‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1093 sur 1220 · IDOL · texte numérisé non relu

IDOL

IDUM

Edouard, prince de Galles, sui'nommé le Prétendant, et du cardinal Stuart, duc d'York, son frère. Il occupa les principaux emplois de son Ordre, et acquit comme érudit une grande réputation. Benoit XIV le chargea de traduire en latin ses Édits , Notifications et Lettres pastorales, pour l'édition complète de ses Œ'Mvres; Rome , 1748. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, histor.

IDES , mot dérivé probablement du latin Idus, qui vient de l'ancien mot toscan /Juarfl, c'est-àdire diviser. C'est un terme de calendrier dont on se sert pour compter et distinguer certains jours du mois. Il y a huit ides à chaque mois, et elles sont d'ordinaire le 13 de chaque mois , excepté aux mois de mars , mai , juillet et octobre , où elles sont le 15, parce que ces quatre mois avaient six jours avant les nones, et les autres quatre. On compte encore de cette façon dans la chancellerie romaine et dans le calendrier du bréviaire. Voy. Ant. Aubriot, Nouveau principe de compter les calendes, ides et nones. Richard et Giraud.

IDIDA, mère de Josias, roi de Juda. Voy. IV F{ois, XXII, 1.

IDIOME (Idioma), mot dérivé du grec, et qui signilie langage propre d'un pays ou d'une nation ; il est de la plus urgente nécessité que les pasteurs entendent et parlent l'idiome des diocèses et des paroisses confiés à leurs soins, afin de pourvoir convenablement aux besoins spirituels des fidèles. Convaincu de cette nécessité. Innocent III fit rendre en 1215, dans le concile général de Latran, un décret ordonnant aux évoques de donner aux peuples des pasteurs capables de les instruire dans leui'S idiomes. Plus tard, Eugène IV publia à ce sujet la règle xx« de chancellerie : De Idiomate. Cette règle n'a lieu que pour les bénéfices à charge d'âmes. Voy. Gomez, In hanc reg., q. 12, 14. Richard et Giraud.

IDIOMËLE (Idiomelon), nom donné chez les Grecs modernes, à certains versets qui ne sont point tirés de l'Écriture sainte , et qui se chantent sur un ton particulier.

IDIOMES (COMMUNICATION D'). Voy. Communication d'Idiomes.

IDIOT ou le SAVANT IDIOT, pseudonyme de Baimond Jordan, prévôt d'Uzès, puis abbé de Celles, dans le diocèse de Bourges, qui vivait en 1331. Il a donné quelques ouvrages, qui se trouvent dans la bibliothèque des Pères. Voy. le P. Théophile Rainaud , jésuite , Opusc. ii , t, II. Riccioli , Chronolog. reform., 1. IXj c. X, ann. 4. Richard et Giraud.

IDITHUN ou IDITHUM, lévite de la race de Mérari , et un des quatre grands maîtres de musique du temple de Jérusalem. Voy. I Paralip., XVI, 38, 41, 42.

IDOLATRE {Idolâtra), celui qui adore de faux dieux, des créatures, des ouvrages faits par la main des hommes, et leur rend le culte qui n'est dû qu'au seul vrai Dieu.

IDOLÂTRIE (Idololatria), péché par lequel on rend aux idoles ou à quelque autre créature le culte qui n'est dû qu'à Dieu. On en attribue l'origine à l'invention des deux principes , l'un du bien, et Vautre du mal. Les principales causes de l'idolâtrie sont d'abord l'idée ineffaçable de la Divinité, qui a porté l'homme à rendre un culte superstitieux à ce qu'il aimait et estimait avec excès , puis l'attachement excessif aux choses sensibles; enfin la superstition, le scrupule et la crainte. L'idolâtrie est un des plus grands péchés que l'on puisse commettre, car il blesse la majesté divine, dont on transfère le

