II. IMPUISSANCE. Voy. Empêchements, n» II
I. IMPUR, dans le sens propre, se disait, chez les Hébreux : 1» des animaux qu'on ne pouvait ni manger ni offrir en sacrifice; 2" des personnes qui contractent quelque impureté légale. Voy. D. Calmet, Diction, de lu Bible. J.-B. Glaire, Introd., etc., tom. II, p. 237, 258, et Cornpar. Impureté , n" II.
II. IMPUR, pris figurément, signifie impudique , mais il se dit plutôt des choses que des personnes.
I. IMPURETÉ; pris figurément, ce mot est synonyme d'impudicité. Voy. Impudicité.
II. IMPURETÉ LÉGALE, nom donné par les Juifs à certaines souillures extérieures et corporelles qui se contractaient en faisant les choses que la loi soumettait à ces sortes d'im-
Furetés. Les unes étaient volontaires, comme attouchement d'un mort ou d'un animal impur, ou des choses saintes par celui qui n'était cas pur, ou qui n'était pas prêtre ; les autres étaient involontaires , comme lorsqu'on touchait par méçarde des os ou un tombeau, ou quand on était atteint d'une maladie qui souil-
lait, telle que la lèpre, etc. La plupart des souillures légales se purifiaient par le bain , et ne duraient que jusqu'au soir ; quelques-unes s'expiaient par des sacrifices. Il y avait des impuretés , comme la lèpre, qui excluaient du commerce du monde et des villes ; d'autres qui excluaient de l'usage des choses saintes, comme l'attouchement involontaire d'un animal impur; et d'autres qui séparaient la personne de ses proches, dans sa propre maison, comme les femmes nouvellement accouchées. Voy. Lévitique, XI, 24-43; xii, 2-5; xiii, 14; xv, 2, 4, 46, 18, 25; XVI, 19; xxii, 4. Nombres, v, 2; xix, 10, 11, 12, 14, 20. Deutéronome , xxii, 10. Dom Calmet, Diction, delà Bible, au mot Impur. J.-B. GUire, Introd., etc., tom. II, p. 237, 258. Bergier, qui, dans son Diaiion. de t/iéol., prouve la grande sagesse de la législation mosaïque relative à l'impureté légale.
IMPUTATION; ce terme, dont l'usage est très - fréquent chez les théologiens , se dit du péché et de la justice. Ainsi les théologiens enseignent que Y imputation du péché d'.\dam est faite à sa postérité , puisque , par sa chute, tous ses enfants sont devenus criminels aux yeux de Dieu, et qu'ils portent tous la peine de ce premier crime. Mais, remarquons- le bien, il n'y a rien d'injuste dans cette conduite de Dieu a l'égard du genre humain ; nous croyons l'avoir démontré à l'art. Péché originel. Les protestants prétendent que le pécheur est justifié par l'imputation qui lui est faite de la justice de Jésus-Christ, et que cette imputation se fait par la foi , par laquelle il croit fermement que les mérites de Jésus-Christ lui deviennent propres et personnels; par conséquent ils n'admettent dans le péclieur réconcilié avec Dieu qu'une justice extrinsèque, qui ne le rend pas formellement et intérieurement juste, mais qui le fait réputer tel ; qui cache ses péchés , mais qui ne les efface pas. Cette doctrine est uniquement fondée sur une fausse interprétation que Luther a faite des passages dans lesquels saint Paul dit que la foi d'Abraham lui fut réputée à justice, et qu'il en est de même de la foi de ceux qui croient en Jésus-Christ (Rom., iv, 3, 24, etc.), et elle l'a porté à conclure, contre le sentiment unanime des catholiques , que le repentir de nos péchés, l'aveu que nous en faisons, la résolution de nous corriger, et de satisfaire à la justice divine par de bonnes œuvres, ne sont nullement nécessaires à la justification , et n'y entrent pour rien; que les sacrements n'y contribuent pas davantage ; que , malgré tous les crimes possibles, un pécheur ne cesse pas d'être réputé juste aux yeux de Dieu dès qu'il se persuade que la justice de Jésus-Christ lui est imputée ; de là est né le dogme absui^de et pernicieux de l'inamissibilité de la justice. Voy. Bergier, Diction, de théol. et Cornpar. Inamissibi- LiTÉ. Justification.
INACTION, dans le langage des mystiques, signifie une privation de mouvement, une espèce d'anéantissement de toutes les facultés de l'âme par lequel on ferme la porte à tous les objets extérieurs, une extase dans laquelle Dieu parle immédiatement au cœur de ses serviteurs. Cet état d'inaction est, selon les mystiques, le plus propre a recevoir les lumières du Saint-Esprit. Dans ce repos et cet assoupissement de l'âme , Dieu, disent-ils, lui communique des grâces sublimes et ineffables. Quelques-uns cependant ne font pas consister l'inaction dans une suspension générale de tout sentiment ; ils entendent seulement que l'âme ne se livre pas à des méditations stériles, ni