XC. JEAN DE BAYEUX. Voy. n» LXXII
XCI. JEAN DE CORNOUAILLES , théologien français ou anglais, vivait au xii* siècle; sa vie est inconnue, mais on sait qu'il fréquenta les écoles de Paris au temps de Pierre Lombard et de Robert de Melun. On est également fort incertain au sujet de ses ouvrages; celui qui lui est attribué sans contestation est intitulé : Eulogium, et il se trouve dans D. Martenne , i4«ecdota, tom. V, col. 1637; c'est un traité spécial sur l'humanité de Jésus -Christ. Voy. L'Hist. littér. de la France, tom. XIV. La Nouv. Bioqr. génér.
XCII. JEAN DE FLANDRE, mort en 1292, était fils de Guy, comte de Flandre. Il fut successivement prévôt de Saint -Pierre de Lille et de Saint-Donatien de Bruges, évèque de Metz, puis de Liège. On a de lui des Statuts synodaux, qui ont été insérés par D. Martenne, Anecdota, tom. IV, col. 829. Voi/. la Nouv. Bioqr. génér.
XCIII. JEAN DE FRIBOURG, dominicain, mort en 1314, fut évèque d'Osma, en Hongrie. On lui doit : l» une Somme pour les prédicateurs; Rutlingen, 1487; — 2° une grande Somme pour les confesseurs; Lyon, 1518; — 3° des Gloses sur le décret de Gratien et sur la Somme de saint Raymond de Pegnafort ; — 4» Commentaire sur le livre des Sentences. Voy. le P. Échard, Scrip/or. Ordin. Prœdic, tom. I.
XCIV. JEAN DE GALLES, surnommé V Arbre de vie, de l'Ordre des Frères -Mineurs, passa d'Angleterre à Paris, où il florissait vers l'an 1260. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" une Somme de Conférences; Paris, 1516 et 1561 ; — 2" une Collection des Décrétâtes des Papes; — 3° un Discours des quatre vertus cardinales des anciens princes et philosophes; — 4° La Perle des docteurs, ou Somme du gouvernement de la vie; — 5" L'Ordinaire, ou Alphabet de In vie religieuse.
XCV. JEAN GENES DE LA CAILLE, de l'Ordre des Frères Mineurs, vivait au xiii* siècle. Il a laissé : Traité de In Cité de Jésus- Christ: Reggio.1501 ; Rome, 1523.
XCVl. JEAN DE HAGEN ou DE INDAGINE, chartreux d'Erford, mort vers l'an 1475. On lui doit : De la Perfection et des exercices de f Ordre des Chartreux; Cologne, 1608.
XCVII. JEAN DE JÉSUS-MARIE, général de l'Ordre des Carmes, né à Calahorra, en Espagne, en 1564, mort l'an 1615, se nommait dans le monde Jean de Saint -Pierre y Uztarros. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont: i°Commentariu in Job; Rome, 1611, in-4»; — 2° In Cantica canticorum; ibid., 1601; Salamanque, 1602; Mayence, 1603; Cologne, 1602 et 1610; Francfort, 1602 et 1610 ; — 3» Interpretatio in Threnos seu Lamentationes Jeremiœ; Naples, 1608; in-8»; Cologne, 1611 ; — 4' In Jeremiam prophetam ;i>iaples, 1608, in-S»;
— 5" Theologia mystica : Cologne , 1611 ; Naples, 1607; Paris, 1612, in -8»; — 6» Disciplina monastica; Rome, 1615, in-S"; — 7» Instructio magistri novitiorum ; Naples, 1607; en italien , Rome, 1605; en latin, Cologne, 1613 et 1621; en allemand, Cologne, 1614; en français. Pans, 1630;
— 8» Disciplina claustralis; Anvers, 1616; Cologne, 1621 et 1629, Douai, 1627; en français, Paris, 1628; — 9» /)e Amore cultuque Regmœ cœli: Salamanque, 1618; Cologne, 1622. Les
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Œuvres complètes de ce savant religieux ont paru à Cologne, 1622, 3 vol. in-fol., et en 4650, 4 vol. in-fol., avec des additions. Voy. la Biblioth. Carmelit., tom. II, col. 13. Richard et Giraud.
XCVUI. JEAN DE L'ANNONCIATION, général des Carmes déchaussés, né à Oviédo, en Espagne, mort à Salamanque l'an 1701, se nommait dans le monde Jean Lianes -Camponianès. On a de lui : 1" Cursus iheologici Salmnntiensis ; 10 vol. in-fol.; — 2° Promptuarium Carmelitarum; Madrid, 1609, 2 vol. in-4», en espagnol;
— 3» un livre à'AvU adressés à ses religieux; en espagnol ; ibid., 1698, in-4»; — 4» deux Lettres- Ciixulaii-es adressées, l'une à sa congrégation, l'autre aux religieuses; ibid., 1697 et 1699;
— 5" Cursus philosophicus collegii Complufensis, adclariorem foi^iam redactus; Lyon, 4 vol. in-4''. Voy. Lucius, Biblioth. Carmelit., tom. I, col. 72é.
