‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1143 sur 1220 · JANV · texte numérisé non relu

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saints personnages de t Ordre de Saint- Dominique: 1644.

IV. JANSSEN60T ^Nicolas), dominicain, rère des précédents, ne à Zieriezée en Zélande, mort l'an 1634, professa la théologie à Louvain, fut envoyé par le Saint-Siège dans le Danemark, avec le P. Jarqucs de Brower et ses frères Corneille et Dominique , pour travailler à la conversion des luthériens, et il obtint du roi de Danemark le libre exercice de la religion catholique à Frederikstadt. Il a laissé : 1" Panégyrique de saint Thomas d'Aquin; Louvain, 1621, m -8°; — 2° Vie de saint Dominique; Anvers, 1622, in-8° ; — 3" Animadversiones et scholia in Apologiam nuper editam de vita et morte Joannis Duns Scoti , etc.; Cologne , 1622 ; — 4» Defensio fidei catholicœ et apostolicœ romanœ opposita Admonitioni necessarice Joannis Mulleri, etc.; Anvers , 1631 , in-8° ; — 5° Bénéficia FF. Prcedicatorihus a diva Virqine collata; ibid., 1632, in-12. Voi/. le P. Écharti, Scriptnr. Ordin. Prœdic. Le P. Touron , Hommes illustres de V Ordre de Saint- Dominique. Richard et Giraud, art. Jassenboys (Nicolas). La Souv. Biogr. ge'nér.

I. JANSSENS (Érasme), en latin Erasmus Johannis, théologien unitaire hollandais, né vers l'an 1540, mort à Clausembourg vers Tan 1595, embrassa le socinianisme, et se réfugia à Cracovie , où il eut une conférence avec le célèbre Faust Socin. Plus tard il rétracta ses opinions pour avoir une place de ministre des unitaires à Clausembourg. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1» Clara Demonstratio Anticnristum immédiate post mortem apostolorum cœpissc regnare in Ecc/esia Christi ; 1 584, in-12 ; — 2» Antithesis doctrinœ Christi et Antichristi de uno vero Deo; 1585 ; — 3" Scriptum quo causas propter quas vita œterna contingat complectitur , et in quo de triplici justitia filiorum Dei tractât; 1589; — 4» De t'nigeniti Filii Dei Existentiu ; site disputatio inter Erasmum Johannis, affirmantem Christum fuisse unigenitum Dei Filium , etiam antequam ex Virgine nasceretur , et Faustum Socinum, contrariant sententiam asserentem, etc.; Cracovie, 15^, in-12, et dans les Œuvres de Socin, tom. II; Amsterdam, 1668. Voy. laNowi;. Biogr. génër., où on trouve plusieurs autres ouvrages indiqués.

II. JANSSENS (Herman), récollet, né à Anvers l'an 1685, mort pieusement dans la même ville en 1762. On a de lui : 1" Prodromus sacer; Anvers , 1731, in-4'' ; l'auteur y donne des règles pour traduire l'Écriture sainte , et pour découvrir les défauts des traductions flamandes ; — 2o Explanatio rubricat^um Missaiis romani , etc.; ibid., 1757, 2 vol. in -8"; ouvrage plus estimé que le précédent. Voy. Feller, Biogr. univers.

III. JANSSENS (Jean-Hermann), professeur d'Écriture sainte et de théologie dogmatique au séminaire de Liège , né à Maeseyk , province du Limbourg, en 1783, mort l'an 1855, outre son Histoire des Pays-Bas, écrite au point de vue orangiste , a laissé : Hermeneutica sacra seu Introductio in omnes et singulos libros sacros Vêteris ac Novi Fœderis ; Liège, 1818, 2 vol. in-S"; reproduite à Paris, 1851, en 1 vol. in-8°, sans aucun changement. En 1858, une 3* édition a paru à Turin , également en 1 vol. in-S», stereotypa, mendis innumeris expurgntu. On sait que , lorsque l'abbé Janssens publia cet ouvrage , il y eut de vives réclamations dans une partie du clergé belge. Parmi les divers reproches adressés à l'Herméneutique , il en est plusieurs d'incontestablement mérités. L'estimable auteur ne montre pas toujours une orthodoxie rigoureuse ; ses opinions parfois ne s'éloignent

guère des interprètes et des critiques qu'il veut combattre. Il semble l'avoir compris lui-même ; car, lorsqu'en 1827 l'éditeur J.-J. Biaise lui communiqua le premier volume de la traduction française de J.-J. Pacaud, augmentée d'un certain nombre de notes qui rectifiaient son travail sur plusieurs points, il s'empressa de témoigner sa satisfaction en envoyant quelques additions et corrections faites par lui-même. Outre l'édition française de 1827 , le même libraire-éditeur en lit paraître en 1^ une seconde , revue, corrigée et augmentée , en 3 vol., en 2 formats, in-S» et in-12. Depuis, l'abbé Sionnet a donné une nouvelle édition de cette dernière, en y faisant d'utiles additions, mais en même temps des retranchements considérables

3ui ne paraissent nullement fondés. Malgré les iverses additions faites au travail de Janssens, son ouvrage n'est pas , tant s'en faut, au niveau de la science biblique actuelle. Voy. Y Ami de la Heligion et du Roi, n»» 629, 1406, 1407.

JANUA. Voy. Gênes.

JANUA CDe). Voy. Balbi.

JANUENSIS. Voy. Balbi.

JANUM , ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 53.

