‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1127 sur 1220 · I. ITALIQUE ou ITALIENNE (COHORTE · texte numérisé non relu

I. ITALIQUE ou ITALIENNE (COHORTE

La cohorte comprenait ordinairement six cents hommes. Celle dont il s'agit dans les Actes des apôtres est appelée Italique ou Italienne (Italica), parce qu'elle se composait entièrement de soldats originaires d'Italie. Voy. Actes, m, 1, et Compar. Cohorte.

II. ITALIQUE (VERSION). La Version italique, appelée plus tard VA)icienne Vulgate , était en usage dans l'Église latine avant la version de saint Jérôme , qu'on nomma Nouvelle Vulgate, ou simplement Vulgate, pour la distinguer de la première. On croit qu'elle fut appelée Italique parce qu'elle avait pris naissance en Italie, et peut-être dans Rome même. Il est très- probable que la Version Italique remonte jusqu'aux temps apostoliques. L'auteur s'est attaché à rendre mot pour mot le grec des Septante sans consulter l'hébreu , et sans prendre aucun soin de la pureté du langage ; mais si elle est barbare et obscure en plusieurs endroits, d'un autre côté, elle joint souvent à sa simplicité et à sa rudesse des expressions hardies, grandes, nobles et sublimes. C'est celte version que saint Jérôme corrigea sous le pontificat du pape Damase, qui l'avait prié d'entreprendre ce travail. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., lom. I, p. 143 et suiv., et Compar. Bible, 3".

ITE MISSA EST ; paroles qui sont adressées aux lidèles à la lin de la messe par le prêtre ou par le diacre. Les uns les traduisent par : Allez, c'est le renvoi, comme si missa était synonyme de missio; mais d'autres supposent avec plus de

{>robabilité que le sens en est : Allez (l'hostie, a victime), a été erivoyée, adressée, offerte (à Dieu). Car, comme le remarque justement Magri, autrefois le prêtre donnait la bénédiction immédiatement après la communion, qui est, en elîet , la dernière partie essentielle du sacrifice , et par conséquent le moment où les fidèles peuvent se retirer. Voy. D. Macri Hiernlexicon. ITHACE ou IDACE (ITHACIUS, IDAGIUS, ITACIUS), surnommé Clarus, évéque d'Ossonaba ou Ossonoba, mort l'an 391, assista en 380 au concile de Saragosse , où l'on condamna Priscillien et ses adhérents. Il obtint de l'em-

pereur Gratien l'ordre de faire exiler les Priscillianistes, ce qui lui attira la haine de cette secte. Plus tard, en 384, il a été appelé à porter accusation contre les Priscillianistes, dont le procès s'instruisait à Trêves par ordre de l'empereur Maxime. Les Priscillianistes furent condamnés à mort, et la subirent. Cependant, avant l'exécution , Ithace se désista de son accusation. Mais cela n'empêcha pas plusieurs évêques des Gaules d'excommunier Ithace, comme ayant trempé dans un jugement à la peine capitale. En 389 il fut envoyé en exil , où il mourut. Ithace avait écrit contre ces hérétiques un ouvrage qui est perdu. On lui a attribué l'ouvrage contre Varimond ou Vœrimond, diacre arien, qui porte le nom d'Idace, et qui se trouve dang la Bihlioth. des Pères, tom. IV. Voy. Isidore de Séville, De Vir. illustr., c. il. Saint Jérôme, In Priscill. Sulpice Sévère, Historia sacra , 1. IL Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Dom Ceillier, Hist. génér. des Aut. sacr. et cccle's., tom. VIll, p. 454.

ITHACIENS , nom de ceux qui , au rv» siècle , s'unirent à Ithace pour poursuivre à mort les Priscillianistes. On sait que Maxime , qui régnait alors sur les Gaules et sur l'Espagne , était un usurpateur, un tyran souillé de crimes, et détesté pour sa cruauté. Les Ithaciens furent condamnés par saint Arnbroise , par le pape Cirice, et par un concile de Turin, loy. l'art, précéd.

ITHAI ou ÉTHAI , fils de Ribaï de Gabath , un des braves guerriers de l'armée de David. Voy. II Rois, XXIII, 29. 1 Paralip., xi, 31, etc.

ITHAMAR, quatrième fils d'Aaron. Voy.

Exode, VI, 23.

ITHIER (Bernard), bibliothécaire de Saint- Martial à Limoges, né en 1163, mort l'an 1225, lit ses études à l'abbaye de Saint -Martial. Il devint successivement trésorier ou sacristain de son monastère, troisième prieur de Tarn, prédicateur à Saint-Martial , puis bibliothécaire. Il a laissé : l» une Chronique, qui contient des faits intéressants au sujet de l'histoire civile et ecclésiastique du Limousin ; on en trouve des fragments dans la Collection des historiens de France, tom. XII et XVIII; — 2° un Office des Saints. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XVII, p. 298 et suiv. La houv. Biogr. génér.

ITHOBAL, roi de Tyr. Ce roi, que l'historien Joseph nomme ainsi, et qui ne se lit pas dans l'Écriture , est certainement le même qu'Ethbaal. Voy. Ethbaal. Joseph, .4«ft9., 1. IX., c.vi. Contr. Appium , l. I.

ITHUREE. Voy. Iturée.

ITTIG ou ITTIGIUS (Thomas), protestant, né à Leipzig en 1642, mort l'an 1710, professa la théologie, et devint surintendant du diocé.se de Leipzig. Il a laissé de nombreux ouvrages , enti'e autres : 1° De Hceresiarchis œvi apostolici et apostolico proximi ; Leipzig, 1690 et 1703, in -4»; — 2° Bihliotheca Patrum upostolicorum grœco-lutina , etc.; ibid., 1699, 2 vol. in-8°; ouvrage qui a été mis à Vlndex, ainsi que le précédent (Decr. 15 jan. 1714); — 3° Operum démentis Alexandrini Supplementum, etc.; ibïd., 1700, in-8»; — 4» Exercitationum theologicai'um varii Argumenti, etc.; ibid., 1702; — 5° Exercitatio theologica de novis fanaticorum quorumdam nostrœ cetatis purgatoriis ; ibid., 1703, in-4°; — 6" De Bibliothecis et catenis Patrum, variisque veterum scriptorum ecclesiasticorum collectionibus, tractaius^ ibid., 1707 ; — 7° Historia concilii Nicceni ; ibid., 1712; — 8" Historiœ ecclesiasticœ primi a Christo nato seculi sélect a C api ta.

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