chrétiens; mais il parait qu'ils entendaient par là le soleil, puisqu'ils révéraient aussi, comme les païens, le feu et les éclairs, et qu'ils observaient le sabbat, ainsi que la distinction des viandes mondes et immondes, comme les Juifs. Saint Grégoire de Nazianze nous apprend que ces hérétiques étaient originairement des Juifs, qui, étabUs depuis longtemps dans la Perse, s'étaient laissés entraîner au culte du feu par les mages, mais qui avaient d'ailleurs en horreur les sacrifices des Grecs. Voy. Gregor. Nazianz., Orat. XIX. Epiphan., Hœres. 80. Tillemont, Mémoires, tom. XIII, p. 315. Bergier, Diction, de the'ol.

HYPSOPOLIS. Voy. Ipstjs.

HYRGAN. Voy. Hircan.

HYRCANIA, ville épisc.de Lydie, au diocèse et sous la métropole de Sardes. Elle a eu quatre évêques, dont le premier, Asyncrite , est salué

par saint Pauldans sa Lettre auxRomains,c.xvi. Voy. le Menolog. grœc. , au 18 avril. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 88. Richard et Giraud. HYSOPE ou HYSSOi'E. Comme cette plante est mise quelquefois dans l'Écriture en opposition avec le cèdre, on doit croire naturellement qu'elle était très-petite. Cependant il fallait que sa tige fût d'une certaine hauteur, puisque saint Jean l'Évangéliste dit (xix, 29) que les soldats qui environnaient Jésus-Christ dans sa Passion mirent une éponge sur une hysope pour présenter à boire à ce divin Sauveur, dont la croix était certainement fort élevée. Il est très-probable que les soldats attachèrent une éponge à un bouquet d'hyssope, et qu'ils mirent ensuite ce bouquet au bout d'un roseau : supposition d'autant mieux fondée, que saint Matthieu et saint Marc disent expressément que c'est au bout d'un roseau que ré[)onge pleine de vinaigre fut présentée au Sauveur sur la croix. Ajoutons que tel est le sentiment de saint Hilaire, de saint Augustin, de saint Chrysostome et de Théophylacte. Voy. Matth., xxvii, 48. Marc, XV, 3(i. Hiller, Hierophuticon , p. II, p. 45, 46. J.-B, Glaire, Introd., etc., tom. Il, p. 149, 120.

lAHN. Voy. Jaiin.

IBAS , évèque d'Édesse , mort vers l'an 457, embrassa dabord le parti de Nestorius; mais il rentra peu de temps après dans le sein de l'Église catholique. Accusé de divers crimes, il fut absous dans les conciles de Tyr et de Béryte, tenus en 448. L'année suivante, Dioscore l'ayant déposé dans le faux synode d'Ephèse, il en appela au concile général de Chalcédoine, qui le rétablit sur sonsiége l'an 451. Dans le siècle suivant, à la demande de Théodore, évèque de Césarée, en Cappadoce, Justinien fit condamner dans le cinquième concile général tenu en 553 à Constantinople, une Lettre qu'Ibas avait écrite à un Persan nommé Maris, et on y condamna aussi les écrits de Théodore de Mopsueste, ainsi que les anathèmesde Théodoret, évèque de Cyr; c'est ce qu'on appelle \' affaire des trois chapitres, qui causa un schisme dans l'Église. On trouve la plus grande partie de la lettre d'Ibas dans le Recueil des conciles, tom. IV, p. 661. Voy. Baronius, Annal., ad ann. 448, 449,454, 553. Cabassut, Notitia Conciliorum. Feller, Biogr. univers.

IBBOT (Benjamin), anglican, né à Beachamwell , dans le comté de Norfolk , en 4680, mort en 4725, fut nommé en 4708 trésorier de la cathédrale de Wells, En 1716, il devint chapelain de Georges I", et, en 1724, prébendierde Westminster. Il a donné une traduction de l'ouvrage de Puffendorf : De Habitu religionis christianœ ad vitam civilem; 1719. On a publié un choix de ses Sermons, sous ce titre : Ihirty Discourses on practical subjects; 1726, 2 vol. in-8». Voy. Chalmers, General biographical Dictionury. La Nouv. Biogr. génér.

IBÈlilE. Voy. GÉORGIE.

IBERNIE. Voy. Irlande.

IBERNON (André), Espagnol, religieux de l'Ordre de Saint -François, de la réforme de Saint-Pierre d'Alcantara, né l'an 1534, se dis-

tingua par sa charité, son abnégation et toutes les vertus de son état, qui le firent béatifier par le pape Pie VI en 179'1. Voy. Feller, Biogr. univ.

iBIDINGE, ville épisc. d'Isaurie située au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Séleucie. On n'en connaît qu'un évoque, Basile, qui a souscrit aux canons in Trullo.

IBIS, oiseau de proie particulier à l'Egypte, et que Moïse classe parmi les animaux impurs. C'est le mot par lequel les Septante et la Vulgate ont rendu l'hébreu Yunschouph ou Yanschoph, comme il est écrit dans Isaïe (xxxiv,ll); terme que les paraphrases chaldaïques, la version syriaque et Bochart ont entendu du hibou. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 22; 23.

IBONA ou IBORA, IBYRA, appelée Pimolissu dans la Notice de Léon le Sage ; ville épisc. de rilélénopont située au diocèse de Pont, sous la métropole d'Amasie. On en connaît sept évêques, dont le premier, Araxius, inhuma sainte Macrine, sœur de saint Basile et de saint Grégoire de Nysse. Ibona est aujourd'hui un simple évêché in partibus, toujours sous la métropole d'Amasie, également in partibus. Voy. Leqmen, Orietis Christ., tom. I, p. 532. Richard et Giiaud. Gaet. Moroni, vol. XXXllLp.266.

IBRAHAÏM. Voy. Abraham, n" VII.

IBREIUM. Voy. Ivrv.

IBUM , terme hébreu par lequel les rabbins désignent le mariage d'un frère, qui, selon la loi, doit épouser sa belle-sœur, veuve de son frère mort sans enfants, afin de donner un héritier au défunt. Cette loi se trouve dans le Deutéronome (xxv); mais elle est plus ancienne que Moïse, car nous voyons par l'histoire de Thamar (Genèse, xxxvin) qu'elle était déjà observée par les patriarches. Voy. Lévirat.,

ICAMIA, lils de Sellum et père d'Élisama, de la race de Caleb, Voy, I Paralip., u, 44.

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