‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1094 sur 1220 · VII. IGNACE- JOSEPH DE JÉSUS -MARIA · texte numérisé non relu

VII. IGNACE- JOSEPH DE JÉSUS -MARIA

Voy. Sanson , n» I.

IGNARRA (Nicolas), antiquaire, né ù Pietra Bianca, près de Naples, en 1728, mort l'an 1808, fut successivement professeur de grec , de poésie, d'Écriture sainte, directeur de limprimerie royale, précepteur du prince héréditaire François de Bourbon, chanoine de la cathédrale de Naples ; il fut même nommé au siège épiscopal de Reggio, qu'il refusa par humilité. On a de lui, entre autres ouvrages : De Frairiis Neapolitanis ; Naples , 1785 ; l'auteur y démontre que les anciennes associations, appelées fratriœ, étaient des assemblées politiques établies parmi les Grecs, et non des confréries religieuses, comme le prétendent Reineke, de Vandale , Fabretti et Martorelli. Voy. Joseph Castaldi, Vie dlgnarra. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

IGNI (Igniactim.), abbaye de l'Ordre de Citeaux , fondée en 1126 par Raynaud II , archevêque de Reims , et située en Champagne , au diocèse et à cinq lieues de Reims. Elle était la quatrième fille de Clairvaux, et elle possédait une fameuse bibliothèque, que le P. Sirmond cite souvent dans ses Notes sur les conciles de France. Voy. la Gallia Christ., tom. IX.

IGNORANCE (L') est le défaut de connaissance dans un sujet capable de connaître. Ce défaut est joint à l'erreur, ou il ne l'est pas; dans le premier cas on l'appelle ignorance de mauvaise disposition ; dans le second il conserve le nom générique. Si la chose qu'on ignore doit être connue du sujet, l'ignorance est privative; si non, elle est négative. On peut considérer l'ignorance ou par rapport au sujet, c'est-à-dii'e à la personne qui ignore , ou par rapport à l'objet ignoré , ou enfin par rapport à l'action que l'on commet par ignorance. 1" Par rapport au sujet ou à la personne qui ignore, on distingue Vignorance invincible, celle qu'on ne peut vaincre ou déposer par les soins, les efforts, ni avec les secours ordinaires de la grâce ; ainsi les infidèles, qui n'ont jamais entendu parler de l'Évangile, l'ignorent invinciblement; et Vigno- ?-ancevincible, celle qu'on peut vaincre et déposer avec les secours ordinaires de la grâce. Si on affecte d'ignorer ses devoirs pour les violer plus librement, l'ignorance est affectée. Si on néglige seulement de s'instruire de ses devoirs , sans affecter positivement de les ignorer, l'ignorance est dite grossière, ou crasse (a-assa , supina). 2° Par rapport ù l'objet ignoré il y a une iyno' rance du droit (Juris), celle qui tombe sur la loi, et une ignoraiice du fait (facti), celle qui tombe sur le fait. La première est, par exemple, celle d'un homme qui voudrait épouser une parente ou une alliée du second ou du troisième degré, ignorant la loi qui s'y oppose; et la seconde, celle d'un homme qui ignore que la per-

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sonne qu'il veut épouser est sa parente ou son alliée. 3° Par rapport à l'action, l'ignorance est antécédente , concomitante ou .mhséquente. La première est celle qui est entièrement involontaire, et qui est cause en même temps qu'on veut une chose qu'on ne voudrait pas si on la connaissait. Telle est l'ignorance dun père qui tue à la chasse un lils chéri, croyant tuer une bêle. La seconde est celle qui accompagne l'action de manière qu'on ne laisserait pas de la faire quand même on la connaîtrait. Telle est l'ignorance de celui qui tue son ennemi croyant tuer une bête , et qui le tuerait volontiers quand même il saurait que c'est lui. La troisième est celle qui est volontaire directement ou indirectement, et q^ii'on peut déposer. C'est celle dune personne qui, ne s'informant pas des jours d'abstinence , use d'aliments gras lorsqu'elle devrait s'en priver. Quant aux diverses conclusions de morale pratique qui découlent de ces principes, on peut les voir dans les traités de la théologie morale ; pour nous , nous remarquerons seulement : 1» qu'il n'y a point d'ignorance invincible des premiers principes de la ioi naturelle ni des conséquences qui sensuivent immédiatement,

f)arce que tout le monde peut les connaître sans jeaucoup de difiiculté ; 2" qu'il peut y avoir une ignorance invincible des faits et des conclusions éloignés des premiers principes de la loi naturelle, puisque, parmi les plus saints et les plus savants docteurs , les uns croient permis ce que les autres condamnent, sans que les uns ou les autres soient coupables. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de tftéologie. venge saint Augustin des fausses idées sur l'ignorance que lui ont prêtées les jansénistes.

IGNORANTINS. Voy. Écoles, n»!.

IHELOM ou IHELON , lils d'Esaû et d'Oolibarna. Voy. Genèse, xxxvi,5, 18. L Paralip., I, 35.

IHRE (Jean), protestant, né à Lund, en Suède, l'an 1707, mort en 1780, fut professeur de belleslettres à Upsal; il fut persécuté parles théologiens de sa communion à l'occasion d'une dissertation latine où il démontrait l'alliance de la foi et de la raison. 11 a publié un certain nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Ulphilos illustratus ; — -1" Upsal , 175'2-1755, 6 part. ; — 2° Fragmenta versionif Ulphilanœ ; ibid., 1763, 2 part., réimprimés par Bûsching, 1773, sous le titre de : Scripta versionem VlpUilanam et linguam mœso-gothicam illustrantia , avec des changements et des additions par l'auteur ; — 3" Remarques sur le Codex urgenteusd' Upsal; Stockholm, 1707. Voy. la Souv. Biogr. génér.

