II. INVENTION DE LA SAINTE CROIX
Fête instituée par l'Église d'Occident, et dans laquelle on expose à la vénération des fidèles une portion de la croix de Notre-Seigneur. Cette croix fut trouvée sur le Calvaire, l'an 326, par sainte Hélène , mère du grand Constantin , qui en laissa une portion à Jérusalem et la donna en garde à l'évèque du lieu. On la montra d'abord le Vendredi saint seulement, puis le lendemain de Pâques, et enfin le troisième dimanche du Carême; mais ces solennités n'ont jamais été regardées comme les fêtes de l'Invention de la Sainte Croix. Cette fête parait n'avoir pas été généralement reçue dans l'Église romaine avant Grégoire II. Par une bulle de l'an 1642, Urbain yill mit l'Invention de la Sainte Croix parmi les fêtes de précepte. On a placé cette fête au 3 mai , afin de la rapprocher de l'Adoration de la Croix, qui a lieu le Vendredi saint, d'où la fête de l'Invention semble avoir tiré son origine. Voy. Richard et Giraud.
INVESTITURE, mot dérivé du verbe latin investire, qui signifie vêtir, orner; c'est pour cela qu'investir et inféoder sont synonymes, et signifient mettre en possession et revêtir du fief celui qui prête le serment de fidélité au seigneur dominant. L'investiture est, en matière bénéliciale, le droit qu'exerçaient les empereurs, les rois, les princes, ducs, comtes et autres seigneurs, de mettre en possession par la crosse et l'anneau les évéques et les abbés de leurs États, qui leur prêtaient foi et hommage pour les fiefs qu'ils tenaient d'eux. Le premier pape qui contesta le droit d'investiture aux souverains est Grégoire VI, l'an 1045; mais Grégoire Vil, qui fut ëlu pape l'an 1073, le fit avec beaucoup
plus de force. Il excommunia Henri IV, et défendit à tout ecclésiastique, sous peine d'excommunication, de recevoir Vinvestiture de la main des princes temporels. Victor III et Urbain II, successeurs immédiats de Grégoire VII , défendirent généralement toutes les investitures. En France, les rois ont toujours joui de ce droit jusqu'au temps de Grégoire Vil; mais sous les successeurs de ce pontife, ils ont renoncé à l'investiture par le bâton pastoral et par l'anneau, quoiqu'ils n'aient jamais prétendu donner la puissance spirituelle par ces marques extérieures aux prélats qui les recevaient d'eux. La question des investitures n'était nullement une cérémonie indifférente , comme l'ont prétendu des écrivains légers et superficiels; jamais, au contraire, aucune controverse ne fut d'un plus grand intérêt dans l'ordre de la religion. « Les empereurs, dit Bossuet, abusaient de l'usage des investitures pour vendre les évêchés et réduire l'Église de Jésus-Christ à une éternelle servitude. » Presque tous les écrivains catholiques ont jugé comme Bossuet la question des investitures. Bien plus, les protestants qui l'ont étudiée sérieusement et sans préventions, comme Voigt et Hurter, par exemple, ont exprimé le même sentiment. Fo?/.Labbe, Concil., tom. X, p. 901. Bossuet, Defensio déclarât., 1. III, c. xii. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Le comte de Maistre, Du Pape, 1. Il, c. VII. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, de lu théol. cathol.
INVISIBLES, nom donné à quelques rigides confessionnistes et aux sectateurs d'Osiander, de Flaccius Illyricus et de Swenkfeld, qui croyaient qu'il n'y a point d'Église visible. On a aussi donné ce nom aux Frères delà Rose-Croix. Voy. Pratéole, au mot Invisibles.
INVITATOIRE, verset que l'on chante ou qu'on récite au commencement des matines, avant le psaume Vemte exultemus, et qui se répète alternativement, en entier et en partie, après chaque strophe. Il change suivant l'office ou la fête. Il n'y a point d'Invitaioire le jour de l'Epiphanie ni lès trois derniers jours de la semaine sainte. Le nom d'Invitatoire a été donné à cette partie de l'office divin , parce que c'est une invitation à louer Dieu. VÔy. Bergier, Dic-
INVITATORIEN. On a donné ce nom, dans l'Ordre de Citeaux, à celui qui est chargé de commencer l'office divin.