culte incommunicable à de viles créatures. Quoique le peuple hébreu eût été spécialement choisi pour maintenir le culte du vrai Dieu sur la terre, et le répandre parmi les peuples païens, il tomba lui-même très - souvent dans l'idolâtrie. Voy. Genèse , xxxi , 19. Juges, xvii, 5. I Rois, IX, 13; xv, 23. Judith, v, 6 et suiv. Ezéch., xxiii , 2-4. Amos , v, 25, 26. Osée, m, 4. Zacharie, x, 2. Joseph, Antiq., 1. I, c. viii. Eusèb., Prœpar. Evany., 1. III. D. Calmet, Dissertations, tom. I, p. 427 et suiv. Le P. Tournemine , De rOrigine des fables , dans les Mém. de Trévoux , 1703. L'abbé Bannier, Histoire des fables , 2 vol. in-12. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., montre : 1" ce qu'étaient les dieux des polythéistes et des idolâtres; 2» comment le polythéisme et l'idolâtrie se sont introduits dans le monde ; 3° en quoi a consisté le crime des polythéistes et des idolâtres; 4" à qui était adressé le culte rendu aux idoles; 5» funestes conséquences du polythéisme et de l'idolâtrie à l'égard des mœurs ; 6» que le culte que nous rendons aux saints , à leurs images , à leurs reliques n'est pas une idolâtrie. Le Diction, de la théol. cathol., qui traite spécialement de Vidolâtrie chez les Hébreux. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction , etc. (tom. II, p. 402 et suiv.), expose les diverses questions qui se rattachent au culte idolâtrique, comme les causes de ce culte, son origine, ses progrès, ses pratiques, et les faux dieux auxquels les Hébreux ont sacrifié ; article emprunté en partie à D. Calmet. Gaet. Moroni , vol. XXXIII, p. 276-279.

IDOLE {Idolum), statue, image d'une fausse divinité à qui on rend les honneurs divins. Les premières idoles dont il est question dans l'Ancien Testament sont celles que Laban avait dans sa maison. Il est probable que ces idoles étaient ces dieux figurés et domestiques appelés chez les païens Pénates. Voy. Bidermann , De divino lapidum cultu Commentatio. Sébastian Campi, Prospetto dell'origine délia statuaria, délie varie materie in diversi tempi ad operate per le statue degli Dei et deyli uomini, dans le tom. XV du Giomale délia collez, di opusc. scient, e letter. Le P. Lupi , dans ses Dissertazioni, tom. II , p. 78. Gaet. Moroni , vol. XXXIII, p. 279-2&3.

IDOLOTHYTE, chose qui a été offerte ou immolée aux idoles. Les premiers chrétiens, embarrassés par rapport à la manducation des idolothytes , consultèrent saint Paul , qui répondit que l'idole n'était rien , et qu'on pouvait manger des viandes qui lui avaient été offertes, pourvu qu'il n'y eût pas de scandale ; mais, dans le premier concile de Jérusalem , les apôtres défendirent l'usage des idolothytes, et plusieurs autres conciles renouvelèrent cette défense. Voy. Act., XV, 29. I Corinth., viii, 4. Apocalypse, II, 14. Bergier, Diction, de théol.

IDOX, grand-père de Judith. Voy. Judith., viii, 1.

IDUMEE, province d'Arabie qui tire son nom d'Édom ou d'Ésaû, qui y établit sa demeure. Ésaû s'établit d'abord dans les montagnes de Séir, au pays des Horréens, situé à l'orient et au rtiidi de la mer Morte ; mais ses descendants se répandirent dans l'Arabie Pétrée , ainsi que dans le pays qui est situé au midi de la Palestine , de la mer Morte et de la Méditerranée. Ils occupèrent de plus le pays situé au midi de Juda, et s'avancèrent jusqu'à Hébron. Aussi doit -on distinguer, par rapport à la Palestine, deux Idumées , l'une orientale, l'autre méridionale. Voy. Strabon. Bonfrère. Adrichomius. Torniel. D. Calmet, Diction, de la Bible.

