‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1128 sur 1220 · IVRE · texte numérisé non relu

IVRE

rZAT

etc.; Leipzig, 1709, iïï-i°, — 9' Historia Ecelesiasticœ secundi a Christo nato seculi selecta Capita , etc.; ibid., 4711, in-4''; ouvrage mis à V Index (Decr. 10 maii 1717), comme le précédent l'avait été auparavant (Decr. 15 jan. 171 4). La plupart des ouvrages dlttigius sont remplis de préjugés puisés dans la secte qu'il professait. Voy. F. Kern, D? Viia, obitu, scriptisque Th. Ittigii epistolicu Dissertatio. Saxius, Ono~ masticon Litterar., pars V, p. 392. Append., vi, p. 585; où l'on trouve des particularités trèscurieuses. Richard et Giraud. La Noitv. Biogr. nénér.

ITURÉE ou ITHURÉE, ITURÉENS ou ITU- RIENS.L'Iturée était une province de Syrie ou d'Arabie, comprise dans l'Arabie Pétrée, et située au delà du Jourdain, à l'orient de la Batanée , et au midi de la Trachonite. Les Ituréens viennent très-probablement de Jether ou Jethur, un des lils d'Ismaël. Selon Joseph , Aristobule, roi ou prince des Juifs, dès le commencement de son règne fit la guerre aux Ituréens , et , après en avoir soumis la plus grande partie, les obligea dembrasser le judaïsme, de même que, quelques années auparavant, Hircan, son

Eère, y avait obligé les Iduméens. C'était Phippe , un des lils d'Hérode, qui était tétrarche ou prince d'Iturée lorsque saint Jean - Baptiste commença les fonctions de son ministère. Voy, Genèse, xxv, 15. I Paralip., i, 31. Luc, m, 1. Joseph, Antig., 1. XllI, 19. D. Calmet, Diction, de ht liible , art. Ithurée. F. Miinier, De Rébus Iturœorion. Le Diction, de ia thénl. cathol.

IVERNEAUX (Hibernale), abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin, située à une lieue de Brie -Comte -Robert, au diocèse et à cinq lieues de Paris. Elle fut fondée, dit-on, en 12*26 par saint Louis, en exécution du testament de Louis Vill, et à la sollicitation de l'abbé de Saint-Victor, qui était aussi exécuteur testamentaire de ce prince. On met ce monastère au nombre de ceux qui composaient l'ancienne congrégation de Saint-Victor, et qui jouissaient des rnèmes privilèges. Voy. la Gallia Chri:t., tom. VIL Deicri'ption de Pains, tom. 1. Richard et Giraud.

IVES. Voy. Yves.

IV0..1'oy. Yves.

IVREE ( Eporadia ou Hipporegittm ) , ville épisc. du Piémont, située sur un rocher qui se trouve devant lentrée du val d'Aost. D'après la tradition du pays, cette ville a reçu la foi par les disciples de saint Eusèbe de Verceil. Son premier évêque , Elelogius ou Eulogius , assista en 451 au concile de Chalcédoine. Voy. Ughelli , Italia Sacra, tom. IV, p. 1064. Richard et Giraud.

I. IVRESSE, IVROGNERIE. L'ivresse est la privation volontaire de l'usage de la raison pour quelque temps , causée par l'excès dans le boire, pris uniquement pour satisfaire son plaisir, et l'ivrognerie est l'habitude de l'ivresse. Celui qui s'enivre volontairement commet, selon saint Thomas, un péché mortel. Cependant il distingue à ce sujet trois sortes divresse. La première , causée par la force du vin inconnue à celui qui boit, et qui en est surpris; alors l'ivresse, dit-il , peut être sans péché. La seconde, c'est lorsqu'on connaît, à la vérité, que l'on boit trop , et qu'on ne croit pas qu'une telle quantité soit capable denivrer ; dans ce cas l'ivresse