I. INVOCATION. Prière par laquelle on s'adresse à Dieu pour lui demander son secours. Toutes les grandes cérémonies religieuses commencent par l'invocation du Saint-Esprit, par le Veni, Creator. Voy. le Manuel cathot. pour l'intellige7ice de l'office divin.
II. INVOCATION, se dit d'une des parties du canon de la messe. Voy. Bergier, au mot Consécration.
III. INVOCATION DES SAINTS. Invoquer les saints, c'est-à-dire demander leur intercession auprès de Dieu, est une pratique qui a toujours été en usage dans l'Église , qui est de tradition apostolique, et qui est confirmée parle concile de Trente, lequel déclare, contre les protestants, que l'invocation des saints n'est ni une idolâtrie ni une superstition. Toutes les églises sont dédiées à Dieu sous l'invocation d'un saint particulier. Voy. le Manuel cathol. pour l'intelligence de l'office divin. Voy. aussi Saints. Le concile de Trente, sess. XXV, De l'Invocation et de la vénération des saints. Le Diction, ecclés. et canon, portatif:
INZAPATE. Voy. Insabate.
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IPERIUS (Jean), surnommé le Long , et appelé Iperim parce qu'il était dYpres en Flandre, mort en 13^. fut abbé de Saint- Bertin, dans l'Artois, docteur en décret et en droit dans l'université de Paris. Il jouissait d'une grande réputation de savoir et de piété. On a de lui : 1" une Histoire de son monastère, qui commence à l'an 590, et finit à l'an 1294 ; elle a été insérée sous ce titre : Chroiiica, sive historia monasterii S. Bertini , dans le Thésaurus novus anecdotorum, etc.; 1717, tom. III, p. 446 et suiv., des Pères D. Martenne et D. Durand ; — 2" Vita S. Erkemljodonis , publiée avec des notes, par Henscbenius, dans les Acta Sanciorum. au 12 avril. Voij. Valère- André , Biblioth. Belg.., édit. de 1739. in-4», tom. II, p. 669.
IPSALA. Voij. Cypsf.lla.
IPSUS ou IPSUM. HIPSDS, HYPSOPOLIS, UPSU, ville épisc. de la Phrygie Salutaire, au diocèse d'Asie, érigée en évéché sous la métropole de Synnade. Elle a eu quatre évéques, dont le premier, Lucien, souscrivit au concile de Chalcédoine. C'est aujourd'hui un simple évéché in partibus , toujours suffragant de Synnade, également in partibus. Voy. Lequien, Oricns Christ., tom. I, p. H42. De Commanville, 7"* Table alphabet., p. 122. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 82.
IRA, Jairite, c'est-à-dire probablement descendant de Jaïr, filsdeManassé (Nombr.,xxxn, 41). L'Écriture (II Rois, xx, 26) le qualifie de prêtre de David , ce qui signifie sans doute ministre , conseiller de David , comme elle donne le même titre aux propres fils de ce prince (I Rois, VIII, 18), lesquels assurément n'étaient pas prêtres. La paraphrase chaldaïque ayant rendu le mot hébreu cohen par rab, les rabbins disent qu'Ira était le maître, le docteur de David.
IRA ou HIRA, comme on lit dans l'hébreu, est le même que Hira. Voy. I Paralip., xi, 28, et Compar. Hira, et I Paralip,, xxvii, 9.
IRAD , fils d'Enoch et petit-lils de Caïn. Voy. Genèse, iv. 18.
IRËNARQUE, terme grec qui signifie prince de paix; il a été emprunté à Isaïe (ix,6), qui l'a appliqué au Messie. Or, Vlrénarque était un officier civil chargé de maintenir la paix parmi les citoyens, en usant de leur autorité pour détruire les vices et faire fleurir les bonnes mœurs. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Iresarch.v.
IRENDAEL (Chrétien d), théologien, a laissé : S. Facultatis theologicœ Coloniensis sapientissimum Judicium pro doctrina f>erillustris D. Henrici Denys , sacrœ theologiœ licentiati Lovaniensis, in seminurio Leodiensi professoris , necnon in ecclesia Leodiensi canonici theologi, adversus ineptias. cavillaticines, alterrationes et impostures doctorù Fr. Martin, in libello cui titulus, Refutaiio justiftcationis... vindicatum per Christianum ab Irendnel , theologum : Marianople , 1701 , in-4°.
