‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1136 sur 1220 · JAHN · texte numérisé non relu

JAHN

JADAlA , prêtre qui revint de la captivité de Babylone, sous Zorobabel, avec 973 de ses frères. Voj/. I Esdras, ii , 36.

JADASON, fleuve nommé Hydaspes dans la version grecque. Il traversait la Susianne pour se rendre dans le Tigre. Voy. Judith, i, 6.

JADDO , lils de Zacharie et chef de la demitribu de Manassé, au delà du Jourdain, du temps de David et de Salomon. Voy. I Paralip.,xxvii, 21. j V, .

JADER (saint), évêque de Midile, dans la Numidie, fut martyr et compagnon de saint Némésien. Voy. Némésien.

JADIAS, surintendant d'une partie des troupeaux de David. Voy. I Paralip., xxvii, 30.

JADIHEL , fils de Benjamin (I Paralip., vu, 6); il est appelé Asbel dans le passage parallèle (Genèse, xlvi, 21), et dans ce même livre des Paralipomènes (viii, 1).

JADON MERONATHITE, un des Juifs qui travaillèrent à rebâtir les murs de Jérusalem après la captivité de Babylone. Voy. II Esdras, m, 7.

JiEGER (Jean-Wolfgang), luthérien, né à Stuttgart en 1647, mort en 1720, fut successivement conseiller du duc de Wurtemberg, professeur en théologie, chancelier de l'université et prévôt de l'église deTubingue. Il a donné plusieurs ouvrages, dont les plus connus sont : 1» une Histoù^e ecclésiastique comparée avec l'histoire profane; Hambourg, 1709, 2 vol. in-fol.; — 2" un Système et un Abrégé de théologie; — 3° plusieurs Traités de théol. mystique, contre Poire t , Fénelon, etc.; 2 vol. in-8°; — 4o Observations sur Puffendorf, et sur le Droit de la guerre et de la paix de Grotius ; — 5" Traité des lois; in-S»; — 6° Examen de la vie et de la doctrine de Spinosa; — 7" une Théologie morale. Tous ces ouvrages sont en latin. Voy. Feller, Biogr. univers.

JAÊN (Giennium, Gennia ou Oniitgis), ville épisc. d'Espagne sous la métropole de Tolède , située au pied d'une montagne, à neuf ou dix lieues de Grenade. L'an 1243, Ferdinand II, roi de Castille, ayant enlevé cette ville aux Maures, y transféra le siège épiscopal de Baeza. D'après la tradition espagnole , le premier évêque de Jaën fut saint Euphrasius, disciple de saint Pierre, qui souffrit le martyre sous Néron. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXV, p. 256,257.

JAFFA. Voy. Joppé.

JAGU (saint), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située sur la côte de Bretagne, au diocèse de Dol, à deux lieues de Saint-Malo. Elle reconnaissait pour son fondateur le saint dont elle portait le nom, et qui vivait au v« siècle. Elle fut souvent pillée par les Saxons, les Normands et les Anglais; mais les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, qui y furent introduits en 1647, lui rendirent son ancien lustre. Voy. La Martinière, Diction, géogr. VHist. de Bretagne, tom. II.

JAGUR, ville située au midi de la tribu de Juda. Foy. Josué, XV, 21.

JAH. Voy. J EH 0 VA.

JAHADDAÏ , père de Régom , et un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., ii, 47.

JAHALA , un des chefs des Nathinéens qui revinrent de Babylone à Jérusalem, avec Zorobabel. Voy. II Esdras , vu , 58.

I. JAHATH , de la race de Gerson, lils de Lobni, était un des chantres du temple du temps de David. Voy. 1 Paralip., vi, 20.

II. JAHATH, lévite de la race de Mérari, intendant des ouvriers que Josias employa aux réparationsdu temple. Voy. Il Paralip., xxxiv,12.

