‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1090 sur 1220 · ICON · texte numérisé non relu

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ICÂRD (Charles), ministre protestant , né à Saint-Hippolyte, dans le Lancruedoc, en "1636, mort à Brème en 1715, prêcha à Nimes, où il eut une place de pasteur. La part qu'il prit aux soulèvements du Vivarais et du bas Languedoc l'ayant obligé à prendre la fuite, il se sauva à Genève , puis à Neufchàtel, où il exerça les fonctions de pasteur jusqu'en 1688. Appelé à Brème à cette époque, il y desservit TÉglise française. On a de lui : l» deux Sermons; — 2° Avis salutaire aux Eglises réformées de France; Amsterdam, 1685, in-12; — 3" une édition des Institutions de Calvin; Brème, 1713, in-foL; — 4° une édition des Entretiens d'un père et de son fils sur le changement de religion. parJosué de La Place. Voi/. la Souv. Bioyr. génér.

ICHABOD, lils de Phinéès et petit-fils du grand prêtre Héli. Voy. I Rois, iv, 21.

ICHTHYOMANCIE, divination qui se fait par l'inspection des entrailles des poissons.

ICHTHTS . acrostiche de la sibylle Erythrée dont parlent Eusèbe et saint Augustin, et dans laquelle les premières lettres de chaque vers formaient les initiales de ces mots : lésons Chriios Theou Uîos Sotér, c'est-à-dire Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. Comme les lettres initiales forment le mot grec ichthus ou poisson, Tertullien et Optât de Milève ont appelé les chrétiens petits poissons (pisciculi), parce qu'ils ont été régénérés par l'eau du baptême. Voy. Bergier, Diction, dethéol.

ICIODORUM. Voy. Issoire.

ICONIUM. aujourd'hui COGNI, ville épisc. et métropolitaine de la province de Lycaonie , au diocèse d'Asie. Elle était située près'du lac Trogite et du mont Taurus; saint Paul y vint deux ibis : lan 45 et Tan 51; il y convertit plusieurs Juifs et plusieurs Gentils, et on croit que c'est dans son premier voyage qu'il convertit sainte Thècle, si célèbre par son martyre. Les Mahométans se sont emparés de cette ville, et y ont presque détruit le christianisme. Le premier évêque diconium, Sosipaler, était cousin et disciple de saint Paul. L'an 256, on tint dans cette ville un concile dont les décisions furent condamnées par le pape Etienne !"■. Iconiura est aujourd'hui un archevêché in partifms, et qui a pour suffragants les évéchés également in par- <iÂM.ydlsauropolis,de Laranda etdeLystra. Voy. Lequien, 0/je«.» Christ. ,lom. I, p. 1065. Labbe, tom. L Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 267, 268. Le Diction, de la théol. cathol.

ICONOCLASTES ou ICONOMAQUES, dérivé du grec, signilie briseurs d'images; nom donné à des hérétiques du viu« siècle, parce qu'ils brisaient les images de Jésus-Christ et des saints. L'empereur Léon l'isaurien fut le principal appui de cette hérésie, qui fut aussi favorisée par Constantin Copronyme et par Léon, fils de Constantin. Grégoire lï et ses successeurs se sont élevés fortement contre ces hérétiques ; le deuxième concile de Nicée, qui fut le septième général, les condamna l'an 787, et les décrets de ce concile furent confirmés en 842 dans celui de Constantinople. Dans la suite, on a donné le nom d'Icomtclastes à tous ceux qui se sont déclarés contre le culte des images, aux protestants, par exemple, et à quelques sectes d Orient qui n'en souffrent pas dans leurs églises. Voy. Sanderus, Hceres. \30. Baronius, ^dnna/., adann. 722.D.Macri Hierolexicon, advoc.IcoNOM.\CHUS. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 268 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

ICONOLÂTRES ou ICONODULES, qui veut dire en grec adorateurs des images, est un nom

donné calomnieusement par les iconoclastes aux catholiques, pour persuader que le culte que ces derniers rendent aux images est une adoration, un culte suprême, tel que celui que l'on rend à Dieu. L'Église catholique a toujours exprimé sa croyance sur ce point dune manière qui ne laisse aucune prise à l'erreur; et il y a vraiment de la mauvaise foi à lui prêter des sentiments qu'elle fait profession de rejeter. Voy. Bergier, Diction, de théol.

ICONOMAQUE {Iconomachus). Voy. Iconoclaste.

ICULISMA. Voy. Angoulême.

ICUTHIEL , père de Zanoé, et un des descendants de Juda. V^oy. I Paralip., iv, 18. I I. IDACE {Idacius ou Itacius, Ithacius, Hida- ; tins), évêque de Chiaves, né à Lamego, en Galice. Nommé évêque vers l'an 427, il "fut chargé I par le pape saint Léon de s'opposer au progrès I des Priscillianistes. En 461. les Suèves le déposèrent et le retinrent en prison. On lui doit une Chronique, qui commence à l'an 379 et finit à l'an 467 ; elle a été publiée par Sirmond ; Paris, 1619, in-S" ; elle se trouve , en outre, dans Sir- 1 mond. Opéra, tom. Il; dans Scaliger, Thésaurus, I 2« édit.; dans la Bihlioth. max. Patrum, tom. VII; I dans Galland , Bihlioth. Patruyn, tom. X; dans Roncalli , Vetustiora latinorum Scriptor. Chronica; Padoue, 1787, et dans Rœsler. Chrotiica medii œvi; Tubingue, 1798. On attribue à Idace des Fastes, dont Sirmond a donné une édition; Paris, 1619, in-8°. Voy. Isidore, De Vir. illustr., c. IX. Sigebert, In Catal.. c. xvin, et in Chron., ad ann. 490. Tillemont, Hist. des empereurs, tom. VI. Nicol.- Antonio, Bibliotheca Hisp. vêtus, tom. I.

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