IGNA

IGNA

IDUMÉENS, peuples qui habitaient ridumée. Jusqu'au temps de David ils demeurèrent indépi>ndants ; mais ce prince les assujettit: et ainsi fut accomplie la prédiction d'Isaac , qui avait j dit que Jacob dominerait Ésaii. Les Iduméens j conseillèrent ? Nabuchodonosor de ruiner com- | plétement Jérusalem, et, cinq ans après la prise de cette ville, Kabuchodonosor abattit toutes les ; puissances voisines de la Judée, et particuliè- i rement les Iduméens. Jean Hircan les dompta, et les força à recevoir la circoncision et à suivre la loi juive. Jusqu'à la destruction de Jérusalem par les Romains, ils furent soumis aux derniers rois de la Judée. 11 est probable que les Iduméens adorèrent d'abord le vrai Dieu, dont le culte leur avait été transmis par Ésaù. Voy. les Rois et les Paralip. Joseph, Antiquit., 1., II, c. ii; 1. XIII, c. XIII et XVII, et 1. xv, c. ii. Épiphan., Hceres., lv, p. 469. Torniel. Salian. Sponde, In annal. San'. Vet. Test. D. Calmet, Diction, de la Bible. Berffier, Diction, de the'ol.

lÉROPHORE. Voy. Jérophore.

lEROPHYLAX. Voy. Jérophylax.

lÉROSCOPIE. Voi^. JÉROSCOPIE.

lETSIRA ou JETSIRA , livre cabalistique trèsestimé chez les Juifs ; le Talrnud en fait mention , et les rabbins l'attribuent à Abraham le patriarciie. Ce livre est appelé Jetsira . c'est-àdire création, formation, parce qu'il traite, en effet , de la création du monde. Il distingue en Dieu trois numératvms générales qui se confondent dans la numération suprême, et ne forment ensemble qu'une essence. On croit voir dans ce passage l'idée d'un seul Dieu en trois personnes.

IGÂâL , fils de Nathan , un des braves guerriers de larraée de David. Voy. II Rois , xxni,S6.

IGAL, fils de Joseph, de la tribu d'Issachar, fut un des Israélites envoyés pour. reconnaître la Terre promise. Koj/. Nombres , xiii , 8.

IGLESIAS ( Ecclesiœ ou Villa- Ecclesiœ^, ancienne ville épisc. de Sardalgne , située , ait-on, à l'endroit où l'on voyait autrefois un bourg nommé Metalla, à dix -sept heues de Cagliari. Vers l'an 1504 Tévèché de Sulci fut transféré à Iglesias , et en 1513 uni à l'église de Cagliari, sa métropole. L'archevêque de cette dernière ville tenait un vicaire général à Iglesias ; mais, dans la suite, le Saint-Siège établit un évêque à Iglesias, et le déclara suffragant de Cagliari. Voy. Ant. Mattei, Sardinia Sacra, p. 138. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 284, 285. Richard et Gi-

I. IGNACE (saint), évêque d'Antioche et martyr, né vraisemblablement en Syrie, mort le 5tb décembre 107, fut surnommé Théophore, c'està-dire Porte-Dieu. Il fut disciple de saint Jean l'évangéliste , et succéda à Évode sui^ le siège d'Antioche vers l'an 70. Il gouverna son Église avec une sagesse et une constance admirables jusqu'à l'arrivée de Trajan à Antioche ; ce prince ayant commencé à persécuter les chrétiens, condamna à mort Ignace, qui fut conduit à Rome , et exposé à des lions furieux qui le dévorèrent. Les Grecs honorent la mémoire de ce saint le 20 décembre , et les Latins , le !•»■ février. Saint Ignace a laissé des Épitres , dont douze en grec et trois en latin ; parmi les douze premières , sept seulement passent pour^ authentiques; elles sont adressées : 1« Aux Épkésiens; — 2o Aux Magnésiens ; — 3° Aux Tralliens;

— 4" Aux Romains : — 5» Aux Philadelphiens ;

— 6° Aux Smyrniens; — 1° A Polycarpe. Les lettres de saint Ignace et les actes de son martyre ÇMartynum Ignatii) ont été recueillis dansles diverses collections des Pères apostoliques, parmi lesquelles nous citerons les Patres Apo-