JAHAZIA, fils de Thécué et un des commissaires nommés par Esdras pour examiner qui étaient ceux des Juifs qui avaient épousé des femmes étrangères pendant la captivité. Voy. 1 Esdras, x, 15.

JAHAZIEL, troisième fds d'Hébron, et un des lévites qui faisaient le service du temple au temps de David. Voy. I Paralip., xxiii, 19.

JAHEL, femme d'Haber le Cinéen. Elle tua Sisara, général des troupes de Jabin,roi d'Asor, en lui enfonçant un clou dans la tempe. Ce fait, qui est raconté au livre des Juges (iv, 17 et suiv.), a donné lieu à des incrédules de s'inscrire en faux contre la divinité de ce livre , sous prétexte que l'auteur a loué dans Jahel (vi, 24 et suiv.) un mensonge, une violation du droit de l'hospitalité et un lâche assassinat. Remarquons que si Jahel est louée par l'écrivain sacré , c'est à cause de la résolution généreuse que lui inspira son attachement pour les Israélites , dont sa famille était l'alliée, et non à cause de la tromperie dont elle usa en cette circonstance. A la vérité on justifierait difficilement son mensonge formel, son manque de bonne foi , choses mauvaises en elles-mêmes ; mais cela ne doit pas empêcher de rendre justice à ses intentions, qui étaient incontestablement pures et louables. D'ailleurs, dans ces temps reculés, dans les circonstances toutes particulières où elle se trouvait, cette femme n'a-t-elle pas pu se faire illusion sur son véritable devoir? Serait -il bien étonnant qu'elle se fût persuadée que, dans un cas semblable, et surtout d'après les lois de la guerre alors existantes, le mensonge, la tromperie et le meurtre même, étaient des stratagèmes qu'il lui était permis d'employer contre Sisara, ennemi déclaré du peuple Israélite dont elle faisait partie? Quant au droit de l'hospitalité qu'on dit avoir été violé, oblige-t-il quelqu'un envers les ennemis publics et les injustes oppresseurs de son peuple? Le devoir de l'amour pour la patrie n'est-il pas plus rigoureux? Ajoutons que Sisara ne dut s'imputer qu'à lui-même d'avoir cherché un refuge dans une famille qui faisait partie du peuple avec lequel il était en guerre. Enfin Jahel pouvait tout naturellement craindre que Sisara ne fût qu'un espion de son parti , qui cachait quelque dessein de trahison.

JAHÉLEL, fils de Z abulon et un des Israélites qui entrèrent en Egypte avec Jacob. Voy. Genèse, xlvi, 14.

JAHIEL, Lévite et chantre du temple. Il avait aussi la garde des trésors et des portes du lieu saint. Voy. I Paralip., xv, 18.

JAHN ou lAHN (Jean), théologien catholique, né à Taswitz, en Moravie, l'an 1750, mort à Vienne en 1816, peut passer à bon droit pour un des orientalistes, critiques et exégètes les plus habiles de l'Allemagne. Il professa à Bruck les langues orientales, et l'herméneutique biblique. Plus tard il occupa à Vienn* la chaire des langues orientales, d'archéologie biblique et de dogmatique ; mais la grande hardiesse de ses opinions la lui fit perdre. Poui* le dédommager, on le nomma chanoine de Saint-Étienne de Vienne. Outre de bons ouvrages de lexicographie et de grammaire, et des articles insérés dans les Archives théologiques de Bengel, en allemand, il a laissé ; 4° Introduction aux saintes Écritures deVA7icien Testament ; en allemand; Vienne, 1793, 1 vol. en 2 tom.; 2* édit.; considérablement augmentée , 1802-1803, 2 vol. en 4 tom.; — 1'^ Archéologie /^tWiowe, en allemand; ibid., 1797-1805; 1817-1825, 2" édit., 5 vol.; — 3° Biblia hebraica; ibid., 1806, 4 vol. in-S"; — 4° Introductio in libros sacros Veteris Fœderis,

JALE

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