Î>eut n'être qu'un péché véniel. La troisième est orsqu'un homme, connaissant qu'il boit trop, aime mieux risquer de s'enivrer que de cesser de boire ; alors il commet proprement le péché d'ivresse , qui , selon le même docteur, est mor-

tel de sa nature. Dans ce dernier cas, l'ivresse n'excuse pas devant Dieu des péchés que l'on commet en cet état, parce qu'ils sont volontaires dans leur cause; Le péché d'ivresse est plus ou moins grief, à raison des persoiuies qui le commettent, et d'autres circonstances qui peuvent l'accompagner. Or il est plus énorme : 1<» dans les personnes du sexe, à cause des suites honteuses qu'il peut avoir; 2° dans les personnes constituées en dignité, et qui doivent particulièrement l'exemple aux autres : tels sont les pères de famille, les magistrats, les ecclésiastiques, curés, etc. Les conciles défendent avec la dernière rigueur aux ecclésiastiques de s'exposer à ces excès. Ceux qui tâchent d'enivrer les autres sont très-criminels devant Dieu, qu'ils réussissent ou non dans leur mauvais dessein. Si l'ivresse a lieu, ils sont responsables des suites. L'ivrognerie étant, comme nous venons de le dire, l'habitude de boire avec excès, constitue un péché contraire à la tempérance, et forme une des branches de la gourmandise. Considérée en général , et indépendamment des eflèts qu'elle peut produire , soit qu'elle trouble plus ou moins la raison, elle est condamnée par les saintes Écritures dans les termes les plus forts, et mise au nombre des péchés qui excluent du royaume de Dieu. Les saints Pères et tous les docteuis disent que l'ivrognerie entretient l'impureté , qu'elle porte à ce vice, et qu'elle rend l'homme capable des plus grandes brutalités, et enhardit les scélérats au crime. Voy. Isaïe, v, 11. I Corinth., vi, 10. Ambros., Lib. de Éiia et Jejun., Civi. Thom..2. 2., p. 15, art. 1. Conc. Lateran, III, can. XV. Conc. Agath., can. XLI. Richard et Giraud, art. Yvre. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, au mot Ivrognerie.

II. IVRESSE SPIRITUELLE, terme de théologie mystique qui désigne une disposition d'àme si douce, si ardente, accompagnée d'une joie si excessive et d'un contentement si sensible , que l'àme ne sait ni que faire, ni que vouloir, ni que demander à Dieu, et ni si elle doit se taire ou parler. Elle dit plusieurs choses à la louange de Dieu , fait des gestes, jette des cris, et ne peut se contenir au dedans d'elle-même; en sorte qu'elle ressemble à une personne ivre. C'est ce que sainte Thérèse appelle une sage et céleste folie. Voy. sainte Thérèse , IV^ Demeure, ch. II. J. Rusbroch,De Ornatu spiritualiuni nuptiarum, 1. II, c. XX. Le P. Honoré de Sainte- Marie, Tradit. sur la contemplation y tora. I, p. 504.

IVROGNERIE. Voy. Ivresse.

IVRY (Ibreium), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située en iSormandie, dans un bourg du même nom , au diocèse d'Évreux et sur les limites de celui de Chartres. Elle fut fondée en 1071 par Roger d'ivry, échanson de Guillaume le Bâtard, roi d'Angleterre, ef soumise à l'abbaye de Colombe. L'an 1244, les moines d'ivry obtinrent du pape la permission d'élire leur abbé sans la participation de celui de Colombe. L'an 1669, on y introduisit les bénédictins de la congrégation de Saint- Maur. Voy. la Gallia Chnstiana, tom. II, col. 652. Richard et Giraud.

IXION, espèce de vautour dont le plumage est blanc , et qui a la vue fort perçante. Moïse le met au nombre des animaux impurs. Saint Jérôme l'a traduit par milan dans le Lévitique, XI, 14. Koy.Deutér., xiv,13. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. II, p. 77.

