‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1130 sur 1220 · X. JACOB DE SAINT-dHARLES. Voy. Jacob, n" VI · texte numérisé non relu

X. JACOB DE SAINT-dHARLES. Voy. Jacob, n" VI

JACOBA, un des chefs célèbres des familles et des maisons de la tribu de Siméon. Voy. I Paralip., iv, 36, 38.

I. JACOBATIUS (Dominique), théologien , né à Rome, mort vers l'an 1528, était très -versé dans la jurisprudence canonique. Il fut créé cardinal par Léon X en 1517, et devint successivement évêque de Lucera , de Massano et de Grosseto. Il a laissé : un Traité des coticiles qui a eu de nombreuses éditions in-fol.

II. JACOBATIUS (Raphaël), dominicain de Venise , vivait au XYiil' siècle. On a de lui :

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Doctrina dogmaiica de sacramentis ; Venise, 1720. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II. p. 813.

JACOBEAU ou JACOBEL, héréticpie et compagnon de Jean Huss , né à Mise en Bohême , vivait au xv« siècle , et était curé de la paroisse de Saint-Michel de Prague. Il se laissa séduire par un Vaudois, nommé Pierre Dresois, et se mit à débiter plusieurs erreurs, entre autres, que la communion sous les deux espèces était nécessaire aux laïques. Excommunié par l'archevêque de Prague , il fut condamné , ainsi que Jean Huss, dans le concile de Constance; mais il brava la condamnation, et mourut dans la contumace. Ses disciples furent appelés Jacohenux. Voy. Pratéole, tit. Jacobellus.

I. JACOBI (Frédéric -Henri), philosophe, né à Dnsseldorf en 1743, mort Tan 1819, fut président de l'académie des sciences de Munich. On lui doit plusieurs ouvrages en allemand, entre autres : 1« Lettres sur la phihsouhie de Spinosa ; Leipzig, 1785, avec un Supplément, dans lequel il réfute Mendeissohn ; Leipiig, 1785 ;

— 2» Des Choses divines et de leur revé/ution; ouvrage dirigé contre la philosophie de Schelling; Leipzig, 1811 ; — 3<» David Hume sur ta ]yi , ou Idéalisme et réalisme ;Vbià.y 1787. Voy. la iVoMi'. Biogr. génér.

II. JACOBI (Pierre), né à Orléans, vivait au XIV» siècle , et professait le droit à Montpellier. Il a laissé : Aurea Praciica libellorum; Cologne , 1575 , in-4''. Voy. VHist. ecclés. de Montpellier, p. 356.

JACOBILLI (Louis), protonotaire apostolique , né à Rome en 1598, mort à FoHgno vers l'an 1664, eut pour parrain le cardinal Baronius.Il étudia spécialement l'histoire civile, ecclésiastique et littéraire de TOmbrie. Outre un grand nombre d'ouvrages biographiques, il a laissé : 1" Cronica délia chiesu e monasterio di S. Croce di&issovino, nel territorio di Foligno;iGio3, in-4°;

— 2« Di Nocera neW Umbria e sua diocesi e cronologia de' vescovi di essa città; 1653 , in-4° ; — 3» Bibiiotlieca Vmbriœ , sive de Scnptoribu-i provinciœ Umbriœ; 1658 , in-4» ; — 4» Vite def santisst/no summo Poutefice Pio V, etc.; 1661 , in-4"'. Tous ces ouvrages ont été imprimés à Foligno. Voy. Kœnig, Biblioth. vet. et nov. La Souv. Biogr. gêner., où on trouve indiqué un certain nombre d'autres ouvrages , soit imprimés , soit manuscrits, de Jacobilli.

JACOBIN, JACOBINE. On appelait ainsi, en France, les religieux et les religieuses de TOrdie de Saint-Dominique , parce que le premier couvent qu'ils eurent à Paris , piès de la porte Saint-Jacques , était devenu un hôpital des pèlerins de Saint -Jacques, lorsqu'à la prière du pape Honoré III il leur fut donné , en 1218, par le docteur Jean, doyen de Saint- Quentin, et par luniversité de Paris. Voy. Dominicains.

