‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1096 sur 1220 · II. ILLUMINÉS. Voy. Rose-Croix · texte numérisé non relu

II. ILLUMINÉS. Voy. Rose-Croix

III. ILLUMINÉS, hérétiques qui parurent en Espagne vers Tan 1575, et que les Espagnols appelaient Alomhrados. Ils renouvelaient les erreurs des béguards et des béguines, et en ajoutaient de nouvelles. Ils enseignaient, entre autres choses, que l'oraison mentale était un sacrement, et qu'avec elle seule on accomplissait toute la loi; que les serviteurs de Dieu ne doivent ni travailler, ni obéir, et qu'atin de se disposer à l'oraison il faut manger de bonnes viandes, etc.; ces hérétiques reparurent à Séville vers l'an 1623, et on découvrit une secte semblable en France l'an 1634. Ces erreurs furent introduites en Picardie par Pierre Guérin, curé de Saint-Georges de Ro\o, et on appela ses disciples Guëri?icis. Voy. Sponde, ann. 1623, n. 7. L'abbé Siri, Mémoires, tom. "VIII. Gautier, Chron. du xvii*= siècle. Hérmant, Hist. des Itérés. ,\om. IL

ILLURO , ILLURONA. Voy. Oléron.

ILLYRICUS (Thomas). Voy. Thomas Illy-

RICUS.

ILLYRIE ou ILLYRIQUE, grand pays d'Europe borné par la mer Adriatique, la Pannonie, l'istrie, la Macédoine et la Mœsie. Avant la division de l'IUyrie, Syrmich, ville de la basse Pannonie, était la métropole du pays. Cette contrée reçut la foi de l'apôtre saint Paul, comme on le voit dans l'Épitre aux Romains. Après la mort de l'Apôtre, les évèques de Rome eurent juridiction sur ceux d'IUyrie. De l'an 372 à l'an 550, on tint quatre conciles en Illyrie, mais le dernier ne fut pas reconnu. Foy. Rom., xv, 19. Regia, tom. III. Labbe,tom. IL Hardouin, 1. 1. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 301-306.

ILUSA ou ILUSI, HÉLASA, HÉLUSA, ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, au diocèse d'Asie, érigée au v« siècle sous la métropole de Laodicée. Elle a eu quatre évêques, dont le premier, Évagoras, fut représenté au concile de Chalcédoine par Numechius de Laodicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 812. De Commanville, /■* Table alphabet., p. 118. Richard et Giraud.

I. IMAGES (GULTE DES). Les protestants prétendent que le culte des images n'a commencé que dans le IV« siècle, et qu'il est plein d'idolâtrie. Ces deux prétentions sont aussi fausses qu'injustes. Le culte des images est également pur et ancien. 11 est fondé dans les divines Écritures des deux Testaments, et il a été en usage dans tous les temps parmi les fidèles de la loi ancienne et de la loi nouvelle. 11 faudrait être de l'ignorance la plus profonde pour oser nier ces vérités. Il faudrait être d'une ignorance semblable pour soutenir que le culte des images est idolàtrique; car il ne renferme nullement l'adoration proprement dite, ni envers les images, ni envers les originaux. Il n'est point contraire par conséquent au premier commandement de Dieu, qui ne défend autre chose que de faire des idoles ou des images pour les servir et les adorer, comme le pratiquaient les Gentils. En d'autres termes. Dieu ne défend que le cuite des idoles et le crime de l'idolâtrie, auquel le peuple hébreu était extrêmement porté , et par son propre penchant et par l'exemple des païens

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