IMPR
l'Eucharistie, il faut nécessairement reconnaître qu'il y est par la transsubstantiation; que deux substances ne peuvent être ensemble sous les mêmes accidents; que , s'il faut absolument admettre un miracle, il est plus naturel de s'en tenir à celui des catholiques qu'à celui des luthériens, attendu que Jésus- Christ n'a pas dit : Dans ceci, -inus ceci, avec ceci est mon corps et mon sang. Mais, de son côté, Luther répondait
3ue les paroles de Jésus - Christ emportaient ans leur sens littéral une présence réelle , corporelle et substantielle , puisque Jésus - Christ n'a pas dit : Ceci est la figure de mon corps et de mon sang; mais ceci est mon corps et mon sang. Il faut en convenir, si les catholiques avaient besoin d'une preuve en faveur de leur sentiment , ils en trouveraient une assez plausible dans cette dispute des luthériens et des calvinistes. Vot/. l'art, précéd.
IMPASSIBILITÉ , qualité de ce qui est exempt de souffrance. Dieu est impassible par sa nature ; les anges et les saints sont impassibles par grâce et par privilège.
IMPECGABILITÉ , état de celui qui ne peut pécher. Dieu est impeccable par sa nature ; Jésus-Christ même, en tant qu"homme, est im- Eeccable à cause de l'union hypostatique. Les ienheureux le sont parce qu'ils voient Dieu face à face , et les saints qui seraient confirmés en grâce sur la terre auraient aussi l'impeccabilité, ou plutôt l'impeccance , par l'effet de la grâce qui les conlirmerait. Voy. Bergier, Diction, de théol.
IMPECCABLE , celui qui ne peut pas pécher. Voy. l'art, précéd.
IMPECCABLES, nom donné à quelques hérétiques , tels que les Gnostiques , les Priscillianistes et les Messaliens , qui croyaient ne pou- Toir plus pécher.
I. IMPENITENGE, endurcissement qui empêche le pécheur de se convertir. Le pécheur qui attend jusqu'au dernier moment pour effacer par un seul instant de pénitence les crimes d'une vie entière, doit craindre que Dieu ne rejette alors sa prière. Voy. le Diction, eccle's. et canon, portatif, où on trouve d'excellentes réflexions sur les pécheurs impénitents. L'Encyctop. cnthol.
H. IMPENITENGE FINALE; c'est celle dans laquelle on meurt. Il n'y a que ce péché qui soit irrémissible. Voy. VEncyclop. cathol.
IMPERFECTION, défaut de l'âme qui vient de ce que l'appétit sensitif n'est pas parfaitement assujetti à l'entendement et à la volonté, et que , malgré elle ou sans elle , il s'émeut soit par quelque mouvement de passion, soit en prévenant le jugement de l'esprit ou le consentement de la volonté. Ces imperfections ne sont point des péchés parce qu'elles ne sont pas volontaires, et qu'il n'y a pas de péché sans volonté. Cependant saint Thomas dit qu'il y a des mouvements involontaires qui sont pécnés véniels , parce que , pouvant les prévenir, on ne les prévient pas ou qu'on néglige de les repousser. Voy. saint Thomas, 2. 2,, q.lèl, art. 5 in corp. Pontas, au mot Confession, cas 27. Absolution . cas 10.
IMPÉTRABLE , se dit d'un bénéfice ou d'une grâce que loti peut obtenir.
IMPÉTRANT, celui qui a obtenu du Pape ce qu'il lui a demandé, principalement un bénélice vacant par dévolut ou par résignation.
IMPÉTRATION, demande fondée par une supplication suivie de son effet ; ce qui peut se dire de toutes les provisions qui émanent du pape.
IMPIÉTÉ, terme générique qui signifie toute
injure faite à Dieu. Dans un sens vague, il se prend pour la mauvaise disposition du cœur qui n'a pas de religion, ni aucun sentiment des choses du ciel , qui est honteusement asservi à des passions , et qui s'en glorifie. Voy. le Dicton, eccle's. et canon, portatif.
IMPLICITE. Voy. Explicite.
IMPOSER, mot dérivé du latin imponere, dont saint Benoît s'est servi dans sa Règle. Les uns l'ont expliqué par incipere, et les autres, parpronuntiare. Quoi qu'il en soit, imposer une antienne, c'est la chanter seul ; imposer un psaume, c'est le commencer, ce qui arrive lorsqu'un seul chante la moitié du premier verset, qui est continué par les autres. Voy. D. Joseph Mége, Comment, sur la Règle de Saint-Benoit.