JACOBINS (./aco6ini) , nom donné par le concile de Florence aux hérétiques dOrient connus sous le nom de Jacobites. Voy. Jacques de Vitri, Hi-'it. de Jérusalem.

JACOBINIUS (Henri), doyen des pénitenciers apostoliques, né en Bretagne, florissait vers l'an 1530. On a de lui : 1» un Dialogue de la confession ; Rome , 1532 ; — 2" un Traité du libre arbitre: ibid., 1551.

JACOBITES , hérétiques appelés aussi monophysites, parce qu'ils nadmettent qu'une seule nature en Jésus -Christ. Eutychès , archimandrite ou supérieur et abbé d'un célèbre monastère de Constantinople , émit le premier cette opinion ; il fut condamné et déposé de sa charge par saiut Flavien , dans un concile tenu en ki&.

L'année suivante, l'hérésiarque ftit absons dans un concile assemblé à Éphèse , Flavien fut exilé, et les évêques orthodoxes déposés. Cependant , en 451, le concile de Chalcédoine condamna tout ce qui s'était fait dans le concile d'Éphèse; mais les Égyptiens ne voulurent point souscrire aux décisions de ce concile. Les Jacobites eurent donc des patriarches, qui siégèrent à Amide en Mésopotamie; le premier fut Sévère, qui mourut en 539. \'ers l'an 16i6, il y eut des patriarches jacobites résidant à Alep qui abjurèrent le monophysisme, et embrassèrent le catholicisme. Cependant, il faut bien le remarquer, les jacobites ont la même croyance que les catholiques sur tous les points contestés entre les calvinistes et nous. L'abbé Renaudot l'a démontré jusqu'à l'évidence dans sa Perpétuité de la foi sur l'Eucharistie. Voy. Assemani, Biblioth. Orient., t. II, § III, V, VI, VIII, IX, X. Lequien , Oriens Christ., tom. II. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol., et surtout le Diction, de la théol. cathoi., qui traite la question avec une certaine étendue, et sous ses divers points de vue.

JACOBUS {Magd(ilius), surnommé Goudanm parce qu'il était de Goude en Hollande , mort vers 1520, se fit dominicain, et s'appliqua aux langues savantes. Ses principaux ouvrages sont : 1" Correctoriwn Bibliœ , cum difficilium dictionum interpretatùme , et Compendiurn Bibliœ ; Cologne , 1508 , in-4»; — 2° Flavii Josephi liber de impératrice Ratione, e grœco latine itersus; ibid., 1517, in-4°. Voy. Feller, Biogr. univers.

JACONIEL (Thomas), dominicain, né à Pignerol, dans le Piémont, mort en 1569, fut d'abord inquisiteur général de la foi à Turin, puis évéque de Toulon. Il se distingua par son érudition , par son zèle pour la propagation de la foi , et par la prudence avec laquelle il gouverna son diocèse. Il a laissé : 1" Traité sur l'autorité du pape ; — 2" Traité contre les Vaudois ; — 3° Propugnaculum contra Francisci Meddensis franciicani calurnnias ; Turin, 1559, in-8''. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. '•208.

JACQUELOT. Voy. Jaquelot.

JACQUEMART (Nicolas-François), né à Sedan l'an 1735, mort à l'hospice de La Charité, à Paris , en 1799 , a laissé plusieurs ouvrages sous le voile de l'anonyme. Nous citerons seulement : 1° Remarques historiques et critiques sur les trente-trois églises paroissiales de Paris, après sa circonscription , par ordre numérique; Paris, 1791, in-S"; — 2« Remarques historiques et critiques sur les abbayes, collégiales, paroisses et chapelles supprimées dans la ville et les faubourgs de Paris, d'après le décret de l'Assemblée nationale du 2 février 1791; Paris, 1791, in-8». l'ov. la NoHV. Biogr. génér.

