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RIOTE

ISGHANIUM, siège épisc. du diocèse de Constantinople. On en connaît trois évêques, dont ie premier, .Toasaph , siégeait en 1574. Voy. Richard et Giraud.

ISGHIA, ville épisc, située dans l'île du même nom , sur la côte de Naples , et sous la tnétropole de Naples. Son premier évéque, Pierre, assista en 1179 au concile de Latran, tenu sous Alexandre 111. Voy. Ughelli , Itulia Sacra, tom. VI , p. 230. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVl, p. 129-131. ,

ISGHIRION (saint), martyr en Egypte, mort l'an 251 ou 253, pendant la persécution de Dèce, était agent ou homme d'alTaires. 11 refusa d'obéir à son maître , qui lui ordonnait de sacrifier aux idoles, et celui-ci le peiça d'un pieu aiguisé. La fête de saint Ischirion est marquée dans les Martyrologes au 22 décembre.

ISÉLIN (Jacques-Christophe), théologien et philologue protestant, né a Baie en 1681, mort l'an 1737, possédait les langues anciennes, et surtout le grec , qu'il parlait facilement. Il devint ministre de l'Évangile en 1701, professa à Marbourg l'histoire cl l'éloquence, puis il retourna à Bàle , où il eut la chaire d'histoire et d'antiquités , et plus tard celle de théologie. Parmi ses nombreux écrits, généralement em-

Îreints de l'esprit de sa secte, nous citerons : " in Sentetitiam J.-B. Bossuet de Babytone bestiisque et meretrice Apocalypseos ; Bâtie, 1701, in-l"; — 2" De Canone Novi Testamenti , inséré dans MisceUanea Groningnna , t. III ; — 3o Vindicatio Erasmi ab vccusationc auctoris Pro/egomenorum in Novwn Testamentum , dans Gerdes, MisceUanea Duisburgensia , tora. I ; — 4° Dissertations sur le projet de l'empereur Tibère de mettre Jésus-Christ au nombre des dieux de Rome , insérées dans la Bihlioth. Germanique , t. XXXII et XXXIII, laquelle, il faut le remarquer, a été mise à V Index. (Decr. 28 julii 1742, et 10 maii 1757.) Voy. Moréri , Diction, histor. , où on trouve la liste complète des ouvrages d'iselin. La Nouv. Biogr. génér,, qui indique également ses antres écrits.

ISENBIEHL (Jeua-Laurent), prêtre , né à Hei-

ligenstadt en 1744, mort l'an 1808 à Oestrich, dans le Rheingau, fut d'abord chargé, en qualité de missionnaire, de diriger la paroisse catholique de Gœttingue. A la suppression des jésuites, en 1773, il devint professeur ordinaire de langues orientales et d'exégèse à Mayence ; mais une interprétation erronée qu'il donna d'un passage d'Isaïe : Voici que la Vierge concevra, etc. (vil, 14), et qu'il voulut maintenir, le fit destituer, et consigner pendant deux ans dans le grand séminaire pour y compléter son instruction théologique. Pendant cet intervalle de temps il composa une dissertation sur Y Emmanuel pour justifier ce qu'il en avait dit dans son cours. Une copie étant parvenue à la censure de Vienne, la dissertation fut déclarée une œuvre fausse, téméraire et erronée. En 1777 il devint professeur de langue grecque à l'école secondaire, et reçut l'ordre de ne pas s'occuper d'Écriture sainte dans son enseignement; mais il vendit alors sa dissertation à un libraire de Cologne, et obtint l'imprimatur du censeur de l'électeur de Trêves. On a de lui : 1" cette dissertation, intitulée : Essai sur la prophétie d' Emmanuel de J.-L. Isenbiehl ; 1776, in-S» , 292 pages , en allemand, sans nom d'imprimeur, et qui a été condamnée par plusieurs évêques, par plusieurs facultés de théologie d'Allemagne et de France , et par un bref de Pie VI en date du 20 septembre 1779, bref qui amena une rétractation complète de la part d'Isenbiehl; — 2° Chrestomathia patristica grœcu; Mayence, 1774, in -4»; — 3» Remarqttes sur l'emploi des points diacritiques syriaques pour les verbes ; 1771 ; — 4" Corpus decisionum dogmaticarum Écclesiœ catholicœ ; 1777. Voy. le Dic~ tion. de la théol. cathol.

