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qui Tenvironnaient. Le culte oue nous rendons aux images n'est pas plus iaolàtrique, parce qu'il ne s'adresse et ne se termine pas aux images elles-mêmes, mais bien aux saints quelles représentent. C'est ainsi que, quand nous baisons avec respect et amour le portrait d'un père ou d'une mère que la mort nous a enlevés, nous ne prétendons pas rendre cet honneur à la toile et à la peinture qui nous les représente. Telle est la doctrine de l'Éslise à cet égard ; elle ne pouvait l'exprimer d'une manière plus explicite et plus formelle que lorsqu'elle a dit par l'organe du co ile de Trente : « On doit donc avoir et conserver, principalement dans les églises , les images de Jésus- Christ, de la Vierge Mère de Dieu et des autres saints, et il faut leur rendre l'honneur et la vénération qui leur sont dus. Ce n'est pas que nous croyons qu'il y ait en elles aucune divinité ou aucune vertu pour laquelle on doive les révérer, ni leur demander aucune grâce, ni mettre en elles aucune conliance , comme faisaient les pa'iens, qui mettaient leur espérance dans les idoles; mais parce que l'honneur qu'on leur rend se rapporte aux originaux (orf prototypa) qu'elles représentent ; en sorte que par les images que nous baisons et devant lesquelles nous nous découvrons et nous prosternons, nous adorons Jésus-Christ et nous honorons les saints dont elles portent la ressemblance, comme il a été délini par les décrets des conciles, et particulièrement du second concile de Nicée, contre ceux qui attaquaient les images. » Mais si le culte des images est permis et louable, celles qij'on choisit doivent avoir un fondement dans l'Écriture ou dans la tradition, et non point dans la seule imagination des peintres. On ne doit pas en avoir d'indécentes . ni qui contiennent des représentations fausses, apocryphes, superstitieuses, qui portent à l'erreur ou à l'idolâtrie. On ne doit pas non plus en mettre dans les églises d'extraordinaires et d'inusitées sans la permission des évêques. Enfin on n'en doit pas souCfiir non plus de mutilées, qui puissent causer quelque scandale. Voy. Exode, xxv, 18 et suiv.; XXVII, 7; xxxv. Nombr., xxviii, II Rois, VI, 12, 16. III Rois, VI, 23, 32, 35. 1 Paralip., XXViir, 18. II Paralip., m, 10, 11; v, 2 et suiv. Ps. xcviii, 5. Philipp., n, 10. Hébreux, xi, 21. Tertull., De Pudicit., c. vu et x. Euseb., Hùt., c. X. Basil., Eprst. CCCLX, ad Julian. Le conc. de Nicée, sess. XXV, c. ii. Le conc. de Trente, sess. XXV, Delnvoc. Vener...eiSacris Imaginib. Bossuel, tom. XVIII, 86, 159,160; tom. XIX, 87 et suiv., 011 on lit que Luther trouve qu'empêcher le culte des images c'est ôter la liberté chrétienne ; xxv, 23 et suiv., 306, 348, 387, 447, 527; xx\i, 54; xxxii, 527 et suiv.; xxxix, 99, et ali/n passim;'\'ersii'\\\es, édit. de Lebel. Richard et Giraud, art. Saints. Ber§\er, Diction, de théol. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, de la théol. cathol. Gaet. Moroni, vol. XXXIV, 1 et sniv.
IL IMAGES MIRACULEUSES. On appelle ainsi certaines statues et certains tableaux représentant Jésus-Christ ou les saints, et auxquels se rattachent des faits miraculeux. Ces images se distinguent de toutes les autres par la multitude innombrable des lidèles dans les cœurs desquels elles réveillent des sentiments tout particulier de respect et de confiance. On accourt vers elles des contrées les plus lointaines pour demander la guérison des maladies, l'éloignement de quelque danger, pour obtenir des laveurs spirituelles et temporelles de toutes sortes. L'histoire fait foi que ce pieux usage re-
monte jusqu'aux temps les plus anciens, et que le nombre de ces images croissant toujours de plus en plus , chaque contrée , chaque province a eu la sienne. Au point de vue dogmatique, on ne peut rien objecter contre les images miraculeuses. D'abord la bénédiction que l'Église leur donne établit un rapport intime entre chacune d'elles et son prototype ; et alors qui empêche qu'elle ne devienne l'organe et le véhicule de la vertu libératrice qui émane de Jésus- Christ et se répand dans les saints, membres vivants de son corps? En second lieu. Dieu ne peut-il point, par des vues particulières de sa providence, faire de telle de ces images un canal plus riche et plus abondant de ses grâces et de ses faveurs, que telle autre? Tant qu'on n'aura pas démontré l'impuissance divine sur ce point, toute objection contre les images miraculeuses tombera d'elle-même et sera sans effet. Voy. le Diction . de la théol. cathol. Gaet. Moroni , vol. XXXlV,p. 21,22.