I. JANVIER (Januarius) , nom du premier mois de l'année, selon la supputation dont on se sert aujourd'hui en Occident. L'année de Romulus commençait au mois de mars, et ce fut Numa Pompilius qui ajouta le mois de janvier. En France , l'année commençait autrefois à Pâques ou à Noël, mais Charles IX ordonna qu'on commencerait à compter l'année par le premier jour de janvier. A Rome , l'année commence encore maintenant à Pâques. Voy. Baronius, Notes sur le Martyrologe romain, au l*"" janvier, note 1. Le P. Petau, Rationarium tejnpoi-um. De Ferrière, Diction, de droit et de prat., au mot Janvier. Richard et Giraud.

II. JANVIER (saint), martyr, était un des fils de sainte Félicité. Voy. Félicité , n° II.

III. JANVIER (saint), martyr et compagnon de saint Sixte. Voy. Sixte , n"

IV. JANVIER (saint), martyr de Cordoue, et compagnon de saint Fausle. Voy. Faiste, n» III.

V. JANVIER (saint), évêque de Bénévent et martyr, né à Naples, mort vers 305, était lié avec un saint diacre, nommé Sosie, qui fut emprisonné pour la foi à Pouzzoles. Janvier fut arrêté lui-même , parce qu'il allait le voir et le consoler; il eut la tête tranchée, et Feste, Didier, Sosie , Procule , diacres, subirent le même sort. La translation des reliques de saint Janvier se fit à Naples vers Tan 400 ; elles furent transférées ensuite à Bénévent vers 825; enfin on les déposa dans la cathédrale de Naples le 13 janvier 1497. La ville de Naples honore saint Janvier comme un de ses patrons. Ce qui rend son culte très-célèbre, c'est le miracle qui se renouvelle tous les ans. Or, ce miracle consiste en ce que le sang du saint, qui est renfermé dans une fiole , et qui est congelé , devient liquide lorsqu'on approciie la liole de la tête du saint martyr. Quand on a retiré le sang, et qu'il n'est plus en présence du chef, il redevient solide. On fait cette cérémonie avec beaucoup de pompe le jour de la fête de saint Janvier , le 19 septembre, et le premier dimanche de mai, jour où on célèbre la translation du saint martyr de Pouzzoles à Naples. Le pape Paul II parle de la liquéfaction du sang de saint Janvier sous le règne d'Alphonse 1" d'Aragon, en 1450. Ange Caton, qui llorissait en 1474, et d'autres auteurs de ce siècle en font mention. Les protestants n'ont jamais nié ce phénomène ; plu-

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sieurs voyageurs de leur communion l'attestent comme témoins oculaires ; leurs efforts pour l'expliquer naturellement ont été jusqu'ici entièrement vains. Que d'incrédules qui, s'étant rendus sur les lieux dans ces derniers temps, bien persuadés de la fausseté du fait, sont revenus animés d'un sentiment contraire ! Les Grecs célèbrent la fête de ce saint et celle de ses compaffnons le 21 avril, et le 18 ou le 19 septembre; es Latins lionorent ces saints martyrs le 19 septembre. Voy. Tiilemont, Mémoires ',iom. V. Les BoUandistes, qui, au 19 septembre, tom. VI de septembre, à la lin, semblent avoir épuisé tout ce qu'on peut dire sur saint Janvier, et les ^§ xxil-xxxi du Cominent. prœv., en particulier, qui traitent à fond la question du sang du martyr. Le Journal histor. et littér. du 15 novembre 1779 ; du 15 juillet 1788, p. 421 ; du 15 mai 1789, p. 97. Baronius, Annal., ad ann. 305, et Annotât, ad Martyr. Roman., ad 19 sept. Pic de la Mirandole, Lih. de Fide. Benoit XIV, De Canonisât., 1. IV. Melchior Canus, Def'ens. miracul. advers. Danhawerum. Feller, Bio^r. univers.

VI. JANVIER ( Ambroise ), bénédictin , né à Sainte -Suzanne, dans le diocèse du Mans, en 1614, mort à Paris, l'an 1682, à l'abbaye de 6aint-Germain-des-Prés, était très-versé dans la langue hébraïque. On a de lui : 1" Hnblji Dav. Kini/ihi Commentarii in Psalmos ex hebrœo latine redditi: Paris, 1666, in -4"; D. Janvier a omis dans sa traduction plusieurs choses injurieuses à la religion chrétienne, et complètement inutiles pour l'intelligence du texte; — 2» une édition des Œuvres de Pienvde Celles; 1671, in-i"; elle se trouve dans le tom. XXIII de la Biblioih. des Pères de Lyon , 1677 ; — 3« une pièce de vers hébreux en l'honneur de Jérôme Bignon, 1656 ; elle a été insérée à la suite des Fonnules de Matxulphe. Voy. le Journ. des Savants^ 16(56, p. 473, 1« édit., et p. 281, 2« édit. VHist. littér. de la congrégation de Saint -Maur. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. B. Hauréau, Hist. littér. du Maine, tom. II.

I. JAPHETH, lils de Noé. Beaucoup d'interprètes en font le lils aine de Noé; mais, outre qu'il est constamment nommé le troisième dans l'Écriture, il y a d'autres difficultés que ces interprètes n'ont peut-être pas examinées. Quoi qu'il en soit de cette question , Japlieth eut en partage une partie de l'Asie, Noé dit en le bénissant : « Que le Seigneur dilate Japheth; que « Japheth demeure dans les tentes de Sem, et « que Ghanaan soit son esclave. » Cette bénédiction fut accomplie, lorsque les Grecs et les Romains portèrent leurs conquêtes dans l'Asie et dans l'Afrique , où Sem et Ghanaan avaient leur demeure et le siège de leur puissance. Les musulmans mettent Japheth au nombre des pro» phètes. Voy. Genèse, v, 31; ix, 27. I Paralip.,

I, 4, etc. Herbelot, Biblioth. Orient., p. 470. D. Calmet, Diction, de la Bible.

II. JAPHETH , province située au midi de la Gilicie , et dont parle Judith. Voy. Judith ,

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