ISERNIA (.ffiSERNIA), ville épiscopale du royaume de Naples , située dans le comté de Molisse. On croit que Photin,. disciple de l'apôtre saint Pierre , y prêcha l'Évangile , et que la foi y était déjà bien établie du temps de saint Sylvestre. Elle était déjà évèché dès le iv siècle, sous la métropole de Capoue. C'est la patrie de Pierre de Mouron, qui devint pape sous le nom Célestin V. Ce fut dans cette ville qu'il fonda l'Ordre des Célestins, que Grégoire X approuva en 1273. Le premier évêque d'isernia fut saint Benoît. Voy. Ughelli , Itulia Sacra , tora. VI , p. 366. De Commanville, /" Table alphabet., p. 6, au mot ^SERNIA. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXVI , p. 135 et seq.

ISFORDING (Jean), jésuite, né à Munster en 1566, mort à Passau l'an 1639, administra le collège de Molsheim, et devint recteur de celui de Passau. On a imprimé sous son nom : Elementa christiance per/ectionis , a Thoma de Kempis, quatuor libris de Imitatione Christi olim comprehensa , nunc iisdem ver bis novn ordineper locos communes digesta; Dillingen, 1626,, in-16; traduit en français sous ce titre : Les Éléments de la perfection chrétienne, ou Les Quatre Livres de l'Imitation de Jésus -Christ rédigés en lieux communs, selon l'ordre alphabétique j Paris, 1686, in-12; réimprimé sous le tite de : Dictionnali^ spirituel, contenant les maximes les plus essen' tielles à la perfection chrétienne , tirées du livre de l'Imitation de Jésus- Christ, et rangées par ordre alphabétique ; ibid., 1690, in-12. Voy. Âlegambe , Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. La Nowi». liiogr. génér.

I. ISIDORE (saint), martyr d'Alexandrie, mort l'an 250, souffrit avec Héron et Ater, autrement Arsène. On célèbre sa fête le 42 décembre.

II. ISIDORE D'ALEXANDRIE le Xénodoque ou l'Hospitalier (saint), prêtre et solitaire, né

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en Egypte vers 318, mort à Constantinople vers 403, Vftcut pendant plusieurs années dans la solitude de la Thébaïde et dans le désert de Nitria. Saint Athanase l'ordonna prêtre, et le chargea de diriger un hôpital fondé pour donner asile aux pauvres et aux étranjrers; c'est ce qui lit donner à Isidore le nom d'Hospitalia'. Il défendit courageusement la mémoire de saint Athanase contre les attaques des ariens ; mais s'élant brouillé avecle patriarche d'Alexandrie, il se réfugia à Constantinople. On célèbre sa fête le 15 janvier. Voy. Pallade, Hist. Lausiaque. Théodoret. Hermant, Vies de saint Athanase et de saint Chnixnxt. Bulteau. Hist. monast. d'Orient.

III. ISIDORE DE CHIO (saint), martyr, souffrit pendant la persécution de Dèce. Son culte est très -célèbre à Venise. Les Grecs célèbrent sa fête le 14 mai, et les Latins le 15 du même mois.

IV. ISIDORE DE CORDOUE (saint), évêqiie de cette ville sous l'empire d'Honorins et de Théodose le Jeune, est nommé aussi Isidoiv i'Ancien pour le distinguer d'Isidore le Jeune, plus connu sous le nom d'Isidore de Se'ville. Il a écrit en latin : l" des Commentaires sur les livres des Rois, qu'il a dédiés à Paul Orose, disciple de saint Augustin , vers 412; — 2° des Allégories sttr les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Plusieurs biographes prétendent qu'il n'y a jamais eu dévèque de Cordoue nommé Isidore. bien que le faux Dexter en reconnaisse deux, et que d'autres écrivains qui ont réfuté celui-ci aient admis l'existence du personnage dont il est ici question. Il paraît que les écrits qu'on lui a attribués appartiennent 'à Isidore de Séville. On trouve les documents les plus précis sur cette question dans la Bihlioth. Hisp. de Nicolas-Antoine. Voy. Feller, Biogr. univers.

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