IMBÉCILE. Voy. Empêchements, n» II, 11».
IMBERT (M. P. V.), doyen de l'église collégiale de Notre-Dame de'Marvejols, vivait au xvii« siècle. On a de lui : Voyage ou Conduite du dévoyé à la vraie Eglise, par les principes de la lumière naturelle, pour n'en plus sortir; m-12. Voy. le Joum. des Savants, 1682, p. 72, 1™ édit., et p. 49. 2« édit.
IMBONATI (Dom Charles -Joseph de Saint- Benoit), religieux feuillant, né à Milan, mort après l'an 1696, professa l'hébreu et la théologie à Rome , a donné : 1° Bibliotheca magna rahbinica de scriptoribus et scriptis rnbbinicis ordine alphabetico hebraiceet latine digestis, etc.; Rome, 1693, in-fol.; c'est le IV« volume de la Biblioth. que Bartolocci avait laissé inachevé , et qu'Imbonati, son disciple , termina et publia ; — 2»B?bliotheca latino-hebraica , sive de scriptoribus latinis , qui ex diversis nationibus contra Jttdœos, vel de re hebraica utcumque scripsere. etc.; ibid., 1694-1696,2 vol. in-fol.; c'est une suite de l'ouvrage précédent; — 3° un Traité des mesures et des monnaies des Hébreux ;iG&i; — 4» une Chronique sacrée, depuis la création jusqu'à la naissance de Jésus-Christ ; 1694, in-fol.; le Journal de TreroMo: (1717) lui attribue encore : Chronicon tragicum , sive de Eventibus tragicis principum; Rome, 1696, in-4o; enfin une longue et savante Dissertation . où il prouve aux Juifs, avec leurs propres raisonnements, la venue du Messie. Voy. le Joum. des Savants, 1665, p. 277. 1" édit., et p. 231, 2« édit. Feller, Biogr. Mnners. Richard et Giraud.
IMBRUS ou IMBROS , île et ville épisc. des Cyclades, au diocèse d'Asie , sous la métropole de Rhodes. Au xiii* siècle, elle suivait le rit latin, et était soumise à l'archevêque de Paronaxia ; depuis elle a suivi le rit grec, et est devenue métropole. On en connaît trois évêques, dont le premier, Joachim , a écrit une lettre à Théodore Zygomale, protonotaire de l'Église de Constantinople. Foy. Léo Allalius, Epist. II ad Berthold. Nihusitmi, de consens., col. lt>55. Richard et Giraud.
IMMACULÉE CONCEPTION. Voy. Conception, n«* V et VI.
IMMATÉRIEL. Voy. Ame, n» L
IMMANENT, acte qui demeure dans la personne qui agit, sans produire d'effet au dehors, par opposition à l'acte transitoire, qui passe au dehors. Ainsi Dieu le Père a engendré le Fils et produit le Saint-Esprit par des actes imma^ netits, puisque le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas hors du Père. Au contraire. Dieu a créé le monde par un acte transitoire, puisque le mondo
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est hors de Dieu. Voi/. le Traité de la Trinité dans les théologiens.
IMMENSITÉ, attribut de Dieu par lequel nous concevons qu'il est substantiellement partout et en toutes choses , sans être contenu ni renfermé en elles. Or Dieu est présent partout: 1" par sa science infinie, tout est nu et découvert devant ses yeMj?;2opar sa toute-puissance, toutes choses lui sont assujetties; 3° par son essence, car il est présent à toutes choses, comme la cause de leur être et de la continuation de ce même être. Mais il est particulièrement dans riiumanité de Jésus-Christ par l'union hypostatique, et, dans les justes, par sa grâce sanctifiante. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de theoL, et le Traité De Dieu et de ses attributs, dans les théologiens.
IMMERSEUR (^Immersor), nom qu'on donnait autrefois au ministre qui, pour conférer le baptême, plongeait le catéchumène dans l'eau. 11 y avait trois ministres pour administrer ce sacrement : le premier bénissait l'eau, le second faisait les exorcismes, et le troisième, qui devait être prêtre, était l'immerseur.
IMMERSION. Ancienne manière de conférer le baptême , laquelle consistait à plonger dans Teau le corps du catéchumène qu'on baptisait. Cet usa^e n'a plus lieu en Occident. Voy. Bergier, Diction, de théol., et Compar. Baptême, n" I.
IMMOBILE (FÊTE). Voy. Fête, n° XIV.
