‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1188 sur 1220 · I. JOÏARIB. Voy. Jo'arib · texte numérisé non relu

I. JOÏARIB. Voy. Jo'arib

II. JOÏARIB, un des prêtres qui revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. II Esdras, xii, 0.

III. JOÏARIB, un des prêtres qui habitèrent les premiers à Jérusalem après la captivité de Babylone. Voy. I Paraiip., ix, 10.

JOIE. Un des reproches les plus communs que les incrédules font à la rehgion , c'est que ses dogmes, sa morale, ses pratiques, semblent faits pour nous attrister, pour nous interdire toute espèce de joie et de plaisirs; que la piété ou la dévotion n'est dans le fond qu'un accès de mélancolie ; qu'un chrétien régulier et fervent doit être le plus malheureux des hommes. Cette accusation, aussi fausse que ridicule, tombe d'elle-même dès qu'on ouvre le livre des Psaumes; car lepsaliniste exhorte continuellement les adorateurs du vrai Dieu à se réjouir, à se livrer aux plus doux transports de la joie. Saint Paul exhorte de même les fidèles à se réjouir dans le Seigneur (Philip., m, 1 ; iv, 4); à chanter de tout leur cœur des hymnes et des cantiques pour louer Dieu (Éphés., v, 19. Coloss., m, 16). Il dit que le royaume de Dieu en ce monde ne consiste pas dans les voluptés sensuelles, mais dans la joie et dans la paix du Saint-Esprit (Romains, xiv, 17). Il proteste qu'au milieu des travaux et des peines de l'apostolat, il est comblé et transporté de joie (11 Corinth., vu, 4). Les saints de tous les siècles ont répété la même chose. Enfin l'expérience de chaque jour dément le reproche de nos adversaires. Si les apôtres ont eu à soullVir les tourments et la mort même pour établir le christianisme, leurs soufirances, selon la promesse du divin Sauveur (Jean, xvi, 20), ont été changées en joie. Voy. Bergier, Diction, de théol.

JOlNVILLE(Jean, sire de), sénéchal de Champagne, né au château de Joinville, dans le diocèse de Châlons-sur-Marne , en 1224, mort en 1319, descendait d'une des plus nobles et des plus anciennes maisons de la Champagne. Saint Louis l'airectionnait beaucoup à cause de sa valeur, de son esprit et de sa franchise, et n'entreprenait rien sans lui communiquer ses projets, il suivit ce prince dans ses expéditions militaires. On a de lui : Histoire de saint Louis; cet ouvrage a été plusieurs fois imprimé; Poitiers, 1547, in-4»; 1617, in-4o; 1668, in-fol.; Paris, 1761, in fol.; il a été traduit en anglais et en espagnol; la traduction latine a été insérée dans le recueil des Bollandistes. Voy. le Journ. des Savants, sept, et oclob. 1761. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

JOLIOT (J.-F.), docteur en théologie et prêtre du diocèse de Besancon, a publié : Le Sacramentaire des pasteurs tiré des saintes Écritures, des conciles, des Pères, et des usages de l'Église de France, contenant le dogme et la pratique de tous les sacrements , avec un Traité des monitoires à l'usage des cours ecclésiastiques et séculières et de MM . les curés ;VaiV\?i, 1709, in-4». Voy. le Journ. des Savants, 170L), p. 796, l"édit., et p. 729, 2« édit. Richard et Giraud.

JOLLY (Toussaint-Félix), chanoine régulier de Sainte-Geneviève, né à Woivre, près de Chàlons-sur-Marne, en 1760, mort à Paris ran1829, professa la théologie dans plusieurs couvents

Page 1