‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1171 sur 1220 · I. JESU A, fils d'Aser. Voy. Genèse, xlvi · texte numérisé non relu

I. JESU A, fils d'Aser. Voy. Genèse, xlvi

II. JÉSUA, chef de la neuvième famille sacerdotale. Voy. I Paralip., xxiv, 11.

III. JÉSUA, Lévite qui dépendait de Coré. Voy. Il Paralip., xxxi, 15.

ÏV. JÉSUA. Voy. Jescuua.

y. JÉSUA, rabbin espagnol du xv» siècle, a laissé, en hébreu : Les Voies de l'éte^viité : il a paru en hébreu et en latin ; Leyde , 1634. Cet ouvrage est utile à ceux qui s'appliquent à l'étude du Talmud. Voy. Buxtorf. Biblioth. rabbin. Richard et Giraud.

I. JÉSUATES ou JÉSUATES DE SAINT-JÉ- RÔME et CLERCS APOSTOLIQUES DE SAINT- JÉRÔME , Ordre religieux fondé vers l'an 1363 par saint Jean Colombin de Sienne, avec le concours de François de Mino Vincenti. Urbain V l'approuva en 1367. Les Jésuates reçurent d'abord une règle qui leur avait été faite par le B. Jean deTossignan; mais, plus tard, ils adoptèrent celle de Saint-Augustin. On leur donna le nom de Jésuates parce que leurs premiers fondateurs prononçaient très-souvent le nom de Jésus, et celui de Jésuates de Saint- Jérôme, parce qu'ils avaient une grande dévotion à ce saint. Pie V a mis les Jésuates au nombre des Ordres mendiants. En 1668, la république de Venise obtint de Clément IX la suppression de cet Ordre, qui s'était beaucoup relâché; on employa ses biens aux fiais de la guerre de Candie, alors assiégée par les Turcs. Voi/. le P. Hélyot, tom. III, p. 407. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier. Diction-^ de the'ol.

IL JÉSUATES, ou religieuses de Saint- Jérôme; Ordre religieux établi, comme le précédent, par saint Jean Colombin. Elles ne furent pas comprises dans la bulle de Clément IX, qui supprimait les religieux Jésuates. La première religieuse de cet Ordre fut la B. Catherine Colombin de Sienne, cousine de saint Jean Colombin, qui fit construire son premier monastère à Valpiatta. Voy. le P. Hélyot, î7/irf., p. 419. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

JÉSUÉ, ville de la tribu de Juda. Voy. II Esdras, XI , 26, le seul endroit de la Bible où cette ville se trouve mentionnée.

I. JÉSUIAB, Azronite, a laissé : l» un Ouvrage contre Ëunomius; — 2° des Disputes coxxire un autre hérétique; — 3" vingt-deux Questions touchant les .mo-ements de l'Eglise; — 4" une Apologie; — 5° des Epitres et des Statuts synodaux. Voy. Ebed-Jesu, Catalogue des écrivains chaidéens. Richard et Giraud.

H. JÉSUIAB, Hadibite,a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° un livre sur le Baptême; — 2» un écrit dans lequel il explique chaque Ordination; — 3° Sur la Consécration d'une nouvelle église : -^ i'» des Hymnes: — 5" des Oraisons; — 6" ôes Épitres ; — 7" des

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ouvrages de controverse. Vûi/. Ebed-Jesu , îij'rf. Richard et Giraud.

JÉSUITES ou COMPAGNIE DE JÉSUS, SO- CIÉTÉ DE JÉSUS , Ordre religieux fondé par saint Ignace de Loyola. Le nom deJésuife, inconnu à l'origine de la compagnie, n"a été en usage que depuis qu'on a donné à ces religieux Yéglùe de Jésus, à Rome. Quant à l'Ordre, il se compose de clercs réguliers qui font une profession particulière de travailler au salut du prochain par l'instruction de la jeunesse, la prédication, l'administration des sacrements et les missions chez les hérétiques et les idolâtres. Cet Ordre est composé de cinq sortes dilférentes de personnes : les profès, les coadjuteurs spirituels, les écoliers approuvés, les frères laïques, qui s'appellent coadjuteurs temporels, et les novices. La compagnie de Jésus fut approuvée ou plutôt instituée l'an 1540, par le pape Paul III, et ses successeurs lui ont accordé des privilèges très-considérables. Le général des Jésuites est nommé à perpétuité , et réside à Rome dans la maison dite de Jésus. Il a cinq assistants généraux, d'Italie, de France, d'Espagne, d'Allemagne et de Portugal, qui n'ont que voix consultative. On ne saurait compter et le nombre d'hommes illustres qu'a produit cette société et les services qu'elle a rendus dans toutes les parties du monde. Ce qui fait surtout son honneur et sa gloire, c'est que jamais elle n'a eu besoin de réforme : jamais, en elTet, quoi qu'en puissent dire ses ennemis, elle n'a terni l'éclat du beau nom qu'elle porte. Il est cependant un autre éloge que nous ne saurions passer sous silence ; c'est celui de Calvin , qui demande que les Jésuites qui s'opposent si fortement au protestantisme soient tués, ou, si on ne le peut facilement , chassés , ou au moins accablés par les mensonges et les calomnies. <.< Jesuitae vero, qui tf se maxime nobis opponunt, aut necandi, aut « si hoc commode fieri non potest, ejiciendi, « aut certe mendaciis et calumniis opprimendi <i sunt. » Enfin, s"il s'est trouvé un pape pour la détruire, il y en a eu plus de vingt qui l'ont approuvée et l'ont exaltée. Supprimée par Clément XIV (bref Dominus ac liedemptor noster, du 21 juillet 1773), la compagnie de Jésus fut rétablie avec beaucoup de solennité par Pie VII (bulle Solliciludo omnium Ecclesiarum, du 7 août 1814). Vorj., outre les sources à consulter que nous avons indiquées à l'article Ignace, n» V, Crétineau-Joly, Clément XIV et les Jésuites, et la Défense de ce dernier ouvrage en réponse à l'abbé Gioberti. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. L'Encyclop.cathol., tom. XIII, et au supplém. Labbé André, Cours alphab. de droit canon, où l'on trouve, entre autres choses intéressantes : La Bulle de Sa Sainteté Pie Vil pour le rétahlissement de la société de Jésus.

JÉSUIÏESSES, Ordre de religieuses qui suivaient la règle des Jésuites; elles avaient en Flandre et en Italie plusieurs maisons, dont les unes s'appelaient Collèges, les autres Probations. Il y avait dans chacune de ces maisons une supérieure entre les mains de laquelle les religieuses faisaient vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance; mais elles ne gardaient pas la clôture, et elles s'adonnaient à la prédication. Ce furent deux filles anglaises qui, étant en Flandre, établirent cet Ordre, à l'instigation du P. Gérard, recteur du collège, et de quelques autres Pères jésuites. Leur dessein était d'envoyer de ces filles prêcher en Angleterre. Mais le pape Urbain VIII, par son bref du 13 janvier 1631, supprima cet institut, lequel d'ailleurs n'avait jamais été approuvé par le Saint-Siège.

Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon , portatif . Bergier, Diction, de théol.

I. JÉSUS , fils de Josédec, était grand prêtre. Voy. Aggée, i, 1.

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