FRIN
JÉRON , ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué, XIX, 38.
JÉRONIMITES, JÉRONYMITES ou ERMITES DE SAINT-JÉRÔME. Il y a quatre Ordres différents de ce nom : 1° les Jéronimites d'Espagne, qui doivent leur naissance au Tiers -Ordre de Saint-François; les premiers Jéronimites de ce royaume furent quelques disciples du B. Thomas de Sienne ou Thomasuccio, profès du Tiers- Ordre de Saint- François, qui choisirent saint Jérôme pour leur protecteur et leur modèle. Grégoire XI approuva cet Ordre et lui donna la règle de Samt-Augustin. Il y a aussi en Espagne des religieuses Jéronimites qui, vers la Un du XY« siècle, furent établies à Tolède par une sainte tille nommée Marie Garcias; 2" les Jéronimites de Lombardie ou de l'Observance , fondés par Loup d'Olmédo, né en Espagne en 1370; l'an i42i, il obtint de Martin V la permission de fonder dans les montagnes de la Cazalla, au diocèse de Séville, une congrégation sous le titre de .Moines ermites de Saint -Jérôme. Leur règle était empruntée à celle de Saint-Augustin et à celle des Chartreux; 3" les Jéroni^nites du B. Pierre de Pise, fondés vers l'an 1375 par ce saint personnage; il en jeta les fondements en Ombrie, sur une montagne nommée Montebello; 4" les Jéronimites de Fiesoli , dont l'instituteur est le B. Charles de Montegraneli. Cet institut, approuvé en 1406 par Innocent VU, fut conlirmé par Grégoire XII sous une règle et des constitutions dites de Saint- Jérôme. Eugène IV donna à ces religieu.\ la règle de Saint- Augustin; mais, l'an 1G68, Clément IX supprima l'Ordre. Voy. le P. Hélyot, Hist. desOrd.monast., torn. m et IV. Richard et Giraud. Le Diction. ecclés. et canon, portatif.
JÉROPHORE ou lÉROPHORE (lerophorus), celui qui poite les choses sacrées; c'est un office chez les Grecs.
JÉROPHYLAX ou lÉROPHYLAX, HIÉRO- PHYLAX, garde des choses sacrées; c'est un office dans l'Église grecque.
JÉROSCOPIE ou lÉROSCOPIE {Hieroscopia), sorte de divination qui consiste à considérer les victimes et tout ce qui arrive dans les sacrifices pour en tirer des présages.
JËROSLAW, ancienne ville épisc. et capitale de la province de ce nom; elle est située sur le Volga, à douze milles de Rostow; son siège a été réuni » celui de cette dernière ville , sous l'archevêché de Kiovie. Voy. RosTOW.
JERSIA, iils de Jéroham et descendant de Benjamin. Voy. î Paralip., viu, 27.
JÉRUEL , désert situé au couchant de la mer Morte, dans la paitie méridionale de Juda. Voy. II ParaHp., xx, 16.
JÉRUSA, mère de Jôathât». Voy. IV Rois, XV, 33.