XCIX. JEAN DE LIGNANO, jurisc. de Milan, très - versé dans la science du droit. On l'a surnommé Lignano, du nom du lieu de sa naissance. Il vivait au xiv» siècle. Voy. l'article Lignano.
C. JEAN DE LIMOGES, moine de Glairvaux, né vraisemblablement à Limoges, dont il porte le nom, vivait du xii" au xiil* siècle. Le seul de ses ouvrages qui ait été publié a pour titre : Exposition sur le songe de Pharaon; il a été donné par Fabricius ; 1713 et 1722. Voy. la Nouv. hiogr. géne'r., qui indique plusieurs manuscrits de ^ean, inconnus aux bibliographes, et que possède aujourd'hui la bibliothèque de Troyes; ces manuscrits proviennent de l'ancienne abbaye de Clairvaux.
CI. JEAN DE MONTMÉDI ou DE MONT- MOYEN (De Moniemedio), de l'Ordre des Chartreux, au xip siècle, est auteur de cinq Lettres, que l'on trouve dans le P. ChifUet, Manuel des solitaires. Voy. la Nouv. hiogr. génér.
CIL JEAN DE NAPLES, nom porté par trois dominicains. Le premier, mort vers l'an 1330, professa à Paris, et laissa : 1° uii Commentaire sur le Maîlre des Sentences: — 2° quarante-deux Questions de philosophie et de théologie; Naples, 1618; — 3" des Questions quodlihétiques ; — 4» un Traité de la pauvreté de Jésus-Christ ; — 5° des Sermons, etc. Le second, qui vivait au xv" siècle, a laissé des Questions sur l'élut religieux. Le troisième florissait en 1400; on a de lui des Sermons et des Panégyriques de sainte Catherine de Sienne. Voy, le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœ' dic.yiom. I.
cm. JEAN DE PARIS. Richard et Giraud distinguent deux dominicains qui ont porté ce nom, et qui étaient également docteurs et professeurs en théologie de la faculté de Paris. Le premier, surnommé Poinlane{Pungensasinum), et qui vivait au xiii« siècle, a composé un Commentaire sur le Maitre des Sentences, et quelques autres ouvrages. Poinlane, ajoutent Richard et Giraud , était le nom de sa famille. Le second dominicain, appelé Jean de Paris, et, dans quelques manuscrits, Quidort et Surdus ou de Soardis, mourut à Bordeaux le 22 septembre 1306. 11 a composé : 1° un Traité de la puissance royale et pimtiûçule , à l'occasion du difl'érend de BonifaceVllI et de Philippe le Bel; — ^"un Traité sur lu manière dont Jésus-Christ est présent dans l'Eucharistie; Londres, 1686, in-S"; il y dit que la transsubstantiation n'est pas de foi, et qu'on peut expliquer la présence réelle d'une autre manière ; — 3° Correctorium corruptorii sancti Thomœ de Aquino; ouvrage opposé à celui de Guillaume de la Mare , de l'Ordre des Frères Mineurs, intitulé : Correctorium Fratris
Thomœ de Aquino; maïs il est douteux s'il appartient à Jean de Paris ou à Richard Clapoël ou Clapvelle, dominicain anglais. D'autres biographes, au lieu de distinguer deux Jean de Paris , attribuent ces divers écrits à Jean Poin- /fl«e,qu'ils prétendent avoir été surnommé ainsi à cause de son ardeur et de sa vigueur dans les disputes. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de doute que l'auteur du traité De Regia Poiestate et papâli, prit le parti du roi contre le pape , et que sa Determinatio de modo existendi Corporis Christi in Sacramenlo altaris , fut condamnée par Guillaume, évêque de Paris, qui défendit en même temps à Jean de prêcher et d'enseigner. Celui-ci en appela au pape, et alla à Rome pour s'y défendre; mais il mourut avant la décision du Souverain Pontife. Il faut dire cepeiuîant que Jean était disposé à s'y soumettre quelle qu'elle fût. Voy. le P. Échard, Srriptores Ordin. Prœdic, tom. I, p. 500. Ricliard et Giraud. Fel- 1er, Hiogr. univers. Bergier., Diction, de titéol.
CIV. JEAN DE PARME, frère mineur, docteur régent dans l'école de Paris, puis général de son Ordre, naquit dans le Bolonais, en Italie. L'an 1249, il fut envoyé en qualité de légat auprès de lempereur .Jean Vatace, qui désirait la réunion des Grecs avec les Latins. L'Évangile éternel, ouvrage qui contient quelques erreurs de l'abbé Joachim .sur l'essence divine et d'autres points, lui ayant été attribué, il fut déposé dans le chapitre général de son Ordre l'an 1256^ et l'ouvrage condamné par l'université de Paris et par le pape .\lexandre IV, Foy. Richard et Giraud , qui indiquent plusieurs autres ouvrages de Jean de Parme. Feller, Biogr. univers.