JACQUEMIN (Jacques -Alexis), évêque de Saiut-Dié, né à Nancy en 1750, mort l'an 1832, se ht connaître comme prédicateur. U fut nommé en 1778 professeur de théologie à l'université de Nancy, travailla au journal intitulé : ie Catholique de Nancy, refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé , et se retira en Allemagne. Nommé évéque en 1823, il donna peu de temps après sa démission, et il se fixa a Nancy avec le titre de chanoine-évêque du chapitre de Saint-Denis. On lui doit : 1» De Incarnatione Verbi Domini: — 2° Abrégé des Mémoires de l'abbé Barruel, pour servir à l'histoire du Jacobinisme ; Nancy, 1801 ; Paris , 1817, 2 vol. in-12. Vot/. la ^'ouv. Biogr. génér.

JACQUEMONT (François), préU-e, ne eu iVo? à Boen, dans le diocèse de Lyon, mort à Saint-

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Etienne l'an 1835, fut élevé dans les principes du jansénisme. La révolution de 1789 étant arrivée, Jacquemont fit le serment, mais il ne tarda pas à le rétracter , et il resta caché dans les montag'nes du Lyonnais et du Forez, encourageant les prêtres et les lidèles de son parti. Il refusa en 1802 de signer le formulaire qui lui fut présenté par M. de Mérinville, évêque de Chambéry, chargé d'organiser provisoirement le diocèse de Lyon. Sous le règne de Napoléon il dogmatisa avec beaucoup de précaution j mais dès 1814 il se gêna moins, et rompit le silence en publiant plusieurs ouvrages. On a de lui : 1" Instruction sur les avantages et les vérités de la religion chrétienne, suivie d'une Instruction historique sur les maux qui affligent l'Eglise, et sur les i^emèdes que Dieu promet à ces maux; 1795, in-12 ; — 2" Avis aux fidèles sur la conduite qu]th doivent tenir dans les disputes qui affligent l'Église; 1796, in-12; ouvrage qui est d'un bout à l'autre un plaidoyer en faveur du jansénisme, et qui se termine par une justification des propositions condamnées par la bulle Unigenitus ; — 3" Lettre à Jl/gr le cardinal Fesch sur la publication du nouveau Catéchisme; Paris, 1815, in-12 : — 4" Mémoire sur les interdits arbitraires, et sur le refus public des sacrements et de la sépulture ecclésiastique; ibid., 1815, in-12; — 5" Maximes de r Eglise gallicane victorieuse des attaques des modernes ultramontains , par un curé de campagne; Lyon, 1818, in -8" de 130 pages ; c'est une réponse à deux écrits publiés à Lyon , dont l'un avait pour titre : Réflexions sur le respect dû au pape et à ses décisions dogmatiques; et l'autre : Précis des vérités catholiques. Voy. Feller. Biogr. univers., au Supplément.

* JACQUES (Jacobus). Ce mot s'appliquant à divers homonymes, nous avons placé d'abord les saints, en y comprenant les bienheureux, les Ordres religieux et militaires; ensuite les abbayes , enfin le reste des homonymes, en suivant autant que possible l'ordre alphabétique pour chaque catégorie.

I. JACQUES (saint), àxïV Ancien ou \e Majeur, apôtre et martyr, né , comme on croit , à Bethsaïde en Galilée , mort l'an 44, ou plus probablement l'an 42 , était lils de Zébédée et de Salomé , et frère aine de saint Jean l'Évangéliste. Il fut le quatrième des douze premiers apôtres. Appelé à l'apostolat avec saint .lean, ils reçurent de Jésus - Christ le nom de Fils du tonnerre (dénomination qu'on interprète diversement), furent témoins de la transfiguration de Notre- Seigneur sur le Thabor, et l'accompagnèrent au jardin des Oliviers. On croit que saint Jacques prêcha le premier l'Évangile aux .Tuifs dispersés sur toute la terre ; mais ce qui est certain , c'est qu'il prêcha avec, zèle à Jérusalem. Les Juifs suscitèrent contre lui Hérode Agrippa, roi de Judée, qui le fit mourir par l'épée vers le temps de Pàque. Les Grecs célèbrent sa fête le 30 avril, et les Latins, le 25 juillet. Voy., outre les évangélistes , Baronius, /4n««/e*, t. ÏX. Chorier, Hist. du Dauphiné,\. II, 1. 1, sect, viii, p. 15. Le P. Alexandre , Dmerfaf. sur saint Jacques. ïillemont. Mémoires, tom. I. D. Ceillier, tom. I, p. 483. Richard et Giraud. La Nouv. liiogr. qénér. Le Diction, de la t/iéol. cathol.