stolici de Cotelier, seconde édit., par Leclerc; Amsterdam, 1724, 2 vol. in-fol., et les Patmm Apostolicorum Opéra du D' Héfélé ; Tubingue, 1855, in-8°, 4' édit. Jacobson en a donné une bonne édition ; Oxford, 1838, 2 vol. in- 8°. Une autre édition critique des Lettres de saint Ignace est celle du professeur Petermann, laquelle a paru sous ce titre : S. Ignatii, Patris apostolici, quœ feruntur Epistolœ , una cum ejusdem Martyrio, collatis edd. Grcecis versionibusque Syriaca, Armeniaca, Latinis, denuo recensvàt notasque criticas adjecit J.-Henr. Petermann; Leipzig, 1849, in-8o. La même année 1849, le R. W. Cureton publiait à Londres : Corpiis Ignatianum : a complète collection ofthe Ignatian Epistles, genuine, interpolated and spwious, together with numerous extructs from them, as quoted by ecclesiastical writers down to the tenth century ; in syriac , greek , and latin ; an english translation of the syriac text , copions notes, and introduction : in -8". Voy. Polycarp., Epist. ad Pliilipp. Iren., adv. Hœres., 1. V, c. xxviii. Euseb., Hist. eccles., 1. III, c. xxx. Hieronym., Catatog., c. XVI. D. Thierry Ruinard. D. Ceîlher, tom. I , p. 620 et suiv. Pearson, Vindiciœ tgnatianœ. Galland, fîi6/io</j. Patrum ,\o\. I, Proleg., c. vu, VIII. Beyer, Dissertutiones II de Ignatio, veritatis et martyre; Leipzig, 1722, in-4'>. W. Cureton, Vindiciœ Ignitianœ or the genuine writings of saint Ignulius as exhibited in the ancient syriac version vindicated from the charge of heresy ; Londres, 1846, in-80. Bergier, Diction, de théol. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol. Richard et Giraud , qui rapportent les endroits remarquables de saint Ignace sur le dogme, la morale et la discipline, et ses sentences spirituelles.

II. IGNACE (saint), martyr d'Afrique, mort au iii« siècle, était oncle de saint Célerin de Carthage; il souffrit avec son beau -frère Laurentin , qui , comme lui , avait servi dans les armées de l'empire. Saint Cyprien témoigne qu'il offrait chaque année le saint sacrifice en leur mémoire, lorsqu'il célébrait le jour du triomphe des martyrs. On célèbre la fête de saint Ignace le 3 février. Voy. Cyprian. , Epist. XXXIX, alias xxxiv.

III. IGNACE, diacre et scevophylax , c'est-àdire gardien des vases sacrés, vivait à la fin du viii* siècle et au commencement du ix«; il dévint archevêque de Nicée. 11 a laissé en grec : l» Vie de Tarasius, patriarche de Constantinople; le texte grec est resté inédit; mais il en a été publié une traduction latine dans le De Probatis Sunctorum Vitis de Surius, et dans les Acfa Sanctorum des BoUandides, 25 février, tom. III, p. 576; — 2° Vie de suint Nicéphore, patriarche de Constantinople, dont le texte grec est dans les Acta Sanctoj-um, au 13 mars , vol. II , Appendix , p. 704, et une trad. latine, même vol., p. 294. Voy. La Nouv. Biogr. génér.

IV. IGNACE (saint), patriarche de Constantinople , né dans cette ville en 799, mort le 23 octobre 877, se nommait Nicétus, et était^lils de l'empereur Michel I*', surnommé Rangabé. Ce prince ayant été chassé du trône en 813, Nicétas fut mis dans un monastère, et prit le nom d'/^nace. On le fit sortir de ce monastère , dont il était abbé , pour le placer en 846 sur le siège de Constantinople , où il déploya en toute occasion les vertus d'un grand évêque. Il eut à subir les plus cruels traitements de la part de Bardas, frère de l'impératrice Théodore, tutrice de son fils Michel III. Les vices de Bardas ayant excité le juste courroux d'Ignace , ce saint prélat se vit relégué dans l'île de Térébinthe , et

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Photius , qu'on lui avait donné pour successeur, n'ayant pu par ses menaces ni ses insultes le forcer à donner sa démission , le lit exiler dans l'ile dHyères, puis à Promète, où il fut tenu dans une dure captivité. Plus tard il se vit obligé de se cacher dans des cavernes pour échapper à ses persécuteurs ; et ce fut seulement en 867 qu'il fut rétabli sur son siège. On célèbre sa fête le 23 octobre. Voy. Nicétas-David , Vie de saint Ignace. Zonara. Cédrène. Baronius. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