IZATE, dont il est souvent parlé dans l'his-"

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torien Joseph, était roi des Adiabéniens. Quelques auteurs en font un chrétien, tandis que Joseph dit qu'il se convertit au judaïsme. Il mourut l'an 61 de Jésus- Christ, âgé de cinquante-cinq ans, après un règne de vingt-quatre, laissant la couronne à Moiiobaze, son lils. Ses os furent transportés à Jérusalem et enterrés avec ceux d'Hélène, sa mère, dans un mausolée magnifique qu'elle avait fait faire près de cette

ville. Au dernier siège de Jérusalem par Tite, il y avait quelques-uns des enfants et des frères d'ixate enfermés dans la ville, et à qui Tite accorda la vie. Voy. Joseph, Antiq., 1. XX, c. ii; 1. VI, c. xxxvi. De Bello Judaico, 1. "VI, c. xxxviii. D. Cal m et, Diction, de la Bible.

IZRAHIA, lils d'Ozi, et chef illustre de famille de la tribu d'Issachar. Voy. I Paralip., vu, 3.

JAAPHAR EBN TOPHAIL, philosophe arabe et mahométan , vivait au xii" siècle. Il a laissé un roman philosophique intitulé Histoire de Hai Ebn Yokdan, ou le Philosophe de soi-même, où l'on montre comment la raison humaine , avec le secours de l'expérience et d'un grand nombre d'observations exactes, peut parvenir à la connaissance des choses naturelles, découvrir ensuite les surnaturelles, et s'élever jusqu'à Dieu et à ce qui regarde l'autre vie. Cet ouvrage a été traduit en hébreu, au xvi« siècle, par le rabbin Moïse de Narbonne. Plus tard on en a donné une traduction flamande qui a paru à Amsterdam, in-4"; puis une traduction persane et deux anglaises; ce livre a paru dans cette dernière langue à Londres, 1686 et 1709. On en trouve un extrait dans Leclerc, Bihlioth. univ., t. lil, art. 4, p. 76 et suiv. Voy. Moréri, édit. de 1759.

JAASIA, iils ou habitant de ïhécué; car, dans l'Écriture, fils se prend souvent pour habitant; fut un des commissaires nommés pour rechercher les Juifs qui avaient épousé des femmes étrangères après le retour de la captivité. Voy. I Esdras, x,15.

JABALOT (François-Ferdinand), dominicain, né à Parme en 1780, mort à Rome l'an 18;:J4, était très -versé dans les langues orientales. Il obtint de grands succès comme prédicateur, et devint successivement maître général et consulteur de la Congrégation de Vhidex et des Indulgences, puis examinateur des évèques. On a de lui, outre une Oraison funèbre : Degli Ebrei nel loro rapporta colle nazioni crisliune ;Kome,\9ih, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.

JABEL, lils de Lamech et d'Ada, fut comme le maître, le chef, l'instituteur de ceux qui vivent sous des tentes à la campagne et font le métier de pasteurs. Voy. Genèse, iv, 20.

I. JABÈS , père de Sellum, quinzième roi d'Israël ou du royaume de Samarie. Voy. IV Rois. XV, 10.

II. JABÈS. L'Écriture dit qu'il fut plus illustre que ses frères; elle loue sa piété; mais elle ne dit pas de qui il était lils. Voy. I ParaHp., iv,

III. JABES DE GALAAD, ville de la demitribu de Manassé située au delà du Jourdain , au pied des montagnes de Galaad, Elle fut saccagée par les Israélites, parce qu'elle n'avait pas voulu joindre ses armes aux leurs dans la guerre qu'ils tirent aux Benjamites,en punition de l'outrage fait à la femme du Lévite dans la ville de Gabaa. Voy. Juges, xxi, 8. I Rois, xi, 1 et suiv.

I. JABIN, roi d'Asor, dans la partie septentrionale de la terre de Chanaan , se ligua avec

plusieurs autres contre Josué ; mais il fut vaincu aux eaux de Mérom,ettué à .\sor. Foy. Josué, xi.

II. JABIN , roi d'Asor, opprima les Israélites pendant vingt ans. Dieu, touché de leurs pleurs, suscita la prophétesse Débora et Barach. Ce dernier vainquit Sisara, général des troupes de Jabin, au pied du montCarmel, et les Israélites accablèrent complètement ce roi idolâtre. Voy. Juges , IV.