II. JACQUES LE MINEUR (saint), apôtre, mort lan (52 ou 63 de Jésus- Christ , était fils de Gléophas ou Alphée et de Marie , sœur de la sauite "Vierge , et frère de saint Jude. Il était donc cousin germain de Notre-Seigneur selon la chair, et il est appelé frère du Seigneur, parce que les Juifs, comme les autres peuples

de l'antiquité, donnaient le nom de frères à ceux qui appartenaient à la même famille {Compar. ï'rères, n» 111). Il fut appelé à l'apostolat, avec son frère saint Jude, la seconde année de la prédication de Jésus-Christ, et Notre-Seigneur lui apparut en particulier après sa résurrection. Les uns prétendent que ce fut le Sauveur lui-même qui, dans cette apparition ou dans celle qu'il fit à tous les apôtres ensemble, le mit à la tête de l'Église de Jérusalem ; d'autres veulent que ce soient les apôtres , mais en vertu du choix que le Seigneur avait fait de lui pour cette Église lorsqu'il monta au ciel. Quoi qu'il en soit , la sainteté de sa vie répondit à sa mission, et lui acquit une grande autorité parmi les chrétiens et les Juifs. Il gagna plusieurs Juifs par sa douceur; mais les autres, irrités contre lui, tramèrent sa perte. AnanusIÏ, grand prêtre, le fit condamner et livrer au peuple, qui le précipita du haut de la terrasse du temple. Les Latins honorent sa mémoire le 1" mai. Les anciens hérétiques lui ont attribué quelques écrits, mais l'Église ne regarde comme authentique que son Epitre, qui est la première des sept catholiques, et qui est adressée à tous les Juifs convertis et dispersés sur toute la surface de la terre ; on croit qu'il l'écrivit en grec. Voy. Tillemont, Mémoires ,\.om.. I. D. Calmet. D. Ceillier, tom. I, p. 422 et suiv. La Nomu. Biogr. gêner. Comme il y a encore aujourd'hui des protestants qui prétendent que saint Jacques était frère de Jésus-Christ selon la chair, nous croyons devoir renvoyer le lecteur aux preuves évidentes du contraire que nous en avons données dans notre Traduction française du Nouveau Testa' ment, 2« édit., Notes supplémentaires, p. 30 et suiv., comme nous le renvoyons à notre Introd. histor. et crit., etc., tom. V, p. 173et suiv., pour toutes les questions relatives à V Epitre du saint apôtre.

m. JACQUES (saint), martyr de Numidie, et compagnon de saint Marien. Voy. Marien. n» I.

IV. JACQUES (saint), évêque de Nisibe, né dans cette ville, mort vers l'an 350, s'acquitta de ses fonctions épiscopales sans rien relâcher des austérités qu'il avait pratiquées dans la solitude. Il assista en 325 au concile de Nicée,où il condamna l'arianisme; et par ses prières il délivra la ville de Nisibe assiégée par les Perses. Les Grecs célèbrent sa fête le 31 octobre, et les Latins le 15 juillet. On a, sous son nom, un volume intitulé : S. Jacobi, episcopi Nisibeni, Sennones, armenice et latine, cum prœfatione, notis et dissertation'e de ascetis; omnia nuncprimum in lucem prodierunt : Rome , 1756, in-fol.; le texte arménien et la traduction latine ont été imprimés dans Galland, Bibliotheca Patrum; Venise, 1765; le texte seul a été réimprimé à Constantinople en 1824. Voy. Théodoret, Hist., 1. I, c. VII, et 1. II, c. XXX. Gennade, In Catal., c. i. Richard et Giraud.