I. IRÈNE (Gilles de SAINTE-), bienheureux, dominicain, né dans le diocèse de Viseo, en Portugal , l'an 1190, mort le 14 mai 1265, appartenait à une famille noble et riche. Il posséda de bonne heure deux prieurés et trois canonicats dans les chapitres de Brague, de Coïmbre et didanha; ce qui ne fit qu'augmenter sa vanité et favoriser ses passions. Cependant il ne négligeait pas l'étude de la physique , de la médecine et des autres sciences profanes. Mais, touché enfin par la grâce, il entra dans l'Ordre de Saint-Dominique après s'être démis de tous ses bénéfices, et il devint aussi humble et aussi modeste qu'il avait été orgueilleux et mondain. Il s'appliqua à la théologie, parcou-
rut l'Espagne , où il prêcha avec finiit, et répara le scandale qu'il avait causé. 11 fonda de nouvelles maisons pour son Ordre , et fut élu deux fois provincial de la province d'Espagne. Dieu l'honora du don de prophétie et de celui des miracles. On a placé sa fête au dimanche qui suit le jour de l'Ascension. Vo». le P. Touron, Hommes illmtres de l'Ordre de Saint- Dominique, tom.I, p. 76 et suiv. Richard et Giraud.
II. IRÈNE, impératrice de Constantinople , née à .\thènes vers l'an 752, morte dans l'Ile de Lesbos le 15 août 803, épousa Léon, fils de Constantin Copronyme. Après la mort de son mari, en 786, elle convoqua un concile à Constantinople , afin de rétablir dans tout l'empire le culte des images, qui avait été banni sous les règnes précédents, fonda des hôpitaux pour les vieillards, les étrangers et les pauvres, et établit un monastère de" religieuses auxquelles elle donna une règle quelle dicta elle-même; on la trouve , sous le nom de typicum , dans les Analecta grœca. tom. I. Les Grecs célèbrent la fête de cette princesse le 15 août. Voi/. le Joum. des Savants, 1688 , II* part., p. 872, 1™ édit., et p. 307. 2« édit. Richard et Giraud.
I. IRENÉE (saint), évêque de Lyon , docteur de l'Église et martyr, né dans l'Asie Mineure vers l'an 120, mort vers l'an 202, était disciple de Papias et de saint Polycai-pe , qui avaient été instruits par saint .Tean l'évangéliste. On croit que ce fut saint Polycarpe qui, vers l'an 157, envoya saint Irénée dans les Gaules. Il se fixa à Lyon , où il exerça sous l'évêque saint Pothin les fonctions sacerdotales , et il acquit tant de réputation par sa science et sa piété , que les martyrs de Lyon l'envoyèrent à Rome, l'an 178, pour prier le pape Élèuthère de réprimer les Monfanistes. Il soutint des controverses contre l'hérésiarque "Valentin et ses disciples, dont il réfuta les erreurs dans ses ouvrages. Plus tard il succéda à saint Pothin , et devint le chef des églises des Gaules , qu'il gouverna avec piété , zèle et douceur. Il prit part à la contestation qui s'était élevée entre le pape Victor et les évéques asiatiques au sujet de la célébration de la Pàque, et la lettre qu'il écrivit au pape à cette occasion rétablit la paix dans l'Église. Ce grand prélat souffrit le martyre; on célèbre sa fête le 28 juin , que l'on croit être le jour de sa mort; mais à Lyon elle a été renvoyée au 29 novembre. Il nous reste de saint Irènée : 1" une version latine de son ouvrage contre les Hérésies: — 2" sa Lettre au pape Victor: — 3» L'Histoire des premiers martyrs de Lyon /parmi les éditions de ses œuvres nous citerons, comme la meilleure, celle de D. Massuet, bénédictin de Saint-Maur, 1710, in-fol-, avec les fragments du saint docteur cités dans tous les écrivains anciens , de savantes dissertations et des notes pour éclaircir les endroits difficiles. Quant à 1 l'édition du savant protestant Grabe, Oxford, 1 1702 , le texte y est souvent altéré , et les notes la défigurent par leur hétérodoxie. Voy. Eusèbe, . Hist. ecclés. et Chron. Saint Jérôme, in Catalog. Photius, Cod. CXX. D. Ceillier, Hist. des Aut. ! sacr. et ecclés., tom. III , p. 135 et suiv. D. Ger- I valse, Vie de saint Irénée. L'abbé Guillon, Bi- I blioth. choisie des Pères de l'Eglise , grecque et latine. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud, I qui citent quelques-uns des endroits les plus : remarquables de la doctrine de saint Irénée touchant le dogme , la morale et la discipline. ! II. IRÉNÉE (saint), diacre et martyr en Toscane, mort l'an 275, fut arrêté par l'ordre du gouverneur de Toscane, qui le fit périr dans les plus cruels tourments. Irénée ne cessa de
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rendre grâces à Jésus - Christ , qui l'avait jugé digne de mourir pour son saint nom. Mustiole, parente de l'empereur Claude II , souffrit et mourut avec saint Irénée. On célèbre leur fête le 3 juillet. Voy. Tillemont, Mémoires, iom. IV.