GV. JEAN DE POILLI, docteur de la faculté de théologie de Paris au xiv« siècle , soutenait que ni les évéques, ni le pape, ni Dieu lui-même n'avaient le droit de donner aux religieux la permission de confesser les paroissiens d'un curé; qu'il fallait que tous les habitants d'une ville se confessassent à leur curé même. Après de longues disputes, le pape condamna cette assertion. Voy. Bergier, Diction, de t/iéol.
CVI. JEAN DE RAGUSE, dominicain, né à Raguse, mort vers l'an 1443, prit à Paris le bonnet de docteur. L'an 1426, il fut nommé procureur général de son Ordre en cour de Rojne, et envoyé par Martin V au concile de Bàle, qu'il présida à la place du cardinal Cesarini. Il y parla contre les Hussites, et peu après il fut envoyé à Constantinople en qualité de légat pour amener la réunion des Grecs. Il refusa un évêché de Dalmatie, qu'onlui offrit. On le députa auprès d'Eugène IV, à l'occasion de la division qui venait d'éclater dans la XXV"^ session du concile. Plus tard , il fut nommé à l'évêché d'Argos, dans le Péloponèse, puis il reçut le chapeau de cardinal. Il nous reste de ce savant théologien : 1° le Discours qu'il prononça contre les Hussites au concile de Bàle , et que l'on trouve dans Bzovius, Annales ecclés,, t. XVI, dans Y Histoire du concile de Bâle, et dans Canisius, Antiquœ Lectiones, tom. III, 2* part.; — 2« le» Actes de sa légation à Constantinople; on les trouve parmi ceux du concile de Bâle ; — 3* une Relation de ses voyages en Orient, donnée par Léon Allatius ; — ^'> un Sermon en l'honneur de saint Benoit, donné par le P. Mabillon. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I, p. 792. Le P. Touron, Homm. illtist. de l'Ordre de Saint-Dominique, tom. III, p. 246 et suiv.
CVII. JEAN DE SALERNE (Le bienheureux), dominicain, né à Salerneen 1191, mort l'an 1242, appartenait à l'illustre famille des Quarna, issue des anciens Normands qui s'étaient établis dans
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la Pouille au xi^ siècle. Dès son enfance il donna des marques de piété. Pendant qu'il faisait ses études à Bologne , il eut le bonheur d'y connaître saint Dominique, ce qui lui donna le vif désir de s'attacher à lui par le lien de la religion. Dans ce but, il demanda et obtint du saint la permission de porter l'habit de son institut avant d'y appartenir réellement. C'était au moven âge une coutume assez généralement répandue parmi les personnes pieuses de l'un et l'autre sexe, de s'aflilier à l'Ordre qu'elles aimaient le mieux, et d'en porter les saintes livrées. Mais Jean ne tardant pas à éprouver du dégoût pour l'état auquel il s'était destiné, quitta la robe de dominicain. Cependant des remords continuels le poursuivaient; il se repentait de la précipitation avec laquelle il avait abandonné sa première résolution. Fatigué enfin de cette lutte incessante contre la grâce, il se rend auprès de saint Dominique, se jette à ses genoux, confesse sa faute, le prie de le recevoir au nombre de ses enfants, et reprend l'habit religieux pour ne plus le quitter. A partir de ce moment Jean fut un modèle de toutes les vertus. Aussi les habitants de Florence ayant désiré posséder dans leur ville une maison de frères prêcheurs, on leur envoya douze religieux, auxquels Jean fut donné pour supérieur. Il est impossible d'énumérer les heureux résultats du zèle, du dévouement du serviteur de Dieu. Ses prédications opérèrent une foule de vrais prodiges dans l'ordre de la grâce. On peut mettre de ce nombre la conversion d'une malheureuse femme qui, aveuglée par une folle passion, avait tenté tous les moyens imaginables pour le corrompre. Le pape Grégoire IX le chargea de combattre les Patarins, une des sectes des Manichéens, qui s'étaient glissés dans les États de la république florentine, et y semaient clandestinement leurs erreurs. Jean remplit parfaitement sa mission , sans s'effrayer m de la colère , ni des menaces de ces hérétiques. Il réfoima aussi, d'après les ordres du même pontife, le monastère de Saint -Anthime, dans le diocèse deChiusi. Enfin, après plusieurs autres œuvres des plus méritoires, Jean sentit que sa fin approchait; il en avertit ses religieux, et se fortifia contre les terreurs du dernier passage par la réception des sacrements. Ses reliques furent religieusement conservées à Florence dans l'église de Sainte-Marie-la-Neuve, et opérèrent un grand nombre de miracles. Le pape Pie VI approuva, le 2 avril 1783, le culte que les fidèles avaient rendu de leur propre mouvement au saint religieux, l'o»/. Feiler, liiogr. univers.