, JABINEAU (Henri), écrivain religieux, né à Étampes , mort en 1792 , entra chez les Doctrinaires, reçut les ordres, devint recteur du collège de Vitry, et se livra à la prédication. Plus tard il obtint un prieuré et une place de chapelain à l'église Saint-Benoit. En 1791, il combattit la constitution civile du clerçé, et commença la publication d'un journal intitulé Nouvelles- ecclésiastiques, ou Mémoires pour servir à l'histoire de la constitution prétendue civile du clergé. Il a laissé, en outre, un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Mémoire à consulter et consultation sur la compétence de la puissance temporelle, relativement à l'érection et à la suppression des sièges épiscopaux; 1760, in-8*; — 2» Epitres et Évangiles des dimanches et fêtes de toute l'année, avec de nouvelles réflexions; Paris, 1775; — 3° Exposition des principes de la foi catholique sur l'Église ;ihid., 1792, in-S". Voy. Feller, Biogr. univers. Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.

I. JABLONSKI (Daniel -Ernest), théologien protestant, né à Dantzig en 1660, mort à Berlin l'an 1741, prit ses degrés à l'université de Francfort-sur-l'Oder. Il devint successivement pasteur d'une église réformée de Magdebourg, prédicateur du roi de Prusse, conseiller du consistoire, membre du directoire des églises réformées, et président de l'Académie royale de Berlin. On lui doit : 1» une édition de la Bible hébraïque , avec des notes et une préface; Berlin, 1699, in-8o, et 1712, in-12 ; — 2» une édition du Talmud; — 3" Petit catéchisme pour les prosélytes juifs; en allemand; 1708, in-S"; — 4" Sermons chrétiens, en allemand; Berlin, 1710 et suiv.; — 5" Genium Stephuni Juvorskii II ex ejus posthumo theosophico Petra fidei dicta, in epistola familiari revelatum; ibid., 1730, in-4o; — 6» Historia consensus Sandomiriensis inter evangelicos regni Polo?iiœ et Lithuaniœ , in synodo generali evangelicorum utriusque partis; ibid., 1731, in-4». Il a donné, en outre, une traduction latine des huit Discours de Rich. Bentley contre l'athéisme, du Traité de Jos. AVoodward sur les sociétés pieuses de Londres et de celui de Burnet sur la prédestination et la grâce. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

JACH

JACO

II. JABLONSKI (Jean-Ernest), fils de Paul- Ernest , vivait au xmw siècle. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels on cite Spicilegii animadversionum de cultu virtutum sacro apud

fentes profanas Spécimen; Francfort-sur-l'Oder, 752, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

III. JABLONSKI (Paul -Ernest), théologien, fils de Daniel-Ernest, né à Berlin en 1693, mort à Francfort-sur-l'Oder l'an 1757 ou 1767, se livra spécialement à l'étude de la langue copte. Il devint successivement pasteur à Liebenberg, professeur de philosophie , puis de théologie , à l'université de Francfort-sur-l'Oder, et membre de l'Académie royale de Berlin. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1" Exercitatio historicotheologica de Nestorianismo, et illa imprimis Nestorianorum phasi ^ua humanam Christi naturam templum Divinitatis vocare solebant ; Berlin, 1724, in-8»; trad. en allemand; Magdebourg, 1752, iu-4»; — 2» Remphan, /Egyptiorum Deus, ab Israelitis in descrto cuHus; Francfort-sur-l'Oder, 1731, in-S"; — 3° Dissertatio exeg.-histor. de Serapi parabolico, ad Matth., xiii, 31 et 32; ibid., 1736, in-4o; — ^"De Ultimis Pauli apostoli Laboribus a beato Luca prœtermissis ; Berlin, 1746, in-4»; — 5» Panthéon œgyptianum ; excellent traité sur la religion des Egyptiens; 1750-1752, 3 vol. in-8"; — 6° Institutionei historiœ christianœ antiqiiioris; Francfort-sur-rOde'r,1753,in-8"; ~ 7° 1 iistitutiones historiœ christianœ receniioins; ibid., 1756, in-So; ces deux ouvi^ages réunis ont paru sous ce titre : Insiitutiones historiœ christianœ; ibid.,1766 et 1767, 1783 et 1784; — 8» Opuscula quibus lingua et antiquitas ^Egyptiorum difficiha sacrormn librorum îoca et hist. eccles. capita illustrantur; publiés après sa mort ; Leyde, 1804-1816, 3 vol. in-8°. Voij. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'né\ Le Diction, de la théol. cnthol.