IIM, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 29.

L IKEN (Conrad), théologien et hébraïsant protestant , né à Brème en 1689, mort l'an 1753, jirofessa la théologie au Gymnase réformé , et lut premier prédicateur de Saint -Etienne à Brème. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Antiquitutes hebraicœ secundum tripiicem Juda:o}nim statum , ecclesiasiicum, politicum et œconomicum: Brème, 1730, in-4o ; Ulrecht, 1810, in-80 ; — 2» T/iesaurus novus theolog.-philolog. dissertationum exegeticarum ex Musœo Th. Hasœi et Conr. Ikenii; ibid., 1735 et 1739, in-S"; — 3° Tractatus talmudicus de cultu quotidiano Templi , etc.; ibid., 1736, in - 4" ; — 4° Hannonia hisloriœ perpessionum Jesu Christi ; MiL, 1743, in-4o; Utrecht, 1758, in-4°; — 5» Dissertât iones phdog.-theolog. in diversa sacra Codicis utriusque insirumentalia loca; Leyde, 1749, in-4'»; Utrecht, 1770, in-4»; — C° De Instiiulis el ceremoniis legii Mosuicœ cuite

I Mosen; Brème , 1752 , in-4». Voy. la Uouv. Biogr. génér.

! II. IKEN (Henri -Frédéric), protestant, pa- I rent du précédent, né à Neuenkirchen en 1791, I fut pasteur à Grepelin , près de Brème, a laissé : ' 1° la Réfutation d'un ouvrage de J.-And. Brenecke (1819), qui prétendait prouver que Jésus- I Christ, après sa résurrection , avait passé vingt- , sept ans sur la terre ; — 2» plusieurs livres de piété , parmi lesquels on distingue particulièrement : Bible de Consolation pour les malades et les affligés, extraite des Psaumes, et accom- . pagnée d'explications; Hambourg, 1827, in-8»; , Brème , 1835, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér. ! ILAI , un des braves guerriers de l'armée de j David. Voy. I Parahp., xi, 29.

1 ILAR. i'oy. HiLAiRE. n» IV.

I I. ILDEFÔNSE ou HILDEPHONSE, ou ISLE- FONSE (saint), évèque de Tolède, né dans cette ; ville en 007, mort le 23 février 007, entra dans : le monastère d'Agli , situé dans un faubourg de I Tolède , et il en devint abbé. A la mort de l'é- 1 véque saint Eugène, il fut appelé à lui succéder, I et il travailla avec zèle à maintenir dans son dioi cèse la pureté de la foi et celle des mœurs. L'Espagne, qui le regarde comme un de ses I patrons, honore sa mémoire le 23 janvier. Parmi ! ses nombreux ouvrages nous citerons : 1» De \ Fjm illustribus scriptoribus ecclesiasticis , pour i servir de continuation à l'ouvrage de saint Isi- I dore ; on trouve ces notices à la suite des Ca- I talogues de saint Jérôme et de Gennade ; — De \ Virginitate S. Marice . contra très infidèles ; "Valence, 1556; Bàle, 1557; Paris, 1576, et dans les Bibliothèques des Pères; — 3° De Proprietate personarum Patris et Filii et Spiritus Sancti ; — 4° Libri duo adnotntionum de cognitione bap~ tismi, et de itinere deserti quo pergitur post baptifmum, dans Baluze, Miscellanea , tom. IV, p. 5 et 104. Ses Œuvres complètes ont paru à Paris, 1570, et elles se trouvent dans les diverses Bibliothèques des Pères. Voy. Surius, Vitœ Sanctorum , au 27 janvier. Le Mire, Biblioth. ecclés. Possevin , Apparatus sacer. Mariana , Hispania illustrata, tom. IX. Fabricius, Biblioth. Lut. med. et infim. œtatis, tom. III. Moréri, Diction, histor. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp., tom. I. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III. Trilhème et Bellarmin, De Scrip. eccles. D. Ceil- Uer, t. XVII, p. 712 et suiv. Richard et Giraud. IL ILDEFONSE, évèque d'Espagne, vivait au x« siècle. Il a laissé un Traité sur le pain eucharistique , que le P. Mabillon a donné à la tin de son traité : De Pane eucharistico. Voy. le Journ. des Savants, 1675. Richard et Giraud. ILDE7ERTUS. Voy. Hildebert, n» I.

ILE. Vot/. ISLE.

ILISTRÀ ou ILISTRUM, ville épisc. de Lycaonie, située au diocèse d'Asie, et érigée en cvèché au v* siècle, sous la métropole d'Iconium. On n'en connaît que deux évêques , dont le. premier, Martyrius, assista au I" concile d'Éphèse, et le second, Onésime, au concile de Chalcédoine. Voq. Lequien, Onens Christ, tom. l , p. 1087.

ILIUM, ville épisc. de l'Hellespont , au diocèse d'Asie , érigée au v* siècle , sous la métropole de Cyzique. Elle fut bâtie par Alexandre le Grand à la place de l'ancienne Troie. Elle a eu six évéques, dont le premier, Orion, assista au concile de Nicce. Voy. Lequien, Onens Christ., tom. I, p. 775. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXlll, P- 2i)9, 300.

ILIVE (Jacob), coulroversiste anghcan, ne vers l'an 1710, mort en 1763, publia en 1733 un Discours dont le but était de dcmouUer la plu-

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