I. JÉRUSALEM (Hierosolymà ou Solyma), se nommait autrefois Jébus et Salem. Josué la donna à la tribu de Benjamin ; mais il parait
qu'elle n'appartint entièrement aux tsfaélitêâ que du temps de David , qui y établit lé siège de son royaume après en avoir expulsé les Jébuséens. Ce prince l'agrandit beaucoup et bâtit une nouvelle ville sur la montagne de Sion, gui depuis a porté son nom, et qui était opposée à celle des Jébuséens. Manassès et les Machabées l'augmentèrent encore. Enfin Salomon y fit de si grands et de si beaux ouvrages, qu'il la rendit la merveille du monde. Cette ville, attaquée tour à tour par les rois de Svrie et d'Egypte, puis par les Romains, eut à" subir d'horribles malheurs, et périt totalement sous Titus. Disons encore que c'est à Jérusalem que le Sauveur a offert le premier sacrifice de la nouvelle alliance, qu'il a établi la première Église, et que tant qu'elle subsista elle fut la mère de toutes les Églises de la Palestine. Enfin c'est de là que la prédication de l'Evangile s'est répandue sur l'univers entier. Jacques le Mineur, appelé le frère de Jésus-Christ, fut le premier évèque de cette ville. Après la ruine de Jérusalem, Gésarée, une des plus importantes villes de la Palestine, devint la métropole de tout le pays où les chrétiens s'étaient retirés. L'an 1090, les Latins prirent Jérusalem et y mirent un patriarche de leur rit. De l'an 33 â l'an 1672, on a tenu vingt-deux conciles dans cette ville. Voy. Actes des Apôtres, i, 15; vi, 1-6 et suiv.; xv, 6 et suiv. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 102 et suiv. Le P. Mansi. Hardouin. Labbe. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et cunon. portatif. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol. D. Calmet,qui, dans son Diction, delà Bible, cite par ordre chronologique ks événements les plus remarquables qui sont arrivés à la ville de Jérusalem depuis Moïse jusqu'à sa ruine entière par Nabuchodonosor.
II. JÉRUSALEM. Ce mot est souvent pris au figuré pour désigner le ciel, le paradis, le séjour des bienheureux; et c'est en ce sens qu'on dit : La Jérusalem d'en haut, la Jérusalem céleste, la sainte Jérusaleyn. — En terme de spiritualité, Jérusalem se prend pour l'assemblée de ceux qui ont du goût pour les choses saintes, et est opposé en ce sens au monde ou à l'assemblée des mondains, signifiée par l'Egypte. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
m. JÉRUSALEM (^Jean-Frédéric-Guillaume), protestant, né à Osnabruck en 1709, mort en 1789, fut appelé en 1742 à W^olfenbûttel comme prédicateur de la cour et précepteur du prince héréditaire. C'est d'après son conseil que l'on fonda à Brunswick le Collegium Carolinum, établissement destiné à tenir le milieu entre le collège et l'université. En 1752, il devint abbé du couvent de Riddagshausen, converti par les protestants en un séminaire où se formaient les jeunes ministres. Jérusalem a travaillé de toutes ses forces à défendre la morale de l'Évangile contre les attaques des philosophes matérialistes. Il a laissé , en allemand , un assez grand nombre d'ouvrages, paierai lesquels nous citerons : 1" Considérations sur les vérités fvndamentales de la religion; Brunswick, 1768-1779, 5 vol. in-8o, et 1785, 2 vol. in-8<'; Irad. en français; Yverdun, 1770, in-12; en danois, Copenhague, 1776 et 1780, in-S"; en hollandais, Amsterdam, 1780-1781, 2 vol. in -8»; en suédois, Upsal, 1783-1786, 3 vol. in-S»; — 2" Recueil de Sermons; Brunswick, 1745-1752; 1756-1/57; 1788-1789, 2 vol. in-S»; ces sermons ont ete traduits en hollandais et en suédois: six d'entre eux ont été publiés dans une traduction française; Leipzig, 1748; — 'à° Lettres sur les écrits de Moïse; BrVnsvficV, 1762, 1773 et 1783, in-8».
JESP
JÉSU
Voy. la Nom?;. Biogr. yénér. Le Diction, de la théof. cnfhol.
JÉSAAR. Voii. IsAAR.
JÉSAÏA ou JÈSAÏAS, Lévite. Foi/.I Paralip., XXV, 15
JÉSAMARI, fils d'Elphaal et descendant de Benjamin. Vot/. 1 Paralip-, vin, -18.
JÈSANA, ville de la tribu d'Éphraïm. Voy. IT Paralip., xiil, 19.
JESBA, fils d'Ezra et un des descendants de Juda. Vdi/. 1 Paralip., IV, 17.
JESBAAM, fils de Haschmoni, capitaine ou chef dans Farmée de David. Voy. 1 Paralip.,