VI. ISIDORE DE ISOLANIS. Voy. Isidore, no XIV
VII. ISIDORE DE PÉLUSE, dit vulgairement DE DAMIETTE (saint), théologien, né à Alexandrie vers l'an 370, mort en 450, distribua ses biens aux pauvres, et se retira près de Péluse, dans un monastère dont il était abbé. Il acquit une grande réputation par la sainteté de sa vie et l'éminence de sa doctrine. Disciple de saint Chrysostome, il fut son plus zélé défenseur, partagea ses souffrances , et fut en butte aux plus cruelles persécutions. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 4 février, jour présumé de 5a mort. Il ne nous reste de lui que ses Lettres, dont une édition complète a paru à Paris en 1G38,in-fol. François Arcudius a fait sur ces lettres de savantes remarques, qui ont été publiées sous ce titre : Isidorianœ Collationes,quièus Isidort Pelusiotœ epistolœ omnes hactenus editœ, cum multis untiquis optimœ notœ matruscriptis codicibus comparantur, et inde circifcr bis mille locis supplentur et emendantur; Rome, 1671. Voy. Sixte de Sienne. Bellarmin. Henschenius. D. Ceillier, Hist. desAut. sacr. etecclés., tom. XIII, p. (300. Tillemont, Mémoires, t. XV^ p. 97 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI. p. 139.
VIII. ISIDORE DE SÉVILLE (saint), évêque de cette ville, né à Cartliagène vers l'an 570, mort à Séville le 4 avril bifc , est appelé aussi Isidore le Jeune, pour le distinguer d" Isidore de Cordoue,dit Isidore l'Ancien. Il descendait par sa mère des rois goths; il avait pour frères saint Léandre, évêque de Séville, saint Fulgence, évêque de Carthage, et pour sœur l'abbesse Florentine. II succéda en 601 & saint Léandre,
il établit une école pour l'éducation de la jeunesse , présida en 619 le second concile de Séville, et en l'année 6:33, le quatrième de Tolède. 11 déploya toujours le plus grand zèle pour la propagation de la foi , et combattit vigoureusement l'arlanisme. Parmi ses disciples on cite saint Ildefonse, archevêque do Tolède. Sa fête principale a lieu le 4 avril. Il a laissé en latin un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : l» des Prolégomènes sur la Bible;
— 2" des Commentaires sur le Pentateuque , sur Josue, les Juges et les Rois; — 3» des Allégorie» sur l'Ancien et le Nouveau Testament; — 40 un Commentaire sur le Cantique des cantiqxies; — 5" un traité des Étymologies ou Origines, qu'il a composées avec saint Braulion. La collection la plus complète de ses œuvres est celle de Madrid, 1778, 2 vol. in-fol. On estime aussi celle de Rome, 1797-1805, 7 vol. in-4o. Voy. Braulion, évêque de Saragosse, In prœf. ad HO. S, Isidori. S. Ildefonse, de Viris j7/«.yfnèi«. Mariana,//»>f. Hisp., 1. VI, c. v-vii. Trithème, de Scriptorib. eccles. D. Ceillier, tom. XVII, p. 621. Ricnard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.. où Ferd. Hœfer a donné une analyse détaillée des écrits de notre saint. Gaet. Moroni. vol. XXXVI, p. 139, liO.