II. JÉROBAAL, père d'Abimélech. Voy
II Rois, XI, 21.
I. JÉROBOAM pr, roi d'Israël, était fils de Nabat et d'une veuve nommée Sarva. Il est regardé dans l'Écriture comme l'auteur du schisme et de l'idolâtrie des dix tribus qui, après la mort de Salomon, le reconnurent pour roi. Il défendit aux Juifs d'aller à Jérusalem, et mit un veau d'or à Dan et un autre à Bersabée. Il éleva des temples sur les hauts lieux, et choisit des prêtres qui n'appartenaient pas à la tribu de Lévi. 11 mourut dans l'impiété. Voy. m Rois, XI et suiv.
II. JÉROBOAM II, roi d'Israël, fils et successeur de Joas. A l'exemple de ses prédécesseurs, il fit de Samarie sa capitale. Le prophète Jonas lui annonça qu'il vaincrait les Syriens, qui avaient enlevé au royaume d'Israël une partie de son territoire. Jéroboam leur ayant déclaré la guerre, s'empara d'Émath et de Damas, et rendit à son royaume ses anciennes limites. Ce prince régna heureusement pendant plus de quarante années; mais il fit le mal devant le Seigneur, et surpassa même l'impiété des mauvais rois qui l'avaient précédé. Voy. IV Rois, XIV, 23 et suiv.
JÉROHAM , fils d'Elcana. Voy. I Paralip. ^ vi, 27, etc.
I. JÉRÔME (saint), prêtre et docteur de l'Église, né à Slridon, en Dalmatie, vers l'an 331, mort le 30 septembre 420, reçut le baptême à Rome à l'âge de trente ans. Après avoir visité Aquilée, il vint dans les Gaules, puis il parcourut la Thrace, le Pont, la Bilhynie, la Galatie, la Cappadoce et la Cilicie, demeura à Antioche, et se fixa dans le désert qui s'étend entre la Syrie et le pays des Sarrasins. Là il vécut dans de grandes austérités, lisant et méditant les Livres saints. A cette époque, différents partis divisaient l'Église d'Antiocne, et saint Jérôme, pressé de se déclarer, embrassa la cause de
Paulin, qui l'éleva au sacerdoce. Après un séjour assez long en Palestine, il se rendit en 380 à Gonstantinople, dans le but d'y étudier la théologie sous saint Grégoire de Nazianze, alors évêque de celle ville. Vers l'an 381, il assista au concile tenu à Rome par le pape pamase, et, à la mort de ce pontife, il alla en Egypte, visita les monastères de Nitrie, et retourna à la solitude de Belhléhem, qui lui était si clière. C'est là qu'il reçut la nouvelle de la prise de Rome par Alaric, et qu'il apprit la mort de ses plus intimes amis. Il déploya la plus grande charité à l'égard de la noblesse de Rome, qui vint implorer son secours. L'an 411, il échappa avec peine aux barbares, qui faisaient de fréquentes incursions sur les frontières de la Palestine et des pays environnants, et il eut à souffrir de cruelles persécutions de la part des Pélagiens. On célèbre sa fête le 30 septembre. Ses Œuvres complètes ont eu de nombreuses éditions; le» meilleures sont celles de D. Jean Martianay, bénédictin; Paris, 1693-1706, 5 vol. in-fol., et celle de Vallarsi ; Vérone, 1734-1712, 11 vol. infol.; Venise, 1766, 11 vol. in-4». Voy. Richard el Giraud , qui , outre une analyse assez détaillée des ouvrages de saint Jérôme d'après l'édition de D. Martianay, citent les endroits remarquables de l'illustre Père touchant le dogme, la morale et la discipline, et portent sur ses écrits un jugement aussi juste que flatteur. Baioniiis, Annal, ïillemont, Mémoires, tom. XII. D. Maitianay, dans la Vie de saint Jérôme. D. Ceillier, Hist. génér. des Auteurs saci'és et ecclés., tom. X, p. 172 et suiv. Feller, qui , dans sa liioyr. univers., fait ressortir le mérite de la Vutgatei œuvre principale de saint Jérôme, et cite plusieurs protestants très-habiles et très-renommés qui donnent les plus grands éloges à cette version. La Nouv. Diogr. génér., où on trouve aussi une analvse des ouvrages de saint Jérôme.
II. JÉRÔME DE FORLI, dominicain, vivait au xv« siècle. Il a laissé : 1" une C/ironique de Forli , qui s'étend de l'an 1397 à l'an 1433; — 20 des Sermons; — 3° plusieurs ouvrages de piété. Voy. le Journ. desSavatiis, 473i, p. 770
IIL JÉRÔME DE PRAGUE, le plus fameux disciple de Jean Hus, né à Prague vers il'au 1378, mort à Constance en 1416, était bachelier et maitre en théologie. Plus savant et plus subtil que Jean Hus, il commença en 1408 à propager sa doctrine, et, ayant été conduit devant le concile de Constance pour y être interrogé sur sa doctrine , il condamna dans la dix-neuvième session les erreurs de AViclef et de Jean Hus; mais, dans la vingt et unième session, il rétracta son abjuration. Déclaré hérétique et parjure, il fut livié au bras séculier et brûlé comme relaps. Voy. Mansi, Saa^orum coiicHionim nova et amplissima Collectio, tom. XXVII. Bergier. Diction, de </jeb/., au motHussiTES. Feller, et Compar. notre art. Hus , n» V.
IV. JÉRÔME DE PRAGUE, qu'il ne faut pas confondre avec le précédent, était un pieux solitaire qui s'est élevé contre le disciple de Jean Hus et qui détestait ses erreurs. Voy. Feller, Biogr. wiirerst
V. JÉRÔME DE SAINTE-FOI, juif espagnol converti , nommé avant sa conversion Joseph Lurchi, devint médecin de l'antipape Pierre de Lune, qui prenait le nom de Benoit XllI. Dans une conférence publique qui commença le 7 février 1413, et qui finit le 10 mai suivant, il prouva en présence du pape, de plusieurs cardinaux, d'un grand nombre d'évéques, desavants théologiens, du chef des synagogues d'.\-
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râgon, accompagné des plus savants rabbin? de ce royaume , il prouva, disons-nous, que le Messie était venu, et que Jésus-Christ en avait parfaitement rempli les caractères. On a de Jérôme : i« Des Moyens de réfuter et de convaincre Vr.9 Jidf.'^; — 2" un Traité contre le Talmud ; ces Jeux ouvrages ont paru ensemble sous ce titre : Uvbrœorutn mastix: Francfort, 1G02; ils ont été insérés, en outre, dans la Bibliothèque des Pères. et ont converti à leur apparition environ 5^000 juifs. V'oi/. Feiler. liiogr. univers.