III. IRÉNÉE (saint), évêque de Sirmich en Pannonie , aujourd'hui Hongrie, mort le 25 mars 304, fut arrêté par l'ordre de ProbuSj gouverneur de Pannonie, et amené à son tribunal. Il subit divers tourments avec la plus grande constance , et ne daigna pas même répondre à ses amis, qui le conjuraient d'avoir pitié de luimême ; ses bourreaux lui tranchèrent enfin la tête. On célèbre sa fête le 25 mars. Voy. Ruinart, Acta Martyrum. Tillemont, Mémoires, tom. V.
IV. IRÉNÉE, évêque de Tyr, vivait au ve siècle. En 431 il représenta Théodose II au concile d'Éphèse, et embrassa le parti des Nestoriens; puis, se rendant à Constantinople, il essaya de s'emparer de l'esprit de l'empereur; mais ce
E rince se prononça contre les Nestoriens, et annit Irénée de la cour. L'an 444, ce dernier fut nommé évêque par les prélats orientaux qui partageaient ses opinions; mais un décret impérial le déposa de l'épiscopat, et le priva du caractère ecclésiastique; cette sentence fut exécutée en 448. Dans sa retraite , Irénée écrivit une histoire de la controverse nestorienne intitulée : Tragœdiu, seu commentarii de rehus in synodo Ephesiœ ac in Oriente gestis; il n'en reste que des fragments, qui ont paru sous ce titre : Variorum Patrum Epistolœ ad concilium Ephesium pertinentes ;LQU\3Lm,i682. Voy. Ebed- Jésu, Catalog. des écrivains chaldéens. Mansi, Suer. Concil. nova et amplissima collectio, t. V, p. 417. 731. Tillemont, Mémoires, tom. XIV. La Nonv. Bingr. ge'nér.
V. IRÉf^ÉE (Falkovski), prélat russe, né en 1762 , mort en 1823 , possédait l'hébreu , le latin, le français, l'allemand, la philosophie, l'histoire et les mathématiques. Il a laissé : 1° Chronologie eccle'siastique : Moscou , 1797 ; — 2° Christianœ orthodoxes dogniatico - polemicœ theologiœ Compendium ; Moscou, 1802, in-8°; — 3" Commentaires sur les Épîtres de saint Paul aux Romains et aux Galates; Kief, 1806, in -8". Voy. la Nouv. Bingr. ge'nér.
VI. IRÉNÉE (klementievski), évêque russe de Tver et archevêque de Pskov, né à Klementief, dans le gouvernement de Vladimir, en 1753, mort à Saint-Pétersbourg en 1818, était fort érudit. On a de lui : 1° Commentaires sur les douze petits Prophètes ; — 2" sur les Épîtres de saint Paul aux Romains et aux Hébreux: — 3" Sermons prononcés à la cour ; ces ouvrages ont paru à Saint-Pétersbourg en 17U4; — 4» une traduction en langue russe de plusieurs Traités de différents Pères, soit grecs, soit latins; — 5° une traduction russe des Commentaires sur les Psaumes du cardinal Bellarmin; Moscou, 1807 ; — 6» deux Opuscules ascétiques. Voy. la l\'ouv. Biof/r, génér.