I. IMMOLATION, qui, dans l'origine, voulait dire l'action de répandre de la farine (mola) et du sel sur la tête de la victime qu'on allait sacrifier, a signifié dans la suite l'action entière du sacrificateur. Immolation se dit chez les chrétiens du sacrifice sanglant de Jésus-Christ immolé sur la croix, et du sacrifice non sanglant par lequel ce divin Sauveur s'offre tous les jours sur l'autel par les mains des prêtres. Saint Paul s'est servi de ce mot pour exprimer l'offrande qu'il faisait à Dieu de sa vie pour la confirmation de l'Èvangile, comme le psalmiste l'a employé dans le sens figuré pour dire un sacrifice de iouanoes. Voy. Philipp., il, 17. Ps. XLix,4.
II. IMMOLATION , nom que l'on donnait autrefois à la partie de la messe que nous nommons Préface.
IMMOLÉES (VIANDES). Foy." Idolothytes.
IMMONDE, terme qui ne s'emploie qu'en matière de religion. Il était défendu aux Juifs de manger des animaux immondes comme le porc. On était immonde quand on avait touché un corps moit. Voy. ImihiretÉ LÉGALE.
IMMORTALITÉ j qualité, état de ce qui est immortel.
IMMORTEL, ou qui n'est pas sujet à la mort, se dit particulièrement de lame humaine, qui, étant essentiellement distincte de la matière, ne peut périr avec le corps, comme le prouvent la philosophie et surtout la théologie , par des arguments tirés de la révélation divine. Ce qui est immortel peut avoir eu un commencement, bien qu'il ne saurait avoir une fin. Compar. Ame, n» l, et Eternel.
IMMORTELS. Voy. Rose -Croix.
IMMUABLE, se dit de Dieu, de ses décrets, de sa volonté. Voy. Immutabilité.
IMMUNITÉ ( Immunitas) , terme qui signifie privilège, exemption d'une charge. L'usage a consacré ce mot particulièrement aux exemptions et privilèges ecclésiastiques. Il y en a de trois sortes : celle des lieux, celle des personnes et celle des biens. La première consiste dans le droit qui fait des églises un asile sacré. (Voy. Asvlk). La SL'coïK'e est allachée à la pi-ofession,
et regarde les personnes consacrées à Dieu dans le clergé séculier et régulier , comme l'exemption du service militaire , etc. La troisième, qui a rapport aux biens que possédait l'Église, consiste dans l'exemption des impôts accordée aux biens ecclésiastiques. Dès les temps les plus reculés, les ministres de la religion ont joui de cette exemption ; car on lit dans la Genèse que les terres d'Egypte payaient au souverain le cinquième de leur revenu , et que les terres des Erêtres étaient exemptes de cette contribution, a loi juive exemptait les lévites de toultribut, et Artaxercès les en exempta lorsqu'il renvoya les Juifs dans leur patrie, sous la conduite d'Esdras. Fo7/. 1 Esdras, vu, 24. L. Eerraris, Prompta Bibiioth. Gaet. Moroni, vol. XXXIV, p. 22 et seq. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de tliéol. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon.
IMMUTABILITÉ, attribut de Dieu qui exclut de son être divin tout changement. Dieu, en eifet, ne peut changer ni de nature, ni d'existence, ni de perfection, parce qu'il est nécessairement tout ce qu'il est; ni de quantité, parce qu'il n'est pas corps; ni de Meu, parce qu'il est toujours présent partout. Si l'Écriture semble lui attribuer quelques changements, ses expressions doivent être prises dans un sens métaphysique. Quant au changement qui arrive dans les choses par l'ordre ou l'opération de Dieu, il est tout entier du côté des créatures, et nullement du coté de Dieu. L'action de Dieu à cet égard n'est autre chose qu'un acte par lequel il a voulu de toute éternité, et non par une volonté nouvelle et accidentelle , qu'une chose fût dans le temps, de la manière qu'il a déterminée. Ainsi, ce sont les choses qui changent, en devenant ce qu'elles n'étaient pas, mais Dieu ne change point en les produisant. Voy., outre le Traité de Dieu dans les théologiens, Nombr., xxiii, 19. Ps. ci, 26. Malachie, III, 6. Le card. de la Luzerne , Dissertation sur l'existence et les attributs de Dieu. Richard et Giraud, art. Dieu. Bergier, Diction, de théol., au mot Immutabilité.
I. IMOLA (Forum Cornelii), ville épisc. d'Italie, située dans la Romagne, entre Bologne et Faënza. Ughelli et tous les Italiens disent que cette ville reçut la foi par saint Cassien, évêque de Brescia, qui y souffrit le martyre. Le premier évêque de cette ville siégeait vers l'an 374. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. II, col. 618, et tom. X, col. 271. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIV, p. 39 e seg.