JABNIA. Voy. Jamnu.

JABOC ou JËBOC , torrent situé au delà du Jourdain, et qui a sa source dans les montagnes de Galaad. Il servait de limite septentrionale au royaume de Séhon. C'est sur le Jaboc que Jacob eut à sa rencontre les an^s qui luttèrent contre \\n.Voy. Gen.,xxxn,l,2,22.Nombr., xxi, 24. Juges, XI, 22. Le Diction, de la théol. cathol.

JABRUDA ou TABRUDA, ville épisc. de la seconde Phénicie située au diocèse d'Antioche, érigée au iv« siècle sous la métropole de Damas. Elle a eu trois évêques, dont le premier, Eusèbe, fut représenté au concile de Chalcédoine par Théodore de Damas. Voy. De Commanville, /'* Table alphabet., p. 226, au motTABRUDA. Richard et Giraud.

JACA ou JACCA, YAGA, YIAGCA, ville épisc. du royaume d'Espagne dans la province d'Aragon, et située sur une rivière du même nom, au pied des montagnes qui font pai'tie des Pyrénées. Elle fut érigéeauxvi^sièclesous la métropole de Saragosse. L'an 1573, elle fut séparée de l'évêché de Huesca. Son premier évéque, Pierre de Frago, mourut en 1581. On tint un concile à Jaca, vers l'an 1060. Voy. Labbe, tom. IX. . Hardouin, tom. VI. De Commanville, /■•• Table alphabet., p. 124. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 252, 253.

JACHAN, un des enfants de la tribu de Gad. Voi/.l Paralip., v,13.

JACHANAN DU GARMEL, JEGNAM ou JÉ- CONAM, ville royale des Ghananécns dont le roi fut vaincu par Josué. Elle fut possédée par la tribu de Zabulon , et donnée en partage aux Lévites. Voy. Josué, xii, 22; xix,ll; xxi, 34. . I. JAGHIN , un des fils de Siméon ; il alla en Egypte avec son père, et fut le chef dé la famille

des Jachinites. Voy. Genèse, xlvi, 10. Nombres, XXVI, 12.

II. JAGHIN , nom donné à l'une des deux colonnes qui se trouvaient des deux côtés du vestibule du temple de Salomon. L'autre colonne s'appelait Booz. Voy. Booz, n» II.

JAGIM , chef delà douzième famille des vingtquatre classes sacerdotales. Voy. l Paralip., XXIV, 12.

JAGIME. Voy. Alcime.

JAGKSON (John), controversiste , né dans le comté d'York en 1686, mort l'an 1763, fut recteur de Rossington. Plus tard il succéda dans la place de directeur du duché de Lancastre, à Clarke, dont il était l'ami et dont il partageait les erreurs sur la Trinité : erreurs qu'il soutint avec tant d'acharnement, que l'université de Cambridge lui refusa le titre de maître es .irts, et qu'il ne put être admis à Bath à la communion anglicane. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, entre autres : \° trois Lettres apologétiques de la doctrine de Samuel Clarke sur la Trinité; 1714; — 2» Novatiani presbyteri romant Opéra quœ supersunt omnia, post Jacobi Pamelii Brugensis recensionem: prœmittitur dissertatio de Filii Dei homnousia; 1728, in-8»; — Z" A Dissertation on matter and spirit; with some remarks on a book entitled : An Enquiry into the nature of human soûl, written hy M. Baxter; ildï)] — 4» plusieurs autres écrits contre Warburton, pour établir la mission divine de Moïse, et contre Middleton, pour prouver que le pouvoir des miracles a continué dans l'Église après les apôtres. Voy. Chalmers , General Biographical Dictionary. Feller, Biogr. wiivers. La Nouv. Biogr. génér.