VII. IRÉNÉE DE SAINT-JACQUES , de l'Ordre des Carmes, né en Bretagne, mort à Paris en 1670, a professé dans cette ville la philosophie et la théologie. On lui doit : 1» Tractatus theologicus de singulari immaculatœ Virginis proteciione ; Paris, 1650, in- 4"; c'est une réponse à deux dissertations de Launoy ; l'une sur le scapulaire des Carmes , et l'autre sur la vision de Simon Stock; Lyon, 1642; — 2" Philosophiœ Cursus ad mentem D. Thomœ, etc.; ibid., 1655, réimprimé sous ce titre : Musœum philosophor.um, seu P. Irenceus, carmelita, docens logicam,
physicam et moralem; ibid., 1663; — 3» Theologia de Deo uno , de Deo trino, de angelis; Poitiers, 1661, in-fol,; — 4» Theologia de peccatis, de legibus, de gratia, de pde, spe et charitate , de jure et justitia; ibid., 1671, 1 vol. in-fol.; — 5" Tractatus de regulis fidei; ibid., 1 vol. in-fol.; — 6"» Theologia de Verbo incarnato ; Paris, 1670, in-fol. Voy.\& Biblioth. Carmélit., tom. II, col.
IRÉNÉPOLIS ou NÉRONIAS, ville épisc. de la seconde Cilicie, située au diocèse d'Antioche, érigée au iv* siècle sous la métropole d'Anazarbe. On en connaît six évêques, dont le premier, Narcisse, assista aux conciles d'Ancyre et de Néocésarée ; c'était un des principaux évêques ariens. Il assista aussi au concile d'Antioche en 335', et à celui de Sardique, d'où il se retira à Philippopolis; il doit être mort avant 359. Voy. de Commanville, /"■« Table alphabet., p. 128. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 84.
I. IRÊNOPOLIS, ville épisc. d'Isaurie, dans le diocèse d'Antioche , érigée au v* siècle, sous la métropole de Séleucie. On en connaît cinq évêques , dont le premier, Jean , assista au concile de ÎNÏcée. Irénopolis est aujourd'hui un archevêché in partibus, mais sans aucun siiffragant. Richard ot Giraud. Gaet. Moroni, ibid.
IL IRÉNOPOLIS, siège épisc. de la Babylonie, dans l'acienne Chaldée. Les Nestorieiis y étabhrent un archevêché au ix« siècle ; leur patriarche y fait encore sa résidence. C'est le même siège que Bagdad. Voy. de Commanville, 7" Table alphabet., p. 33, au mot Bagdatim. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 84, et Compar. Bagdad.
IRIGI ou IRICO (Jean-André), théologien et jurisc, né à Trino , près de Verceil , dans le Montferrat, en 1704, mort l'an 1782 , fut d'abord un des préfets de la bibliothèque Ambrosienne, puis prévôt et curé de l'église paroissiale de Trino. Ses principaux ouvrages sont : 1» Eerum patricp Libri très , ab anno urbis ceternœ 154, ad anniim Christi 1672, ubi Montferrati principum, episcoporum, alioiurnque virorum gesta ex monumentis plurimis nunc primum editis recensentur; accedit dissertutio desancto Oglerio, celeberrimi Lacediensis monasterii ubhate , cum figuris et indicibus; Milan, 1745, in-fol.; — 2'' Codex Evangeliorum S. Eusebii Magni , epi' scopi et martyris., manu exaratus ex autographo basilicœ Vercellensis , ad unguem exhivitus, nunc primum in lucemproditus; ibid., 1748,2 vol.in-4». Voy. le Journ. des Savants. 1745, p. 310. La Nouv. Biogr. génér.
IRIEZ ou YRIER, YRIEZ, ÉREIE (saint), abbé de Limoges, né dans cette ville en 511, mort le 25 août 591, était issu de parents nobles et pieux. 11 fut reçu au nombre des gentilshommes de Théodebert, roi d'Austrasie; mais, d'après le conseil de saint Nicée, évêque de Trêves , il quitta la cour et se consacra à la pénitence. Il fonda dans le Limousin, vers l'an 550, le monastère d'Atane, dont il lut le premier abbé ; il dressa pour ses religieux une règle empruntée aux institutions de Cassien et de saint Basile, et aux plus saintes maximes des anciens Pères. On célèbre sa fête le 25 août. Voy. Richard et Giraud.