V. IGNACE DE LOYOLA (saint), fondateur de la compagnie de Jésus, né au cliàteau de Loyola , en Biscaye, l'an 1491, mort le 31 juillet •1556, fut d'abord page de Ferdinand V. Plus tard il embrassa la carrière des armes, dans laquelle il donna de grandes preuves de courage. Au siège de Pampelune il fut blessé d'un éclat de pierre à la jambe gauche, et d'un boulet de canon à la droite. Pendant sa convalescence il lut îa Vie des saints , et cette lecture l'ayant illuminé soudain, il prit la résolution de se convertir. Dès qu'il fut guéri, il entreprit le pèlerinage de Notre-Dame-de-Mont-Serrat , en Catalogne, puis il se retira dans l'hôpital de Manrèze en qualité de pauvre, et il y pratiqua de si incroyables austérités qu'il devint méconnaissable. De là Ignace se rendit à Rome et à Jérusalem. Il lit ses études à Alcala, à Salamanque et à Paris; et c'est dans cette dernière ville qu'il forma le dessein d'établir une compagnie d'hommes apostoliques. Dans ce but il s'associa six compagnons, avec lesquels il se consacra à Dieu le jour de l'Assomption de l'an 1534, dans l'église de Montmartre. Il fit vœu d'aller à Jérusalem pour convertir les infidèles du Levant, et partout où le Pape voudrait l'envoyer. L'an 1540, Paul III approuva cet institut sous le nom de Compagnie de Jésus, et saint Ignace fut élu général de l'Ordre; il le gouverna avec une grande sagesse, et dressa des règles et des constitutions vraiment admirables. Ses enfants reçurent ensuite le nom de jésuites, du nom de Végl.use '/? Jésus, qu'on leur donna à Rome. Quant aux services que la compagnie de Jésus n'a cessé de rendre depuis sa fondation , ils sont inscrits dans toutes les parties du monde en caractères ineffaçables ; et il n'y a ou qu'une haine implacable pour la religion ou qu'une sotte jalousie qui pourrait les contester. Paul V béatifia Ignace en 1607, Grégoire XV le canonisa en 1622, et Urbain VIII plaça son nom dans le Martyrologe romain. Sa fête se célèbre le 31 juillet. On doit à ce saint : 1" Libro de las Constituciones de la Compahia de IHS ; ce livre admirable a été trad. en latin par le P. Juan Polanco; Rome, 1558 et 1559, in -8»; Prague, 1567, in-foL; — 2» Formula Instituti; 1540; — 3° Carta de la religiosa Obedientia , adressée aux jésuites de Portugal; 1553; — 4» Caria de la Perfection religiosa , écrite aux socios espagnols ; 1547; — 5" Exercicios espirituales ; livre excellent qui a reçu l'approbation des Papes ; c'est un recueil de méditations qui renferme une méthode particulière pour la réformation des mœurs; il a été traduit en latin par Frusius, traduction souvent réimprimée, et en français, par Drouet de Maupertuis. « Le bénédictin Constantin Cajetan, remarque judicieusement Fel- 1er, le même qui avait revendiqué les Exercices spirituels comme un ouvrage de Garcias Cesneroz, son confrère, prétend, dans son Vindex Benedictorum , que saint Ignace avait pris sa règle de saint Benoît , et quelle avait été composée au Mont-Cassin par quatre bénédictins. Mais ce conte ridicule fait assez voir ce qu'il faut pen-

ser de l'autre ; » — 6° Ratio studioriim ; 1556 , in-8»; ouvrage réimpriméavec des changements, 1591 , in-8». Voy. le P. Alegambe , Bihliolh. Societ. Jesu. Ribadeneira, Vida de S. Ignutio. G.-P. Malfei , De Vita et Moribus S. Ignaiii Loyolœ. Le P. Bouhours, Vie de saint Ignp.ce. fondateur de la compagnie de Jésus. Bartholi , Hist. de la Soc. de Jésus. Nicolas-Antonio, Biblioih. Hisp., tom. III. Le card. de Bausset, Hist. de Fénelon, tom. I. Feller, Biogr. univers. Crétineau-Joly, Hist. des Jésuites. La Nouv. Biogr. génér.

VI. IGNACE (le P. de Jésus), carme déchaussé du xvii« siècle , a laissé en latin une Relation des chrétiens de Saint-Jean , qui a été insérée dansThévenot, Recueil de Voyages. Voy. le Jnurn. des Savants. 1696.

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