JACKSON (Thomas), théologien anglican, né à Witton, dans le comté de Durham, en 1579, mort l'an 1640, fut reçu docteur à Oxford en 1622. Il devint successivement curé de Saint- Nicolas, chapelain de Neile, évéque de Durham, président du collège du Corps-du-Christ , chapelain de Charles l", prébendaire de Winchester et doyen de Peterborough. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite des Commentaires sur lu Bible et une Explication du Symbole estimée des Anglais Ses Œuvres complètes ont paru à Londres en 1672 et 1673, 3 vol. in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. JACOB , patriarche , père des douze tribus d'Israël ( Voy. Israël), était, fils d'Isaac et de Rébecca, et frère jumeau d'Ésaii. Nous ne raconterons pas ici l'histoire de Jacob ; on la trouve exposée dans la Genèse ; nous dirons seulement qu'il a toujours été regardé comme l'un des principaux amis de Dieu, qui s'est appelé luimême le Dieu de Jacob, comme il s'était appelé le Dieu d Abraham et d'Isuac. Il a été honoré comme un grand prophète et le premier de ceux qui ont annoncé la venue du Messie ; il l'a représenté dans sa conduite, dans ses travaux, dans son inariage avec Lia, symbole de la synagogue, et avec Rachel, image de l'Église. Les Grecs l'honorent, avec tous les justes qui ont précédé la venue du Messie , le dimanche qui précède le jour de Noël; les Latins célèbrent sa fête le 5 février, jour qui est consacré aux patriarches du troisième âge du monde. Voy. Genèse, xv et suiv. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et eccles., tom. I, p. 471. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.; mais surtout D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible, fait connaître les discussions qui ont eu lieu au sujet de plusieurs traits de l'histoire de Jacob. Le Diction, de la théol. cathol.

JACO

JACO

II. JACOB (FONTAINE ou PUITS DE), puits situé près de la ville de Sichem , et sur le bord duquel Jésus-Christ parla à la Samaritaine. Jacob avait sa demeure non loin de là avant que ses fils eussent mis à mort les habitants de Sichem. Voy. Jean, iv, 6. Reland, Palœsiina illustrata, p. 1008, 1009. D. Calraet, Diction, de la Bible.

III. JACOB (GUÉ DE). On prétend qu'il est situé au-dessus de rembouchiue du Jourdain, dans la mer de Tibériade, et au-dessous de Césarée de Philippe , à l'endroit où il y a au-

iourd'hui un pont; mais, comme le remarque ). Calmet, il est bien plus vraisemblable que Jacob passa le Jourdain à Bethsan ou aux environs, puisqu'à son retour de la Mésopotamie il passa le Jaboc à Mahanaïm , d'où il se rendit à Phanuel et à Socoth, lieux situés près de Ijethsan. Voy. Genèse, xxviii , 10. D. Calmet, Diction, de la Bihle.

IV. JACOB, père de Mathan et aïeul de saint Joseph , époux de la très-sainte Vierge. Sa vie est^ pour ainsi dire, inconnue. Foî/.Matth., i,15.

\. JACOB, chef des Pastoureaux ou Patoiireaux , né en Hongrie, vivait au xiii<' siècle , et était appelé le Maître de Hongrie. On croit qu'il était entré dans l'Ordre de Cîteaux, et qu'il l'abandonna pour embrasser l'islamisme. Il prétendait être envoyé de Dieu pour recouvrer la Palestine, et rendre la liberté au roi Louis IX. Il émut le peuple à un tel point, que les laboureurs, les paysans et les bergers se levèrent en masse pour le suivre ; ce qui lit donner à sa troiipe le nom de Pastoureaux. Ils parcoururent la province, et arrivèrent à Paris; mais, leur audace augmentant à mesure que leur nombre s'accroissait ; ils commirent dans plusieurs villes des excès incroyables : le meurtre et le pillage leui étaient devenus familiers, et partout on fut obligé de les chasser comme des botes fauves. Jacob fut tué d'un coup de hache, et ses prosélytes Unirent par se disperser. Voy. Feller, Jii'jyr. univers. La Nouv. Bioqr. qénér.

