‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1131 sur 1220 · XI. JACQUES DE L'ÉPÉE (SAINT-), Ordre · texte numérisé non relu

XI. JACQUES DE L'ÉPÉE (SAINT-), Ordre

militaire établi en Espagne vers 1170, sous le règne de Ferdinand II, roi de Léon et de Galice. Le but de celte institution était de mettre un terme aux incursions des Maures , qui troublaient les pèlerins qui se rendaient à Compostelle pour visiter le tombeau de saint Jacques. Cet Ordre fut approuvé en 1175 par Alexandre 111, en 1198 par Innocent lll, et en 1507 par Jules II. La dignité de grand maître de Saint-Jacques fut réunie à la couronne d'Espagne par .\drien VI, en faveur de Charles-Quint. Voy, le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. Il, p. 256. Hermant, Histoire des Ordres de chevalerie, p. 55 et suiv., et Compnr. l'art, précéd.

Xn. JACQUES DE L'ÉPÉE (SAINT-), Ordre militaire établi l'an 1320 en Portugal ; c'est le même que le précédent. Les chevaliers d'Espagne furent d'abord appelés en Portugal par les rois de ce pays; mais, dans la suite, l'Ordre y étant devenu très-riche et très-puissant, le roi Denis voulut avoir un grand maitre qui ne relevât d'aucun autre. Il ordonna donc par ses édits que la ville d'.\lcaçar do Sal serait le chef de l'Ordre; depuis c'est Palmela qui l'est devenu. Vou. l'art, précéd.

XIII. JACQUES DU HAUT-PAS ou DE LUC- QUES (SAINT-), Ordre religieux de chanoines hospitaliers dont on ne connaît pas l'origine, et que le P. du Breuil met au nombre des Ordres militaires. Il est cependant certain qu'il y a eu un Ordre de Saint-Jacques du Haut-Pas , dont une paroisse de Paris a conservé le nom. Le but de cet Ordre était de passer gratis les pèlerins sur les rivières. Aussi furent-ils tous frères lais d'abord; ce n'est que plus tard qu'ils reçurent les ordres sacrés. Pie II supprima cet institut en 1459; ce qui n'empêcha pas qu'il n'y eût encore quelques-uns de ces religieux en France l'an 1572. Foy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. II, p. 278. Richard et Giraud.

XIV. JACQUES (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située dans la ville deBéziers. On ignore l'époque de sa fondation, mais il est certain qu'elle existait dès le commencement du x« siècle. L'an 1664 , elle fut unie à la congrégation des chanoines réguliers de Sainte- Geneviève. Voy. la Gallia Christ., tom. VI, col. 414. Richard et Giraud.

XV. JACQUES (SAINT-), abbaye de chanoines réguliers de la congrégation de France dite de Sainte-Geneviève, située à Provins, en Brie, au diocèse de Sens; elle fut fondée au xii« siècle par Thibaud, comte de Champagne. Voy. Richard et Giraud.

XVI. JACQUES DE DOÉ (SAINT-), en latin Sanctus Jacobus de Dou , abbaye de l'Ordre de Prémontré située sur le sommet d'une montagne, près de la ville du Puy-en-Velay. Elle fut fondée l'an 1138 par les seigneurs de Saint- Quentin; il parait qu'elle fut d'abord occupée par des chanoines de Saint -Norbert. L'abbé jouissait de plusieurs beaux privilèges, entre autres d'être constitué par commission expresse du Saint-Siège arbitre souverain des ditférends qui pouvaient s'élever entre les évéques et les chanoines. Voy. la Gallia Christ., tom. IL Richard et Giraud. ..,. >

XVII. JACQUES DE MONTFORT (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-.\ugustiu située dans la ville de Montfort, en Bretagne, au diocèse de Saint-Malo. Elle fut fondée au milieu du xil« siècle par Guillaume 1", sire de Montfort et de Gaël. Elle suivait la réforme des chanoines réguliers de la congrégation de France.

XVIII. JACQUES, diacre d'Edesse, vivait au lye siècle; il a laissé la Vie de sainte Pélagie

JACO

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d'Jntioche, qui est rapportée par Surius au 8 octobre.

XIX. JACQUES, évêque de Batna, en Mésopotamie, né à Curtanes, village situé sur les bords de l'Euphrate, en 452, mort en 521, fut élevé à l'épiscopat en 519. Sa réputation de doctrine et de piété lui a valu de la part des Syriens, tant orthodoxes qu'hérétiques, les honneurs que l'on rend aux saints. Les Maronites célèbrent sa fête le 5 avril, et les Jacobites le 29 octobre. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages qui n'ont pas été imprimés; seule, sa Liturgie a été donnée par Renaudot , dans les Liturgies orientales, tom. II, il est aussi l'auteur des rites du baptême usités dans l'église des Syriens. Voij. Assemani, Bililioth. Orient., tom. I, p. 297. D. Ceillier, tom. XV, p. 545 et suiv.

XX. JACQUES (François), Père récollet de la province d'Avignon, né a Digne, a donné : Historiographie générale des provinces ecclésiastiques fie l'Eglise latine; où l'on traite de l'origine des patriarcats , primaties, archevêchés et évèchés répandus dans les quatre parties du monde, comme aussi de l'établissement des Ordres religieux dans chaque diocèse et des lieux qui ont donné naissance à leurs fondateurs et fondatrices; Avignon, 1716, in -fol. Voy. le Journal des Savants, 1716, p. 589 et suiv. Richard et Giraud, où l'on trouve une analyse détaillée de cet ouvrage.

XXI. JACQUES (Jean), écrivain du xvii» siècle, a donné un Abrégé des ce'rémonies; Anvers. 1621. Voy. Kœnig. Biblioth. vet. et nov.

XXII. JACQUES (Matthieu-Joseph), théologien, grammairien et mathématicien, né dans la Franche-Comté en 1736, mort à Lyon en 1821, obtint au concours, en 1775, la chaire de théologie de l'université de Besançon. 11 fut nommé en 1810 professeur et doyen de la faculté de théologie de Lyon. Outre des ouvrages de lexicographie, de mathématiques, de métaphysique et d'iiistoire, il a laissé : 1» Prœlectiones theologicœ deDeoet Trinitate in quitus, scholasticorum missis altercationibus , id tractutur unum quod utile videatur; Besançon, 1781, in-12; — 2» De Inca>'7iatione Verbi divini; ibid., 1782, in-12; — 3» De Ecclesia Christ i; ibid., 1783, in-12; — 4o De /{e%zo?2e; ibid., 1785, in-12; — 5" De Gratta ; ibid., 1786, in-12; — 6" De Scriptura sacra et t'raditione; ibid., 1786, 2 vol. in-12; — l^Preuves de la vérité de la religion catholique, en forme de dialogue, à la portée des peuples; Neufchâtel, 1793, in-12; Pans, 1804; Dôle, 1812; à la lin de la 1" édit., on trouve une Réfutation des Principes de l'Église constitutionnelle , et la 2» édit. a pour titre : Preuves convaincantes de la vérité de la religion chrétienne, à la portée de tout le monde. Voy. Béchet, qui lui a consacré une Notice dans le Recueil de l'Académie des sciences de Besançon. VAmi de la Religion, tom. XXVII. Quérard, La France littér. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

XXIII. JACQUES GAÏÊTAN, cardinal et neveu de Boniface VIII, a écrit un livre de la Centième année ou du Jubilé, donné par Reuss avec des notes, et imprimé dans la Bibliothèque des Pères de Cologne, tom. XIII.

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