IMPOSITION DES MAINS, cérémonie fort usitée chez les Juifs et chez les chrétiens; les premiers imposaient les mains : 1» à ceux pour lesquels ils priaient; 2» aux juges et aux magistrats en les établissant; 3" aux prêtres et aux ministres sacrés en les ordonnant, et en les offrant au Seigneur; 4" sur les hosties qu'ils présentaient au tabernacle pour le péché ; b° les témoins imposaient les mains sur la tête de la personne accusée , comme pour marquer qu'ils se déchargeaient sur elle de son sang. Jésus- Christ imposait les mains aux enfants qu'on lui présentait, et il les bénissait. Les apôtres donnaient le Saint-Esprit aux baptisés en leur imposant les mains. L'imposition des mains est la forme essentielle du sacrement de l'Ordre. Voy. Exode, XXIX, 40, 15, 19. Lévit., i ,3, 4. Nombr., xxvii, 18-23. Matth., ix, 18; xix, 15. Actes, viii, 14-17; XIX, 5,6; xx, 28. I Timoth., iv, 14. D. Calmet , Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.
IIHPÙT (TributuiHjVectigal), charge qu'on impose sur le peuple et les denrées pour subvenir aux besoins de l'État. Cette loi n'est pas seulement pénale, mais elle est morale, et oblige en conscience. Voy. Rom., xili, 5-7.
IMPRÉCATION (/mpreca/i'o, execratio), malédiction , souhait que l'on fait afin qu'il arrive du mal à quelqu'un. Le verbe latin imprecor se prend quelquefois, dans l'Écriture, pour les bons souhaits et les vœux favorables (Genèse, xxiv, (50. II Paralip., xxin, 11), mais le plus souvent pour les mauvais. Les imprécations répandues dans les Livres saints ne doivent pas toujours se prendre au pied de la lettre; elles expriment le plus ordinairement ou la simple prédiction des choses qui doivent arriver; ou des souhaits tendant à la conversion des méchants, par le moyen des châtiments et des afflictions salutaires qu'on désire pour eux ; ou le zèle pour la justice divine contre les pécheurs endurcis; ou l'horreur de la méchanceté des méchants , et non la haine des méchants euxmêmes. Voy, saint Thomas, 2. 2., quœst. 83, art. 8, ad 1. Bergier, Diction, de théol. Compar. Malkdiction.
IMPRESCRIPTIBLE , ce qui n'est pas sujet à prescription. Voy. Prescription.
IMPRIMERIE, art qui, selon l'opinion la plus commune, a été inventé par Gutenberg, citoyen de Mayence, qui le mit à exécution avec le concours de Faust, et avec l'aide de P. Schœlfer. On ne sait pas au juste quel est le premier ouvrage que l'on a imprimé; le plus ancien que l'on connaisse est un Psautier latiii , in-4o, de l'an 1457 ; le second est le Rational de G. Durand, in -fol., de l'an 1459; le troisième est le Caiho/icon . de l'an 1460, et le quatrième est la Bible, de l'an 14t52. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.
IMPU
INAC
IMPROPÈRE, nom d'une chapelle de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem ; elle est située à quelques degrés au-dessus du lieu où la croix de Jésus-Christ fut trouvée , du temps de Constantin. On y voit une colonne de deux pieds, sur laquelle on dit que Jésus-Christ était assis pendant que les soldats l'insultaient.
IMPUBÈRES; ce sont ceux qui n'ont pas atteint l'âge de puherté, qui est de quatorze ans accomplis pour les garçons, et de douze ans pour les lilles. Un mariage contracté avant cet âge est nul: 1° de droit naturel, parce qu'un impuhère n'a pas la connaissance suflisante et nécessaire pour consentir à un engagement indissoluble; 2« par le droit canon, à cause de la faiblesse de l'âge, qui ne permet pas de remplir les devoirs du mariage. L'Église accorde cependant une dispense aux impubères quand elle juge qu'ils ont une connaissance suffisante. Voy. le Diction, ccclés. et canon, portatif, Labbé André, Cours alphabet, de droit canon.
IMPUDICITÉ ; c'est l'amour des voluptés sensuelles contraires à la pudeur et à la chasteté. Il n'est pas de religion qui condamne cette passion avec plus de sévérité que le christianisme; et l'on sent la nécessité de cette rigueur lorsqu'on se rappelle que les païens l'ont divinisée sous le nom de "Vénus, et qu'ils s'y livraient, dans certaines occasions, par motif de religion. Le tableau que saint Paul a tracé des dérèglements auxquels se sont abandonnés même les philosophes, inspire la plus vive horreur à toute âme honnête. Ce hideux tableau n'est que trop confirmé par les auteurs profanes. Jésus-Christ, en condamnant non-seulement les actions, mais les désirs et les pensées contraires à la pudeur, a porté le remède à la racine du mal. Voy. Matth.,v,28. Rom., I, 16.
IMPUDIQUE désigne non-seulement les personnes qui font des actions contraires à la chasteté , mais encore tout ce qui blesse cette vertu dans les actions ou dans les discours.
I. IMPUISSANCE, défaut de pouvoir pour faire une chose. Il y en a de deux sortes : l'impuissance physique et l'impuissance morale; la première est le défaut d'un principe physique , nécessaire pour agir, qui manque absolument ou qui n'a pas sa liberté d'action ; la seconde est une grande difliculté d'agir qui vient d'une forte habitude contraire , d'une passion violente, d'un grand penchant , etc.