Vl. JACOB (Louis), de l'Ordre des Carmes, né à Cliàlou-sur-Saône en 1608, mort l'an 1670, fut conseiller et aumônier du roi. En prenant l'habit religieux, il changea son nom de famille .lucob en celui de Louis de Saint-Charles. On lui doit un grand nombre d'écrits, parmi lesquels : 1® Bibliotheca pontificia, duobus iibris distincta, etc.; Lyon, 1643, in-4''; — 2» Elogium venerahilis sororis Joaiinœ de Cambri, Tornacensis, monialis S. Augustini, imprimé en tète d'un traité français de cette religieuse, intitulé : Sur la Destruction de l'amour-propre, et bâtiment de l'amour divin; Paris, 1644, in-4" ; — 3" Bibliographia pnrisina , etc.; ibid., 1645, in -4"; — 4° liibliograp/iia gallica nniversulis , etc.; 16'i6, in-4°; — 5" Elogium Mariœ Schurmanœ, virginis Jiafavœ eruditismnœ ; ibid., 1646, in-B" ; Leyde , 1646 , in-S" ; Utrecht , 1652, in-S" ; — 6° De Claris Scriptorifjus Calnlonensihus libri très, etc.; Paris, 1652, in4°. Il a édité en outre un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Avis salutaires et charitables de François Iréne'e sur les questions de la prédestination et de In fréquente communion ; Paris , 1643, in-B"; — 2" Catalogus abbatum et abbatissarum Benedictionis Dei, Ordinis Cisterciensis, diœcesis Lugdunensis \ — 3° Catalogus abbatum Caroli Loci ) Ordinis Cisterciensis, in diœcesi Silvane- Ktensi ; ces deux derniers ouvrages ont été insérés dans la Gullia Christiana, tom. IV, ancienne édit. Vojj. le P. Cosme de Saint-Étienne, carme d'Orléans , Mémoire sur le P. Louis de Saint-Charles, tiré de sa Bibiioth. Curmelitana.

Nicéron, qui dit (Mémoires, tom. XL, p. 87) du P. Jacob qu'il n'avait ni cette justesse de discernement , ni ce goût critique sans lesquels un écrivain ne peut guère éviter les fautes, et que la connaissance qu'il avait des livres était superlicielle, et se terminait à ce qu'ils ont d'extérieur. Labbe, Bibiioth. Biblinthecarum. Le P. Lelong, Bibiioth. Sacra et Bibiioth. histor. de France. Papillon , Bibtioth. des aut. de Bour-

£ogne. Richard et Giraud. Feller, Biogr, univers. a Nouv. Biogr. génér.

VIL JACOB (Pierre), dominicain, né à Bé' ziers , a laissé un Mémoire sur la cnnonicité de l'institut de Saint ' Dominique ; 1750, in -8"; l'auteur prouve, dans cet ouvrage, que l'Ordre de Saint-Dominique est un Ordre de chanoines réguliers.

VIII. JACOB-BAR- ASCHER, savant juif, né en Allemagne, mort à Tolède, selon les uns, en 1328, et^ selon les autres, en 1370, comme le remarque Wolf, bien qu'il donne lui-même la date de 1340. On a de ce rabbin , en hébreu : 1° Les Quatre Ordres , abrégé de tout ce que les docteurs juifs avaient écrit sur les lois et les rites de leur nation; la meilleure édition est celle de Hanau, 1610. Cet ouvrage, en l'immortalisant parmi les siens, a trouvé de nombi'eux commentateurs ; et un fils de l'auteur en a fait un résumé sous ce titre : Abrégé des décisions du R. Ascher ; Constantinople, 1606, infol.; — 2» des Notes sur le Pentateuque ; Constantinople, 1514; Zolkiew, 1806, in-S" ; Hanovre, 1838 , in-4». Ces Notes sont plutôt allégoriques et morales que littérales; et de Rossi dit qu'on a découvert que ce n'était qu'un abrégé ou un extrait de son premier commentaire , qui est un manuscrit très-volumineux , conservé dans la bibliothèque des Juifs à Mantoue. Voy. Bartolocci , Bibiioth. magna rabhinica, tom. III, p. 830 et seq. Wolf, Bibiioth. Hehr., tom. I, p. 582-584; tom. III, p. 442-450. De Rossi, Dizion. stor. degli Autori Ebrei, tom. I, p. 131,

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