IRKUTSKOI, ville épisc. de Sibérie située sur la rivière d'Angera, où demeure un évêque dépendant de l'archevêque de Tobolsk. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXXVl, p. 84.
IRLANDE ou HIBERNIE, IBERNIE {Hibernia), île de l'océan Occidental située au couchant de l'Angleterre ; elle se divisait autrefois
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en cinq provinces: Lagenie,Momonie, Conacie, Ultonie et Midie. Les quatre premières étaient autrefois autant de royaumes. L'Irlande reçut la foi au v» siècle parles soins de Pallade, diacre de l'église de Rome, et de saint Patrice, envoyés tous deux dans ce pays par Célestin I". Cette île a mérité le nom d'ile des Saints, à cause du grand nombre de saints qu'elle a produits. Malgré l'introduction de l'hérésie dans ce pays, les irlandais ont conservé leur foi; il y a, en Irlande, quatre archevêchés : Armagh, Dublin, Cassel et Tuam ou Toam. De l'an -^35 à l'an 1186, on a tenu six conciles en Irlande. Voj/. les Conc.,tom. III, p. 1478,1482. Wilkins, Concil. Britmi. et Hibcrn., tom. I. Labbe, Cane, tom. IX -XL Hardouin, tom. VI. Anglic, tom. I. Mansi, tom. II, p. 733, et Supplém., tom. I, col. 513, 514. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 85-124. Le Diction, de fa théol. cat/iol.
IRMINE (sainte), fille de Dagobert, a donné son nom à un célèbre monastère que son père fonda à Trêves, et dont elle fut la première abbesse.
IRONIE, raillerie ingénieuse qui n'est pas mauvaise de sa nature; on peut l'emplover pourvu que ce soit sans mauvaise intention. Dieu s'en est servi à l'égard d'Adam , et le prophète Élie à l'égard des quatre cents faux prophètes de EnaL^KoT/. Genèse, m, 22. III Rois, XVIII, 27. Pontas, au mot Ironie. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.
IRRÉGULARITÉ, empêchement canonique, c'est-à-dire établi par les canons de l'Église, qui provient de certains défauts et de certains crimes, et qui fait qu'on ne peut licitement recevoir les ordres qu'on n'a pas, ni exercer les fonctions, tant de ceux qu'on a i^eçus que de la juridiction ecclésiastique attachée à ces ordres, ni enfin être pourvu validement d'un bénéfice ecclésiastique sans avoir obtenu une dispense. On distingue les irrégularités qui proviennent d'un péché <?x delicto, et celles qui viennent d'un défaut ex defedu. Il y a cinq péchés qui produisent l'irrégularité cx de/ictu : i" l'homicide volontaire; 2" la réitération du baptême; 3» la mauvaise réception des ordres; 4" le mauvais exercice de ces mêmes ordres; 5» l'hérésie. 11 y a iiuit sortes de défauts qui produisent l'irrégularité ex defedu : 1° le défaut de naissance; 2» le défaut de raison; 3» le défaut du corps; 4° le déî'aut d'âge ; 5" le défaut de liberté ; 6» le défaut de réputation; 7° la bigamie; 8° le défaut de douceur. L'oubli, l'inadvertance, la bonne foi, la légèreté de la matière , et généralement tout ce qui excuse de péché mortel, empêche l'irrégularité exdelicto, parce qu'on ne peut encourir une peine si grave que pour une faute mortelle. Mais pour l'irrégularité ex defectu, elle s'encourt par le défaut seul, indépendamment de toute faute. Il y a différentes questions qui se rattachent à Yirrégularité; on peut les trouver dans les théologiens et les canonistes. Voy., en particulier, Richard et Giraud. L. Ferraris^ Prompta Hiblioth. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, delà théol. cathol.
IRUROSQUE (Pierre), dominicain du royaume de Navarre , docteur de Sorbonne en 1297, a composé plusieurs ouvrages, dont le principal est une Hannonie évangélique imprimée en 1557, in-foL, sous le titre de bei-ies Evangelii. Voy, Feller, Biogr. univers.