V. JACQUES (saint), ermite de Sancerre, dans le Berry (Heremita Saxiacus), né en Grèce, mort vers l'an 865, suivit d'abord la carrière des armes, et fut très - considéré de l'empereur Léon V, qui l'appela auprès de lui; mais son frère, Herpelin, le détermina à embrasser comme lui la vie solitaire, et ils vécurent ensemble pendant un an dans toutes les pratiques de la pénitence. L'an 859, Jacques vint en France, visita plusieurs monastères, et se fixa dans une abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît, située à quelques milles de Bourges. Plus tard il se retira dans une solitude peu éloignée de la petite rivière de Saudre, où il vécut de la manière la

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plus austère. On Tinhuma dans la chapelle de son ermitage , où il se forma dans la suite un petit monastère appelé la Chapelle-Dam-Cillou, et, par corruption, d'Angillon. On célèbre la fête de ce samt ermite le 49 novembre. Voy. D. Mabillon, iv« Siècle bénéd., p. 2. Bulteau, Abrégé de l'Hist. de l'Ordre de Saùit - Benoit et des moines d'Occident. 1. V, c. viii.

VI. JACQUES DE MEVANIA (saint), dominicain, né à Meviana, aujourd'hui Bevaçna, dans rOmbrie, en 1220, mort le 22 août 1301, se livra avec succès à la prédication. Il fonda un couvent de son Ordre à Mevania, où il établit une parfaite régularité, et il convertit Ortinelli ou OttonelH, chef d'une secte qui faisait de grands ravages dans rOmbrie, et qui était connue sous le nom de Nouveaux Nicolaîtes. On célèbre sa fête le 23 août. Voy. le P. Touron, Hommes illust. de Suint-Dominique, tom. I , p. 629 et suiv. Richard et Giraud.

VII. JACQUES INTERCIS (saint), martyr de Perse, né à Elap ou Bélade,mort le 27 novembre 420. Appartenant à une famille noble et chrétienne, il épousa une femme chrétienne. 11 renonça à la foi pour plaire au roi Isdegerbe; mais , touché des remontrances de sa mère et de sa femme , il répara sa faute, et fit connaître son retour à sa religion. Le roi, indigné, le condamna à être coupé vif en morceaux; c'est ce genre de supplice qui Ta fait surnommer Intercis par les Latins , et Ecmeliste par les Grecs. On célèbre sa fête le 27 novembre. Voy. Richard et Giraud.

VIII JACQUES SALOMON (Le bienheureux), dommicain , né à Venise en 1231 , mort le 31 mai 1314, avait un goût prononcé pour le silence et la retraite ; ce qui ne l'empêchait pas de se livrer à la prédication, de résoudre les doutes des fidèles, et de leur procurer tous les secours spirituels et temporels dont ils avaient besoin. Il avait acquis une telle réputation de sainteté, que sa modestie en ayant été alarmée, il alla se cacher à Forli, dans le couvent de son noviciat. Il y vécut près de quarante-cinq ans dans les

f>ratiques de la dévotion, de la pénitence et de a charité. Son culte , d'abord autorisé à Forli, fut étendu à tous les États de Venise par Paul V, et à tout l'Ordre des Frères Prêcheurs par Grégoire XV. Voy. le P. Touron, Homm. illustr. de l'Ordre de Saint -Dominiq., tom. I, p. 763 et suiv. Richard et Giraud.

IX. JACQUES (ERMITES DE SAINT-), de Molinio et de Loupeavo, près de Lucques,en Italie; nom des ermites dune congrégation qu'Alexandre IV réunit à beaucoup d'autres pour former l'Ordre des Ermites de Saint-.\ugustiu. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. 111, c. II.

X.JACQUES DE L'ÉPÉE (SAINT-), nom donné aux chanoines de Saint -Éloi qui avaient en Espagne des hôpitaux sur le chemin appelé la Voie française. Us s'unirent à l'Ordre militaire qui se fonda à leur instar, en ^prenant le même titre de Saint - Jacques de l'Épée, et devinrent chapelains des nouveaux chevaliers. Alexandre III leur donne seulement le nom de clercs, mais .\drien VI et Clément VU les appelle chanoines réguliers de Saint-.\ugustin.Il y a aussi des chevalières ou chanoinesses de Saint -Jacques de l'Évée, dont le premier monastère fut fondé en 13i2, à Salamanque, par le chevalier Peley Ferez et Marie Menoez, sa femme, pour loger les pèlerins de Saint-Jacques. Voy. le P. Hélyot, tom. II. Hermant , Histoire des Ordres de cJievalerie,'p. 55 et suiv., et Compar. l'art, suiv.

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