IRVIKG (Edward), célèbre prédicateur anglican, né en 1791 à Annan, dans le Dumfriesshire, a laissé : 1» une Collection de Seitnons; 1827;
— 20 Avènement du Mesm dans sa gloire et majesté, par Josaphat Ben-Ezra , traduit de l'espagnol, et accompagné de commentaires sur l'hérésie de l'auteur; 1827; — 3» Lettre au roi sur la révocation du serment : 1828 ; — 4» />* Derniers Jours: 1828; — 5» Discours sur le mauvais caractère de notre temps; 1828; — 6» Besponsabilité réciproque de l'Etat et de l'Église: 1829; — 7» une série de Discours sur la Hnon de Daniel dans la fosse aux lions;— 8° plusieurs Sermo»*, Discours, etc., prononcés dans des occasions solennelles. Voy. Feller, Biogr. univers., zm Supplément.
I. ISAAC, patriarche hébreu, mort à Mambré, âgé de cent quatre-vingt-six ans, était fils d'Abraham et de Sara. L'histoire d'Isaac est assez connue pour qu'il ne soit pas nécessaire de la rappeler ici; nous dirons seulement que l'Église honore ce patriarche comme une des figures les plus parfaites de .Tésus-Chiùst, et que, depuis le ix* siècle , son immolation est marquée au 25 mars comme un sujet de fête. Les Juifs disent qu' Abraham composa les prières qu'ils ont coutume de réciter le matin; Isaac, celles de midi, et Jacob, celles du soir. Voy. Genèse, xviii et suiv. Richard et Giraud. "Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I, p. 622, n.ll31.
II. ÏSAAC (saint), solitaire, né, comme on le croit, en Orient, mort le 26 mai 383, embrassa de bonne heure la vie monastique, et, d'après l'ordre de Dieu , se rendit à Constantinople pour admonester l'empereur, qui avait embrassé l'arianisme; mais ce prince le fit emprisonner et battre de verges. Plus tard Isaac se retira dans les environs de la ville. Il prédit à Valens, qui partait pour une expédition contre les Gotns, qu'il perdrait son armée et qu'il n'en reviendrait pas; l'empereur fit emprisoîlner le saint, et ordonna qu'on le retint dans les fers jusqu'à son retour; mais la prédiction d'Isaac s'accomplit; il retourna dans sa cellule, fonda un monastère , et fut regardé comme un nouvel Élie. Les Grecs honorent sa mémoire le 30 mai. Voy. Théodoret. Sozomène. Rolland., au 30 mai. Richard et Giraud.
III. ISAAC (saint), solitaire, né en Syrie, vivait au iv« siècle. Il passa d'Orient en Occident vers l'an 314, avec le bienheureux Jean de Parane, et s'établit dans le territoire de Spolète, en Ombrie. Plus tard il se fixa dans un désert, où il bâtit une petite demeure, et il y reçut plusieurs disciples, qu'il gouverna saintement jusqu'à sa mort. On célèbre sa fête le 11 avril. Voy. saint Grégoire le Grand, Dialogues. Richard et
IV. ISAAC (saint), martyr de Cordone, mort le 3 juin 851, appartenait à l'une des plus nobles et des plus riches familles de cette ville. Touché de la grâce , il se retira dans le monastère de Tabane, où il se distingua par son humilité et ses mortifications. Il répandit son sang pour la foi , pendant la persécution excitée en Espagne par les Sarrasins. On honore sa mémoire le 5 juin. Voy. S. Euloge, Ménwriai des Saints, inséré dans YEspagne illustrée, tom. IV, et dans la Biblioth. des Pères, tom. IX.
V. ISAAC , juif converti, vivait au v« siècle. Il a laissé, sur la Trinité et l'Incarnation, un ouvrai;e intitulé La Foi d'Isaac qui avait été juif; le P. Sirmond en a donné une édition. Voy. Gennade. , . .
VI. ISAAC, évêque arménien, qui vivait aU xu^ siècle ; il a composé, contre les Arméniens, deux Traités qui ont été insérés dans les Bibliothèques des Pères. . . ,
VIL ISAAC, moine anglais du xii* siècle,
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